Chapitre 82

Introduction

Au 19e siècle, le journaliste écrivain Pierre-Joseph Proudhon fut l’un des membres fondateurs du mouvement anarchiste. Il a donné sur la justice l’avis très dogmatique suivant :

La justice est humaine, tout humaine, rien qu’humaine, c’est lui faire tort que de la rapporter, de près ou de loin, directement ou indirectement, à un principe supérieur ou antérieur à l’humanité.

Proudhon prend franchement position contre l’enseignement des Écritures qui affirment que l’exercice de la justice est premièrement une prérogative divine. Deuxièmement, l’autorité que Dieu seul possède en propre, il la confère aux tribunaux. La fonction de juge élève l’homme au-dessus de tout intérêt et préférence personnels. Le juge qui viole la justice se rend coupable d’une faute très grave. Tel est le message du Psaume 82 qui évoque une vision de Dieu présidant la cour céleste comme Juge suprême de toute la terre, et demandant des comptes à ceux qui ont reçu de lui la mission d’exercer la justice ici-bas, mais qui sont corrompus.

Verset 1

Je commence à lire le psaume 82.

Psaume d’Asaph. Dans l’assemblée divine, Dieu préside ; au milieu des “ dieux ” il rend la justice (Psaumes 82.1).

L’autorité prophétique avec laquelle le psalmiste s’exprime rappelle Asaph lui-même, contemporain du roi David. Mais comme durant son règne la justice était rendue avec équité, l’époque de ce psaume se situe probablement durant les temps troublés du règne de Saül, premier roi d’Israël.

Le titre d’assemblée divine a deux significations. Au niveau prophétique, il désigne une scène de jugement qui aura lieu à la fin des temps, mais dans le présent immédiat du psaume, il se réfère aux juges d’Israël. Le regard du prophète Asaph discerne celui qui, invisible, trône au-dessus de tout tribunal, mais sa présence échappe aux juges iniques. À cause de leur charge, qui, comme je l’ai dit, est une prérogative divine, les juges sont appelés « dieux ». Pour nous c’est très curieux, cependant, déjà à l’époque de Moïse, se présenter devant les juges c’était comparaître devant l’Éternel (Exode 21.6).

Verset 2

Je continue le psaume.

Ah ! jusques à quand défendrez-vous les injustes et prendrez-vous le parti des méchants ? — Pause (Psaumes 82.2).

Ici, Dieu lui-même parle en tant que « Juge suprême ». Il reproche aux mauvais juges leurs sentences injustes et les exhorte à défendre le droit sans faire de distinction entre les personnes ; c’est d’ailleurs pour cette raison que quand la Justice est personnalisée, elle a toujours les yeux bandés. La pause instrumentale a pour but d’accentuer l’indignation provoquée par les écarts de justice.

Versets 3-4

Je continue.

Défendez le faible, l’orphelin, soyez justes à l’égard du pauvre et du malheureux, libérez le faible et le misérable, délivrez-les de la main des méchants (Psaumes 82.3-4).

La défense de l’homme sans protection, les plus démunis et les faibles, la veuve et l’orphelin, est la tâche primordiale des juges et des gouvernants. Ce devoir élémentaire est souvent prescrit par la loi de Moïse et sans cesse rappelé par les prophètes. Dans la réalité, la vraie justice ne sera administrée que lorsque Jésus aura instauré son règne suprême sur terre.

Verset 5

Je continue.

Mais ils ne comprennent rien, ils ne savent rien : ils avancent tâtonnant parmi les ténèbres, tous les fondements des pays du monde en sont ébranlés (Psaumes 82.5).

Les juges iniques manquent totalement de discernement moral ce qui a des conséquences désastreuses comparables à un violent tremblement de terre qui secoue toute la planète. La violation de la justice compromet le droit et la confiance réciproque entre les gens ; or ce sont les fondements sur lesquels reposent le comportement moral, le commerce et la société. Quand la justice n’est pas rendue c’est l’insécurité qui règne et la loi de la jungle qui prévaut.

En refusant de prononcer le verdict d’innocence du Christ, Pilate a violé la justice. Il en était tellement conscient qu’il s’est lavé les mains des conséquences de son geste. Mais ça n’a pas enlevé la tâche et au final, le résultat fut le même que si Pilate avait ouvertement déclaré Jésus coupable d’un crime.

À l’époque du roi Saül, les juges se prononçaient en fonction de la position sociale de l’accusé ; s’il était riche ou noble, il échappait à toute condamnation.

De nos jours, les tribunaux rendent une justice à peu près équitable en ce qui concerne les crimes de sang et autres atrocités. Par contre lorsque des gens haut placés tapent dans la caisse à tour de bras, on appelle ça « des affaires » et la justice a beaucoup de mal a rendre un verdict de coupable. Je brûle de citer des noms, mais je m’en abstiendrai.

Verset 6

Je continue.

J’avais dit : “ Vous êtes des dieux, oui, vous tous, vous êtes des fils du Très-Haut ! ” (Psaumes 82.6).

Comme je l’ai déjà dit, le terme « dieux » est purement honorifique et désigne des hommes qui exercent une fonction judiciaire à la place de l’Éternel. Dans le Proche-Orient ancien, les gouverneurs et juges sont considérés comme délégués de Dieu. Si je me souviens bien de mon histoire de France, nos rois se prenaient aussi comme des petits dieux, et quelques fois des grands, prétendant que leur charge était de droit divin.

Jésus a cité ce verset pour se défendre des Juifs qui l’accusaient de blasphémer. Il a dit :

N’est-il pas écrit dans votre propre Loi (les Écritures) : Moi, le Seigneur, je vous ai dit : Vous êtes des dieux ? Or, on ne saurait discuter le témoignage de l’Écriture. Si donc votre Loi appelle “ dieux ” ceux auxquels s’adresse la Parole de Dieu, comment pouvez-vous m’accuser de blasphème parce que j’ai dit : “ Je suis le Fils de Dieu ”, quand c’est le Père qui m’a consacré et envoyé dans le monde ? Si je n’accomplis pas les œuvres de mon Père, ne croyez pas en moi (Jean 10.34-37).

Pour Jésus, le titre de « dieux » s’applique à certains hommes à cause de leur charge particulière, même si par leur conduite ils ne le méritent pas du tout. Par contre, Jésus est justifié de se dire « Fils de Dieu » à cause de la mission que le Père lui a confiée, ce qu’il prouve par ses œuvres, ses miracles et son enseignement qui portent la signature du Père.

Dans la vie de tous les jours, ceux qui se permettent de passer un jugement sur les autres à l’emporte-pièces, sans en avoir reçu la charge officielle, usurpent une prérogative divine. Dans son épître, Jacques écrit :

Il n’y a qu’un seul législateur et juge, celui qui peut sauver et faire périr. Mais pour qui te prends-tu, toi qui juges ton prochain ? (Jacques 4.12).

Pendant la guerre froide entre les États-Unis et l’Union soviétique, à New York, un couple accusé de trahison est passé en justice. Avant que le juge, qui était juif, ne se prononce, il a dit au tribunal qu’il a passé toute la nuit à prier parce qu’il était conscient qu’il était à la place de Dieu, le véritable Juge du ciel et de la terre.

Le problème de nos sociétés occidentales laxistes, ce sont les malfrats qu’on relâche dans la nature parce que les juges ne prononcent pas des peines correspondantes aux crimes commis. Cette absence de justice a des conséquences dramatiques sur les innocents qui, n’étant pas protégés, deviennent des victimes qui remplissent la rubrique « Faits divers » des quotidiens.

Verset 7

Je continue le psaume 82.

Cependant, vous périrez comme tous les hommes, vous serez déchus comme les chefs des nations ! (Psaumes 82.7).

Les juges appelés « dieux », tout comme les grands de ce monde qui brillent sur scène pendant quelques temps, sont de simples mortels qui comparaîtront devant le Juge suprême.

Verset 8

Je finis le psaume 82.

Ô Dieu, lève-toi pour juger le monde, car c’est toi qui hériteras de toutes les nations ! (Psaumes 82.8).

Le temps du futur indique que l’état de droit deviendra un jour l’état de fait. Ce sera bien sûr quand Jésus aura instauré son règne de 1 000 ans sur terre. La sentence que Dieu prononce contre les juges iniques d’Israël a un caractère universel. Le psalmiste sait qu’après avoir pointé le doigt accusateur sur son peuple, Dieu jugera toute la terre. Il aspire cependant à ce que la vraie justice règne ici-bas. En cela, il fait écho à la béatitude de Jésus quand il a dit :

Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés (Matthieu 5.6).

Chapitre 83

Introduction

Nous arrivons au Psaume 83 qui est une prière d’appel au secours dans laquelle le psalmiste demande à Dieu de protéger son peuple et de combattre ses ennemis qui font peser une grave menace sur le pays. Certains indices portent à penser que ce cantique a été rédigé alors que Josaphat, le bon roi de Juda, doit faire face à une formidable invasion orchestrée par une coalition de nations (2Chroniques 20).

Versets 1-5

Je commence à lire le psaume 83.

Psaume d’Asaph, à chanter. Ô Dieu, sors donc de ton silence, ne reste pas muet ! Cesse, ô Dieu, d’être indifférent ! Voici, tes ennemis s’agitent, et ceux qui te haïssent ont relevé la tête. Contre ton peuple, ils se concertent, ils trament des complots contre les tiens, que tu protèges. Ils ont dit : “ Exterminons-les, et que leur nation disparaisse afin que le nom d’Israël sombre pour toujours dans l’oubli ” (Psaumes 83.1-5).

L’assurance de la victoire de cette coalition est une attaque contre Dieu, face à laquelle il est obligé de réagir. Littéralement, le psalmiste dit : « Ô Dieu, ne t’accorde aucun repos. » Les agresseurs sont appelés : « tes ennemis et ceux qui te haïssent » ce qui renforce l’appel pressant du psalmiste.

Le récit historique de ces événements met en avant le rôle important que joua Yahaziel, un lévite de la lignée d’Asaph (2Chroniques 20.14) et qui est probablement l’auteur de ce psaume.

Versets 6-9

Je continue.

D’un seul cœur, ils ont conspiré et conclu une alliance pour s’opposer à toi : enfants d’Édom, Ismaélites, les Hagrites et Moabites, Guébal, Ammon et Amalek, les Philistins et les Tyriens, et même l’Assyrie s’est jointe à eux, prêtant main-forte aux fils de Loth. — Pause (Psaumes 83.6-9).

Sous le règne de Josaphat, il n’est question que des Moabites, des Ammonites et des Édomites car ce sont eux les instigateurs de cette campagne d’extermination des Juifs. Le psalmiste y ajoute d’autres peuples. Les Hagrites étaient une tribu nomade établie à l’est du Jourdain ; Guébal est la ville phénicienne de Byblos. L’historien juif Josèphe écrit que les envahisseurs comprenaient une multitude d’Arabes (Josèphe, Antiquités : IX. 1, 2). Les Tyriens sont cités bien que les Écritures ne les mentionnent jamais comme étant en guerre contre Israël. Cependant, le prophète Amos leur reproche d’avoir vendu des esclaves israélites aux Édomites (Amos 1. 9), ce qui fait d’eux des ennemis.

À l’époque de Josaphat, la menace assyrienne commençait tout juste à se faire sentir ; c’est pour cela que les Assyriens sont mentionnés en dernier et comme alliés aux fils de Loth, c’est-à-dire les Moabites et les Ammonites qui descendent des deux filles de ce patriarche.

Versets 10-11

Je continue.

Traite-les donc comme Madian, comme Sisera ou Yabîn au torrent de Qichôn. Ils furent détruits à Eyn-Dor, et laissés comme du fumier par terre (Psaumes 83.10-11).

Le rappel des délivrances passées donne à ce cri au secours un caractère passionné. La défaite de Madian face au chef juge Gédéon (Juges 6-8) était l’archétype du désastre total. Le roi cananéen Yabîn (de Hatsor) et son général Sisera furent vaincus par Israël commandé par le chef juge Débora (Juges 4). Être laissé comme du fumier, c’est en plus de la mort, le déshonneur qui s’ajoute au désastre. Israël a miraculeusement remporté la victoire grâce à un torrent qui a subitement débordé emportant avec lui les combattants ennemis. Puis les fuyards furent capturés et exécutés en Galilée (à Eyn-Dor).

Versets 12-16

Je continue.

Que tous leurs princes soient pareils à Oreb et à Zeeb, et que leurs chefs deviennent comme Zébah et Tsalmounna, eux qui disaient : “ Emparons-nous du domaine de Dieu ! ” Mon Dieu, fais-les tourbillonner comme une paille dans le vent ; comme un feu brûle la forêt, et la flamme embrasant les monts, pourchasse-les par ta tempête ! Que, par ton ouragan, ils soient épouvantés ! (Psaumes 83.12-16).

Oreb et Zéeb étaient des chefs militaires (Madianites, Juges 7.25), et Zébah et Tsalmounna des roitelets (Juges 8.5). Tout comme Dieu a exercé ses jugements par le passé, il fera de même dans l’avenir. Cela dit, aujourd’hui est encore un jour de grâce où quiconque peut échapper au châtiment en venant à Jésus-Christ pour recevoir le pardon de ses fautes.

Versets 17-19

Je finis ce psaume 83.

Qu’ils soient couverts de honte afin qu’ils se tournent vers toi, ô Éternel ! Qu’ils soient couverts de honte, et dans l’épouvante à jamais et qu’ils périssent déshonorés ! Qu’ils reconnaissent que toi seul tu portes ce nom : l’Éternel, que c’est toi le Très-Haut qui règnes sur la terre entière ! (Psaumes 83.17-19).

Le but suprême de cette prière est de glorifier Dieu. Le psalmiste demande que ceux qui s’opposent au Seigneur fassent une expérience inoubliable d’humiliation qui leur feront connaître que le Dieu dont le nom est l’Éternel, est le seul Dieu souverain sur toute la terre.

Chapitre 84

Introduction

Nous arrivons au psaume 84 et à la fin du 3e livre du psautier qui se termine par 4 cantiques des fils de Qoré. Le psaume 84 est très proche des psaumes 42 et 43. Comme eux, il exprime le soupir du psalmiste après le Dieu vivant.

Le psalmiste est un Lévite pieux exilé qui languit de revenir au Sanctuaire de Jérusalem. Il partage peut-être le sort de David qui a dû fuir devant son fils Absalom. Le psaume comprend 3 strophes.

  • Dans la première, on sent la tristesse de l’exil (versets 2-5) ;
  • dans la seconde, le psalmiste se voit déjà marcher vers Sion, c’est-à-dire Jérusalem (versets 6-9) ;
  • enfin, dans la troisième strophe, il célèbre la joie incomparable que l’on trouve en présence de Dieu (versets 10-13). Aussi le cantique se termine-t-il par l’expression d’une confiance sereine et même triomphante.

Versets 1-5

Je commence à lire le Psaume 84.

Au chef de chœur. Un psaume des Qoréites, à chanter avec accompagnement de la harpe de Gath. Oh ! que j’aime tes demeures, Éternel, Seigneur des armées célestes ! Je languis et je soupire, Éternel, après tes parvis, mon être entier crie sa joie vers le Dieu vivant. Le moineau découvre un gîte, l’hirondelle trouve un nid où déposer ses petits près de tes autels, Éternel, Seigneur des armées célestes, mon Roi et mon Dieu ! Bienheureux ceux qui habitent ta maison, car ils pourront te louer toujours. — Pause (Psaumes 84.1-5).

Comme cela est décrit avec beaucoup de détails dans le livre du Lévitique, le centre de la vie d’Israël est d’abord le Tabernacle, résidence terrestre de Dieu. Il fut suivi du Temple de Salomon. Pour le psalmiste, le sanctuaire de Dieu est comme le nid pour le moineau.

Le voyageur Félix Bovet, décrivant une mosquée du Caire, parle des oiseaux qui entrent dans la cour et y font leurs nids. Je le cite :

En voyant voltiger les hirondelles dans la mosquée, les paroles suivantes me revinrent en mémoire : “ Hélas ! Seigneur, le moindre oiseau. L’hirondelle, le passereau trouveront chez toi leur retraite ; et moi, dans mes ennuis mortels, je languis loin de tes autels ” (Voyage en Terre Sainte, page 58).

Parce que ces petits oiseaux sont sans valeur aux yeux des hommes, Jésus les a utilisés dans l’une de ses illustrations pour enseigner que Dieu contrôle tout. Il a dit :

Ne vend-on pas une paire de moineaux pour un sou ? Et pourtant, pas un seul d’entre eux ne tombe à terre sans le consentement de votre Père (Matthieu 10.29).

Verset 6

Je continue.

Bienheureux les hommes dont tu es la force : dans leur cœur, ils trouvent des chemins tracés (Psaumes 84.6).

Le psalmiste ne se morfond plus mais reprend confiance en Dieu. Il dit que ceux qui ont foi en Dieu peuvent surmonter tous les obstacles.

Verset 7

Je continue.

Car lorsqu’ils traversent la vallée des Baumiers, ils en font une oasis, et la pluie d’automne vient la recouvrir de bénédictions (Psaumes 84.7).

Le baumier est un arbre aussi appelé micocoulier qui pousse dans des lieux très secs. Le psalmiste fait peut-être référence à David qui dans sa fuite devant son fils Absalom (psaume 63) a traversé la partie la plus aride du désert de Juda. Mais comme par la foi, il voit déjà le roi revenir à Jérusalem, il se représente cette même vallée desséchée comme une oasis bénie de Dieu. Selon son état d’esprit, la même réalité prend un aspect totalement différent.

Versets 8-9

Je continue.

D’étape en étape, leur vigueur s’accroît et ils se présentent à Dieu en Sion. Éternel, ô Dieu des armées célestes, entends ma prière ! Veuille m’écouter, ô Dieu de Jacob ! — Pause (Psaumes 84.8-9).

Tout croyant peut appliquer les paroles de ce psaume à ses propres circonstances parce que la situation du psalmiste reflète celle du chrétien. En effet, l’enfant de Dieu est ici-bas privé des manifestations glorieuses de la présence du Seigneur, car des vallées de difficultés le séparent de sa patrie céleste. Mais il sait que sa force est en Dieu qui le conduira d’étape en étape jusqu’à ce qu’il se présente enfin devant son Père céleste dans le royaume des cieux.

Verset 10

Je continue.

Toi, ô Dieu, qui nous protèges, veuille regarder celui que, par ton onction, tu as établi : fais-lui bon accueil ! (Psaumes 84.10).

Le psalmiste revient à sa situation actuelle, mais avec la certitude qu’elle va changer. Il s’efface complètement lui-même et prie pour le roi qui en recevant l’onction a été établi par l’Éternel chef de son peuple. Ce verset nous projette dans le futur prophétique lorsque Jésus-Christ le Messie, consacré par Dieu, viendra pour régner sur cette terre.

Versets 11-13

Je finis ce psaume.

Car un jour dans tes parvis vaut bien mieux que mille ailleurs. Plutôt rester sur le seuil de la maison de mon Dieu, que de demeurer sous les tentes des méchants. Car l’Éternel Dieu est pour nous comme un soleil, il est comme un bouclier. L’Éternel accorde gloire et bienveillance, il ne refuse aucun bien à ceux qui cheminent dans l’intégrité. Éternel, Seigneur des armées célestes, bienheureux est l’homme qui met sa confiance en toi (Psaumes 84.11-13).

Ces versets qui concluent le psaume 84 constituent le point d’orgue de ce cantique. Le choix du psalmiste de vouloir être près de Dieu est parfaitement sensé.

L’Éternel Dieu, Yaweh-Élohim en hébreu, est d’une part, le Dieu de grâce et du pardon, et d’autre part, le Dieu de la création. Il est le soleil, la source de la vie, de la lumière et de la force du croyant, et un bouclier qui le protège contre tout mal. Son absence est synonyme de mort tandis que sa présence, c’est la vie.