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28 août 2025

Tite 2.1-15

Chapitre 2

Verset 1

Les sociologues disent que si un pour cent d’une population donnée vit d’une certaine manière, ces quelques personnes influenceront toute la société environnante. Or, le chapitre 2 de l’épître de l’apôtre Paul à Tite concerne justement l’impact qu’une église fidèle à Dieu doit avoir autour de soi. Je commence de le lire.

Toi, au contraire, parle selon ce qui est conforme à l’enseignement authentique (Tite 2.1).

L’apôtre établit une transition entre les faux prophètes dont il a parlé, et Tite qui est le porte-parole de la vérité. Dans sa deuxième lettre, Paul exhorte Timothée en lui disant :

Proclame la Parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, réprimande, encourage par ton enseignement, avec une patience inlassable (2Timothée 4.2).

Parmi les caractéristiques qui font qu’une église peut se déclarer en accord avec le modèle du Nouveau Testament, son architecture et le son de ses cloches n’en font pas partie. Ce qui importe par contre est l’enseignement qui y est donné et il doit être à la fois pratique et selon la vérité, c’est-à-dire conforme à la doctrine apostolique « qui a été transmise une fois pour toutes » (Jude 3), et susciter une façon de vivre pieuse et sainte qui est selon la volonté de Dieu.

Ici, Paul met plutôt l’accent sur le comportement des croyants qui doit être « conforme à l’enseignement authentique ». Le mot « conforme » signifie « proéminent, saillant, approprié », et le mot pour « authentique » a donné « hygiène » en français, c’est-à-dire sain et en bonne santé. Paul utilise cinq fois le mot « hygiène » dans la lettre à Tite et toujours pour désigner une vie droite selon Dieu.

La notion de saine doctrine est très fréquente dans les épîtres pastorales (comparez 1Timothée 1.10 ; 6.3 ; 2Timothée 1.13 ; 4.3 ; Tite 1.9, 13 ; 2.1) tout comme le principe selon lequel une conduite droite va de pair avec une doctrine saine alors que d’autres comportements ne sont pas acceptables.

Dans les Écritures, la doctrine et le devoir, la vérité et le comportement sont toujours mentionnés ensemble. En d’autres mots, la doctrine, la foi, le comportement et les paroles doivent former un tout cohérent. En gros donc, Paul dit à Tite : « Continue à exhorter les croyants de sorte que leur comportement soit approprié à l’enseignement selon la vérité qu’ils ont reçu ».

Verset 2

Je continue le texte.

Dis aux hommes âgés d’être maîtres d’eux-mêmes, respectables, réfléchis, forts dans la foi, l’amour et la patience (Tite 2.2 ; Autre).

Paul s’adresse maintenant à plusieurs groupes sociaux et le premier est les vieillards. Dans les Écritures, l’âge est souvent synonyme de maturité. Job écrit :

La sagesse appartient aux personnes âgées, et une longue vie donne l’intelligence (Job 12.12).

Cette affirmation est vérifiée par John Wesley, le fondateur des églises méthodistes. À 83 ans, après avoir parcouru environ 400 000 km à dos de cheval, prêché 40 000 sermons et écrit 200 livres et fascicules, il regrette de ne plus pouvoir lire ou écrire plus de 15 heures par jour. Et après son 86e anniversaire, il avoue qu’il a tendance à rester au lit jusqu’à 5 h 30 du matin. Sans commentaire !

Le mot traduit par « hommes âgés » est utilisé trois fois dans le Nouveau Testament. Il est appliqué à Zacharie, le père de Jean-Baptiste (Luc 1.18), et Paul se dit « un vieil homme » quand il écrit à Philémon. Dans la culture grecque, on appelle « hommes âgés » ceux qui ont dépassé la cinquantaine.

Ces homme âgés sont appelés à mener une vie exemplaire en étant « maîtres d’eux-mêmes », littéralement « tempérés ou modérés », c’est-à-dire qu’ils ne doivent pas verser dans les excès, fréquents chez les jeunes.

En second lieu, ils doivent être « respectables », en se conduisant d’une manière « digne, vénérable et honorable ». En effet, un homme mature ne s’intéresse plus à ce qui est trivial et superficiel ; il n’est pas moqueur et ne rit pas des plaisanteries de mauvais goût.

Troisièmement, les hommes âgés doivent être « réfléchis », un mot qui signifie « avoir de la retenue, du discernement, du bon sens et un jugement juste ».

Enfin, ils sont « forts dans la foi, l’amour et la patience ». Dans ses épîtres, Paul associe fréquemment la foi en Dieu, l’amour envers Dieu et pour les autres, et la persévérance. Ici, cette troisième vertu est remplacée par « la patience », mais en fait persévérance et patience sont pratiquement synonymes.

Les personnes âgées qui ont fait un long bout de chemin avec le Seigneur doivent pouvoir démontrer dans leur vie une foi ferme, un amour sincère, et une patience ou une persévérance à toute épreuve.

Verset 3

Je continue le texte.

Qu’il en soit de même des femmes âgées : qu’elles aient un comportement digne (de Dieu) ; qu’elles ne soient pas médisantes ni adonnées à la boisson (Tite 2.3).

Paul s’adresse maintenant à des femmes qui ont plus de soixante ans, âge que doivent avoir les veuves pour être inscrites sur la liste des femmes assistées par l’église (1Timothée 5.9). Dans les assemblées du premier siècle, les femmes âgées assument diverses fonctions : elles visitent les malades et les prisonniers et offrent l’hospitalité aux croyants de passage. Elles parcourent les rues et les places des villes à la recherche de nouveau-nés abandonnés, les recueillent et les confient à des familles croyantes qui veulent bien les adopter. D’une manière générale, les femmes âgées doivent avoir un comportement « digne », un mot qui n’apparaît qu’ici et qui veut dire « pieux comme un prêtre » (comparez Luc 2.37). Un comportement digne, c’est aussi se montrer « modeste et discret » dans sa tenue vestimentaire et dans ses attitudes. C’est l’opposé du comportement d’une allumeuse.

Deuxièmement, les femmes âgées ne sont pas « médisantes », un mot qui est la traduction de « diabolos » qui veut « dire diffamer, calomnier, accuser faussement » et qui dans le Nouveau Testament est appliqué 34 fois à Satan que Jésus appelle « le père du mensonge » (Jean 8.44).

Troisièmement, elles ne sont pas « adonnées à la boisson », littéralement « esclaves ou asservies aux excès de vin », ce qui à cette époque est courant comme de nos jours d’ailleurs, et pour les mêmes raisons qui sont aussi nombreuses que variées.

Versets 4-5

Je continue le texte.

Qu’elles s’attachent plutôt à enseigner le bien : qu’elles conduisent ainsi les jeunes femmes à la sagesse en leur apprenant à aimer leur mari et leurs enfants, à mener une vie équilibrée et pure, à être occupées aux soins domestiques, bonnes, à être soumises à leur mari. Ainsi la Parole de Dieu ne sera pas discréditée (Tite 2.4-5 ; Autre).

En quatrième lieu, les femmes âgées doivent « enseigner ce qui est bien aux jeunes femmes », c’est-à-dire ce qui est « noble et excellent ». Elles doivent leur faire profiter de leur expérience de la vie dans au moins sept domaines différents. La liste qui nous est donnée constitue sans conteste ce que l’apôtre Paul considère comme les priorités d’une épouse et mère. L’accent est mis sur ce que ces jeunes femmes doivent être puis sur ce qu’elles doivent faire.

Les femmes mariées sont appelées à « aimer leurs maris et leurs enfants ». Il ne s’agit pas ici d’amour romantique ou sexuel bien qu’ils aient leur place dans un mariage, mais d’un amour affectueux qui vient du cœur pour son mari et ses enfants. Contrairement à beaucoup de cultures, selon le Nouveau Testament, cet amour-là n’est pas une option mais une obligation et il s’apprend. Bien qu’ici Paul ait plus particulièrement des épouses en vue, le principe d’aimer son conjoint s’applique évidemment aussi aux maris, ce que l’apôtre précise dans ses épîtres aux Éphésiens (5.25, 28) et aux Colossiens (3.19).

Troisièmement, les jeunes femmes mariées doivent « mener une vie équilibrée », ou réfléchie. On a déjà vu ce mot (Tite 1.8 ; 2.2) qui signifie « retenue, discernement, bon sens et jugement juste ». Ces caractéristiques s’améliorent avec l’âge, en théorie du moins.

Ensuite, les jeunes femmes doivent être « pures aux niveaux moral et sexuel », et donc fidèles à leur mari. Dans sa première lettre à Timothée, Paul dit :

Je veux que les femmes s’habillent (agissent de même, en s’habillant) décemment, avec discrétion et simplicité. Qu’elles ne se parent pas d’une coiffure recherchée, d’or, de perles ou de toilettes somptueuses, mais plutôt d’œuvres bonnes, comme il convient à des femmes qui déclarent vivre pour Dieu (1Timothée 2.9-10 ; comparez 1Pierre 3.3-6).

Cinquièmement, elles doivent être « occupées aux soins domestiques ». Cet enseignement est en porte à faux avec la philosophie de notre culture qui prône que les femmes sont libérées lorsqu’elles travaillent à l’extérieur. Si on ajoute à cette perspective la pression financière qui est souvent réelle, on comprend que de plus en plus de jeunes épouses et mamans passent le plus clair de leur temps hors de leur maison, ce qui les force aussi à faire garder leurs enfants dans des conditions pas toujours idéales. De plus, elles sont exposées aux tentations propres au monde du travail. Tôt ou tard, une belle femme, qu’elle soit mariée ou pas, se fera draguer ; c’est comme ça. Le rôle de la femme est un véritable problème de société qui est encore bien plus difficile à gérer pour les chrétiennes, surtout si le mari ne gagne pas assez d’argent pour faire bouillir la marmite.

Sixièmement, les jeunes femmes doivent être « bonnes », c’est-à-dire « douces, aimables, agréables ». Mais en fait, cette qualité est demandée à chaque croyant (Éphésiens 4.32).

Finalement, les jeunes femmes mariées doivent être « soumises à leur mari ». Alors là aussi le bât blesse. Ce sujet a déjà été développé dans l’épître de Paul aux Éphésiens (5.22-24).

La conduite féminine que Paul demande a pour but de ne pas « discréditer la Parole de Dieu », un mot qui a donné « blasphème » en français, c’est tout dire. Lorsque la conduite de quelqu’un qui se dit croyant laisse à désirer, Dieu et sa Parole sont déshonorés (comparez Matthieu 5.16).

Dans le second livre de Samuel, on lit que par l’intermédiaire de son prophète, l’Éternel a dit au roi David :

Pourquoi as-tu méprisé ma parole en faisant ce que je considère comme mal ? Tu as assassiné par l’épée Urie le Hittite. Tu as pris sa femme pour en faire la tienne, et lui-même tu l’as fait mourir par l’épée des Ammonites (2Samuel 12.9).

Et parlant des Juifs, dans son épître aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Tu es fier de posséder la Loi, mais tu déshonores Dieu en y désobéissant ! Et ainsi, comme le dit l’Écriture, à cause de vous, Juifs, le nom de Dieu est outragé parmi les païens (Romains 2.23-24).

Versets 6-8

Je continue le texte.

Recommande aussi aux jeunes gens de mener une vie équilibrée. Sois toi-même en tout un modèle d’œuvres bonnes. Que ton enseignement soit fidèle et qu’il inspire le respect. Que ta parole soit juste et inattaquable, afin que même nos adversaires soient couverts de honte, ne trouvant aucun mal à dire de nous (Tite 2.6-8).

Les jeunes gens doivent « mener une vie équilibrée » ; c’est la quatrième fois que nous rencontrons ce mot (Tite 1.8 ; 2.2, 5). Tite, qui est responsable du ministère sur l’île de Crète doit donner l’exemple en étant un « modèle », un mot qui veut littéralement dire : « une marque, une impression faite par un instrument », ou encore « un moule, une copie ». Thomas, le douteur qui refusait d’admettre la résurrection de Jésus, a dit :

Si je ne vois pas la marque des clous dans ses mains […], je ne croirai pas (Jean 20.25).

Tite doit être « un modèle d’oeuvres bonnes » et donner « un enseignement fidèle », littéralement « non corrompu, non dépravé ». Il doit à la fois enseigner et vivre la Parole de Dieu de manière à inspirer le respect des paroissiens et des païens.

Quatrièmement, la parole de Tite doit être « juste », c’est-à-dire « droite, édifiante, et faire du bien ». Ce mot qui a donné « hygiène » en français est précédemment traduit par « authentique » (Tite 2.1).

La conduite exemplaire de Tite comme celle des jeunes et des vieux, hommes ou femmes doit être telle, qu’elle est inattaquable, afin que nul ne puisse trouver du mal à dire d’un croyant.

Versets 9-10

Je continue le texte.

Aux esclaves, tu recommanderas d’obéir à leurs maîtres en toutes choses. Qu’ils cherchent à leur donner satisfaction, qu’ils évitent de les contredire et se gardent de toute fraude ; qu’ils se montrent au contraire dignes d’une entière confiance. Ainsi ils rendront attrayant l’enseignement de Dieu notre Sauveur (Tite 2.9-10).

Les esclaves, qui constituent une partie importante des assemblées chrétiennes du premier siècle, doivent eux aussi honorer Dieu par leur comportement. Ce sujet a déjà été traité dans l’épître de Paul aux Éphésiens (6.5-6), aux Colossiens (3.22-23) et mentionné dans la première lettre à Timothée (6.1).

Sous la loi de Moïse, l’esclavage est réglementé, mais ni l’Ancien ni le Nouveau Testament ne le condamnent. Dieu par contre se soucie de la façon dont sont traités ceux qui sont dans l’obligation de servir les autres. Dans ses écrits, Paul reconnaît simplement la condition d’esclave et recommande les bonnes attitudes que lui et son maître doivent adopter s’ils sont croyants. Ici, il dresse une liste de cinq qualités qu’un esclave chrétien doit adopter.

Premièrement, il doit « obéir à son maître » même quand il a le dos tourné, ce qui est également vrai pour un employé. Soit dit en passant que le mot pour « maître » a donné « despote » en français, mais c’est parce qu’il signifie « détenir un pouvoir absolu ».

Deuxièmement, l’esclave ou l’ouvrier doit « donner entière satisfaction » dans son travail. Ensuite, il ne doit pas « contredire son maître », c’est à dire « être hostile, argumenter ou parler contre son patron ». Troisièmement, il « doit se garder de toute fraude », littéralement : « mettre de côté pour soi-même », c’est à dire ne pas prendre ne serait-ce qu’un simple crayon, ne pas utiliser sans autorisation le téléphone, l’internet, ou la voiture de fonction.

Et finalement, le serviteur doit se montrer « loyal envers son maître ». Cette conduite irréprochable du serviteur, de l’esclave ou de l’employé a pour but de « rendre attrayant l’enseignement de Dieu notre Sauveur ». Le mot pour « rendre attrayant » a donné « cosmétique » en français. À cet égard, on pourrait dire que parler avec douceur est le plus beau des rouges à lèvres et que tous les croyants doivent porter le fond de teint de la sincérité.

Verset 11

Je continue le texte.

Car la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes (Tite 2.11 ; Autre).

La conjonction « car » introduit le fondement théologique de tout ce que l’apôtre vient de préconiser. « La grâce de Dieu » est un attribut divin, mais c’est en Jésus-Christ qu’elle s’est pleinement « révélée ». Ce dernier mot a donné « épiphanie » en français et signifie « venir à la lumière, manifester quelque chose qui était cachée » (comparez 2Timothée 1.9-10). Le temps du verbe indique un fait précis qui est l’incarnation.

La grâce de Dieu est un concept facile à comprendre, mais difficile à accepter parce qu’elle n’implique aucun effort humain. Dieu m’accorde la vie éternelle sans me demander ma coopération ni quoi que ce soit. Il veut seulement que je lui fasse confiance en acceptant Jésus-Christ comme mon Sauveur. Mais une fois reçue, quand la grâce de Dieu est vraiment comprise, elle enseigne la juste façon de se conduire et de vivre.

Versets 12-13

Je continue le texte.

Elle (la grâce) nous éduque et nous amène à nous détourner de toute impiété et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener, dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et respectueuse envers Dieu (Autre), en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur (Tite 2.12-13).

La grâce de Dieu est apparue dans le passé en la personne de Jésus-Christ. Dans le présent, elle enseigne et éduque le croyant à adopter deux attitudes opposées ; d’une part « à nous détourner de toute impiété », c’est-à-dire à rejeter ce qui est contraire au caractère de Dieu, comme l’immoralité, la mondanité et tous les vices qui sont monnaie courante ici-bas. D’autre part, la grâce pousse le croyant à « mener une vie équilibrée, droite, juste et respectueuse envers Dieu ».

« La vie équilibrée » décrit la transformation intérieure du croyant, le changement de son comportement, ce qui fait qu’il devient juste dans ses relations avec les autres et respectueux envers Dieu.

La grâce de Dieu a une dimension passée, présente, mais aussi future puisque les croyants attendent la révélation de la gloire de Jésus-Christ qui est une « bienheureuse espérance », c’est à dire le comble de la félicité. Ici aussi, le mot pour « révélation » est « épiphanie ». Jésus-Christ va se révéler et se manifester à deux reprises. La première fois, il reviendra dans les airs pour chercher les siens, un événement grandiose qui s’appelle « l’enlèvement de l’église » (Jean 14.1-3 ; 1Corinthiens 15.51-53 ; 1Thessaloniciens 4.13-17).

La seconde fois, à la fin des temps et après la grande Tribulation, il descendra du ciel dans un immense fracas pour juger le monde (Matthieu 16.27) et instaurer sur terre son royaume de mille ans.

Paul appelle Jésus : « notre grand Dieu et Sauveur ». C’est l’un des nombreux passages des Écritures qui déclarent la divinité du Christ (comparez Jean 1.1-18 ; Romains 9.5 ; Hébreux 1.1-3). Ici, elle est incontournable au niveau grammatical. En effet, il y a en grec un seul pronom défini devant « grand Dieu et notre sauveur Jésus Christ », ce qui veut dire que cette expression désigne une seule et même personne.

Verset 14

Ce n’est pas tout. Le verset suivant dit :

Il s’est livré lui-même en rançon pour nous, afin de nous délivrer de l’injustice sous toutes ses formes et de faire de nous, en nous purifiant ainsi, un peuple qui lui appartienne et qui mette toute son ardeur à accomplir des œuvres bonnes (Tite 2.14).

Dans cette longue phrase, les pronoms « il et lui-même » sont au singulier et donc se réfèrent à une seule et même personne qui ne peut être que celle qui est « le grand Dieu et notre sauveur Jésus Christ ».

De plus, dans le Nouveau Testament il n’est jamais question du retour et de la révélation de Dieu le Père mais toujours du Christ. Or ici, c’est « notre grand Dieu et Sauveur » qui sera révélé.

Jésus est dit « Sauveur » parce que c’est lui qui s’est livré lui-même en rançon pour nous. Les exigences de la sainteté et de la justice divines devant être satisfaites, Dieu a envoyé son Fils afin qu’il paie la rançon pour mon rachat, et le vôtre si vous lui avez fait confiance. Sa mort expiatoire nous libère de l’injustice sous toutes ses formes, et en nous purifiant ainsi, Dieu fait de nous « un peuple qui lui appartienne ». Paul explique cette vérité en détail dans le sixième chapitre de son épître aux Romains (6.17-22).

Le peuple de Dieu, c’est-à-dire l’église universelle composée de tous les véritables croyants du monde entier, est appelé à « mettre toute son ardeur à accomplir des œuvres bonnes ». En d’autres mots, les bonnes actions ne sont pas une option que l’on prend quand ça nous convient, mais elles doivent régir toutes les facettes de notre vie quotidienne.

Verset 15

Je finis de lire le chapitre deux.

Voilà ce que tu dois enseigner, dans quel sens il te faut encourager et reprendre les gens. Fais-le avec une pleine autorité. Que personne ne te traite avec mépris (Tite 2.15).

S’adressant de nouveau à Tite, Paul lui dit d’enseigner tous les aspects de la piété dont il vient de parler. Tout comme Timothée (1Timothée 4.12 ; 2Timothée 4.2), Tite doit exercer son ministère public avec « une pleine autorité », en exhortant ceux qui agissent bien à persévérer dans leur voie, et en corrigeant ceux qui n’obéissent pas à la saine doctrine.

Pour finir, Tite ne doit pas tolérer le « mépris » des judaïsants hérétiques parce qu’il représente l’autorité de Dieu sur l’île de Crète. Moi je crois que quand Tite a lu cette lettre, il s’est fait tout petit parce qu’il s’est rendu compte qu’il prenait le relais du grand apôtre Paul.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 30 2023

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