Chapitre 6

Introduction

Il n’est pas rare d’entendre dire que tous les chrétiens sont des hypocrites. Ce genre de généralisation à l’emporte-pièce n’est absolument pas justifié. Cela dit, il est malheureusement vrai que beaucoup de ceux qui se disent croyants ont bien des difficultés à se comporter d’une manière digne de leur maître Jésus-Christ. Dans la lettre que Paul adresse à l’Église de Rome, l’apôtre explique que depuis la désobéissance d’Adam, notre ancêtre, toute la race humaine est tombée dans le péché avec pour conséquences, la mort et son cortège de souffrances. Mais parallèlement, tous ceux qui placent leur confiance en Jésus-Christ sont déclarés justes aux yeux de Dieu et ne sont donc plus sous sa colère ni sous son jugement. En même temps, le croyant reçoit une nouvelle nature ayant une dimension à la fois morale et spirituelle, et le Saint-Esprit établit sa présence en lui. La troisième personne de la Trinité produit alors en lui un amour qui le rend capable d’aimer Dieu et son prochain, ce qui est, soit dit en passant et d’après Jésus lui-même, le plus grand des commandements ainsi que le second ou son corollaire (Matthieu 22.37-39).

À partir du chapitre 6 de l’Épître de Paul aux Romains et jusqu’au 8e inclus, l’apôtre va traiter en profondeur le rôle du Saint-Esprit, et la nouvelle vie du chrétien authentique. C’est ce que les Écritures appellent « la sanctification » qui est le processus par lequel le croyant devient de plus en plus conforme à l’idéal divin dont Jésus est le modèle. Au moment où quelqu’un place sa confiance en Jésus-Christ, il est instantanément sauvé, ses fautes sont pardonnées, et il ne viendra jamais en jugement. Mais il n’en est pas ainsi de la sanctification car elle prend du temps, beaucoup de temps et se poursuit durant toute la vie du croyant, pour se terminer quand il entre au paradis. Au fil des mois et des années, il est censé devenir de plus en plus droit dans tous les domaines de sa vie.

On pourrait presque dire que Dieu se comporte avec nous comme un décorateur. Il commence par l’extérieur puisque le croyant est tout d’abord déclaré juridiquement impeccable, bien qu’il ne le soit absolument pas. Ensuite, par le processus de la sanctification, Dieu fait le ménage à l’intérieur du chrétien. Petit à petit, il met de l’ordre partout dans sa vie. Quelques fois, ça fait mal car Dieu doit souvent faire de grands nettoyages, ajuster ce qui est penché, redresser ce qui est tordu, couper ici et là comme en chirurgie esthétique. Disons tout de suite que la sanctification n’est pas une condition à remplir pour que le croyant conserve son statut de juste; ce n’est pas non plus un devoir de reconnaissance. Tout comme la justification, la sanctification est une grâce que le fidèle s’approprie par la foi.

La première partie du chapitre 6 que je vais aborder réfute l’idée que le croyant peut vivre comme bon lui semble, peu importe s’il mène une vie de bâton de chaise; cet abus de la grâce de Dieu fut le reproche principal que firent les Catholiques aux réformateurs protestants.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 6.

Que dire maintenant ? Persisterons-nous dans le péché pour que la grâce abonde ? (Romains 6.1).

Cette question de rhétorique sous-entend que même si j’ai été délivré de la culpabilité et du châtiment qu’engendre le péché, sa puissance, son pouvoir est toujours bien réel en moi. Je n’ai pas besoin de réfléchir longtemps avant de commettre une faute car ma première inclination est toujours la mauvaise. Si on me fait une queue de poisson sur la route, je vois rouge tout de suite. La question, que pose Paul : « Persisterons-nous dans le péché pour que la grâce abonde », suit de manière assez logique l’affirmation qu’il a faite précédemment : « Mais là où le péché a proliféré, la grâce a surabondé ». Puisque de toute façon la grâce de Dieu abonde et surabonde, le vrai croyant peut-il se vautrer à cœur joie dans le fumier de ce qui est mal ? Doit-il pécher un maximum afin de pouvoir expérimenter encore davantage la grâce de Dieu ? Si l’apôtre énonce cette idée farfelue, c’est pour la rejeter avec force.

Verset 2

Je continue.

Loin de là ! Puisque nous sommes morts pour le péché, comment pourrions-nous vivre encore dans le péché ? (Romains 6.2).

L’abondance de la grâce n’a nullement pour but d’encourager les croyants à mal faire. Paul explique alors pourquoi on ne peut pas entretenir une telle pensée. En fait, au moment où quelqu’un place sa foi et son espérance en Jésus-Christ, il meurt au péché, ce qui veut dire que le péché n’exerce alors plus d’attrait sur lui car le croyant n’y a plus goût. En grec, cette mort au péché est exprimée au temps aoriste, ce qui signifie qu’elle a été accomplie une fois pour toutes mais les résultats durent toujours. C’est une rupture des chaînes qui me liaient au principe du mal qui habite en moi et en chacun de nous. L’être humain qui expérimente la grâce de Dieu est fondamentalement réorienté vers Dieu, vers le bien et vers la vérité. Mais je ne pourrais actualiser les vertus dites chrétiennes que dans la mesure où je fixe mes regards et garde mes yeux sur Jésus.

Paul va utiliser l’image du baptême pour montrer combien le croyant est uni au Christ dans sa mort, son ensevelissement et sa résurrection. Soit dit en passant que c’est ici la première fois dans l’épître que l’apôtre souligne la relation mystique qui existe entre Jésus-Christ et le croyant. Ceux qui comprennent cette union ne peuvent plus se complaire dans le péché car il constitue un esclavage inacceptable. Quand quelqu’un devient chrétien, il hérite d’une nouvelle nature et est rendu capable de se soumettre à Dieu et de lui obéir. L’union du croyant au Christ signifie que Jésus est devenu son Seigneur et le Maître de sa vie.

Vous me direz peut-être que c’est bien beau sur le papier tout ça parce que même si je suis juridiquement mort au péché, je suis toujours sensible à ses sollicitations. C’est vrai, mais tant que je me soumets à Jésus-Christ et aux enseignements des Écritures, ça va. Le problème surgit quand, face à la tentation, je réagis spontanément selon ma vieille nature, car alors j’expérimente encore la puissance du péché dans ma chair. Quand on me fait une queue de poisson, ma première réaction est de souhaiter avoir en main la voiture de James Bond avec lance-roquettes pour pouvoir me venger, c’est tout vous dire. Mais n’ayez crainte, je me calme très vite. Dieu peut encore adoucir mon tempérament mais je n’atteindrais jamais le pinacle de la perfection, pas de ce côté-ci du ciel en tout cas.

Verset 3

Je continue le texte.

Ne savez-vous pas que nous tous, qui avons été baptisés pour Jésus-Christ, c’est en relation avec sa mort que nous avons été baptisés ? (Romains 6.3).

Paul explique maintenant sa déclaration abrupte : « nous sommes morts pour le péché ». Dans l’Église primitive et encore aujourd’hui, l’union du nouveau croyant à Jésus-Christ est symbolisée par le baptême. Le croyant est plongé dans l’eau, c’est sa mort; il est entièrement immergé, c’est son ensevelissement; on le sort de l’eau, c’est sa naissance à une vie nouvelle. En demandant le baptême, le croyant témoigne publiquement sa foi et son identification à Jésus-Christ, à sa mort, à son ensevelissement et à sa résurrection.

Le baptême par immersion est une image et un témoignage visible qui illustre une réalité spirituelle. Quand Jésus a été crucifié, il a pris avec lui, sur lui et en lui, tous ceux qui lui feront confiance dans le cours de l’histoire de l’humanité. Selon l’enseignement des Écritures, il faut se tenir pour dit que les fautes de tout être humain ne peuvent se trouver qu’à deux endroits possibles : soit elles lui collent encore à la peau ce qui le maintient sous la colère divine, soit elles étaient sur la croix il y a 2 000 ans.

Verset 4

Je continue le texte.

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en relation avec sa mort afin que, comme le Christ a été ressuscité d’entre les morts par la puissance glorieuse du Père, nous aussi, nous menions une vie nouvelle (Romains 6.4).

L’ensevelissement de Jésus-Christ prouve qu’il était mort pour de bon. Paul affirme par là même que les croyants ont été ensevelis avec Jésus-Christ, ce qui montre qu’eux aussi sont bel et bien morts avec lui à leur ancienne façon de vivre. Dieu considère le chrétien authentique comme placé en Jésus-Christ et uni à lui. J’ai donc participé de façon symbolique et virtuelle à sa crucifixion, sa mise au tombeau, et à sa résurrection. Parallèlement, je suis aussi avec lui dans les cieux assis à la droite du Père, ce que Paul explique dans une autre Épître.

Quand Jésus est sorti du tombeau, il n’est pas simplement retourné dans un corps semblable au précédent, mais avec un corps de résurrection glorifié pourvu de caractéristiques célestes. De la même façon, ceux qui lui sont identifiés sont appelés à mener une vie dotée d’une qualité nouvelle. En résumé donc, quand quelqu’un accepte la grâce de Dieu, une vie spirituelle est implantée en lui. Il est identifié à Jésus-Christ dans sa mort, son ensevelissement et sa résurrection. Il est séparé de la puissance du péché, de son pouvoir sur lui, et de plus, il reçoit une nouvelle nature, et le Saint-Esprit qui lui permet de vivre en nouveauté de vie. Petit à petit, le Saint-Esprit commence à transformer ses priorités et ses valeurs pour que sa vie soit une quête de sainteté; c’est le processus de sanctification, et il ne s’achèvera que quand le croyant entre dans les cieux. A cet instant, il devient parfait, semblable au Fils de Dieu.

Verset 5

Je continue le texte.

Car puisque nous avons été unis à lui par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable à la sienne (Romains 6.5).

On est en pleine doctrine chrétienne de la sanctification et elle n’est pas simple à comprendre et encore moins à mettre en pratique. Comme je l’ai dit, les croyants ont été juridiquement crucifiés au même endroit et en même temps que le Christ; ils ont participé à la mort et à la résurrection du Seigneur. Le croyant est comme une branche qui est sectionnée d’un tronc puis greffée sur un autre. Le chrétien authentique est une personne qui a été juridiquement coupée de la descendance d’Adam, de sa race en quelque sorte, et placée dans la nouvelle humanité dont Jésus-Christ est la tête et le chef de file. Tout comme une greffe participe à la vie et à la mort de l’arbre sur lequel elle est entée, les croyants sont participants de la vie et de la mort du Christ; ils lui sont unis de manière à croître en lui.

Alors que la lignée d’Adam est maudite et demeure sous la colère de Dieu, les croyants sont sous la bénédiction divine. De la même manière qu’une branche capte tout ce qui contribue à sa vie et à son épanouissement de la sève de l’arbre dont elle fait partie, le chrétien authentique reçoit sa nouvelle vie du Christ qui est Dieu.

Verset 6

Je continue le texte.

Comprenons donc que l’ancienne personne que nous étions autrefois a été crucifié ensemble avec le Christ afin que le péché dans ce qui fait sa force soit réduit à l’impuissance et que nous ne servions plus le péché comme des esclaves (Romains 6.6).

L’ancienne personne est l’état naturel de tout être humain depuis le moment où il vient au monde. Il est spirituellement mort, et sans force vis-à-vis du péché qui contrôle ses pensées, ses émotions et sa volonté. C’est un impie qui est séparé et ennemi de Dieu. Cette nature de péché, le croyant la conservera jusqu’au jour où il entrera au paradis. En attendant il subit la transformation morale, lente et graduelle qui s’appelle « la sanctification ». Quand Paul dit : « l’ancienne personne [..] a été crucifié ensemble avec le Christ », il considère que c’est un fait accompli, mais c’est une réalité de principe et en puissance. Par un acte de soumission à Dieu sans cesse renouvelé, le croyant doit transformer cette virtualité en une réalité. La crucifixion de la vieille nature ne s’opère pas d’une manière soudaine et magique, le plaçant une fois pour toutes dans une condition morale où le péché serait entièrement détruit. Afin de traduire de manière concrète dans mon expérience quotidienne mon identification à Jésus-Christ, il me faut un état d’esprit et de volonté qui fait que je me considère comme mort à la puissance du péché qui m’habite toujours. Alors, je pourrai faire la volonté de Dieu, vivre pour lui et glorifier son nom.

Verset 7

Je continue le texte.

Car celui qui est mort a été justifié du péché (Romains 6.7).

Par nature et dans son état non régénéré, tout être humain est esclave du péché. Cependant, la personne qui place sa confiance en Jésus-Christ lui est identifiée dans sa crucifixion. C’est là le fondement de la délivrance des vices qui l’asservissaient auparavant, avant qu’il ne devienne chrétien. Maintenant donc dit Paul, le croyant est libre à l’égard de la puissance du péché, dans le sens qu’il n’a plus à obéir à ce maître esclavagiste. Ce dernier n’a plus le droit légal d’exercer son empire et son emprise sur le croyant, puisqu’il est mort juridiquement avec le Christ sur la croix. Cela dit, le jour où le croyant meurt et va dans le royaume des cieux, il est littéralement libéré non seulement de la puissance, mais aussi de la présence même du péché en lui. Mort, il est affranchi du péché et n’a plus rien à faire avec lui.

Versets 8-10

Je continue ce texte difficile.

Or, puisque nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Car nous savons que le Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Il est mort et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes. Mais à présent, il est vivant et il vit pour Dieu (Romains 6.8-10).

Paul répète que ceux qui ont accepté Jésus-Christ par la foi lui sont identifiés dans sa mort. En conséquence, ils participent aussi à sa vie de résurrection et cela pour toute l’éternité. L’apôtre rappelle que sur la croix, Jésus a porté la sanction que nous méritons à cause de nos fautes. Jésus-Christ est mort une fois pour toutes. Il a accompli un acte de justice unique dans l’histoire et qui reste valable pour tous les péchés de tous les hommes de tous les temps pour toute l’éternité. Cet enseignement est en opposition à la croyance au sacrifice perpétuel du Christ telle qu’il est pratiqué dans certaines Églises.

Par sa mort, le Sauveur a détruit le péché et brisé sa puissance. Maintenant, le Fils unique et bien-aimé vit avec le Père dans une communion de gloire éternelle. C’est le fondement de l’exhortation que Paul va maintenant adresser à  ses lecteurs.

Versets 11-12

Je continue.

Ainsi, vous aussi, considérez-vous comme morts pour le péché, et comme vivants pour Dieu dans l’union avec Jésus-Christ. Que le péché n’exerce donc plus sa domination sur votre corps mortel pour vous soumettre à ses désirs (Romains 6.11-12).

Paul demande aux croyants de considérer les deux conséquences que leur identification au Christ leur apporte. D’une part, ils sont morts au pouvoir du péché et ne sont donc plus disponibles pour le servir, et d’autre part, comme ils partagent la vie de résurrection de Jésus, ils doivent vivre pour Dieu et le servir. L’apôtre sous-entend que comme nous sommes fragiles et mortels, il est insensé de céder aux convoitises d’un corps qui n’est que transitoire et en train de pourrir. Ce que les croyants sont devenus grâce à leur union avec le Christ doit devenir une réalité; ils sont appelés à manifester leur nouvelle vie en action et donc tenus à ne pas laisser le péché, tel un maître esclavagiste, régner sur eux. Le croyant est bien mort au péché, mais l’oeuvre de sa délivrance, parfaitement accomplie en Christ, ne se réalise que progressivement en lui. Elle doit triompher des passions de la chair, de ses défauts invétérés, de l’orgueil et de l’égoïsme. L’oeuvre de délivrance est encore compromise par des erreurs de jugement, entravée par les tentations et les luttes de la vie. On comprend donc pourquoi l’apôtre insiste sur la nécessité de lutter contre le péché et de travailler à notre sanctification. Il est nécessaire de fournir un effort moral vigilant. Comme le salut s’obtient par la foi, ainsi en est-il de la marche chrétienne, un processus qui a pour but de me rendre conforme à la personne de Jésus dans mes actes de tous les jours.

Verset 13

Je continue le texte.

Ne continuez pas à mettre vos membres à la disposition du péché comme des armes au service du mal. Mais puisque vous étiez morts et que vous êtes maintenant vivants, commencez donc à vous offrir vous-mêmes à Dieu une fois pour toutes, et à mettre vos membres à sa disposition comme des armes au service du bien (Romains 6.13).

Paul répète ce qu’il vient de dire précédemment en termes plus précis. Il encourage ses lecteurs à ne pas permettre à leur ancien maître le péché d’utiliser leur corps. Le problème du chrétien est qu’il lui est toujours facile de se laisser aller à ses penchants mauvais. Sous l’occupation allemande, il était bien plus aisé de se conformer à la volonté de l’occupant que de lui résister. C’est la même chose en ce qui concerne ma vieille nature. Autrefois, je m’y soumettais allègrement, parce que j’étais mort dans mes péchés. Mais maintenant que j’ai reçu une vie de résurrection, Paul m’exhorte à m’offrir à Dieu et à son service. Les membres de mon corps, les mains, les jambes ou la langue, doivent être mis à la disposition de ce qui est bien et juste. Paul insiste sur la sanctification de tout le corps parce que parmi ses lecteurs se trouvent d’anciens païens qui croyaient que l’esprit peut servir Dieu indépendamment de ce que fait le corps. Plus loin dans la partie pratique du livre, Paul écrit :

Je vous invite donc, frères, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu (Romains 12.1).

Verset 14

Je continue le texte.

Car le péché ne sera plus votre maître puisque vous n’êtes plus sous le régime de la Loi mais sous celui de la grâce (Romains 6.14).

Je suis réconforté par le fait que l’apôtre Pierre trouve lui aussi que les écrits de Paul sont costauds. Il écrit :

Paul, notre frère bien-aimé, a écrit avec la sagesse que Dieu lui a donnée. Il l’a fait dans toutes ses lettres. Certes, il s’y trouve des passages difficiles à comprendre (2Pierre 3.15-16).

Paul parle toujours de la nouvelle vie du croyant. L’objectif de Dieu est que le péché en tant que moteur de vie n’ait plus de pouvoir sur le fidèle à Jésus-Christ. Ici, Paul ramène sur le tapis la Loi qui ne fait que commander et qui exige une obéissance parfaite. L’apôtre a déjà expliqué que le but des commandements n’est pas de procurer la justice mais de condamner celui qui les transgresse. Et comme il suffit d’une seule violation pour encourir la colère de Dieu, tout le monde sans exception est sous son jugement. Jésus-Christ est notre unique bouée de sauvetage, ma seule barque de salut. Tout être humain qui met sa confiance en lui n’est plus sous le régime de la Loi et de sa condamnation ; c’est ainsi qu’il échappe au châtiment. Étant désormais sous la logique de la grâce, le croyant est déclaré juste aux yeux de son Créateur qui le place juridiquement sous l’autorité de Jésus-Christ, son nouveau Maître. Les milliards d’êtres humains sur terre sont tous soit sous le régime de la Loi soit sous celui de la grâce. Il n’y a pas d’autres possibilités. Moi, je choisis la grâce, et vous ?