Chapitre 8

Introduction

Les innombrables courants politiques, la Ligue des Nations puis les Nations Unies, et autres mouvements pour la paix dans le monde sont tous engagés dans le même programme sans qu’ils s’en rendent compte. Ils cherchent à recréer le jardin d’Éden et à instaurer sur terre le royaume de Dieu, mais sans lui bien entendu. Ils promettent la lune, et pour s’assurer le soutien du bas peuple, soit ils mentent effrontément, soit ils exécutent les opposants.

L’apôtre Paul aborde lui aussi le thème du paradis perdu et explique comment le Créateur a prévu de restaurer le monde dans son état initial et de rétablir toutes choses comme elles étaient au Grand Commencement, tout de suite après la Création de l’univers.

Verset 19

Je continue à lire dans le chapitre 8 de l’Épître aux Romains.

C’est par contrainte que la création continue d’attendre avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu (Romains 8.19).

La création tout entière soupire en même temps que nous. Les croyants sont sauvés et destinés à la gloire céleste, mais nous souffrons dans le temps présent parce que nous appartenons à la « création soumise à la vanité ». Il existe une relation de réciprocité entre l’homme et l’environnement physique dans lequel il vit et dont il fait partie. Quand Adam a désobéi à Dieu, toute la création est passée sous le contrôle de Satan et du mal. Cependant, tout n’est pas perdu, car même la nature, qui est ici personnalisée, a une espérance. Elle ne compte pas sur la réalisation des rêves des promoteurs de la théorie de l’évolution, mais elle attend plutôt que Dieu tire le rideau sur cet épisode tragique du péché et de la mort qui sévissent depuis la désobéissance d’Adam et Éve.  Des temps heureux se préparent où tous les ravages du péché seront réparés, ce qui nous ouvre une perspective glorieuse à même d’affermir notre foi ébranlée par la vue de l’immensité des souffrances dans le monde entier.

La révélation des fils de Dieu aura lieu quand Jésus-Christ reviendra chercher les siens, les vivants et les morts, ressuscitant ces derniers. Tous les croyants seront alors transformés à l’image de leur Maître et partageront sa gloire pour l’éternité. En attendant ce grand jour, les croyants demeurent solidaires de l’humanité tout entière parce que leurs corps appartiennent toujours à la création maudite soumise à la corruption et à la mort.

Verset 20

Je continue le texte.

Car la création a été soumise au pouvoir de la vanité, de ce qui est dérisoire et corrompu ; cela ne s’est pas produit de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise (Romains 8.20).

Toute la création est dans un état d’instabilité, de dissolution et de mort. Le roi Salomon exprime cette idée au tout début du livre de l’Ecclésiaste quand il écrit :

Vanité des vanités, dit le Maître, oui, vanité des vanités, tout est dérisoire (Ecclésiaste 1.2).

Depuis que l’Éternel a maudit l’homme, tous les êtres vivants ne parviennent que péniblement à la plénitude de leur existence, et ce n’est que pour déchoir et périr. Alors qu’il est le plus grand, le plus sage, le plus puissant et le plus riche des souverains de son époque, Salomon affirme 5 fois que dans cette vie : « tout n’est que vanité et poursuite du vent ». Dur, dur, comme jugement sur la condition de l’homme ! Dans le jardin d’Éden, le paradis perdu, l’homme occupait une position d’autorité sur la nature et les animaux parce qu’il était le représentant de Dieu, son vassal en somme. Mais à cause de sa désobéissance, le Créateur a maudit tout l’univers en même temps qu’il a promulgué un décret de jugement à l’encontre de nos premiers parents. C’est à cause d’Adam et Éve que toute la création a été soumise à la souffrance et à la mort. Je cite ce passage déprimant en le compressant :

Dieu dit à la femme : — Je rendrai tes grossesses très pénibles, et tu mettras tes enfants au monde dans la souffrance. Ton désir se portera vers ton mari, mais lui te dominera. Il dit à Adam : — Le sol est maudit à cause de toi. C’est avec beaucoup de peine que tu en tireras ta nourriture tout au long de ta vie. Il te produira des épines et des chardons. Oui, tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes au sol dont tu as été tiré, car tu es poussière et tu retourneras à la poussière (Genèse 3.16-19).

Avant la chute de l’homme, c’est à dire la désobéissance de nos premiers parents, nulle part dans la création, il n’y avait de désordre, de destruction et des souffrances. Mais aujourd’hui, la corruption prévaut dans absolument toutes les choses créées. C’est ce qui explique qu’un simple virus est une forme de vie machiavélique qui peut constamment s’adapter pour résister aux médicaments qui tentent de l’empoisonner ; même chose par exemple pour les cellules cancéreuses qui chacune ont littéralement le diable au corps et donc aussi l’ingéniosité de survivre tout en faisant mourir leur hôte à petit feu.

Verset 21

Je continue le texte.

Dieu a toutefois donné une espérance à la création : c’est qu’elle-même sera délivrée de la puissance de corruption qui l’asservit pour accéder à la liberté que les enfants de Dieu connaîtront dans la gloire (Romains 8.21).

Quand le programme du salut du Créateur pour les hommes sera terminé, les enfants de Dieu seront libérés de la servitude du péché, de la corruption et de la mort et la nature sera associée à leur gloire. Alors, la création tout entière jouira également d’un renouveau total de fond en comble. Le mal et toutes ses terribles conséquences seront extirpés, mais il y aura une certaine continuité entre l’ancienne et la nouvelle création, ainsi qu’une similarité entre le corps actuel du croyant et celui qu’il recevra lors de sa résurrection. Cependant, les différences entre la situation actuelle et l’ordre nouveau seront profondes, ce que montre bien l’apôtre Paul par son emploi de mots très contrastés. Ainsi, il dit que la création sera délivrée de la corruption pour accéder à la liberté.

L’univers physique sera renouvelé de sorte qu’il n’y aura plus ni décrépitude ni mort, et le royaume éternel du Christ sera établi sur une terre métamorphosée. Déjà, dans l’Ancien Testament, les prophètes prédisent et anticipent cette émancipation de l’esclavage dans lequel la création matérielle est emprisonnée. Tout cela se produira en deux étapes. Avec le retour de Jésus-Christ qui viendra établir un règne de 1 000 ans sur cette terre, il y aura rétablissement de l’ordre divin dans l’univers actuel. Ensuite, environ mille ans plus tard, aura lieu la deuxième création d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre, selon ce qu’expliquent les apôtres Pierre et Jeans dans une épître (2 Pierre 3) et dans le livre de l’Apocalypse (ch.21).  Dans l’un de ses sermons, Chrysostome dit : « Ce n’est pas toi seulement, mais ce qui t’est inférieur, ce qui est privé de raison et de conscience, qui aura part avec toi aux biens à venir. La création sera délivrée de la servitude de la corruption, cela veut dire qu’elle cessera d’être corruptible, qu’elle participera à la même glorification que ton corps. Elle est devenue corruptible quand tu as été livré à la corruption ; elle suivra de même ta destinée quand tu seras glorifié. Il en est d’elle comme de la nourrice d’un prince royal qui est associée à sa fortune, lorsqu’il monte sur le trône. Vois comment l’homme marche toujours en tête de tous les êtres, et comment tout arrive à cause de lui ! Vois comment l’apôtre console celui qui est engagé dans la lutte, en lui montrant l’amour infini de Dieu ! Si la créature qui a été appelée à l’existence à cause de toi a le droit d’espérer, combien plus toi, puisque c’est pour toi qu’elle aura part à cette gloire. »

Verset 22

Je continue le texte.

Nous le savons bien, en effet : jusqu’à présent la création tout entière est unie dans un profond gémissement et dans les douleurs d’un enfantement (Romains 8.22).

Ce que l’apôtre appelle « profond gémissement » est au fond l’instinct de tout être vivant, d’une part, qui repousse la souffrance et la mort, et d’autre part, son ardente aspiration à en être délivré et à vivre toujours et pleinement. Cette aspiration n’est pas vaine car un jour ce désir sera accompli. Comme une mère en travail d’enfantement souffre pour mettre au monde l’enfant qu’elle porte dans son sein, ainsi la nature lutte contre les étreintes de la mort, afin de produire la création nouvelle et glorieuse qui sortira d’elle au jour de « la révélation des enfants de Dieu ». Ce verset est une sorte de conclusion qui résume la malédiction qui est la condition présente de la création physique. Le mot « gémissement » est utilisé aussi bien pour la nature que pour les croyants et même plus loin pour le Saint-Esprit, ce qui est très lourd de signification. En effet, ce gémissement unit en quelque sorte la création, le chrétien authentique et Dieu le Saint-Esprit dans une même attitude languissante, mais expectative de la rédemption à venir qui apportera la libération anticipée tant désirée. Mais en attendant, l’univers tout entier est encore sous la malédiction divine, que ce soient le monde inanimé ou les organismes vivants. Par exemple, un des prophètes de l’Ancien Testament écrit :

Les graines répandues pourrissent sous les mottes, les greniers sont en ruine, les silos démolis, car le blé fait défaut. Écoutez le bétail, comme il gémit ! Les troupeaux de bovins ne savent où aller, car ils ne trouvent plus de pâturages et les troupeaux de moutons et de chèvres sont atteints eux aussi. C’est vers toi, Éternel, que je pousse des cris. Oui, car le feu dévore les pâturages de la steppe, et la flamme consume tous les arbres des champs. Et même les bêtes sauvages vers toi se tournent, car les cours d’eau se sont taris, le feu dévore les pâturages de la steppe (Joël 1.17-20).

Quelqu’un a fait remarquer que lorsque la nature s’exprime, elle émet un gémissement. En effet, quand on écoute le bruit du vent qui souffle dans les forêts de pins ou celui des vagues qui se brisent sur une plage isolée, il ressemble à une longue et morne plainte. Si on y ajoute le cri isolé d’un animal ou d’un oiseau apeuré qui perce la nuit, ça fait froid dans le dos. Sans l’ombre d’un doute, la création tout entière porte en elle les stigmates de la malédiction. Un poète a dit que la création est mélancolique car elle ressemble à une mariée qui au moment où elle est fin prête pour la cérémonie, voit mourir devant ses yeux son futur époux. Elle porte toujours sa couronne de fleurs et sa robe de mariée mais ses yeux sont remplis de larmes.

Verset 23

Je continue le texte.

La création n’est pas seule à gémir ; car nous aussi, qui avons reçu les prémices de l’Esprit comme avant-goût de la gloire, nous gémissons du fond du cœur, en attendant d’être pleinement établis dans notre condition de fils adoptifs de Dieu, la rédemption de notre corps lorsqu’il sera délivré (Romains 8.23).

Pour un agriculteur, les prémices sont ce qui mûrit en premier et si cette cueillette initiale est bonne, elle promet une récolte abondante. En Israël, les prémices étaient les premières gerbes que l’on prélevait sur la moisson pour les apporter en offrande à l’Éternel (Lévitique 23:10). De la même manière, la présence du Saint-Esprit dans le chrétien authentique est une garantie de l’héritage futur dont il lui donne déjà un avant-goût. Mais le croyant attend toujours en gémissant, sa pleine entrée dans son héritage, sa future délivrance de la souffrance et de la mort dues à la malédiction qui pèse sur lui à cause du péché; il attend la rédemption de son corps, c’est-à-dire l’obtention d’un corps de résurrection. Alors il entrera en pleine possession de sa condition de « fils adoptifs de Dieu ».

Avec les années qui s’accumulent viennent aussi les maux des vieux comme les rhumatismes et autres douleurs éparses, chroniques et languissantes. Alors se fait vraiment sentir la fragilité d’un corps qui décline, et ces souffrances quotidiennes engendrent des plaintes. Il est bien vrai que les croyants sont déjà des « fils et des filles adoptés », depuis qu’ils ont reçu la grâce de Dieu par la foi au moment où ils ont placé leur confiance en Jésus-Christ. Mais il n’empêche qu’ils gémissent quand même parce qu’ils sont encore et toujours sous la malédiction divine. À cause des malheurs et des difficultés sans nombre du temps présent, en compagnie de la création, nous soupirons en attendant la délivrance promise par Dieu. Dans la seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul exprime cette même pensée. Je le cite :

Nous le savons, en effet : si notre corps, cette tente que nous habitons sur la terre, vient à être détruit, nous avons au ciel une maison que Dieu nous a préparée, une habitation éternelle qui n’est pas l’œuvre de l’homme. Car, dans cette tente, nous gémissons parce que nous attendons, avec un ardent désir, de revêtir notre domicile qui est de nature céleste (2Corinthiens 5.1-2).

Ce nouvel état éternel sera pleinement réalisé lorsque le corps mortel ressuscitera de la tombe où il a pourri, renaîtra de ses cendres dispersées aux quatre vents, ou encore quand ces os qui ont blanchi au soleil reprendront vie. Cette résurrection aura lieu lors de « l’Enlèvement de l’Église », un événement tout à fait extraordinaire qui est décrit dans la première épître de Paul aux Thessaloniciens (ch. 4.13-18).

Versets 24-25

Je continue le texte.

Car nous sommes sauvés, mais c’est en espérance ; or, voir ce que l’on espère, ce n’est plus espérer ; qui, en effet, continue à espérer ce qu’il voit ? Mais si nous ne voyons pas ce que nous espérons, nous l’attendons avec persévérance (Romains 8.24-25).

Pour ceux qui ont personnellement mis leur confiance en Jésus, le salut est déjà acquis et actuel. Cependant, il a également une dimension future. Le chrétien authentique est passé par la nouvelle naissance, son esprit a été régénéré et il possède une nouvelle nature. Pourtant, dans sa totalité, le salut comprend deux étapes qui sont liées à la dualité de l’homme. En effet, et contrairement aux animaux, l’être humain possède à la fois une âme immortelle et un corps périssable. C’est donc en espérance que les croyants attendent l’étape finale de leur salut, c’est-à-dire un corps de résurrection. Une fois dans l’éternité, le croyant expérimentera le royaume des cieux dans toute sa magnificence; son espérance sera pleinement réalisée et il ne marchera plus par la foi. Il restera cependant l’amour qui unira tous les rachetés entre eux et avec Dieu. Parce que l’amour est un attribut divin, c’est un état permanent et inaltérable aussi bien dans cette vie que dans l’autre.

Verset 26

Je continue le texte.

De même, l’Esprit continue à nous aider dans notre faiblesse à porter une lourde charge. En effet, nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même sur-intercède en permanence pour nous auprès de Dieu en gémissant d’une manière inexprimable (Romains 8.26).

Il faut bien reconnaître que la prière est un mystère et une activité difficile parce qu’elle repose uniquement sur un acte de foi qui échappe aux sens et à la raison. On peut en effet se dire que de toute façon, comme Dieu fera ce qu’il a décidé, à quoi bon prier ? Et pourtant, d’une manière qui ne nous est pas du tout compréhensible, invoquer Dieu exerce une influence sur lui et sur mes circonstances, et cela, même si je ne perçois rien du tout. Il faut donc une bonne dose de confiance au Dieu invisible pour prier. Cela dit, l’affirmation de Paul comme quoi le Saint-Esprit sur-intercède en permanence pour moi, est énigmatique. Par son action souveraine, il entoure et couvre ma prière, pour la présenter au Père céleste, lui insufflant sa pensée qui s’accorde avec celle de Dieu. C’est au plus profond de l’être humain que s’opère cette alchimie, ce que Paul indique quand il parle de l’Esprit « gémissant de manière inexprimable ». Il ressort de cette vérité qu’il est tout à fait acceptable de s’approcher du trône de la grâce même si on ne sait pas trop quoi dire. De toute façon, Dieu ne cherche pas des paroles mais à établir une relation avec chacun de nous. Même Jésus a hésité sur ce qu’il devait demander à son Père (Jean 12.27). On peut donc prier avec beaucoup de blancs, et si je suis sincère, si je ne joue pas à un jeu quelconque, alors le Saint-Esprit remplit les vides avec la volonté divine. Je reconnais que ce texte ne cadre pas avec le rationalisme cartésien, mais peu importe, il faut choisir ses allégeances. Moi j’essaie de prendre Dieu au mot ; je crois que les Écritures sont sa parole, et donc qu’elles disent ce qui est la vérité.

Verset 27

Je continue le texte.

Et Dieu qui scrute les cœurs sait ce vers quoi tend l’Esprit, car c’est en accord avec Dieu qu’il intercède pour ceux qui appartiennent à Dieu (Romains 8.27).

L’intercession de Jésus-Christ (Romains 8:34) a lieu en dehors des croyant dans le ciel, auprès du Père devant qui il est leur représentant et Médiateur (Romains 8.34; Hébreux 7:24-25; 9:11,12,24; 10:11,12). L’action de l’Esprit par contre, s’exerce dans le cœur des fidèles. Il est remarquable que le Christ et le Saint-Esprit intercèdent tous deux auprès de Dieu le Père en faveur des chrétiens authentiques ; tel est l’enseignement des Écritures. Ces passages soulèvent un petit coin du voile mystérieux qui entoure la prière. Même s’il ne s’exprime pas de façon audible, Dieu le Père connaît évidemment le contenu de l’intercession de l’Esprit.

Verset 28

Je continue le texte.

Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin (Romains 8.28).

Ce verset commence par la phrase : « A ceux qui aiment Dieu » pour la mettre en valeur. Ceux qui sont appelés sont ceux qui ont été invités à recevoir la grâce divine et qui de ce fait l’ont acceptée. Cet appel n’est pas une simple invitation de Dieu à quelqu’un de placer sa foi en Jésus-Christ, mais l’oeuvre de la grâce qui attire l’homme et l’amène à la foi. Ensuite et par reconnaissance, l’appelé devenu croyant aime Dieu. L’apôtre Jean écrit :

Quant à nous, nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier (1Jean 4.19).

Il s’en suit que pour les croyants, tout ce qui leur arrive contribue à leur bénéfice ultime, même si c’est très loin dans le futur, voire dans l’au-delà. Cette façon de voir est évidemment un acte de confiance en la souveraineté du Dieu créateur. C’est lui qui contrôle toutes choses, aussi bien les bonnes que les autres. En fin de compte et malgré les apparences qui peuvent être fortement contraires et trompeuses, toute circonstance concourt au bien absolu de ceux qui aiment Dieu. Dans le premier chapitre de son épître, Jacques écrit :

Heureux homme, celui qui supporte l’épreuve ! Sa valeur une fois reconnue, il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment (Jacques 1.2,3,12).

Ces paroles veulent dire que les événements qui m’affligent ne sont pas le fruit d’une coïncidence fortuite ou d’une mauvaise fortune, mais sont voulus par Dieu pour mon avantage. Les jugements de Dieu les plus sévères peuvent être convertis en bénédictions pour celui qui s’humilie sous les coups de la justice divine. Je dois donc accepter par la foi que les pires épreuves sont bonnes, et c’est quelques fois dur à avaler, je l’avoue. Quand vais à l’hôpital rendre visite à quelqu’un en train de mourir, c’est dur, dur, surtout s’il s’agit d’un vrai croyant et père de deux petits enfants car alors je ne comprends pas et je souffre vraiment avec lui. Pourtant, en dépit de l’adversité, des afflictions et de l’injustice que subissent les chrétiens authentiques, Dieu harmonise les circonstances de façon à ce qu’elles concourent au bien ultime des personnes concernées.

Au sens strict du terme, le hasard n’existe pas. Toutes choses — douces ou amères, faciles ou pas, la santé ou la maladie, la prospérité ou la misère, le calme ou la tempête, la réussite ou l’échec, l’équité ou l’injustice, la vie ou la mort — toutes choses tournent à l’avantage de ceux qui aiment Dieu.