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23 nov. 2023

Romains 14.1-6

Chapitre 14

Introduction

Nous vivons dans un pays qui sur le plan moral est totalement à la dérive. Personne ou presque n’est capable de distinguer le bien du mal. Cette situation est évidemment due au fait qu’en tant que société, nous avons abandonnés nos racines judéo-chrétiennes pour embrasser à fond la caisse le libéralisme libertin à tous les niveaux. Ceci étant bien établi et impossible à contredire, dans certains milieux chrétiens, il existe des « saintes ni-touches » qui se permettent de décider pour les autres ce qu’ils devraient faire ou pas dans des domaines où les Écritures ne prennent une position définie.

Dans le chapitre 14 de son Épître aux Romains, Paul aborde ces sujets qu’on pourrait qualifier de gris, ni blancs ni noirs parce que les Écritures sont silencieuses concernant certains modes de vie ou certaines activités; ni elles les ordonnent ni elles les interdisent. Alors bien sûr, les croyants ont des avis très différents sur ces sujets parfois brûlants, chacun étant persuadé qu’il a raison. L’apôtre Paul va donner trois points de repère qui doivent me permettre de décider ce qu’il est convenable de faire devant le Seigneur. Le premier est une conviction inébranlable. Tout chrétien doit être persuadé en son for intérieur du bien-fondé de ses actions, et agir alors en conséquence. La deuxième directive que nous donne Paul est la conscience. Après avoir agi d’une certaine façon et en y réfléchissant, je me pose la question pour savoir si j’ai eu tort ou raison de m’être comporté de cette manière. L’idée de ce que j’ai fait ou dit, ou même pensé me répugne-t-elle ? Le troisième repère est la considération pour autrui. Ma façon d’être et de me comporter a-t-elle un effet positif ou négatif sur mon prochain ? Dans ce dernier cas, je ne lui témoigne pas l’amour que le Seigneur me demande d’avoir pour lui.

À notre époque, il existe deux perspectives extrêmes et diamétralement opposées face à des situations qui ne sont pas directement abordées dans les Écritures. Le premier point de vue consiste à n’établir aucune séparation entre la conduite chrétienne et le train de ce monde où tout est bon ou presque. Ces soi-disant croyants ne diffèrent en rien des païens et autres libertins puisqu’ils vivent de la même manière qu’eux, ont les mêmes activités et fréquentent les mêmes endroits et les mêmes sortes de gens. Ils dépensent leur temps, leur énergie et leur argent en poursuivant les valeurs de ce monde. Dans son épître aux Philippiens, Paul écrit :

Il en est beaucoup qui vivent en ennemis de la croix du Christ. Je vous en ai souvent parlé, je vous le dis une fois de plus, en pleurant. Ils finiront par se perdre. Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur fierté dans ce qui fait leur honte, leurs pensées sont toutes dirigées vers les choses de ce monde (Philippiens 3.18-19).

Dans ce groupe de libertins, certains pratiquent certaines activités mondaines qui leur plaisent et pas d’autres. Cette séparation partielle est l’essence de leur spiritualité. Par exemple, ils ne boiront pas d’alcool mais se goinfreront sans retenue jusqu’à éclater. Ces pseudo-chrétiens devraient prêter attention à la première exhortation que Paul a donnée dans la partie pratique de cette Épître et qui est :

Je vous invite donc, frères, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée (Romains 12.1-2).

Dans son épître aux Philippiens, l’apôtre exhorte les chrétiens de la même manière tout en se montrant plus précis sur la conduite à tenir. Je le cite :

Frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange. Ce que vous avez appris et reçu de moi, ce que vous m’avez entendu dire et vu faire, mettez-le en pratique. Alors le Dieu qui donne la paix sera avec vous (Philippiens 4.8-9).

Il est intéressant de noter que dans les deux cas cités, le croyant doit contrôler en premier lieu ses pensées. En effet, dans l’épître aux Romains Paul dit : « laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée », et dans l’épître aux Philippiens, il dit : « nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange ». Tôt ou tard, ce qui occupe mes pensées nourrira mon comportement. C’est l’état d’esprit et les pensées qui dirigent le corps. Jésus a dit :

La lampe du corps, c’est ton œil ; quand ton œil est sain, tout ton corps aussi est éclairé ; mais s’il est mauvais, ton corps aussi est ténébreux (Luc 11.34).

Jésus ne parle évidemment pas de l’organe de la vue mais de l’oeil intérieur, de la compréhension du monde par l’âme de l’individu. Ces gens qui ne veulent pas savoir que le système de ce monde fait la guerre à leur âme n’ont évidemment pas compris l’œuvre que le Christ a accomplie pour eux sur la croix.

La deuxième perspective extrême de la vie chrétienne se situe à l’opposée de la première. Ce sont les légalistes; ils régissent leur vie au moyen de listes de ce qu’il faut et ne faut pas faire. Paul s’adresse directement à eux quand dans son épître aux Colossiens, il écrit :

Pourquoi, comme si votre vie appartenait encore à ce monde, vous laissez-vous imposer des règles du genre : “ Ne prends pas ceci, ne mange pas de cela, ne touche pas à cela !¼ ” ? Voilà bien des commandements et des enseignements purement humains ! Certes, les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d’une grande sagesse, car elles demandent une dévotion rigoureuse, des gestes d’humiliation et l’assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n’ont aucune valeur, sinon pour satisfaire des aspirations tout humaines (Colossiens 2.20-22).

L’apôtre ne mâche pas ses mots à l’égard des légalistes et avec raison. Ils se baladent les menottes en main, pour ainsi dire, prêts à ligoter et emprisonner le premier croyant qu’ils rencontrent et qui est mal affermi dans les Écritures et qui n’a pas une bonne compréhension de la foi qu’il professe. Dans la vision du monde du légaliste, tout ce qui existe ici-bas vient du diable, point à la ligne, fin de la discussion. Alors, pour se protéger de lui et du monde, ils ont réduit la vie chrétienne à une série d’interdictions qui les cloisonne hors des circuits mêmes les plus innocents de la vie en société. Se croyant plus sanctifiés que les autres frères, les légalistes deviennent vite orgueilleux et très critiques à l’égard de ceux qui n’épousent pas leur perspective malsaine du monde. Paul les qualifie de « faibles dans la foi », parce qu’ils n’ont pas de liberté, s’étant enfermés dans une prison faite de règles à suivre. Présentant toutes les vertus négatives du chrétien séparé, ils ne fument pas, ne boivent pas d’alcool, parfois pas de café ou thé non plus, il ne jouent pas aux cartes ou ni à aucun autre jeu d’ailleurs, ils ne vont pas au cinéma, les femmes ne se maquillent pas et ne portent pas de beaux vêtements ; certains ne possèdent pas de télé pour ne pas laisser entrer le monde dans leur maison.

Le chrétien qui a compris l’enseignement des Écritures et la liberté qui est la sienne en Jésus-Christ devrait se situer quelque part entre les deux pôles extrêmes que j’ai décrits. Cela dit, si un croyant choisit de s’enfermer dans un carcan de règles, c’est son affaire. Je suis prêt à discuter avec lui, mais ce n’est pas mon rôle de le critiquer. En contrepartie, je ne veux pas non plus qu’il me juge parce que nous avons des vues divergentes.

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre 14 de l’Épître de Paul aux Romains.

Accueillez celui qui est mal affermi dans la foi, sans vous ériger en juges de ses opinions, littéralement : « sans avoir en vue des querelles à propos des opinions (Romains 14.1) ».

Après avoir condamné en long en large et en travers les actes qui sont clairement contraires à la loi morale de Dieu, comme l’adultère, le vol, les faux témoignages et la convoitise, pour ne citer que ceux-là, Paul met ses lecteurs en garde contre un jugement à l’emporte-pièce sur des questions et des opinions qui n’apparaissent pas explicitement dans les Écritures. Dans chaque église, certains frères professent des croyances erronées ou imparfaites de la vérité, et souvent ils défendent avec opiniâtreté leur credo personnel. Ne les brusquons pas. Leur conscience partiellement éclairée sur la liberté chrétienne doit être respectée. Les croyants ont des points de vue divergents car ils n’ont pas tous le même niveau de maturité spirituelle, et parce qu’ils sont d’arrière plan et de culture différents qui colorent leur vision du monde. Pour vivre en harmonie avec ceux qui ont une opinion différente de la mienne sur des points secondaires, je dois me garder de les juger et encore davantage de les condamner. Au contraire, le Seigneur m’ordonne de les aimer et de les accueillir à bras ouverts dans la communauté des croyants. Cette acceptation de l’autre doit se faire sans réserve, et sans chercher à corriger ses opinions, convictions ou scrupules. L’attitude du chrétien mature doit ressembler à celle de Dieu qui m’accepte tel que je suis malgré tous mes travers. Si moi je choisis de ne pas avoir de télé, cela me regarde, mais cette conviction ne me place pas à un niveau supérieur de spiritualité, et ne me donne certainement pas le droit de pointer mon doigt accusateur sur celui qui se sent libre d’en posséder une. Que chacun règle sa conduite en toute honnêteté intellectuelle et morale, et accepte que son frère fasse de même.

Verset 2

Je continue.

Ainsi l’un a la conviction qu’il peut manger de tout. L’autre, qui est mal affermi dans la foi, ne mange que des légumes (Romains 14.2).

Un des domaines où les scrupules et les opinions divergent est celui de la nourriture, et de la viande en particulier. À cette époque, certains croyants mal informés étaient végétariens, mais pas du tout pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui. Les Juifs assimilaient les païens à des sauvages qui mangeaient n’importe quoi. Ceux qui étaient devenus chrétiens redoutaient donc de manger une viande d’un animal considéré comme impur par la Loi de Moïse, ou qui n’avait pas été vidé de son sang, ou qui avait été soit étouffé, soit offert aux idoles. Cela dit, ce qui intéresse Paul c’est que les croyants puissent cohabiter les uns avec les autres malgré leurs opinions divergentes. Ceux qui ont de l’assurance dans la foi en Jésus-Christ connaissent son enseignement selon lequel tout ce qui est comestible peut être mangé. Je le cite :

Rien de ce qui vient du dehors et qui pénètre dans l’homme ne peut le rendre impur. Tout cela, en effet, ne va pas dans son cœur mais dans son ventre, et est évacué par les voies naturelles. Il déclarait par là même que tous les aliments sont purs (Marc 7.15, 19).

La permission de consommer de la viande provient du livre de la Genèse; c’est suite au déluge que Dieu a permis aux hommes de manger de la chair animale. Je cite le passage :

Tout ce qui remue et qui vit vous servira de nourriture au même titre que les légumes et les plantes : je vous donne tout cela. Toutefois, vous ne mangerez pas de viande contenant encore sa vie, c’est-à-dire son sang (Genèse 9.3).

Plus tard, l’Éternel a établi pour la nation d’Israël une distinction entre animaux qu’il a déclarés purs et d’autres impurs. La raison de ce clivage est avant tout pédagogique. C’était pour Dieu une manière d’enseigner à son peuple la différence entre le bien et le mal, le vrai et le faux, la sainteté et le péché. Le chrétien instruit dans la foi sait que ces préceptes d’ordre cérémonial de la Loi ne le concernent pas. Dans la première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul répond aux questions qui lui ont été adressées et qui concernent la viande des animaux préalablement sacrifiés aux idoles. Je le lis :

Au sujet de la question : Peut-on manger des viandes sacrifiées aux idoles ? nous savons qu’il n’existe pas d’idoles dans l’univers et qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Ce n’est pas un aliment qui peut nous rapprocher de Dieu ; en manger ou pas ne nous rendra ni meilleurs, ni pires (1Corinthiens 8.4, 8).

Même parmi les dirigeants de l’Église primitive, il y avait des divergences d’opinions. L’apôtre Pierre était un croyant séparé et il en était très fier. Il ne mangeait que des animaux déclarés purs selon la Loi, même après s’être converti au Seigneur. Un jour, il eut une vision où Dieu s’attaqua à ses préjugés. Je lis le passage :

Pierre tomba en extase. Il vit le ciel ouvert et une sorte de grande toile, tenue aux quatre coins, qui s’abaissait et descendait vers la terre ; elle contenait toutes sortes d’animaux :[..]. Il entendit une voix qui lui disait : — Lève-toi, Pierre, tue ces bêtes et mange-les. — Oh non ! Seigneur, répliqua Pierre, car jamais de ma vie je n’ai rien mangé de souillé ou d’impur. Mais la voix reprit et dit : — Ce que Dieu a déclaré pur, ce n’est pas à toi de le considérer comme impur (Actes 10.10-15).

Pierre avait la tête dure car il a fallu que la vision se répète trois fois. Cet apôtre est demeuré longtemps un croyant faible dans la foi, du moins au niveau de la liberté chrétienne. Lorsque Jésus fut arrêté dans le jardin des Oliviers, Pierre l’a suivi de loin, mais plus tard il a juré 3 fois qu’il ne le connaissait pas. À sa honte, aujourd’hui, en ce même endroit se trouve un lieu de culte qui s’appelle « l’église du coq qui chante ». Bien plus tard, Pierre a été réprimandé publiquement par l’apôtre Paul pour filer à l’anglaise afin de ne pas être surpris à manger en compagnie de chrétiens d’origine païenne. Ce récit se trouve dans l’épître de Paul aux Galates (2.11-19). Malheureusement, pendant longtemps, Pierre était d’abord Juif et ensuite chrétien.

Versets 3-4

Je continue le texte.

Que celui qui mange de tout ne méprise pas celui qui ne fait pas comme lui, et que celui qui ne mange pas de viande ne condamne pas celui qui en mange, car Dieu lui a fait bon accueil. Qui es-tu, toi, pour juger le serviteur d’un autre ? Qu’il tienne bon ou qu’il tombe, c’est l’affaire de son maître. Mais il tiendra bon car le Seigneur, son maître, a le pouvoir de le faire tenir (Romains 14.3-4).

Paul ne parle pas des doctrines essentielles de la foi en Jésus-Christ, mais de ce qui est accessoire et secondaire, et qui peut facilement diviser les croyants. Il a le souci de maintenir la paix et l’unité entre les chrétiens sans pour autant imposer le conformisme. Il émet le principe comme quoi chacun a la liberté de faire ce qu’il veut à condition qu’il ne porte pas un jugement à l’encontre de ceux qui ne partagent pas son point de vue. En effet, dit l’apôtre, Dieu accueille les uns comme les autres, quelle que soit leur opinion sur des questions triviales. Cela dit, l’apôtre a plus spécialement en vue le faible et son penchant à juger celui qui use de sa liberté de chrétien. C’est donc de celui qui mange qu’il dit : « Dieu lui a fait bon accueil ». La conduite de Dieu envers nous doit être la mesure de la notre envers nos frères.

Si je condamne celui qui n’a pas le même point de vue que moi sur des points secondaires, j’usurpe la position de Dieu qui seul est le Juge de toute la terre. Si je suis invité à la table de quelqu’un de haut rang et qu’on me serve de la soupe froide, ce n’est pas à moi de critiquer le service de la cuisine, mais à la maîtresse de maison. Chacun devra rendre compte à son Créateur et à lui seul, sur la façon dont il aura dirigé sa vie. C’est Dieu qui redresse les torts et c’est lui qui peut affermir celui qui est faible dans la foi à cause de ses préjugés. Que chacun accepte donc les autres, quelle que soit leur opinion sur des détails.

Verset 5

Je continue.

Pour celui-ci, tel jour vaut plus qu’un autre ; pour celui-là, ils ont tous la même valeur : à chacun d’avoir une pleine conviction en lui-même (Romains 14.5).

Après les aliments, la signification des jours spéciaux est un second domaine où les opinions divergent. Les chrétiens d’origine juive attribuaient au sabbat, aux nouvelles lunes et aux jours de fête religieuse un caractère sacré comme l’enseigne la loi de Moïse. Paul ne dit pas que toutes les opinions se valent, mais en ce qui le concerne, la position prise par quelqu’un n’a en elle-même que peu d’importance. Ce que veut l’apôtre c’est que les opinions tenues soient le fruit d’une mûre réflexion personnelle sur le message de la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ et sur ses implications. C’est ce qu’il veut dire quand il déclare : « à chacun d’avoir une pleine conviction en lui-même ». En d’autres mots, que chacun soit personnellement convaincu de ce qu’il croit et agisse en conséquence, mais qu’il n’aligne pas sa conduite sous l’impulsion d’un frère ou sous le joug de traditions qu’il suit sans réfléchir. Paul sait que le faible qui cherche à se faire une conviction personnelle, sera éclairée par l’Esprit de Dieu et s’affranchira petit à petit de ses préjugés, de ses scrupules, pour acquérir une connaissance toujours plus complète de l’enseignement des Écritures grâce auquel il pourra jouir des privilèges de la liberté chrétienne. Comme toujours, le souci de Paul est que les chrétiens s’acceptent mutuellement malgré leurs opinions divergentes. Dans son épître aux Colossiens, il écrit :

Ne vous laissez juger par personne à propos de ce que vous mangez ou de ce que vous buvez ou au sujet de l’observance des jours de fête, des nouvelles lunes ou des sabbats. Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir : la réalité est en Christ (Colossiens 2.16).

Je n’aime pas trop qu’on me dise ce que j’ai le droit ou pas de faire le dimanche, ce que je peux manger ou boire. Ces choses-là ne regardent que moi. Vous agissez selon vos convictions chez vous et moi je fais de même chez moi et les vaches seront bien gardées. Je ne tonds pas ma pelouse le dimanche, mais ceux qui le font ne me dérangent pas à moins qu’ils fassent hurler leur machine à 6 h du matin et que je veuille encore dormir. Il y a des pays où tous les magasins sont ouverts 7 jours sur 7 et même la nuit. Je n’apprécie pas ça parce que c’est une expression du paganisme occidental dans lequel on adore le dieu du commerce même le dimanche qui, il n’y a pas si longtemps, était encore le jour du Seigneur. Je me souviens combien mes grands-parents respectaient le jour de repos, au point où étant enfant, je ne pouvais même pas enfoncer un clou, ni faire de bruit. Cela dit, je ne critique pas les chrétiens qui travaillent chez eux ou font leurs emplettes le dimanche; ça les regarde, ils sont libres.

Verset 6

Je continue.

Celui qui fait une distinction entre les jours le fait pour le Seigneur. Celui qui mange le fait aussi pour le Seigneur, puisqu’il remercie Dieu pour sa nourriture. Et celui qui s’abstient de certains aliments le fait encore pour le Seigneur, car lui aussi remercie Dieu (Romains 14.6).

Paul désire que la conviction de chacun soit le résultat d’un choix intelligent et du désir de plaire à Dieu. Il reconnaît que des comportements différents peuvent tous être, autant l’un que l’autre, l’expression d’une même volonté d’honorer le Seigneur. C’est l’attitude de mon cœur qui compte pour Dieu et c’est elle qui doit dicter ma conduite. L’action de grâces de celui qui mange de tout prouve qu’il tient compte de sa dépendance du Seigneur. Celui qui s’abstient de certains aliments mais témoigne à Dieu sa reconnaissance, prouve aussi qu’il honore le Seigneur par sa frugalité. Il faut savoir que pour beaucoup de comportements ou d’actions, nous ne possédons pas de directives précises des Écritures pour nous guider à faire ce que nous voudrions être le bon choix. Dans ces situations, ce qui compte est d’agir dans un esprit de soumission à Dieu.

Quand j’étais tout jeune chrétien, je me souviens d’une conversation très animée avec d’autres comme moi, où nous débattions s’il était acceptable pour des croyants d’aller danser. Avec ce genre de discussion, on peut tourner en rond pendant longtemps et c’est ce que nous avons fait. En fin de compte, je peux faire tout ce que je veux et aller partout où bon me semble, à condition que, si j’étais accompagné par Jésus-Christ, je n’en éprouverais aucune honte.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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