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25 juil. 2023

1 Samuel 4.1 – 6.21

Chapitre 4

Introduction

La justice des hommes ne fonctionne pas très bien, c’est le moins qu’on puisse dire, surtout dans les pays démocratiques où elle traîne et où on accorde des droits à n’en plus finir aux criminels et même à ceux qui prennent plaisir à verser le sang. Assez curieusement, tout au long des Textes Sacrés, on se rend compte que l’Éternel aussi prend son temps avant de juger les méchants de la pire espèce, et c’est quelques fois bien troublant pour nous qui sommes pressés d’en finir au plus vite avec eux. Ainsi, les fils du grand-prêtre Éli sont des hommes iniques comme on rencontre peu, mais ils sont quand même, toujours et encore au service du Tabernacle et cela dure depuis fort longtemps, et le châtiment qu’ils méritent et qui a été prononcé par Dieu lui-même, se fait attendre. Mais nous y arrivons et c’est alors qu’Israël subit une défaite militaire cuisante aux mains des Philistins, des ennemis quasi héréditaires, que Dieu intervient pour accomplir sa parole. Non seulement il juge son peuple infidèle, mais il punit le grand-prêtre Éli et fait mourir ses deux fils qui sont dans la force de l’âge.

Versets 1-5

Je commence à lire le chapitre 4 du premier livre de Samuel.

Samuel transmettait à tout Israël la parole que l’Éternel lui adressait. En ce temps-là, les Philistins se rassemblèrent pour faire la guerre à Israël et les Israélites se mirent en campagne pour les affronter. Le combat s’amplifia, les Philistins défirent les Israélites et tuèrent dans leurs rangs environ quatre mille hommes sur le champ de bataille. Lorsque le peuple regagna le camp, les responsables d’Israël se demandèrent : — Pourquoi l’Éternel nous a-t-il fait battre aujourd’hui par les Philistins ? Allons chercher le coffre de l’alliance de l’Éternel à Silo et ramenons-le au milieu de nous pour qu’il nous délivre de nos ennemis. On envoya donc des gens à Silo et ils en ramenèrent le coffre de l’alliance de l’Éternel, le Seigneur des armées célestes qui trône entre les chérubins. Les deux fils d’Éli, Hophni et Phinéas, accompagnèrent le coffre de l’alliance de Dieu. Dès que le coffre arriva au camp, tous les Israélites poussèrent de si grands cris de joie que la terre en fut ébranlée (1Samuel 4.1-5).

Une fois de plus donc, les Philistins décident d’attaquer Israël et se rassemblent à Apheq, environ 40 km à l’ouest de Silo, la ville où se trouve le Sanctuaire de l’Éternel. Après une défaite en règle, les Israélites se regroupent et boudent. Je les comprends. Alors, ils se rappellent que le coffre de l’alliance était présent sur les champs de bataille lors de victoires mémorables du passé. Ils pensent détenir l’arme absolue. Les responsables du peuple croient que l’intervention de l’Éternel en faveur de son peuple est automatiquement garantie par la présence du coffre sacré. Influencés par les croyances païennes qui identifient la divinité avec sa représentation visuelle, ils pensent s’assurer ainsi le secours du Dieu d’Israël. Mais c’est oublier que l’Éternel est libre, qu’il ne se laisse pas manipuler, et que sa bénédiction dépend de l’obéissance de son peuple. En fait, les Israélites révèlent à quel point ils sont superstitieux et ont foi en des pratiques magiques. En effet, en allant chercher le coffre de l’alliance, ils essaient de forcer la main à l’Éternel. C’est ce que les Textes Sacrés appellent tenter Dieu. Ce faisant, ils le rabaissent au niveau d’une patte de lapin, un talisman ou autre porte-bonheur. C’est à la fois pathétique et dramatique. On se rend compte que les Israélites sont tout aussi idolâtres que les Cananéens ou les Philistins.

Versets 6-11

Je continue.

En entendant ces acclamations, les Philistins se demandèrent ce que signifiaient ces grands cris dans le camp des Hébreux. Ils apprirent que le coffre de l’Éternel était arrivé au camp. Alors ils prirent peur car ils se disaient : — Dieu est venu dans le camp des Hébreux ! Et ils ajoutaient : Malheur à nous ! Il n’en était pas ainsi auparavant. Malheur à nous ! Qui nous délivrera de ces dieux puissants ? Ce sont ces dieux-là qui ont infligé toutes sortes de coups aux Égyptiens dans le désert. Philistins, soyez forts, soyez des hommes, sinon vous deviendrez les esclaves des Hébreux comme ils ont été les vôtres. Soyez donc des hommes et combattez ! Les Philistins livrèrent bataille et Israël fut vaincu. Chacun s’enfuit sous sa tente et ce fut une très lourde défaite : Israël perdit trente mille hommes. Le coffre de Dieu fut pris par les Philistins et les deux fils d’Éli, Hophni et Phinéas, moururent (1Samuel 4.6-11).

Ce passage m’en rappelle un autre dans le Nouveau Testament qui dit :

Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi (Galates 6.7).

Les Philistins sont polythéistes et croient qu’Israël est comme eux et adore plusieurs dieux. Ils connaissent également l’histoire de ces Hébreux qui sont sortis d’Égypte il y a plusieurs siècles déjà, grâce à des fléaux surnaturels qui anéantirent l’armée de pharaon. Et puis ils se souviennent de la conquête du pays de Canaan sous la conduite de Josué qui volait de victoire en victoire. Alors les voilâ qui tremblent comme des feuilles. Mais ils rassemblent leur courage, serrent les coudes et vont à nouveau au combat, et sont encore vainqueurs. Dans la foulée, ils récupèrent le coffre de l’alliance, le symbole de l’Éternel. Quant aux Israélites, ils essuient une seconde défaite avec 30.000 tués dans leurs rangs; ça fait beaucoup. Décidément, ils paient chers leurs infidélités à l’Éternel. Quant aux deux fils d’Éli, ils récoltent les fruits amers de leur perfidie.

Versets 12-18

Je continue.

Un homme de Benjamin s’échappa du champ de bataille et courut jusqu’à Silo le jour même ; il avait déchiré ses vêtements et couvert sa tête de poussière en signe de deuil. Au moment où il arriva, Éli était assis sur son siège, aux aguets près de la route, car il était très inquiet au sujet du coffre de Dieu. L’homme vint annoncer la nouvelle dans la ville, et tous les habitants se mirent à pousser de grands cris. Quand Éli entendit ces cris, il demanda : — Que signifie ce tumulte de la foule ? L’homme se dépêcha de venir lui annoncer la nouvelle. Or Éli était âgé de quatre-vingt-dix-huit ans, il avait les yeux éteints, il était complètement aveugle. L’homme dit à Éli : — J’arrive du champ de bataille. Je m’en suis enfui aujourd’hui même. Israël a pris la fuite devant les Philistins ; nous avons subi une terrible défaite ; même tes deux fils Hophni et Phinéas sont morts, et le coffre de Dieu a été pris. Lorsque le messager fit mention du coffre de Dieu, Éli tomba de son siège à la renverse, il se brisa la nuque et mourut, car il était âgé et lourd. Il avait dirigé Israël pendant quarante ans (1Samuel 4.12-18).

Visiblement, Éli ne partage pas la foi superstitieuse des responsables d’Israël qui croient que la présence d’un objet sacré sur le champ de bataille leur garanti la victoire. Malgré toutes ses faiblesses, en particulier en tant que père de famille, le grand-prêtre est un homme pieux qui a un réel souci pour Israël et pour l’honneur de l’Éternel. Lorsqu’on lui annonce la mort de ses fils, il conserve son sang-froid. Il est, en effet, moins préoccupé par le sort de ses fils que par celui du coffre, dont la disparition signifie que l’Éternel a bel et bien abandonné son peuple. Le choc de cette nouvelle fatale secoue tellement Éli que le pauvre homme tombe par terre et en meurt. Les Écritures ne s’étendent pas sur la bataille et ne racontent pas non plus la mise à sac de Silo par les Philistins. Ce que nous savons de ce dernier désastre provient des fouilles archéologiques faites en ce lieu et des allusions du prophète Jérémie (7:12; 26:6). Aux yeux du narrateur et d’Éli, la perte de l’arche est le plus grand malheur.

Versets 19-22

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 4.

Quand sa belle-fille, la femme de Phinéas qui arrivait au terme de sa grossesse, entendit que le coffre de Dieu avait été pris et que son beau-père ainsi que son mari étaient morts, elle chancela et, brusquement prise de contractions, elle accoucha. Comme elle était près de mourir, les femmes qui l’entouraient lui dirent : — Rassure-toi : c’est un garçon. Mais elle y fut indifférente et ne répondit rien. Elle donna à l’enfant le nom d’I-Kabod (Plus de gloire), en expliquant : — La gloire divine a quitté Israël. Elle pensait au coffre de Dieu qui avait été pris, à son beau-père et à son mari. Elle s’écria encore : — Oui, la gloire a quitté Israël, car le coffre de Dieu a été pris (1Samuel 4.19-22).

Dans la pensée païenne de l’époque, il n’était pas concevable que des dieux puissent être kidnappés et emmenés en exil, car dans la conception du monde des païens, l’idole se conforme à l’image de ses adorateurs et est à leur service. Les Israélites auraient quand même dû savoir que l’Éternel étant tout-puissant et omniprésent, il n’est pas un objet qu’on manipule et dont on dispose à sa guise. D’un côté, on pourrait penser que la femme de Phinéas considère le Dieu d’Israël à la manière païenne puisqu’elle l’identifie au coffre sacré. Cependant, c’était partiellement vrai. En tout cas, cette femme est une véritable Israélite. Elle est indifférente à la naissance d’un fils et à son propre sort, mais affectée par la mort de son beau-père et de son mari, et surtout terrassée par la perte du coffre. D’ailleurs elle donne à son fils le nom : « plus de gloire ». Et effectivement, l’Éternel s’est bel et bien retiré d’Israël à cause de son idolâtrie et de sa désobéissance à la Loi. La perte du coffre de l’alliance scelle cette réalité.

Chapitre 5

Versets 1-5

Nous arrivons au chapitre 5 du livre de Samuel dans lequel les Philistins apprennent à connaître le Dieu d’Israël à leurs dépens. Je commence à lire.

Après s’être emparés du coffre de Dieu, les Philistins l’emportèrent à Asdod. Là, ils le mirent dans le temple de leur dieu Dagôn et l’installèrent à côté de la statue de l’idole. Le lendemain matin, les habitants d’Asdod découvrirent Dagôn étendu par terre sur sa face devant le coffre de l’Éternel. Ils le relevèrent et le remirent en place. Le jour suivant, de bonne heure, ils trouvèrent encore Dagôn par terre sur sa face devant le coffre de l’Éternel, sa tête et ses deux mains coupées gisaient sur le seuil de la pièce, seul le tronc était resté là. C’est pour cette raison que, jusqu’à ce jour, les prêtres de Dagôn et tous ceux qui entrent dans son temple à Asdod évitent de poser leur pied sur le seuil (1Samuel 5.1-5).

Asdod est l’une des cinq villes principales des Philistins, située à 55 km à l’ouest de Jérusalem, près de la Méditerranée. Samson avait détruit le temple de Dagôn à Gaza, aussi l’une des cinq villes (Juges 16). Après s’être emparés du coffre de l’alliance, les Philistins l’ont traité comme un trophée de guerre et un objet porte-bonheur, mais c’est une très mauvaise idée. Ils ont vite appris que l’Éternel n’apprécie pas que son symbole soit placé à côté de Dagôn. L’Éternel a permis qu’ Israël soit profondément humilié par la perte de l’arche, mais il est le Dieu jaloux qui ne donne pas sa gloire à un autre, ni sa louange aux idoles. Alors le lendemain les Philistins trouvent leur idole inclinée en signe de soumission devant le coffre, puis le jour suivant, en morceaux sur le seuil. C’est vraiment embarrassant pour les adorateurs de Dagôn. En tout cas, leur coutume de ne pas poser le pied sur le seuil d’entrée de son temple, proclame haut et fort la faiblesse de ce faux dieu.

Versets 6-12

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 5.

Puis l’Éternel frappa très sévèrement les Asdodiens et fit des ravages parmi eux en les frappant de tumeurs ; des rats apparurent dans le pays, semant la mort et la destruction. En voyant ce qui leur arrivait, les gens d’Asdod déclarèrent : — Le coffre du Dieu d’Israël ne restera pas plus longtemps chez nous, car il nous frappe très sévèrement, nous et Dagôn notre dieu. Les princes des Philistins décidèrent de le transférer à Gath. Mais quand on l’eut transféré là-bas, l’Éternel intervint contre les habitants de la ville, et y sema la terreur. En effet, l’Éternel les frappa tous, quelle que soit leur condition sociale, et ils furent atteints de tumeurs. Alors ils expédièrent le coffre de Dieu à Ékron. Mais lorsqu’il arriva là-bas, les Ékroniens protestèrent : — Renvoyez le coffre du Dieu d’Israël et qu’il retourne dans son pays pour qu’il ne nous fasse pas mourir toute la population. Une peur mortelle régnait dans toute la ville, car Dieu la frappait sévèrement. Les gens qui avaient échappé à la mort étaient atteints de tumeurs et les cris de détresse de la ville montaient jusqu’au ciel (1Samuel 5.6-12).

Les mots utilisés pour décrire les fléaux dont l’Éternel afflige les Philistins ne sont pas connus. Selon la tradition rabbinique, ce sont des hémorroïdes tandis que l’historien juif Josèphe parle de dysenterie. En réalité et à cause de la mention de rats, il s’agit certainement de tumeurs dues à la peste bubonique, une épidémie semée par des rongeurs et caractérisée par l’enflure des ganglions lymphatiques. Les princes des Philistins étaient les souverains indépendants des cinq villes, mais ils savaient s’unir pour une puissante action collective. Ici, le coffre de l’alliance leur apparaît vite comme un objet particulièrement dangereux qui leur brûle les doigts, alors ils se l’envoient de ville à ville, tentant en vain de s’en débarrasser.

Chapitre 6

Versets 1-5

Nous arrivons au chapitre 6 qui continue l’histoire. Je commence à le lire.

Pendant sept mois le coffre de l’Éternel fut dans le pays des Philistins. Alors les Philistins convoquèrent leurs prêtres et leurs devins pour leur demander : — Que ferons-nous du coffre de l’Éternel ? Si vous renvoyez le coffre du Dieu d’Israël, dirent-ils, ne le renvoyez pas à vide. Faites-le accompagner d’un présent pour expier votre faute ! Alors vous serez guéris et vous saurez pourquoi il n’a cessé de sévir contre vous. Vous ferez cinq représentations en or des tumeurs qui vous ont affligés et cinq rats en or selon le nombre des princes des Philistins, car le même fléau a atteint tout le monde y compris vos princes. Vous fabriquerez donc des effigies de vos tumeurs et des rats qui dévastent le pays, et vous les offrirez en hommage au Dieu d’Israël. Peut-être cessera-t-il de vous frapper sévèrement, vous, vos dieux et votre pays (1Samuel 6.1-5).

Les Philistins reconnaissent officiellement que les deux fléaux viennent du Dieu d’Israël. Non seulement les rats on propagé la peste mais ils ont probablement aussi fait de grands ravages dans les champs et les réserves de céréales. En accord avec les superstitions de ce temps, on consulte donc les prêtres et les devins qui sont censés savoir ce que veulent les dieux. Leur idée est d’offrir une réparation au dieu offensé, ce qui est conforme à un usage païen répandu selon lequel on offrait à la divinité en question une image du mal dont on avait été délivré, ou dont on voulait l’être. Le nombre des objets offerts doit être égal à celui des territoires qui ont subi le jugement. Cette pratique se retrouve encore aux Indes et il a même passé dans le christianisme sous la forme des ex-voto ou offrandes commémoratives, qu’on trouve en grand nombre dans les églises catholiques.

Si les Philistins sont guéris de la peste, leur guérison coïncidera avec l’hommage rendu au Dieu d’Israël, ce qui prouvera que la maladie provenait du manque de respect dont les Philistins se sont rendus coupables envers lui.

Versets 6-12

Je continue.

Ne vous obstinez pas comme les Égyptiens et le pharaon. Rappelez-vous qu’après avoir été malmenés par ce Dieu, ils ont dû laisser partir les Israélites. Maintenant donc, fabriquez un chariot neuf et prenez deux vaches qui allaitent et qui n’ont pas encore porté le joug. Attelez-les au chariot et séparez-les de leurs petits que vous ramènerez à l’étable ! Prenez le coffre de l’Éternel et placez-le sur le chariot ! Déposez dans un coffret que vous mettrez à côté de lui les objets d’or que vous offrez à Dieu pour réparer votre faute, ensuite vous laisserez partir l’attelage. Si les vaches se dirigent vers la frontière du pays d’Israël, cela veut dire que c’est leur Dieu qui nous a infligé tous ces grands malheurs ; sinon, nous conclurons que cela nous est arrivé par hasard. Les Philistins suivirent ces instructions. Les vaches prirent tout droit la direction de Beth-Chémech en Israël, elles suivirent en meuglant toujours le même chemin, sans en dévier ni à droite ni à gauche ; les princes des Philistins marchèrent derrière elles jusqu’à la frontière (1Samuel 6.6-12).

La mission religieuse de renvoyer l’arche dans le territoire d’Israël est à haut risque. Elle nécessite des animaux et un matériel qui n’ont pas été souillés par un usage profane. Les Philistins cherchent à observer tous les tabous possibles. Ce test confirmera aussi que les malheurs dont ils ont souffert proviennent bien du Dieu d’Israël. Tout en meuglant de mécontentement, les vaches vont contre leur instinct naturel en s’éloignant volontairement de leurs veaux et en se dirigeant vers Israël. C’est ainsi que le coffre sacré se retrouve dans une ville de Lévites (Josué 21.16) située à 25 km à l’ouest de Jérusalem.

Versets 13-21

Je continue en compressant jusqu’à la fin du chapitre 6.

Les habitants de Beth-Chémech étaient en train de moissonner les blés dans la vallée. Tout à coup, ils aperçurent le coffre et s’en réjouirent. L’attelage arriva au champ de Josué et s’arrêta là à côté d’une grande pierre. On fendit le bois du chariot et l’on offrit les vaches en holocaustes à l’Éternel. Des lévites avaient enlevé du char le coffre de l’Eternel et le coffret contenant les objets d’or et ils les avaient déposés sur la grande pierre. Ce même jour, les habitants de Beth-Shémesh offrirent des holocaustes et d’autres sacrifices à l’Eternel. L’Éternel frappa soixante-dix habitants de Beth-Chémech parce qu’ils avaient regardé dans le coffre de l’Éternel. Le peuple prit le deuil à cause de ce grand fléau que l’Éternel leur avait infligé. Les gens dirent : — Qui pourrait subsister devant l’Éternel, ce Dieu saint ? Chez qui pourrions-nous envoyer le coffre sacré pour le faire partir de chez nous ? Ils envoyèrent des messagers aux habitants de Qiryath-Yearim pour leur dire : — Les Philistins ont restitué le coffre de l’Éternel, venez donc le chercher pour l’emporter chez vous (1Samuel 6.13-21).

Finalement, ce coffre décidément bien encombrant est envoyé dans une ville à 13 km au nord-ouest de Jérusalem et qui aujourd’hui s’appelle Abu Ghosh. Les Lévites offrent un holocauste à l’Éternel, ce qui est bien. Par contre, Dieu foudroie 70 personnes à cause de leur curiosité malsaine (nombres 4.20). Elles ont commis un sacrilège en regardant à l’intérieur du coffre sacré, ce que nul, pas même les prêtres, n’ont le droit de faire. Quand les Lévites emballaient le coffre sacré, ils laissaient tomber sur lui le rideau qui sépare les Lieux saint du très saint puis l’enveloppaient. Ainsi, ils ne voyaient pas et n’entraient pas en contact avec cet objet. Le Grand-prêtre seul apercevait l’extérieur du coffre une fois par an lors de la fête des expiations appelée Yom Kippour. Ce jour-là, il entrait dans le Lieu très saint avec du sang qui servait à faire l’expiation des fautes du peuple. Bref, ces habitants se sont crus au cirque et ont manqué de respect envers leur Dieu. Leur voyeurisme malsain fut un crime de lèse-majesté qui leur coûta la vie. Dieu exige de son peuple une crainte respectueuse et on ne se moque pas de lui impunément.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

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