Introduction

Bien des hommes et des femmes traversent cette vie en la marquant au fer rouge par leur passage. Malheureusement, certains laissent derrière eux une longue traînée de sang, comme Herman Göring, le numéro deux du troisième Reich et le bras droit d’Hitler. Il fut jugé et condamné à mort lors du procès de Nuremberg. Avant son exécution, l’aumônier de la prison eut un très long entretien avec lui essayant de le préparer à rencontrer Dieu. La petite-fille de Göring était croyante mais il l’avait ridiculisée et refusé net le salut en Jésus-Christ. Ses dernières paroles à l’aumônier furent : « la mort est la mort ! » Moins d’une heure plus tard, il se suicidait. Göring a préféré se donner la mort plutôt que de se repentir de tout le mal qu’il avait fait. De toute évidence, il avait dépassé le point de non-retour et la repentance n’était plus à l’ordre du jour. Braver Dieu est une attitude stupide, irrationnelle et suicidaire, et pourtant, c’est le plus grand dénominateur commun de la race humaine. Un texte du livre des Proverbes dit : « Un homme, qui mérite d’être repris et qui raidit la nuque, sera brisé tout d’un coup et sans remède (Proverbes 29.1) ».

Heureusement, les grands criminels ne sont pas les seuls qui laissent une trace de leur passage sur terre, et parmi les grands qui ont fait l’histoire du peuple d’Israël, il y a Samuel. Consacré à l’Éternel avant sa naissance, petit enfant, il est déjà au service de Dieu au sanctuaire de Silo.

Même si Anne a donné son petit garçon à l’Éternel, elle ne l’a pas abandonné pour autant, loin s’en faut; elle lui manifeste au contraire beaucoup de tendresse. C’est sûr qu’elle éprouve un peu de chagrin quand elle pense à lui, mais aussi une certaine fierté car il semble être le seul petit garçon consacré à l’Éternel et au service des prêtres dans la ville de Silo. Et puis pour la consoler et en vertu du vœu du grand-prêtre, Dieu lui accorde cinq autres enfants. On se souvient comme Samuel est apparu sur scène, le côté humain de sa naissance; il fut la réponse à la prière d’une femme pieuse. Mais maintenant on commence à discerner le côté divin, la raison spirituelle de sa naissance. L’Éternel va l’utiliser pour mettre de l’ordre dans son sanctuaire. La stérilité d’Anne et son obsession de vouloir un enfant à tout prix faisaient partie du plan souverain de Dieu.

Versets 27-29

Je continue à lire dans le chapitre 2 du premier livre de Samuel.

Un jour, un homme de Dieu vint trouver Eli et lui dit : – Voici ce que déclare l’Eternel : « Est-ce que je ne me suis pas clairement fait connaître à tes ancêtres et à leur famille quand ils vivaient encore en Egypte, esclaves du pharaon ? Je les ai choisis parmi toutes les tribus d’Israël pour qu’ils exercent le sacerdoce pour moi en offrant les sacrifices sur mon autel, en brûlant l’encens, et pour qu’ils portent le vêtement sacerdotal devant moi. Je leur ai attribué une part de viande de tous les sacrifices consumés par le feu offert par les Israélites. Pourquoi donc méprisez-vous les sacrifices et les offrandes qui me sont destinés et que j’ai ordonné d’offrir dans ma demeure ? Pourquoi honores-tu tes fils plus que moi en vous engraissant des meilleurs morceaux des sacrifices que mon peuple Israël vient m’offrir ? » (1Samuel 2.27-29).

Ce prophète de l’Éternel est le premier qui est mentionné depuis Moïse. Il vient pour mettre le doigt sur la faute grave du grand-prêtre : il place ses fils avant l’honneur de Dieu. Au lieu de les discipliner, il a probablement toujours excusé leur conduite perverse. Éli est un chef de famille très désengagé vis-à-vis de ses enfants; il ne voulait pas savoir ce qui se passe et il est donc le dernier informé de leurs méfaits. Sa réprobation du bout des lèvres, tardive et inadéquate est aussi efficace qu’une couche de pommade sur un cancer, alors qu’il faut l’extirper.

Aujourd’hui, sous nos tropiques, on rencontre souvent des familles comme celle d’Éli, « Bon Chic Bon Genre ». Les parents ou grands-parents ont été marqués par la mode du laisser-faire très en vogue du temps où ils étaient en fac voire même soixante-huitard pour les moins jeunes. Ils ne disciplinent donc pas leurs gosses, justifiant leur philosophie de l’éducation par des explications intello fumeuses. En ne donnant ni cadre ni direction à leurs enfants, ceux-ci ont tendance à faire un complexe d’abandon qui se traduit par des angoisses, le sentiment de se sentir perdus devant le peu d’intérêt réel que leur portent leurs parents. Comme dans nos sociétés occidentales amorales, on assume de moins en moins les conséquences de ses actes, les autorités en blouse blanche s’empressent de venir à la rescousse en déculpabilisant les parents et en médicalisant les enfants; on place des étiquettes sur les symptômes et on prescrit des médicaments pour les traiter. Mais même si ces pilules multicolores permettent de calmer junior, ce n’est que temporaire. À long terme, rien ne peut remplacer le manque de discipline, la tolérance excessive et l’absence de règles. Celles-ci sont en effet nécessaires pour structurer la personnalité des enfants et les aider à acquérir un bon équilibre psychologique. C’est la loi qui donne à l’enfant une assise, une fondation sur laquelle il peut se développer et devenir un adulte mature et responsable. Je crois que tout parent désire exactement ce qui nous est dit de l’enfant Jésus dans l’Évangile. Je cite les deux passages :

Le petit enfant grandissait et se développait. Il était plein de sagesse, et la grâce de Dieu reposait sur lui. Jésus grandissait et progressait en sagesse, et il se rendait toujours plus agréable à Dieu et aux hommes (Luc 3.40, 52).

En Israël, c’était le père qui prenait en charge l’éducation des enfants, mais comme le grand-prêtre Éli est un mou, il choisit la solution de facilité; il adopte la philosophie du laisser-faire envers ses enfants et leur passe tous leurs caprices. Il y a fort à parier qu’encore petits, ils pouvaient prendre la parole quand ils le voulaient, interrompre les adultes et s’immiscer dans leurs affaires. Dans la famille d’Éli et beaucoup d’autres dans notre société laxiste, c’est le gros bazar. Les enfants se comportent comme bon leur semble parce qu’on leur impose très peu de limites et les frontières hiérarchiques entre parents et enfants sont très floues ou absentes. Ces derniers étant livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas de respect pour leurs parents, l’autorité en général, ni pour quiconque, ni pour eux-mêmes. A la longue, les fils d’Éli sont devenus de véritables bouledogues. Ces déficits graves furent les conséquences directes de la négligence disciplinaire d’Éli. À cause de sa position de grand-prêtre en Israël, l’Éternel va le punir.

Versets 30-34

Je continue le texte.

Puisqu’il en est ainsi, voici ce que moi, l’Éternel, le Dieu d’Israël, je déclare : “ J’avais promis à ta famille et à celle de tes ancêtres que vous seriez toujours chargés du service devant moi. Mais à présent, moi l’Éternel, je le déclare : c’est fini ! Car j’honorerai ceux qui m’honorent, mais ceux qui me méprisent seront à leur tour couverts d’opprobre. Voici que le temps va venir où je briserai ta vigueur et celle de ta famille, de sorte qu’on n’y trouvera plus de vieillard. Alors que tout ira bien pour Israël, tu verras la détresse au sujet de ma demeure et personne n’atteindra plus jamais un âge avancé dans ta famille. Cependant, je maintiendrai l’un des tiens au service de mon autel, mais ce sera pour épuiser tes yeux à pleurer et pour t’affliger, et tous tes descendants mourront dans la force de l’âge. Ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinéas, sera pour toi un signe : ils mourront tous deux le même jour ” (1Samuel 2.30-34).

Le jugement tombe et il me fait dresser les cheveux sur la tête. La sévérité extrême du châtiment divin confirme que la culpabilité passive du grand-prêtre est immense. Le groupe familial d’Éli qui a reçu la prêtrise se voit dorénavant exclu du sacerdoce. Cette prédiction se réalisera en plusieurs étapes : tout d’abord, par la mort de ses deux fils ; ensuite, l’extermination de la plupart des membres de sa famille par Saül, le premier roi d’Israël ; et enfin, la destitution pure et simple du grand-prêtre descendant d’Éli par le roi Salomon (1 Rois 2.35). Face à l’infidélité humaine, l’Éternel trouve un autre moyen d’accomplir ses promesses.

Versets 35-36

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 2.

“ Ensuite, je me choisirai un prêtre fidèle qui agira selon ma pensée et mes désirs. Je lui bâtirai une dynastie qui me sera fidèle et qui officiera en présence du roi auquel j’aurai accordé l’onction ”Ceux qui subsisteront dans ta famille viendront se prosterner devant lui pour obtenir une obole et un morceau de pain, et ils lui diront : « De grâce, accorde-nous une charge sacerdotale quelconque à côté de toi, pour que nous ayons du moins quelque chose à manger. » (1Samuel 2.35-36).

À moyen terme et tout au début du règne de Salomon, cette prédiction vise un dénommé Tsadoq qui est d’une autre branche familiale de Aaron, frère de Moïse et le premier grand-prêtre choisi par l’Éternel. Tsadoq sera établi dans le sacerdoce par Salomon et sa lignée le conservera pendant toute l’histoire d’Israël, même après le retour de l’exode.

C’est un descendant de Tsadoq qui est grand-prêtre quand Jésus est sur terre et cela jusqu’en l’an 70 quand le Temple est détruit par les Romains et le culte israélite selon la Loi cesse pour toujours. Cet échec de la lignée d’Éli a pour parallèle celui de Saül, premier roi d’Israël, dont la descendance sera remplacée par la lignée de David.

Chapitre 3

Introduction

Nous arrivons au chapitre 3 du 1er livre de Samuel qui est marqué par le début de la grande transition entre deux formes de révélation divine. Jusqu’à présent, Israël est une théocratie et l’Éternel fait connaître sa volonté au grand-prêtre par le biais de deux objets qui s’appellent l’ourim et le toummim. Dieu va maintenant établir la fonction prophétique et ensuite la royauté. Les prophètes existaient déjà ici et là de manière sporadique, mais à partir de Samuel, ils seront les seuls porte-parole de l’Éternel. D’ailleurs, le jour de la Pentecôte, quand Pierre parle des prophètes, il commence par Samuel car c’est avec lui qu’a débuté un ordre nouveau.

Verset 1

Je commence à lire.

Le jeune Samuel accomplissait le service de l’Éternel auprès d’Éli. À cette époque, l’Éternel parlait rarement aux hommes et les révélations que Dieu leur montrait n’étaient pas fréquentes (1Samuel 3.1).

Samuel est maintenant un jeune adolescent. Selon la tradition et l’historien juif Josèphe, il a 12 ans. Israël est à la fin d’une longue période de déchéance tous azimuts qui dure depuis plusieurs siècles et qui est raconté dans le livre des Juges. En fait, l’existence même du peuple de Dieu est menacée, non seulement par des ennemis, mais surtout par la décadence morale et spirituelle du peuple.

Versets 2-10

Je continue.

Une nuit, le prêtre Éli, dont la vue s’était très affaiblie et qui était presque aveugle, était couché dans sa chambre. La lampe sacrée brûlait encore et Samuel dormait dans le sanctuaire de l’Éternel, là où était déposé le coffre de Dieu. L’Éternel appela Samuel ; celui-ci répondit : — Oui, je suis là ! Il courut vers Éli et lui dit : — Tu m’as appelé, je suis là. — Je n’ai pas appelé, lui dit Éli, retourne te coucher. Et Samuel alla se recoucher. L’Éternel appela encore : — Samuel ! Samuel se leva et retourna auprès d’Éli. — Tu m’as appelé, je suis là, lui dit-il. — Je n’ai pas appelé, mon fils, lui dit Éli, va te recoucher. Or Samuel ne connaissait pas encore l’Éternel et celui-ci ne lui avait encore jamais parlé directement. L’Éternel appela Samuel pour la troisième fois ; celui-ci se leva, se rendit auprès d’Éli et lui répéta : — Me voici, car tu m’as appelé. Alors Éli comprit que c’était l’Éternel qui appelait le jeune garçon et il dit à Samuel : — Va, couche-toi, et si on t’appelle, tu diras : “ Parle, Éternel, car ton serviteur écoute. ” Samuel alla donc se coucher à sa place. L’Éternel vint se placer près de lui et il l’appela comme les autres fois : — Samuel ! Samuel ! Celui-ci répondit : — Parle, car ton serviteur écoute (1Samuel 3.2-10).

Finalement, le long silence de l’Éternel prend fin et il appelle Samuel à son service. Mais celui-ci n’ayant encore jamais eu à faire directement avec Dieu, il ne s’attend pas du tout à ce qu’une voix autre que celle de son maître se fasse entendre. C’est aussi la raison pour laquelle l’Éternel prend des gants avec le jeune Samuel; il y va tout doucement afin de ne pas le brusquer. Il pourrait aussi s’agir d’une voix intérieure sur laquelle Samuel se méprend. Finalement, Éli en qui cet enfant a toute confiance, lui explique ce qui se passe, et le prépare psychologiquement à ce premier tête-à-tête avec l’Éternel.

Versets 11-13

Je continue en compressant.

Alors l’Éternel dit à Samuel : — J’accomplirai à l’égard d’Éli toutes les menaces que j’ai prononcées contre sa famille, du début à la fin. Je l’ai averti que j’exerce mon jugement sur sa famille pour toujours parce qu’il a su la faute de ses fils qui blasphèment Dieu, et il ne les a pas châtiés (1Samuel 3.11-13).

La parole que Samuel reçoit concorde avec celle que le prophète a préalablement prononcée, confirmant par là même que c’est bien l’Éternel qui avait parlé. Éli avait bien repris ses fils, mais trop tard et sans grande conviction. Il aurait au moins dû les destituer de leurs fonctions, mais au lieu de cela il leur a fait quelques petits reproches qu’ils ont pris à la rigolade, et leur père n’a pas réagi. Cependant, la lignée d’Éli va encore continuer à exercer le sacerdoce pendant 130 ans. C’est son arrière-petit-fils qui sera finalement destitué par le roi Salomon et remplacé par une autre lignée (Tsadoq) comme je l’ai déjà dit (1 Rois 2.35).

Versets 15-18

Je continue.

Samuel resta couché jusqu’au matin, puis il se leva pour ouvrir les portes du sanctuaire de l’Éternel. Il redoutait de devoir rapporter à Éli ce qui venait de lui être révélé. Mais Éli l’appela et lui dit : — Samuel, mon fils ! — Oui, je suis là, répondit l’enfant. — Qu’est-ce qu’il t’a dit ? lui demanda Éli. Ne me cache rien. Que Dieu te punisse sévèrement si tu me caches un seul mot de tout ce qu’il t’a dit. Alors Samuel lui rapporta toutes les paroles de l’Éternel sans rien lui cacher. Éli déclara : — C’est l’Éternel. Qu’il fasse ce qu’il jugera bon ! (1Samuel 3.15-18).

Samuel a dû finir la nuit les yeux grands ouverts parce qu’il s’est dit qu’il était dans de sales draps; il est coincé entre le marteau et l’enclume. Mais confronté à son maître qui exige de tout savoir, il choisit la bonne stratégie et dit toute la vérité; c’est aussi le début de son ministère prophétique. Quant au grand-prêtre Éli, on se rend compte que malgré ses déficiences sévères, c’était un homme consacré à Dieu.

Versets 19-21

Je finis le chapitre 3.

Samuel grandissait, et l’Éternel était avec lui et ne laissait aucune de ses paroles rester sans effet. Si bien que tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer-Chéba, reconnut que Samuel était vraiment un prophète de l’Éternel. L’Éternel continua de se manifester à Silo. Là, il se révélait à Samuel et lui communiquait sa parole. Éli devint très vieux et ses fils se conduisaient de plus en plus mal aux yeux de l’Éternel (1Samuel 3.19-21).

Il est quand même étonnant que Dieu n’ait pas jugé les deux fils d’Éli immédiatement, mais qu’il leur ait permis de continuer dans leur perversité. En attendant que s’accomplisse le jugement prononcé sur la famille d’Éli, un changement fondamental s’opère dans la façon dont l’Éternel se révèle. Jusque-là, il faisait connaître sa volonté par le biais de deux petits objets : l’ourim et le toummim que le grand-prêtre tire d’une poche de l’éphod, son habit sacerdotal de cérémonie ; l’un ayant valeur de oui et l’autre de non.

L’expression « Depuis Dan jusqu’à Beer-Chéba » est la formule habituelle des Écritures pour désigner tout le pays d’Israël, de Dan au nord, jusqu’à Beer-Chéba au sud.

En Samuel, tous les Israélites reconnaissent qu’un vrai prophète vit parmi eux. Après avoir été le fruit de l’exaucement de la prière ardente d’une femme affligée par sa stérilité, ce petit enfant consacré à Dieu fut placé au service du Sanctuaire. Son attitude fidèle et son élévation progressive par l’Éternel contrastent fortement avec le comportement inique des fils d’Éli et le laisser-faire de ce dernier. Voilà donc comment Samuel devient le premier grand prophète d’Israël. Il sera appelé à jouer un rôle déterminant pendant le temps de transition qui mènera à la monarchie israélite.

En attendant, Israël est confronté à des guerres interminables, en particulier contre les Philistins qui sont les principaux ennemis d’Israël. Ce peuple venait de l’île de Crète et des environs de la mer Égée. Ils commencèrent déjà à coloniser le pays de Canaan au temps d’Abraham, 2000 ans av. J-C, puis ils vinrent en force aux environs du 12e siècle av. J-C. Ils avaient construit 5 villes principales dans le sud-ouest de la Palestine et ils étaient très avancés dans le travail du fer. Leur dieu était représenté par un poisson. Arrivés en Palestine ils adoptèrent le dieu sémite des céréales, Dagôn, qui devint aussi le dieu du tonnerre. Ils lui donnèrent le torse d’un homme et la queue d’un poisson. Ça nous paraît ridicule mais pour les Philistins c’est du sérieux. D’ailleurs, dans les émissions de télé qui nous invitent à découvrir le monde, il n’est pas rare de voir des modes de vie ou des pratiques religieuses qui existent dans un coin ou l’autre de la planète, et qui sont étranges pour nous aujourd’hui en Occident. La façon de vivre des Philistins ou de certains peuples du 21e siècle correspond tout bonnement à une forme ou une autre de paganisme, à la manière dont l’homme livré à sa propre sagesse conçoit la divinité. Voilà pourquoi j’ai besoin que mon créateur se manifeste à moi, et c’est ce qu’il a fait, en nous donnant, d’une part, les Écritures, et d’autre part Jésus-Christ. C’est lui qui est la révélation parfaite de Dieu, et c’est en son nom que je reçois le pardon de mes fautes et la vie éternelle.