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21 nov. 2023

Romains 12.17 – 13.2

Chapitre 12

Introduction

L’idée que Monsieur tout le monde se fait d’un chrétien n’est généralement pas très flatteuse. Il s’imagine quelqu’un qui est toujours fourré dans une église, c’est à dire dans l’une de ces grandes bâtisses surmontée d’un clocher, où il allume des cierges. En d’autres mots, il s’imagine quelqu’un qui est, comme on disait quand j’étais enfant, une grenouille de bénitier. Ce point de vue qui est peut-être parfois justifié, n’est par contre, pas du tout conforme à l’enseignement du Nouveau Testament qui prône une vie vertueuse en vérité et non en apparence seulement. Dans la partie de son épître aux Romains, qui traite de la vie chrétienne pratique, Paul nous donne une série d’exhortations qui, si elles étaient unilatéralement suivies, élimineraient toutes les souffrances que les êtres humains s’infligent les uns aux autres.

Verset 17

Je continue à lire dans le chapitre 12 de l’Épître aux Romains où Paul aborde d’abord les rapports que les croyants doivent entretenir avec ceux qui n’ont pas la même foi qu’eux.

Ne répondez jamais au mal par le mal. Cherchez au contraire à faire ce qui est bien devant tous les hommes (Romains 12.17).

Répondre au coup par coup, œil pour œil et dent pour dent, est l’attitude habituelle des gens de ce monde, même dans les pays dits civilisés. Quand sonne l’heure d’aller à l’école primaire, les petits anges sont déjà des combattants aguerris, ayant appris très tôt que la bagarre fait partie des comportements normaux de la vie. Ils savent manier le poing, le coude et le coup de pied avec et contre leurs petits camarades, et se sont fait les dents et les ongles sur leurs frères et sœurs. La non-violence est une philosophie respectable, mais aussi la ligne de conduite du croyant qui refuse de se laisser modeler par les valeurs de la société. Celui qui se dit chrétien doit toujours rechercher ce qui est bon, noble et honorable (Philippiens 4.8). Le bien devant Dieu, c’est de ne pas rendre le mal pour le mal (Proverbes 20.22), mais aimer mes ennemis; c’est mener une vie honnête et droite vis-à-vis de mon entourage, dans le cadre de mon travail et à l’égard de la société en général. Suis-je digne de confiance, est-ce que je tiens ma parole, est-ce que je dis la vérité et paie mes dettes ? Voilà des comportements d’une vie chrétienne digne de ce nom.

Verset 18

Je continue.

Autant que possible, et dans la mesure où cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes (Romains 12.18).

Cette exhortation fait penser à une parole de Jésus du Sermon sur la Montagne. Je la lis :

Heureux ceux qui répandent autour d’eux la paix, car Dieu les reconnaîtra pour ses fils (Matthieu 5.9).

Cela dit, Paul reconnaît qu’il n’est pas toujours possible de vivre en paix avec tous les hommes car il existe des gens qui vous cherchent constamment des poux ; ils ont des histoires avec tout le monde, et si je me trouve sur leur passage, j’aurai moi aussi des problèmes avec eux. Même Jésus a dit qu’il était venu apporter non la paix mais l’épée (Matthieu 10:34), et bien qu’il était doux et humble de cœur, il a déchaîné contre lui les haines les plus farouches.

Cela dit, je dois faire de mon mieux et œuvrer pour la paix autour de moi, tout en sachant que je ne réussirais pas toujours. Dans le livre des Proverbes de l’Ancien Testament, on lit :

La joie est pour ceux qui conseillent la paix. Si un homme sage conteste avec un insensé, il aura beau se fâcher ou rire, la paix n’aura pas lieu (Proverbes 12.20 ; 29.9).

Versets 19-20

Je continue le texte.

Mes amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’il appartient de faire justice ; c’est moi qui rendrai à chacun son dû. Mais voici votre part : Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger. S’il a soif, donne-lui à boire. Par là, ce sera comme si tu lui mettais des charbons ardents sur la tête (Romains 12.19-20).

En renonçant à faire justice lui-même, le chrétien prouve qu’il est vraiment animé d’un esprit pacifique. Offensé, maltraité, le croyant est appelé à remettre ses griefs au Seigneur, à ne pas se venger et à renoncer au ressentiment et à la haine. Si l’occasion se présente, je dois même chercher à faire du bien à mon ennemi ce qui est le meilleur moyen de me prouver à moi-même que je suis affranchi de toute rancune. De plus, la manifestation d’un amour inattendu fera peut-être naître dans la conscience du mécréant la repentance qui consumera en lui sa méchanceté. Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus a dit aux foules :

Vous avez appris qu’il a été dit : “ œil pour œil, dent pour dent. ” Eh bien, moi je vous dis : Ne résistez pas à celui qui vous veut du mal ; au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut te faire un procès pour avoir ta chemise, ne l’empêche pas de prendre aussi ton vêtement (Matthieu 5.38-40).

On raconte l’histoire du bagarreur irlandais qui venait juste de devenir chrétien et qui lisait les paroles de Jésus. Un de ses congénères avec qui il avait eu des histoires l’ayant appris vint le voir et sans prévenir lui envoya un grand coup de poing à la figure. Notre ami interloqué chancela, se remit debout et tendit l’autre joue. L’autre n’en crut pas ses yeux, mais lui administra une autre pêche magistrale. Puis il croisa les bras en souriant d’une oreille à l’autre. Mais soudainement, l’Irlandais lui sauta dessus, le saisit par le col et lui administra la raclée de sa vie. Ahuri et étendu à terre, ce dernier demanda des explications. L’Irlandais lui expliqua que Jésus ordonnait effectivement de tendre l’autre joue, mais n’avait pas donné d’autres consignes pour la suite.

Le refus de la vengeance personnelle n’est pas une marque de démission sociale, car selon les Écritures, c’est aux autorités civiles que Dieu a délégué le pouvoir d’exercer, temporellement sa colère. Et puis de toute façon, le jugement divin pèse aussi sur l’offenseur. Déjà dans l’Ancien Testament, l’Éternel a dit à son peuple :

À moi la vengeance, c’est moi qui rétribuerai (Deutéronome 32.35).

A la lumière de la promesse de Dieu de prendre ma défense, je suis exhorté à pardonner, à être miséricordieux envers mes ennemis, et donc à répondre au mal par le bien. Si j’adopte un comportement empreint de bonté et d’amour à l’égard de celui qui m’a offensé, peut-être que tourmenté par le remord, il se repentira de ses mauvaises actions. Les Égyptiens comprenaient tellement bien le rôle de la conscience qu’ils avaient créé un rituel au cours duquel une personne manifestait sa repentance en portant un plateau de charbons ardents sur la tête.

Par contre, si je prends les choses en main, si j’opte pour une vendetta personnelle, je mets le Seigneur hors circuit et ne marche plus par la foi. Je me rends bien compte qu’une telle démarche est bien plus facile à enseigner qu’à mettre en pratique, surtout si j’ai la dent dure et que je me trouve dans le feu de l’action. L’apôtre Paul reconnaît aussi cette difficulté, et c’est pourquoi, dans une autre Épître, il écrit :

Laissez le Saint-Esprit diriger votre vie, et vous n’obéirez pas aux désirs qui animent l’homme livré à lui-même. Puisque l’Esprit est la source de notre vie, laissons-le aussi diriger notre conduite (Galates 5.16, 25).

Au final, c’est une décision de ma volonté de laisser Dieu agir ou de me venger moi-même.

Verset 21

Je finis le chapitre 12.

Ne te laisse jamais dominer par le mal. Au contraire, sois vainqueur du mal par le bien (Romains 12.21).

Tout au long de cette section, l’apôtre a équilibré ses exhortations en présentant tour à tour des commandements positifs et négatifs. Il fait de même avec sa conclusion. Si au lieu de me venger, je rends le bien pour le mal, je transforme une hostilité en une relation d’amour et je triomphe de moi-même en ne me laissant pas surmonter par le mal.

Ce monde dans lequel nous vivons est dominé par le mal. Je me souviens d’avoir suivi un cours sur la théorie des types logiques et on a posé la question : « Le monde est-il méchant », ou bien « la méchanceté se trouve-t-elle dans le monde ? » Personne ne conteste la seconde affirmation comme quoi le mal est autour de nous, mais qu’en est-il de la première qui dit que le mal pénètre le monde entier ? Nous savons bien qu’il existe beaucoup de gens serviables qui font des bonnes actions, sans même qu’ils soient chrétiens. Pourtant, de nombreux passages de la Parole de Dieu déclarent sans ambages que tout le système de ce monde dans lequel nous vivons est sous la domination de Satan. Ça peut faire sourire mais les Écritures ne rigolent pas. En effet, dans l’univers, il existe plusieurs sphères du pouvoir. Bien qu’il n’en soit pas question dans l’Épître aux Romains, dans d’autres passages des Textes Sacrés, il est question d’autorités célestes aussi bien bonnes que mauvaises. Celles qui sont au service de Satan s’opposent à Dieu et agissent dans les coulisses des pouvoirs humains. Je lis quelques versets du Nouveau Testament :

Nous savons que le monde entier est sous la coupe du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre des êtres de chair et de sang, mais contre les Puissances, contre les Autorités, contre les Pouvoirs de ce monde des ténèbres, et contre les esprits du mal dans les lieux célestes (1Jean 5.19 ; Éphésiens 6.12).

Je dis ça sans pourtant être du genre à voir le diable partout, car personnellement je ne l’ai jamais rencontré. Comme ici-bas, je fais partie du menu fretin, je ne présente aucun intérêt pour lui. Par contre, Satan passe et repasse et laisse sa carte de visite dans les chancelleries des pays qui sont importants pour lui. Tout ceci pour dire que le croyant ne doit pas se conduire selon la logique de ce monde qui danse au rythme du diable qui mène le bal. Au lieu de haine et de vengeance, je suis appelé à pardonner et à aimer même mes ennemis.

Chapitre 13

Introduction

Nous voici arrivés au chapitre 13 qui continue les exhortations de l’apôtre Paul concernant les obligations très concrètes du croyant. Après avoir énoncé des préceptes relatifs à sa vie morale et spirituelle, c’est à dire à ses rapports avec Dieu, avec ses frères, et avec ses ennemis, l’apôtre lui dit comment se comporter dans la vie civile, vis-à-vis des autorités. Nous sommes tous bien conscients de la juridiction politique qui nous gouverne au niveau local et national et qui est une institution humaine. C’est dans le livre de la Genèse et dans le domaine judiciaire que ce concept apparaît. Je lis le passage :

Quant à votre sang à vous — celui qui est votre vie — j’en demanderai compte à quiconque le répandra, que ce soit un animal ou un homme. Je demanderai compte à chaque homme de la vie de son semblable. Dieu a fait l’homme pour être son image : c’est pourquoi si quelqu’un répand le sang d’un homme, son sang à lui doit être répandu par l’homme (Genèse 9.5-6).

Ce texte est la première mention de l’ordonnance divine qui impose la peine capitale. Je sais bien que cette justice expéditive répugne beaucoup de gens par ailleurs très sincères dans leurs convictions. Il faut cependant reconnaître que nous subissons sans nous en rendre compte, l’influence d’une société dont les valeurs traditionnelles judéo-chrétiennes sont en pleine dérive. Le texte que j’ai lu enseigne que celui qui commet un meurtre doit payer de sa vie son acte, parce qu’en tuant son prochain créé à l’image de Dieu, il a perpétré un crime de lèse-majesté contre le Créateur. De nos jours, dans les pays dits civilisés, et même dans ceux où certains assassins sont parfois mis à mort, le courant philosophique a inversé le mal et le bien. C’est ainsi qu’on éprouve une sorte de sympathie morbide pour le coupable d’un crime de sang dont l’histoire à la télé nous a diverti, et en même temps on éprouve de l’indifférence condescendante à l’égard de la victime. Tout ceci pour dire que celui qui appartient à Jésus-Christ a deux passeports, deux nationalités. Il est citoyen du ciel, et en même temps, durant sa vie terrestre, il est ressortissant et contribuable d’un pays donné. Bien sûr, il y a toujours des exceptions, des gens sans patrie comme ceux qui sont apparus ces dernières années et qui portent le nom de sans-papiers. Cela dit, les Écritures enseignent que chacun d’entre nous, chrétien ou pas, a une responsabilité envers le gouvernement de ce bas monde. Quand Jésus était sur terre, une fois, les chefs religieux lui ont tendu un piège en lui demandant :

Eh bien, dis-nous, si oui ou non, nous avons le droit de payer des impôts à César ? Connaissant leur fourberie, Jésus leur répondit : — Montrez-moi une pièce d’argent ! De qui porte-t-elle l’effigie et l’inscription ? — De César. — Eh bien ! leur dit-il, rendez à César ce qui revient à César, et à Dieu ce qui revient à Dieu (Luc 20.22-25).

Le chrétien a un double devoir, un spirituel envers Dieu et un laïque vis-à-vis des autorités civiles. En effet, les fonctionnaires de l’État qui nous gouvernent et nous obligent à payer des impôts ont été mis en place par Dieu. Cela reste vrai même quand ils sont corrompus et réclament haut et fort nos sous pour se remplir les poches au passage. C’est Dieu qui a établi aussi bien les institutions politiques, que les hommes qui me gouvernent, que ce soit Monsieur le Maire ou le Premier Ministre. Je sais bien que ces propos peuvent faire bondir ; d’ailleurs, je m’offusque moi-même. Cependant, il y a de nombreux passages des Écritures qui les soutiennent. Mais, me direz-vous, qu’en est-il d’un tyran et autres despotes de ce monde ? Je lis un texte de l’Ancien Testament qui répond à cette question :

Cette sentence est un décret de ceux qui veillent, Cette résolution est un ordre des saints, Afin que les vivants sachent que le Très-Haut domine sur (toute) royauté humaine, Qu’il la donne à qui il lui plaît, Et qu’il y élève le dernier des hommes (Daniel 4.14).

Depuis que le monde existe, il a dû porter et supporter une quantité incommensurable de « peau de vache » qui ont accédé au pouvoir. D’après les Écritures, leur ascension n’a pas été le fruit du hasard ou d’un mauvais concours de circonstances, mais voulue par Dieu. Moi aussi je trouve ça choquant. Paul enseigne aux Romains que tout pouvoir qui existe est institué par Dieu. Quelles que soient ses origines et par quelques moyens qu’il se soit établi, c’est un état de fait providentiel que Dieu a permis et voulu, et auquel le chrétien doit se soumettre. Quand Paul écrit ces lignes, c’est Néron qui règne, or, il est arrivé au pouvoir par un crime et ne s’y maintient que par une série de crimes, plus atroces les uns que les autres. Il s’en suit que la question de la souveraineté divine se pose à nouveau. Oui ou non, est-il le maître dans son univers ? L’apôtre Paul n’hésite pas un instant et répond par un oui franc et massif. De plus, dans une autre Épître, il ordonne aux chrétiens de prier pour ceux qui sont aux rênes de l’État. Je lis le passage :

Je recommande en tout premier lieu que l’on adresse à Dieu des demandes, des prières, des supplications et des remerciements pour tous les hommes. Que l’on prie pour les rois et pour tous ceux qui sont au pouvoir, afin que nous menions une vie paisible et tranquille (1Timothée 2.1-2).

Verset 1

Je commence maintenant à lire le chapitre 13 de l’Épître aux Romains.

Que tout homme se soumette aux autorités supérieures, car il n’y a pas d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été mises en place par Dieu (Romains 13.1).

Le gouvernement civil, tout comme la famille, est une idée de Dieu afin que sa création soit structurée et ordonnée. Ces autorités devraient être au service du bien, mais à cause de la corruption du péché, ceux qui nous gouvernent renient très vite leur vocation, leur service divin et deviennent tyranniques comme chacun sait; chaque page de n’importe quel livre d’histoire l’atteste. Quand l’apôtre écrit cette Épître, Rome est la capitale impériale, le siège du gouvernement civil de l’Empire. En tant que résidents de la ville, les premiers lecteurs de Paul sont conscients aussi bien de la gloire que de la honte de leur capitale car à cette époque, et comme je l’ai déjà dit, c’est Néron qui occupe le trône (54 à 68 après J-C). Comme ces chrétiens sont également citoyens du royaume de Dieu, l’apôtre donne ici un enseignement sur la relation du croyant avec les autorités civiles dont il dépend. La soumission aux autorités est le devoir du chrétien. Si les apôtres n’avaient pas prêché cette soumission, le christianisme n’aurait pas été compris comme une nouvelle vie venant du ciel, mais comme une puissance terrestre. Or, Jésus a dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde (Jean 18.36) ». Par sa longueur et les détails précis qu’elle renferme, cette discussion de l’apôtre Paul, est le passage clé du Nouveau Testament sur ce sujet.

Verset 2

Je continue.

C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité lutte contre une disposition établie par Dieu, et ceux qui sont engagés dans une telle lutte recevront le châtiment qu’ils se seront attiré (Romains 13.2).

Celui qui s’oppose à l’autorité en place, les anarchistes et les autres prennent position contre une ordonnance divine. En agissant ainsi, ils se rebellent contre Dieu et attirent une malédiction aussi bien civile que divine sur eux-mêmes.

Concernant le principe énoncé par l’apôtre, on peut se poser deux questions. Au moment d’une révolution, quand un pouvoir établi est renversé et remplacé par un autre plus ou moins stable, à quel moment le chrétien doit-il considérer le nouveau pouvoir comme institué par Dieu ? En politique, le chrétien doit-il observer une attitude passive, à s’incliner devant le fait accompli, et subir docilement un régime détestable sans essayer de le modifier ? Paul ne répond pas vraiment à ces questions; l’activité politique du chrétien en tant que citoyen, et son droit d’apporter des modifications au gouvernement de son pays, sont en dehors de l’horizon de l’apôtre; il se borne simplement à présenter comme un devoir le respect des autorités établies et de l’ordre social existant. Cependant, la soumission aux autorités n’implique pas qu’on ne dénonce pas leurs travers, la corruption et l’injustice comme l’ont souvent fait les prophètes, ou qu’on les laisse commettre tout abus sans protéger l’innocent en utilisant l’arsenal légal ou les circonstances. Dans ces cas-là, l’obéissance aux ordonnances divines, comme prendre la défense de la veuve et de l’orphelin, passe avant la soumission aux autorités. En tout temps, le croyant est appelé à prendre position pour la loi, l’ordre, l’honnêteté et la justice même s’il doit en pâtir. Jean-Baptiste fut décapité par le tyran Hérode, Jésus-Christ fut crucifié par l’opportuniste politique Ponce Pilate, et l’apôtre Paul fut exécuté par Néron, une vraie bête sanguinaire. Et pourtant, aucun d’entre eux n’a essayé de changer le système politique de l’époque. En effet, le christianisme n’a pas été conçu comme une force au service des démocraties, ou pour nettoyer les villes des suppôts de Satan, ceux qui trafiquent et tuent les innocents. Paul n’a jamais parlé des conditions déplorables des prisons romaines qu’il visitait régulièrement comme prisonnier.

Le rôle de l’Église est de propager la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. C’est avant tout une puissance pour sauver l’homme de sa condition décadente. Le christianisme vise à changer un à un, tous ceux qui composent la société, que celle-ci soit d’une couleur ou d’une autre.

La source de tous les problèmes se trouve dans le cœur de l’homme, qu’il soit président, roi, barman, terroriste, ou clochard. Jésus est venu pour opérer un miracle intérieur, celui de la nouvelle naissance, au niveau de la personne humaine. Les exemples abondent où des gens pervers ont été totalement transformés après avoir accepté Jésus dans leur cœur. Alors, ils ont œuvré dans la légalité à réformer ce qui était corrompu. C’est ainsi que l’esclavage fut aboli.

Quant aux institutions politiques, un jour le Christ va revenir pour les balayer toutes de son souffle puissant et établir par la force son royaume de 1 000 ans sur terre. Alors la Justice, la vraie, l’absolue, emplira enfin la terre.

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 27 2023

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