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14 nov. 2023

Romains 9.25 – 10.11

Chapitre 9

Introduction

Les gens invoquent pas mal d’excuses différentes pour ne pas croire en Dieu ou s’intéresser à lui. Certaines sont ridicules, mais d’autres plus sérieuses. Par exemple, il n’est pas évident de réconcilier dans sa tête un Créateur qui aime ses créatures avec la présence sur terre du mal sous toutes ses multiples formes, dont l’injustice et la mort avec son cortège de souffrances gratuites et absurdes. Certes, les Textes Sacrés expliquent l’origine de cette situation malheureuse, mais c’est quand même difficile à gérer et à digérer.

Dans la série « c’est dur à accepter », l’apôtre Paul écrit aux Romains que dans sa souveraineté, Dieu choisit ceux qu’il veut sauver indépendamment de leurs actions, de leur origine ethnique, ou que sais-je encore. Le point principal de l’apôtre est que Dieu a élu et prédestiné Abraham, puis son second fils Isaac, puis Jacob, le jumeau cadet d’Esaü, afin qu’ils deviennent les patriarches d’Israël. Et dans l’histoire, Dieu a continué à désigner ceux qu’il voulait pour lui-même, depuis Moïse jusqu’aux apôtres en passant par David, et ainsi de suite jusqu’au plus petit des croyants. Pour appuyer ses dires, l’apôtre cite un texte du prophète Osée que je vais lire. Je continue donc le chapitre 9 de l’épître aux Romains.

Versets 24-26

C’est nous qui sommes les objets de sa grâce, nous qu’il a appelés non seulement d’entre les Juifs, mais aussi d’entre les non-Juifs. C’est ce que Dieu dit dans le livre du prophète Osée : Celui qui n’était pas mon peuple, je l’appellerai “ mon peuple ”. Celle qui n’était pas la bien-aimée, je la nommerai “ bien-aimée ”. Au lieu même où on leur avait dit : “ Vous n’êtes pas mon peuple ”, on leur dira alors : “ Vous êtes les fils du Dieu vivant ” (Romains 9.24-26).

Après la destruction de sa capitale Samarie, en 722 av. J-C, les Israélites du Nord furent emmenés en captivité par les Assyriens. Ce malheur arriva essentiellement à cause de l’idolâtrie pratiquée par les Israélites. Alors, Dieu ordonna au prophète Osée de donner à ses enfants des noms symboliques. Son fils s’appela : « pas mon peuple », et sa fille : « pas bien-aimée ». Ces enfants représentent et personnifient le rejet du royaume du Nord par le Seigneur. Cet abandon n’est cependant que provisoire car selon une interprétation stricte de la prophétie d’Osée, Dieu promet la restauration des Israélites des X tribus, ce qui revient à les reprendre comme sa « bien-aimée » et comme « son peuple ».

Mais la citation de Paul est plutôt libre puisqu’il inverse l’ordre des propositions afin de pouvoir les appliquer aux chrétiens. Il se le permet sous la conduite du Saint-Esprit parce que les Israélites du royaume du Nord, devenus infidèles au culte de l’Éternel, sont en quelque sorte, descendus au niveau des païens, et que, par conséquent, la promesse de restauration, qui leur a été faite, peut s’appliquer à tous les non-Juifs. Par orgueil et partout où ils vivaient, les Juifs faisaient bien sentir aux païens qu’ils ne faisaient pas partie du peuple de Dieu. Mais pour Paul, d’après la prophétie d’Osée, les païens seront appelés fils du Dieu vivant. Dans l’Église, autant les païens que les Juifs sont appelés à devenir croyants, et c’est ainsi qu’ils constituent le nouveau peuple de Dieu et sa bien-aimée. Lors du concile de Jérusalem que nous rapporte l’évangéliste Luc, Jacques cite une prophétie que j’ai déjà lue mais que je relis :

Après cela, dit le Seigneur, je reviendrai, et je rebâtirai la maison de David qui s’était effondrée, et j’en relèverai les ruines, je la redresserai. Alors, le reste de l’humanité se tournera vers le Seigneur, oui, toutes les nations qui sont appelées à m’appartenir (Actes 15.17).

Jacques nous dit donc qu’une fois que l’Église sera constituée, Dieu reprendra son programme avec la nation d’Israël. Puis dans sa grâce, il donnera une nouvelle fois l’occasion à toute l’humanité de se tourner vers lui en la personne de Jésus-Christ. Ces événements sont décrits dans le livre de l’Apocalypse. Quand on aborde les prophéties, je reconnais que ça devient un peu compliqué et qu’il faut bien faire attention à ne pas les interpréter à l’emporte-pièces.

Versets 27-29

Je continue le texte.

Et pour ce qui concerne Israël, Ésaïe déclare de son côté : Même si les descendants d’Israël étaient aussi nombreux que les grains de sable au bord de la mer, seul un reste sera sauvé. Car pleinement et de façon décisive, le Seigneur accomplira sa parole sur la terre. Et comme Ésaïe l’avait dit par avance : Si le Seigneur des armées célestes ne nous avait laissé des descendants, nous ressemblerions à Sodome, nous serions comme Gomorrhe (Romains 9.27-29).

Ces deux prophéties d’Ésaïe se sont accomplies avec l’exil des royaumes du Nord et de Juda, ainsi que par la destruction de Jérusalem en l’an 70. Elles s’accompliront encore une fois à la fin des temps. La première prophétie d’Ésaïe (10.22,23) annonce le rétablissement de ce qui restera d’Israël après l’exil du royaume du Sud. En affirmant que dans son choix souverain, Dieu inclut seulement une petite minorité de Juifs, Paul donne un grand coup de hache aux prétentions orgueilleuses que les Juifs fondent sur leurs privilèges de naissance. Néanmoins, au travers du jugement de l’Israël rebelle, l’Éternel préserve et sauve un petit nombre d’individus qui constituent l’Israël de Dieu. L’apôtre montre donc que le rejet d’Israël comme peuple, n’anéantit pas la miséricorde divine.

Un peu plus loin, l’apôtre appelle le petit nombre de Juifs qui se convertissent à Jésus-Christ : « un reste selon l’élection de la grâce », et Paul en fait évidemment partie. Sodome et Gomorrhe, les deux villes citées par Ésaïe (1.9) furent avec plusieurs autres, surnaturellement détruites par Dieu. Elles symbolisent à la fois la corruption morale et le châtiment divin. Si au gré de la vie, quelqu’un ne s’enfonce pas jusqu’au cou dans le purin du péché, c’est par grâce, et s’il ne tombe pas sous le coup du jugement de Dieu, c’est encore par grâce.

Versets 30-31

Je continue.

Que dire maintenant ? Voici ce que nous disons : les païens qui ne cherchaient pas à être déclarés justes par Dieu ont saisi cette justice, mais il s’agit de la justice qui est reçue par la foi. Les Israélites, eux, qui cherchaient sans cesse à être déclarés justes en obéissant à une loi, n’y sont pas parvenus (Romains 9.30-31).

Quand l’apôtre Paul écrit ces lignes, les païens de l’empire romain s’adonnent à une idolâtrie grotesque qui inclut une immoralité à faire pâlir le marquis de Sade. Aujourd’hui, les non-croyants sont pour la plupart indifférents aux réalités spirituelles, mais par contre ils sont en adoration devant le sexe. Ceux qui du temps de Paul étaient sincères n’avaient pas besoin qu’on leur explique en long en large et en travers qu’ils étaient abominables et pervers, et par conséquent sans aucune espérance devant le Dieu trois fois saint. C’est pour cela que contrairement aux Juifs qui sont des gens moraux, bien pensants, bon chic bon genre, les païens se sont sentis interpellés par le fait que Dieu était prêt à leur faire grâce et à pardonner leurs péchés s’ils acceptaient de faire confiance à Jésus-Christ. Comme les non-Juifs ne possédaient pas la Loi, la voie de la foi était la seule qui s’ouvrait devant eux, comme elle est, en tout temps, la seule qui puisse conduire le pécheur à la justice. Comme aujourd’hui est encore un jour de grâce, la promesse du salut tient toujours. Jésus a dit :

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et accablés, vous qui êtes déprimés, parce que vous ployez sous un fardeau trop lourd, et je vous donnerai du repos. Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et jamais, non jamais, je ne repousserai celui qui viendra à moi (Matthieu 11.28 ; Jean 6.37).

La nation d’Israël n’a pas atteint le but auquel aurait pu la conduire la Loi, c’est-à-dire la vie au moyen d’une obéissance sans faille. Le peuple choisi a échoué lamentablement, parce que l’homme est bien trop pervers pour remplir les conditions que le Dieu saint lui impose ce qui revient à dire qu’il lui est impossible d’être déclaré juste par le biais de ce qu’il peut faire en rites et en bonnes œuvres. Cependant, la Loi avait un autre objectif : convaincre l’Israélite qu’il lui était impossible de l’observer parfaitement en tout point. Mais les Israélites ont refusé de l’admettre et on cherché à devenir juste par une pratique rituelle et formaliste; ils ont voulu jouer d’égal à égal avec l’Éternel au lieu de s’humilier devant lui, de reconnaître leur péché, leur banqueroute spirituelle, et de s’en remettre à sa miséricorde.

Malheureusement, la situation n’a pas changé et nous en sommes toujours au même point. Les Juifs orthodoxes et les gens religieux, quelle que soit leur affiliation, sont toujours très antagonistes envers Jésus-Christ comme seul moyen de salut. À cause de leur pratique, ils sont remplis d’orgueil, croient mériter le ciel, et ne voient donc pas leur besoin d’un Sauveur.

Versets 32-33

Je finis le chapitre 9.

Les Israélites qui cherchaient sans cesse à être déclarés justes en obéissant à une loi, n’y sont pas parvenus. Pour quelle raison ? Parce qu’ils ont cherché à être déclarés justes non pas en comptant sur la foi, mais comme si la justice pouvait provenir de la pratique de la Loi. Ils ont buté contre la pierre qui fait tomber, celle dont parle l’Écriture : Moi, je place en Sion une pierre qui fait tomber, un rocher qui fait trébucher. Celui qui met en lui sa confiance ne connaîtra jamais le déshonneur (Romains 9.32-33).

L’apôtre Paul cite deux prophéties d’Ésaïe (28:16; 8:14) mais il prend beaucoup de liberté car il les combine en intercalant la seconde entre les deux propositions de la première. Dans l’évangile selon Matthieu (21:42-44), Jésus dit être « la pierre rejetée par ceux qui bâtissaient » et immédiatement après, il cite la deuxième prophétie d’Ésaïe. Ces trois passages se trouvent ensemble dans la première épître de Pierre (2.6,7).

Dieu en la personne de Jésus ne s’est pas conformé aux attentes des Juifs, ce qui fait qu’ils l’ont rejeté en masse. Pour montrer que le Seigneur avait prévu cela, Paul utilise ces deux prophéties d’Ésaïe car elle montrent les deux réactions contrastantes des hommes à Jésus. L’apôtre rappelle que d’une part le Christ est digne de confiance et d’autre part qu’il est la pierre qui fait trébucher ceux qui refusent de croire en lui. Par leur insistance à vouloir à tout prix devenir justes en accomplissant les rites de la Loi, les Juifs se sont littéralement retrouvés devant une barrière infranchissable.

Aujourd’hui, les Israélites pieux se tapent la tête contre le mur des Lamentations au lieu de mettre leur espérance en Jésus-Christ. Au final, il n’existe que deux positions possibles face à Jésus-Christ ; soit je l’accepte, soit je le rejette, sachant qu’il y a mille et une façons de le refuser. Ainsi, l’attitude que beaucoup adoptent et qui consiste à se proclamer neutre revient à lui faire un pied de nez. L’incrédulité d’Israël ne remet cependant pas en cause l’action salvatrice de la Parole de Dieu, car tout Israël n’est pas le peuple de Dieu. Seuls en font partie les enfants de la promesse, ceux que dans sa souveraineté, Dieu a librement élus et choisis.

Le Seigneur demeure juste en faisant grâce à certains et en abandonnant les autres à leur péché et au jugement. Dans ma petite tête, je ne peux pas réconcilier l’élection divine avec la responsabilité humaine. Cependant, et comme je l’ai déjà dit auparavant, les bienheureux qui sont sauvés doivent leur salut exclusivement à la grâce de Dieu, tandis que pour les autres qui sont perdus, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes parce qu’ils ont librement choisi de rejeter le Christ.

Chapitre 10

Versets 1-2

Nous arrivons au chapitre 10 qui traite plus particulièrement de la responsabilité des Juifs envers Dieu. Je commence à le lire.

Frères, je souhaite de tout cœur que les Israélites soient sauvés, et c’est ce que je demande instamment à Dieu dans mes prières. Car je leur rends ce témoignage : ils ont un zèle ardent pour Dieu, mais il leur manque le discernement (Romains 10.1-2).

Souvent, quand Paul veut exprimer une pensée qui lui tient à coeur, il interpelle ses lecteurs en les appelant « Frères ». Les Juifs du premier siècle sont très pieux et dévoués aux rites de la Loi. Cependant, cela ne leur sert à rien, car la religion ne permet pas d’obtenir la justice que Dieu offre uniquement en la personne du Christ. L’apôtre Paul est très affligé par la situation de ses compatriotes ce qu’il a déjà exprimé quand il a dit :

J’éprouve une profonde tristesse et un chagrin continuel dans mon cœur. Oui, je demanderais à Dieu d’être maudit et séparé du Christ pour le bien de mes frères, nés du même peuple que moi (Romains 9.2-3).

Maintenant, il se répète en disant : « je souhaite de tout cœur que les Israélites soient sauvés, et c’est ce que je demande instamment à Dieu dans mes prières ». Paul exprime son grand fardeau spirituel et personnel pour le salut de son peuple; il a sans doute sa propre expérience à l’esprit.

Les païens appelaient les Juifs « le peuple ivre de Dieu ». Certes, les Juifs avaient une bonne connaissance de Dieu, mais ils se heurtaient au Christ qu’ils refusaient obstinément d’accepter. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, quand il était sur terre, Jésus a pleuré sur Jérusalem et il a aussi prophétisé le jugement terrible que le peuple allait subir; je rappelle ses paroles :

Tes ennemis t’entoureront d’ouvrages de siège, t’encercleront et te presseront de tous côtés. Ils te détruiront complètement, toi et les habitants qui seront dans tes murs [..]. Parce que tu n’as pas su reconnaître le moment où Dieu est venu pour toi (Luc 19.43-44).

Aujourd’hui encore, la nation d’Israël est entourée de peuples qui veulent la rayer de la carte et la jeter à la mer. La vraie raison des difficultés sans nombre qui assaillent les Juifs est qu’ils ont rejeté leur Messie. Juifs et païens sont désormais sur un même plan d’égalité ; les uns et les autres sont des pécheurs perdus à cause de leurs péchés, et ont besoin du même salut que seul Jésus est à même de leur offrir.

Versets 3-4

Je continue le texte.

En méconnaissant la manière dont Dieu déclare les hommes justes et en cherchant à être déclarés justes par leurs propres moyens, ils ne se sont pas soumis à Dieu en acceptant le moyen par lequel il nous déclare justes. Car le Christ a mis fin au régime de la Loi pour que tous ceux qui croient soient déclarés justes (Romains 10.3-4).

Les Juifs sont dans la plus grande erreur en essayant de mériter le salut par une pratique assidue de la Loi. Ils choisissent d’ignorer que le Dieu de l’univers exige rien de moins de la part des hommes qu’une justice infinie égale à la sienne. Méconnaissant les exigences divines, les Israélites refusent de se soumettre au Christ qui est le seul nom donné par Dieu aux hommes grâce à qui je peux obtenir la vie éternelle. Les Israélites rejettent Jésus alors qu’il est le but et la fin du régime de la Loi.  Tout le système lévitique donné à Israël tendait vers la venue du Christ. Ailleurs, Paul écrit :

La loi a été un précepteur (et un pédagogue pour nous conduire) à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi (Galates 3.24).

La Loi était une institution préparatoire et temporaire, qui devait prendre fin à l’avènement du royaume de Dieu. Il s’en suit que les exigences de la Loi et son ministère de condamnation cessent totalement pour ceux qui ont recours à la grâce. La Loi ne pouvait pas offrir une justice personnelle devant Dieu parce que nul n’est en mesure de l’accomplir parfaitement. Seul Jésus a mené une vie sans faute pour ensuite s’offrir lui-même en sacrifice pour expier les péchés. Un Juif pieux, qui aurait mis sa confiance en l’Éternel et suivi le système lévitique de l’Ancien Testament, y compris les interminables sacrifices d’expiation prescrits par la Loi, aurait aussi répondu à l’appel du Christ par la foi et reçu ainsi la justice de Dieu. Inversement, un Juif cherchant par ses œuvres à établir sa propre justice n’aurait pas pu reconnaître en Jésus-Christ la fin de la Loi et se serait donc heurté à lui. Dans une autre Épître, Paul proclame haut et fort :

Vous êtes séparés de Christ, vous qui cherchez à être justifiés dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce (Galates 5.4).

Verset 5

Je continue le texte.

Voici, en effet, comment Moïse définit la justice qui procède de la Loi : Celui qui se soumettra aux exigences de la Loi vivra grâce à cela (Romains 10.5).

Paul énonce le principe qui permet d’être en règle avec Dieu sous le régime de la Loi et c’est là, en effet, une voie de salut, mais à condition de lui obéir parfaitement. C’est là que le bât blesse ca quiconque essaie sincèrement de marcher dans cette voie reconnaît rapidement, avec douleur et humiliation, qu’on s’embourbe vite car cette route est impraticable, et que, pour arriver au but qui est de vivre, il faut prendre la voie de la grâce. L’obéissance exigée par la Loi n’est jamais qu’une amplification du contrat que l’Éternel a passé avec Adam au moment de la création, quand il lui a dit de ne pas manger du fruit d’un certain arbre (Genèse 2.16-17).

Comme Adam dans le jardin d’Éden, l’obéissance à Dieu devait conduire à l’épanouissement d’Israël dans le pays promis, tandis que sa rébellion a entraîné la malédiction et l’exil.

Versets 6-7

Je continue le texte.

Mais voici comment s’exprime la justice reçue par la foi : Ne dis pas en toi-même : Qui montera au ciel ? Le Christ n’en est-il pas descendu ? Ou bien : Qui descendra dans l’abîme ? Le Christ n’est-il pas ressuscité des morts ? (Romains 10.6-7).

Comme il le fait assez souvent, Paul cite très librement certaines expressions tirées des Écritures (Deutéronome 30.11-14). Ces paroles font partie du discours que Moïse a adressé aux Israélites sur le point d’entrer dans le pays de Canaan et dans lequel Dieu promet que la bénédiction accompagnerait l’obéissance et la foi en l’Éternel. Paul applique ce même principe d’obéissance et de foi à ses lecteurs. Paul répond à la question suivante : « Jusqu’à quelles extrémités dois-je aller afin de satisfaire la justice de Dieu ? » La réponse est : « Aucune », parce que Jésus-Christ a tout fait. Il est descendu du ciel et est remonté des antres de la terre lorsqu’il est ressuscité. Il a parfaitement accompli les exigences de toute la Loi. Il suffit donc de lui faire confiance. La justice par la foi interdit à l’homme d’essayer de conquérir le ciel et d’éviter le séjour des morts par ses propres forces. Demander : « Qui montera au ciel, qui descendra dans l’abîme », c’est nier que par sa mort et résurrection, Jésus a déjà vaincu la mort et le péché, et qu’il a accompli toute l’œuvre de la rédemption.

Verset 8-11

Je continue.

Que dit donc la justice reçue par la foi ? La Parole de Dieu est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole est celle de la foi, et c’est celle que nous annonçons (Romains 10.8). En effet, si de ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé, car celui qui croit dans son cœur, Dieu le déclare juste ; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve. En effet, l’Écriture dit : Quiconque met en lui sa confiance ne sera jamais déçu (Romains 10.8-11).

Le salut est tout près de chaque homme, dans sa bouche et dans son cœur, car il sera sauvé s’il confesse Jésus comme le Seigneur et s’il croit dans son coeur que Dieu l’a ressuscité des morts. Les paroles que l’apôtre énonce semblent provenir d’une confession de foi que les baptisés prononçaient et qui étaient : « Je déclare solennellement que Jésus est le Seigneur et je crois dans mon cœur que Dieu l’a ressuscité des morts ! » La résurrection du Christ est le cœur, la clé de voute, l’épine dorsale, la substantifique moelle de l’Évangile. Confesser Jésus comme Seigneur c’est lui obéir car l’hypocrisie n’a aucune place dans la foi chrétienne. Croire que Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts, c’est embrasser toute son oeuvre rédemptrice, dont sa résurrection, qui en a été le couronnement, et qui est l’objet suprême de la foi qui sauve. À chaque individu qui met sa confiance en Jésus-Christ, Dieu répond en lui accordant le don de sa justice et la vie éternelle.

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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