Chapitre 4

Introduction

Au premier siècle de notre ère, les privilégiés reçoivent une éducation particulièrement poussée qui englobe les langues dites classiques, les sciences, la métaphysique et l’art de la rhétorique. Parmi eux se trouve l’apôtre Paul qui est un intellectuel hors pair. Dans son Épître aux Romains, il montre qu’il connaît aussi bien la pensée juive que grecque. Il manie les mots et les phrases avec brio ; il fait de brillantes démonstrations de logique dignes des plus grands philosophes que le monde ait connus. En fait, il surpasse Platon et Aristote, car il parle de vérités célestes. Seulement, voilà, comme moi j’ai épousé les valeurs de mon temps, le pragmatisme et le style télégraphique, je tire un peu la langue à le suivre. Mais comme le sujet traité est immensément important, il vaut la peine de s’accrocher. Paul s’est en effet engagé à expliquer comment, à l’exemple d’Abraham, un païen pur et dur, vous et moi pouvons devenir justes devant Dieu.

Verset 17

Je continue à lire dans le chapitre 4 de l’épître de Paul aux Romains.

Abraham est notre père à tous, comme le dit l’Écriture : Je t’ai établi pour être le père d’une multitude de peuples. Placé en présence de Dieu, il mit sa confiance en celui qui donne la vie aux morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas (Romains 4.17).

Toutes les promesses faites à Abraham s’élargissent en des bénédictions qui incluent tous les croyants de tous les temps issus de toutes les nations, et qui ont manifesté la même foi que le vieux patriarche. Les chrétiens sont apparus pour la première fois lors de la Pentecôte; ils font partie de l’Église et sont sous le régime de la Nouvelle Alliance. Ces croyants-là sont identifiés à Abraham et à l’alliance que l’Éternel a conclue avec lui. Ce patriarche a fait preuve d’une très grande foi puisqu’il a cru en la possibilité d’une résurrection corporelle, il a cru que Dieu peut donner une seconde vie à son corps et à celui de sa femme Sara. Vu leur grand âge, ils étaient pourtant comparables à des tombes, en ce qui concerne la possibilité d’engendrer un enfant. Mais pour Abraham, il ne faisait aucun doute que le Créateur peut redonner la vie aux morts. Plus tard, après la naissance de son fils Isaac, sa foi en Dieu s’est même encore affermie. Preuve en est qu’il n’a pas hésité à offrir à l’Éternel qui le lui demandait, son fils Isaac, son unique, en sacrifice. Je lis, tout en le compressant, le passage de la Genèse qui en parle, parce qu’il est tout à fait extraordinaire :

Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il l’appela : — Abraham ! Et celui-ci répondit : — Me voici. — Prends Isaac, ton fils unique, que tu aimes, lui dit Dieu, et va au pays de Morija. Là, tu me l’offriras en sacrifice sur l’une des collines, celle que je t’indiquerai. Le lendemain, Abraham se leva de grand matin, sella son âne et emmena deux de ses serviteurs ainsi que son fils Isaac ; il fendit du bois pour l’holocauste, puis il se mit en route en direction de l’endroit que Dieu lui avait indiqué. Après trois jours de marche, Abraham, levant les yeux, aperçut le lieu dans le lointain. Alors il dit à ses serviteurs : — Restez ici avec l’âne ; le garçon et moi, nous irons jusque là-bas pour adorer Dieu, puis nous reviendrons vers vous. Abraham chargea le bois de l’holocauste sur son fils Isaac ; il prit lui-même des braises pour le feu et le couteau, puis tous deux s’en allèrent ensemble. Isaac s’adressa à son père Abraham et lui dit : — Mon père ! Abraham dit : — Qu’y a-t-il, mon fils ? — Voici le feu et le bois, dit-il, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Abraham répondit : — Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l’agneau pour l’holocauste. Et ils poursuivirent leur chemin tous deux ensemble. Quand ils furent arrivés à l’endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham construisit un autel et y disposa les bûches. Puis il ligota son fils Isaac et le mit sur l’autel par-dessus le bois. Alors Abraham prit en main le couteau pour immoler son fils. À ce moment-là, l’ange de l’Éternel lui cria du haut du ciel : — Abraham ! Abraham ! — Me voici, répondit-il. L’ange reprit : — Ne porte pas la main sur le garçon, ne lui fais pas de mal, car maintenant je sais que tu révères Dieu puisque tu ne m’as pas refusé ton fils unique (Genèse 22.1-12).

C’est vrai que Dieu a arrêté cette terrible épreuve avant que le couteau ne tranche la gorge du jeune homme, mais il n’empêche qu’Abraham croyait du fond de ses tripes que l’Éternel ramènerait à la vie son fils après que celui-ci ait été égorgé et brûlé en holocauste. Il faut le faire ou plutôt le croire. Voilà de quelle trempe est la foi du patriarche Abraham ! Cette idée de résurrection est fondamentale dans l’enseignement de l’apôtre Paul, car la mort avec son cortège de souffrances et de malheurs est notre plus grand ennemi; à la limite on peut presque dire que c’est le seul que nous avons. La mort résume et culmine au-dessus de toutes les détresses humaines. D’ailleurs, c’est le seul châtiment mentionné par Dieu contre nos premiers parents quand il les avertit de ne pas manger du fruit défendu. Je lis le passage :

Et l’Éternel Dieu ordonna à l’homme : — Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre du choix entre le bien et le mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras (Genèse 2.16-17).

Étant donné le règne de la mort, il n’est pas étonnant que le thème de la résurrection soit si important dans les Épîtres de l’apôtre Paul et même dans tout le Nouveau Testament. Seule la foi en Jésus-Christ, qui est mort afin que nous puissions vivre, me permet de vaincre la mort en obtenant la vie éternelle.

Versets 18-22

Je continue à lire dans le chapitre 4 de l’Épître aux Romains.

Alors que tout lui interdisait d’espérer, Abraham a espéré et il a cru. Ainsi il est devenu le père d’une multitude de peuples conformément à ce que Dieu lui avait dit : Ta descendance sera nombreuse. Il considéra son corps, qui était comme mort, il avait presque cent ans, et celui de Sara, qui ne pouvait plus donner la vie, et sa foi ne faiblit pas. Au contraire : loin de mettre en doute la promesse et de refuser de croire, il trouva sa force dans la foi, en reconnaissant la grandeur de Dieu et en étant absolument persuadé que Dieu est capable d’accomplir ce qu’il a promis. C’est pourquoi, Dieu l’a déclaré juste en portant sa foi à son crédit (Romains 4.18-22).

Abraham a 100 ans et sa femme Sara 90, quand l’Éternel leur promet un fils. À cet âge avancé il leur est impossible de devenir parents. Mais Abraham a fermé les yeux sur ce qui est visible et raisonnable et il a gardé son regard fixé sur Dieu et sur sa promesse. Tel est le vrai caractère de la foi; il a vu l’invisible (Hébreux 11:27) et cru l’Éternel : « celui qui donne la vie aux morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas ». S’appuyant sur la promesse de Dieu, Abraham ne s’est pas laissé ébranler par le doute, mais puisa sa force dans la foi. Il glorifia Dieu en croyant qu’il a le pouvoir d’accomplir sa promesse. L’Éternel répondit à la foi du vieux patriarche en lui rendant la force ainsi qu’à Sara, d’engendrer l’enfant de la promesse.

Versets 23-25

Je finis le chapitre 4.

Or si cette parole : Dieu a porté sa foi à son crédit a été consignée dans l’Écriture, ce n’est pas seulement pour Abraham. Elle nous concerne nous aussi. Car la foi sera aussi portée à notre crédit, à nous qui plaçons notre confiance en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur ; il a été livré pour nos fautes, et Dieu l’a ressuscité pour que nous soyons déclarés justes (Romains 4.23-25).

Le dernier verset est une confession de foi sous la forme d’un couplet. Sa structure poétique étant sémitique il a très probablement été composé par des chrétiens palestiniens. Son arrière-plan est Ésaïe chapitre 53, qui décrit le Christ comme serviteur de l’Éternel expiant les péchés de son peuple.

La foi en la résurrection de Jésus-Christ est comparable à la foi d’Abraham en la naissance de son fils car ces deux événements ont demandé une intervention surnaturelle de l’Éternel. La parole de Dieu qui déclare Abraham juste ne concerne pas seulement le patriarche, mais aussi tous ceux qui ont la même foi que lui. L’histoire d’Abraham et ce qu’il a obtenu par la foi a été écrite pour nous. L’exemple de cet homme nous donne un puissant enseignement. Pour nous comme pour lui, il n’y a de justice devant Dieu que celle dont il nous revêt, qu’il nous impute en vertu de notre foi en sa grâce. Que ce soit Christ devant venir ou Christ venu, le salut promis ou le salut accompli, tel est pour les fidèles de tous les temps l’objet de la foi qui les sauve. Le contenu de la foi qui sauve est que mes fautes et ma condamnation par Dieu ont été la cause de la mort de Jésus sur la croix, et mon besoin d’acquérir le statut de juste devant Dieu a nécessité sa résurrection.

Dans ce chapitre 4, Paul a présenté plusieurs arguments afin de prouver que le pardon des péchés et le statut de juste sont offerts gratuitement au croyant qui les reçoit par la foi seule. Comme ce sont des dons de la grâce divine, nul ne peut les mériter par des rites ou des bonnes œuvres. Puisque Abraham a été déclaré juste avant que ne lui soit donné le signe de la circoncision et bien avant que la Loi de Moïse soit promulguée, le pardon et la justice devant Dieu ne dépendent pas des rites juifs ou de l’observance des commandements de la Loi. Ce qui est vrai pour Abraham l’est également pour moi; je ne peux être déclaré juste devant Dieu que par la foi en Jésus-Christ. C’est en lui que s’est manifestée la grâce de Dieu ; sa mort a effacé mes fautes et sa résurrection est la garantie que son sacrifice a pleinement satisfait les exigences divines. Comme Jésus est vivant, sa justice peut être créditée à mon compte et au compte de chacun de ceux qui lui font confiance.

Chapitre 5

Verset 1

Nous arrivons maintenant au chapitre 5 de l’Épître aux Romains dans lequel Paul commence le deuxième volet de sa démonstration. Les chapitres 5 à 8 forment un tout. Cependant, les mots « foi, et croire », que l’apôtre a employés 33 fois dans les 4 premiers chapitres ne sont utilisés que 3 fois dans les 4 suivants. Je commence à lire ce chapitre 5.

Puisque nous avons été déclarés justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ (Romains 5.1).

L’apôtre parle maintenant des conséquences de la justice acquise par la foi. Les croyants déclarés justes jouissent d’une nouvelle relation vis-à-vis de Dieu car ils sont dorénavant en situation de paix avec leur Créateur. Dans les Textes Sacrés, il est question de plusieurs sortes de paix. Il y a d’abord l’absence de guerre entre les individus et les nations. L’ancienne Ligue puis les Nations Unies y travaillent sans cesse avec des succès pour le moins très mitigés; en fait, ça ne marche pas très fort. Selon l’enseignement des Écritures, il n’y aura de paix mondiale durable que lorsque Jésus-Christ aura instauré le millénium, son royaume sur terre, et pas avant. Occasionnellement, il règne un certain calme plat mais c’est toujours le prélude à de nouveaux conflits. La raison des haines qui déchirent les nations est enracinée dans le cœur de l’homme qui est méchant et tordu, et ce n’est pas la politique et la diplomatie avec ses discussions sans fin qui tournent en rond qui peuvent changer cet état de choses. Cela dit, quand l’apôtre Paul parle de paix, il n’a pas à l’esprit l’absence d’un état de guerre.

En second lieu, les Écritures mentionnent une autre sorte de paix ; c’est le sentiment paisible de quiétude intérieure. Cette tranquillité de l’âme, ce repos, correspond aux paroles de Jésus lorsqu’il a dit à ses disciples :

Je pars, mais je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. C’est pourquoi, ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur. Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes (Jean 14.27 ; Matthieu 11.28-29).

Mais là encore, même si cette sérénité paisible est une grande bénédiction désirable et accessible à ceux qui se confient en Jésus-Christ, ce n’est pas de cela dont il est question ici.

Nous sommes justifiés par la foi quant au passé, mais cette justification nous garantit-elle le salut ? Pouvons nous avoir la certitude d’échapper à tout châtiment quand nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu au dernier jour ? Pouvons nous espérer d’avoir part à la gloire de Dieu ? Voilà les questions que l’apôtre abordent maintenant et qu’il va traiter afin de tout dire sur le sujet de la justification et pour montrer que le croyant reçoit un salut complet. Dans ce passage, l’apôtre Paul parle donc d’une troisième sorte de paix qui est un état objectif. Je suis en paix avec Dieu dans le sens qu’il n’est plus fâché contre moi à cause de mes fautes. Sa colère n’est plus suspendue au-dessus de ma tête, telle l’épée proverbiale de Damoclès, prête à me tomber dessus. Dieu n’a plus d’accusations à porter à mon encontre et je ne serai pas appelé à la barre du Grand Jugement pour comparaître devant lui afin d’être condamné. Si je me fais renverser par une voiture et que je passe de vie à trépas, je serai accueilli à bras ouverts dans l’au-delà par mon Père céleste. Le contentieux qui existait entre lui et moi a été réglé une fois pour toutes. Cette paix, je la dois à Jésus-Christ ; c’est lui qui me l’a acquise grâce au sang de son sacrifice. La croix du Christ est le seul endroit où je peux me débarrasser de ma culpabilité, n’importe laquelle, celle qui m’empêche de dormir la nuit ou qui me tourmente le jour, peu importe de quoi il s’agit, car Jésus a déjà tout porté sur lui et sur la croix. Aujourd’hui, le Créateur est réconcilié avec sa créature ; ses bras sont grands ouverts, mais encore faut-il faire la démarche d’aller à lui par un acte de foi.

Verset 2

Je continue le chapitre 5.

Par Jésus-Christ, nous avons eu accès, à ce don gratuit de Dieu dans lequel nous nous trouvons désormais établis ; et notre joie se fonde sur l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu (Romains 5.2).

Littéralement : « Nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu », c’est à dire que nous avons et manifestons la certitude de posséder un jour pleinement cette gloire dans les cieux. Le Seigneur Jésus-Christ est non seulement l’agent par lequel le croyant peut jouir d’une nouvelle relation de paix avec Dieu, mais c’est aussi lui qui me donne le privilège de m’approcher du plus haut personnage de l’univers, le Créateur lui-même et un jour de pouvoir demeurer constamment dans sa présence. Jésus est la porte d’entrée du ciel qui mène à Dieu; d’ailleur, lui-même a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14.6). Dans sa présence, je pourrais partager sa gloire pour l’éternité. Voilà certes une bonne raison de se réjouir. Le croyant possède une espérance grandiose ; il a un avenir magnifique devant lui ; en fait, il n’existe pas vraiment de mots adéquats pour décrire l’état bienheureux des rachetés.

L’homme moderne dispose de tous les conforts mais il cherche une espérance et un avenir qu’il sent lui échapper. Son existence fade est aussi pâle que la mort. Il y a bien la télé, le sport et les sorties pour se distraire; l’orchestre continue à jouer et on agite les drapeaux. On fait semblant de s’amuser mais le cœur n’y est pas. Alors on essaie de s’éclater comme on peut, avec des comportements extrêmes pour ne pas dire suicidaires, ou avec des médicaments psychotropes, tranquillisants et antidépresseurs, ou bien avec ces pilules qui procurent le paradis artificiel.

Versets 3-4

Je continue.

Mieux encore ! Nous tirons fierté même de nos détresses, car nous savons que la détresse produit la persévérance, la persévérance conduit à la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve nourrit l’espérance (Romains 5.3-4).

Les croyants peuvent jouir de la paix avec Dieu et du glorieux avenir qui les attend dans le royaume céleste. Mais en attendant, comment vais-je faire face aux épreuves de la vie ? Paul nous encourage à les accepter, non parce que les détresses sont bonnes en elles-mêmes, mais parce qu’elles développent mon caractère chrétien, celui que Dieu veut former en moi. L’affliction produit la capacité de persévérer sans abandonner, ce qui développe la fermeté dans la foi et engendre l’espérance, parce que j’ai l’assurance que je peux compter sur Dieu en toute circonstance. Dès que le croyant a été déclaré juste, il reçoit en germe une nouvelle nature. Ce germe se développe, devient un arbre qui, secoué par les vents, enfonce ses racines toujours plus profondément dans le sol, et produit d’autant mieux les fruits qu’il est destiné à porter. Les tribulations de la vie raniment mon espérance et fortifient mon assurance; elles me détachent de ce monde et de moi-même, me préparant ainsi à la vie éternelle.

Verset 5

Je continue.

Or, notre espérance ne risque pas d’être déçue, car Dieu a versé son amour dans nos cœurs par l’Esprit Saint qu’il nous a donné (Romains 5.5).

C’est ici la première mention du Saint-Esprit dans cette Épître. Paul mentionne qu’il est donné à tous les croyants, ce qu’il confirme dans un autre passage que je cite :

Votre corps est le temple même du Saint-Esprit qui vous a été donné par Dieu et qui, maintenant, demeure en vous ? Vous ne vous appartenez donc pas à vous-mêmes. Car vous avez été rachetés à grand prix. Honorez donc Dieu dans votre corps (1Corinthiens 6.19-20).

L’espérance du chrétien authentique se fonde sur les promesses divines ; comme elles sont certaines, mon espérance est bien placée. L’amour de Dieu pour lui, démontré objectivement par la mort du Christ, est répandu dans son cœur par le Saint-Esprit qui l’habite et il en est conscient.

Versets 6-8

Je continue.

En effet, au moment fixé par Dieu, alors que nous étions encore sans force, le Christ est mort à la place des impies. À peine accepterait-on de mourir à la place d’un juste ; peut-être quelqu’un aurait-il le courage de mourir à la place d’un homme de bien. Mais voici comment Dieu nous montre l’amour qu’il a pour nous alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous (Romains 5.6-8).

Paul explique maintenant pourquoi l’amour de Dieu est une garantie de l’espérance des croyants. Il poursuit son argumentation qui est destinée à prouver le droit des croyants de « se glorifier de l’espérance de la gloire de Dieu » Le Créateur a prouvé qu’il aime ses créatures par la mort du Christ pour eux. Cette démonstration d’amour a eu lieu au temps marqué par l’éternel et immuable conseil de Dieu, au moment fatidique de l’horloge du monde et de l’histoire humaine, alors que les hommes étaient toujours et encore gravement coupables devant lui, et tout à fait incapables de faire quoi que ce soit pour se sauver eux-mêmes. Le sacrifice de Jésus a clairement été une mort de substitution, il est mort pour les autres, pas pour des gens biens, mais pour des misérables comme nous qui n’avons rien qui puisse plaider en notre faveur.

La plus grande forme d’amour et de dévouement que l’homme connaisse est lorsqu’une personne offre sa vie pour en sauver une autre, ce qui n’arrive que dans des circonstances exceptionnelles. À ce propos, connaissez-vous quelqu’un qui accepterait de donner sa vie pour vous sauver ? Et vous, y a-t-il quelqu’un pour qui vous seriez prêt à sacrifier votre vie ? Mais l’amour de Dieu va plus loin encore puisque Jésus-Christ a accepté de mourir non pour des gens biens ou justes, mais à la place de pécheurs impies qui étaient par nature ses ennemis. Mais Jésus a considéré les impies comme des amis potentiels et a dit à ses disciples :

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15.13).

Cependant, si je refuse cette démonstration de l’amour de Dieu pour moi en la personne de Jésus-Christ, alors je demeure sous sa colère et je n’échapperai pas au châtiment.