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05 août 2024

Psaumes 65.1 – 68.36

Psaume 65

Introduction

On est bien obligé de reconnaître qu’en ce bas monde, le mal est présent partout. C’est d’ailleurs l’excuse idéale pour rejeter l’existence de Dieu. Mais c’est aussi un choix délibéré et plutôt déshonnête, de passer sous silence le beau, le bon et le bien qu’on trouve aussi dans ce monde. Plusieurs psaumes célèbrent les bienfaits de l’Éternel. Dans le 65e, le psalmiste rend grâces à Dieu non seulement pour sa bonté envers Israël, mais aussi parce qu’il veille sur la terre et pourvoit en abondance aux besoins de ses habitants. On retrouve également ces thèmes dans les trois psaumes suivants.

Versets 1-5

 

Je commence à lire le psaume 65.

Au chef de chœur. Un psaume de David. Cantique. Notre calme attente à toi est la louange que nous t’offrons, Dieu, en Sion. Et nous, nous accomplissons les vœux que nous t’avons faits. Toi qui écoutes notre prière, tous les êtres de chair viendront vers toi. Le poids des fautes pèse sur moi : il est trop lourd, mais tu pardonnes tous nos péchés. Heureux celui que tu choisis pour l’inviter auprès de toi à demeurer dans tes parvis ! Nous y goûtons tous les bienfaits de ta maison, la sainteté de ton palais (Psaumes 65.1-5).

Rien ne prouve l’exactitude de la suscription qui attribue ce psaume à David. Ce qui est sûr par contre est que son caractère universaliste proclame le lien entre l’Éternel et ses créatures. Une grande affirmation concernant Dieu est qu’il pardonne les péchés à condition d’aller à lui par le chemin qu’il a tracé. Dans l’Ancien Testament, c’est par le biais des sacrifices d’animaux et sous la Nouvelle Alliance, c’est par la foi en Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu.

Versets 6-9

Je continue.

Dans ta justice, tu nous réponds par des merveilles, ô Dieu sauveur, espoir des hommes jusqu’aux confins de la terre et jusqu’aux îles lointaines. Il établit fermement, par son pouvoir, les montagnes. Il se revêt de puissance, il calme le bruit des mers, tout le fracas de leurs vagues, et le tumulte des peuples. Ceux qui habitent au bout du monde sont saisis d’admiration à la vue de tes prodiges. Tu fais tressaillir de joie le levant et le couchant (Psaumes 65.6-9).

Le psalmiste porte maintenant ses regards vers les prodiges de Dieu. Les montagnes qui sont inébranlables sous le choc des vagues expriment la sécurité que Dieu procure à son peuple au milieu des nations soulevées contre lui. De plus, sur ses ordres, toute cette agitation cesse.

Versets 10-14

Je finis le psaume 65.

Car tu prends soin de la terre et tu l’abreuves. Tu la combles de richesses ! Dieu, ton ruisseau est rempli d’eau : tu fais pousser le froment pour les humains en fertilisant la terre. Tu donnes à tous ses sillons de l’eau en surabondance. Tu en aplanis les mottes, tu l’amollis par les pluies, et tu bénis ce qui germe. Les prés couverts de brebis, les vallées drapées de blé : tout chante et clame sa joie (Psaumes 65.10-14).

Le Dieu qui sauve son peuple et règne sur le monde est aussi celui qui pourvoit.  Luther écrit : « C’est toi qui es le véritable cultivateur, bien plus que le laboureur, qui ne fait que mener la charrue et répandre la semence. C’est Dieu qui dispense la pluie et la chaleur, qui fait croître et mûrir, pendant que l’homme dort et se repose ». La riche végétation est comme un vêtement de joie dont se revêt le monde et toute la nature chante à la gloire de Dieu ; c’est une belle image de ce que sera le millénium quand Jésus régnera sur ce monde.

Psaume 66

Versets 1-4

Nous arrivons au psaume 66 qui a été composé suite à une délivrance de la nation d’Israël, mais toute la terre est invitée à célébrer la gloire de l’Éternel. Je commence à le lire.

Au chef de chœur, cantique, psaume. Poussez vers Dieu des cris de joie, vous tous, habitants de la terre ! Rendez-lui gloire pour ce qu’il est ! Honorez-le par vos louanges ! Parlez ainsi à Dieu : “ Que tes actions sont imposantes ! ” Devant ta puissance infinie, tes ennemis s’inclinent. Prosternée devant toi, la terre entière entonne un chant en ton honneur pour célébrer ta gloire. — Pause (Psaumes 66.1-4).

Ce cantique est un chant de louange qui doit être chanté dans un culte solennel avec accompagnement musical. Comme le précédent, il a un caractère universaliste.

Versets 5-9

Je continue.

Venez voir ce que Dieu a fait, car ses actions sont imposantes en faveur des humains : la mer changée en terre ferme ! le fleuve passé à pied sec ! Aussi nous exultons en lui. Car il gouverne pour toujours avec puissance, ses yeux surveillent les nations afin que les rebelles ne puissent pas se dresser contre lui. — Pause. Célébrez notre Dieu, ô peuples ! Et faites retentir vos voix à sa louange ! C’est grâce à lui que nous vivons : il nous a gardés de la chute (Psaumes 66.5-9).

Le psalmiste rappelle ici le passage de la mer Rouge sous Moïse, puis du Jourdain sous Josué, des miracles destinés à souligner la puissance de Dieu aux croyants de toutes les époques. Dans les Écritures, l’Exode est l’événement qui est le plus entouré de respect et d’émerveillement.

Versets 10-12

Je continue.

Tu nous as éprouvés, ô Dieu, tu nous as jetés au creuset comme on fait pour l’argent. Tu nous as pris au piège, tu nous as chargés d’un fardeau, tu as permis à l’ennemi de nous réduire sous son joug. Nous avons traversé le feu, nous avons dû passer par l’eau, mais tu nous en as fait sortir pour nous conduire à l’abondance (Psaumes 66.10-12).

Pour mettre son peuple à l’épreuve, Dieu lui a fait perdre sa liberté comme un poisson dans un filet. Il a mis sur lui des fardeaux douloureux et lui a fait connaître la défaite militaire. Dans les Écritures, les épreuves peuvent être un test, un châtiment ou un moyen de purification.

Versets 16-20

Je continue plus loin et finis ce psaume 66.

Venez, vous qui révérez Dieu, je vous raconterai ce qu’il a fait pour moi. Lorsque mes cris montaient vers lui, sa louange était sur ma langue. Si j’avais gardé dans mon cœur des intentions coupables, Dieu ne m’aurait pas écouté. Mais voyez : Dieu m’a entendu et il a été attentif à mes supplications. Loué soit Dieu, car il n’a pas repoussé ma prière, il me conserve son amour (Psaumes 66.16-20).

Le psalmiste est intègre dans sa vie et sincère dans sa prière. Mais si Dieu l’a exaucé, ce n’est pas parce qu’il y est contraint par un mérite ou un droit du suppliant, mais seulement en vertu de sa bonté.

Psaume 67

Introduction

Nous arrivons au psaume 67 qui est une prière liturgique chantée par tout le peuple à la fin d’une cérémonie religieuse. Il est court, mais exprime l’idée grandiose que les bénédictions accordées à Israël ont pour but d’amener toutes les nations à connaître et à louer le vrai Dieu. Le psalmiste a compris quel est le véritable objectif du peuple élu.

Ce psaume prophétique révèle le but ultime et final de Dieu pour le monde. Son plan mettra des siècles à se réaliser, mais il a commencé à s’accomplir avec la première venue de Jésus-Christ, et s’achèvera avec son retour en gloire pour instaurer le millénium sur terre. Alors, le monde sera régénéré et béni par son Créateur ; la malédiction qui pèse sur nous sera levée et tous les êtres humains loueront et adoreront le seul vrai Dieu en Jésus-Christ. Dans le Psaume 67, Israël est mentionné à 6 reprises, tandis que les nations et les peuples païens le sont 9 fois. Vous et moi sommes donc inclus.

Versets 1-2

Je commence à le lire.

Au chef de chœur : psaume à chanter avec accompagnement d’instruments à cordes. Cantique. Que Dieu nous fasse grâce ! Qu’il nous bénisse ! Qu’il nous regarde avec bonté, — Pause (Psaumes 67.1-2).

Ce passage est une reprise partielle de la bénédiction d’Aaron, frère de Moïse et premier grand-prêtre qui se trouve dans le livre des Nombres. Je la lis :

Que l’Éternel te bénisse et te protège ! Que l’Éternel te regarde avec bonté ! Et qu’il te fasse grâce ! Que l’Éternel veille sur toi et t’accorde la paix ! C’est ainsi que les prêtres m’invoqueront en faveur des Israélites, et moi, je les bénirai (Nombres 6.24-27).

Cette bénédiction fait intervenir les trois personnes de la Trinité : le Père, qui bénit et protège ; le Fils, qui manifeste sa bonté et fait grâce ; et le Saint-Esprit, qui garde et donne la paix. À la différence de la bénédiction d’Aaron, le Psaume 67 épouse une perspective universaliste, ce qui fait que le nom d’Alliance Yaweh est remplacé par Élohim, le nom du Créateur.

Verset 3

Je continue.

Que Dieu nous fasse grâce ! Qu’il nous bénisse ! Qu’il nous regarde avec bonté, afin que sur la terre on reconnaisse comment tu interviens, et que dans toutes les nations on voie comment tu sauves ! (Psaumes 67.3).

Ce passage sous-entend que Dieu n’a pas rejeté son peuple. Le prophète Ésaïe écrit :

Cependant, Jérusalem dit : “ L’Éternel m’a abandonnée, oui, le Seigneur m’a oubliée. ” Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle nourrit ? Cesse-t-elle d’aimer l’enfant qu’elle a conçu ? Et même si les mères oubliaient leurs enfants, je ne t’oublierai pas, Voici : je t’ai gravée dans le creux de mes mains, je pense constamment à tes remparts (Ésaïe 49.14-16).

Il a toujours existé deux sortes d’Israélites, ceux qui sont endurcis vis-à-vis de Dieu et ceux qui lui sont fidèles, et que l’apôtre Paul appelle « l’Israël de Dieu » (Galates 6.16). Aujourd’hui et depuis des siècles et des millénaires, les Israélites sont infidèles à Dieu et il en sera ainsi jusqu’au millénium. Dans son épître aux Romains, Paul écrit :

L’endurcissement d’une partie d’Israël durera jusqu’à ce que l’ensemble des non-Juifs soit entré dans le peuple de Dieu, et ainsi, tout Israël sera sauvé. C’est là ce que dit l’Écriture : De Sion viendra le Libérateur ; il éloignera de Jacob toute désobéissance (Romains 11.25-26).

Le jour viendra où Israël sera restauré et occupera la totalité du territoire que l’Éternel a donné à Abraham. De plus, tous les privilèges qui sont spécifiques au peuple élu s’étendront à toutes les nations. Alors, la terre entière jouira de la pleine bénédiction de Dieu, comme l’annoncent bien des prophètes. Ésaïe écrit :

Ô cieux, poussez des cris de joie ! Ô terre, réjouis-toi ! Criez de joie, montagnes, parce que l’Éternel a consolé son peuple et a compassion des affligés. Comme le nouveau ciel et la nouvelle terre que je vais faire subsisteront par-devant moi, l’Éternel le déclare, ainsi subsisteront votre postérité et votre nom (Ésaïe 49.13 ; 66.22).

Versets 4-6

Je continue le Psaume 67.

Que les peuples te louent, ô Dieu, que tous les peuples t’adressent leurs louanges ! Que les nations jubilent et qu’elles chantent dans l’allégresse, car c’est avec justice que tu juges (gouverne) le monde, et c’est avec droiture que tu juges les peuples. — Pause. Que les peuples te louent, ô Dieu, que tous les peuples t’adressent leurs louanges ! (Psaumes 67.4-6).

Le mot « peuple », habituellement réservé à Israël, est opposé aux nations païennes. Mais ici, il est appliqué à tous les habitants de la terre que le psalmiste voit rangés sous le sceptre du vrai Dieu en Jésus-Christ. C’est l’accomplissement de la promesse de Dieu qui a dit à Abraham :

Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t’outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi (Genèse 12.3).

Pendant le millénium, Jésus-Christ régnera sur toute la terre à partir de Jérusalem sa capitale. Ce sont les Israélites fidèles à Dieu qui iront jusqu’aux extrémités du monde pour faire connaître l’Éternel à tous les peuples. En même temps, les Juifs éparpillés parmi les nations retourneront dans le pays de leurs ancêtres (Ésaïe 66.19-20).

Versets 7-8

Je finis le psaume 67.

La terre a produit sa récolte, Dieu, notre Dieu, nous a bénis (et nous bénira toujours). Oui, que Dieu nous bénisse et qu’il soit révéré jusqu’aux confins du monde ! (Psaumes 67.7-8).

Le psalmiste regarde les belles récoltes qui mûrissent au soleil et se dit que cette bénédiction en annonce d’autres plus grandes encore. Cependant, il vaut la peine de rappeler que le but final de l’univers et de toute la Création, n’est pas le bien-être des hommes, mais la gloire de Dieu. S’il a créé le monde et tous les êtres vivants, c’est pour qu’il soit loué et vénéré par les anges et par les hommes. C’est là l’objectif ultime de la création et de l’univers. Pourquoi sommes-nous sur terre ? Est-ce seulement pour manger et boire, faire des enfants, conduire des affaires, partir en vacances et laisser quelques souvenirs derrière soi ? Non ! C’est pour rendre gloire à Dieu. Ce psaume cadre très bien avec le devoir missionnaire de l’Église.

Psaume 68

Introduction

Nous arrivons au psaume 68 qui est un chant de reconnaissance. La place saillante donnée à la montagne de Sion comme résidence de l’Éternel, fait penser, conformément à la suscription, au temps de David. Il a probablement été composé au retour de sa campagne contre les Syriens et les Ammonites. C’est une marche guerrière d’une armée victorieuse rentrant avec son roi dans sa capitale. Ce chant de triomphe est sans doute le plus beau de tout l’Ancien Testament. Il décrit aussi la victoire finale de l’Éternel sur tous ses ennemis.

Ce cantique grandiose appartient à toutes les époques. C’était le chant des Huguenots et des Camisards dans leurs luttes ardentes contre les ennemis de leur foi et de leur liberté.

Ce poème épique regarde vers l’avenir le plus lointain par la position centrale qu’il donne à Jérusalem, capitale de toutes les nations soumises à l’Éternel, et par sa note finale qui prélude au retour du Seigneur sur les nuées et le début du Millénium.

Versets 1-2

Je commence à le lire.

Au chef de chœur. Psaume de David. À chanter. Cantique. Que Dieu se lève ! Et voici : ses ennemis sont dispersés. Ceux qui le haïssent fuient devant lui (Psaumes 68.1-2).

Ces mots sont une reprise de la formule qu’énonçait Moïse chaque fois que le coffre sacré et les Israélites partaient pour une nouvelle étape à travers le désert (Nombres 10.35).

Verset 5

Je continue plus loin.

Chantez à Dieu ! Célébrez-le par vos chants ! Louez son nom ! Frayez la voie de celui qui chevauche les nuées ! Il a pour nom “ l’Éternel ”. Réjouissez-vous devant lui ! (Psaumes 68.5).

Dieu est comparé à un chef d’armée qui chevauche à la tête de ses troupes. Le jour viendra où Jésus-Christ en conquérant vainqueur prendra possession de toute la terre et tout homme lui rendra gloire. La suite du texte rappelle des souvenirs du séjour des Hébreux au désert.

Versets 7-8

Je continue plus loin.

O notre Dieu, quand tu sortis devant ton peuple, quand tu marchas dans le désert, Pause, alors la terre trembla, le ciel se fondit en eau, par-devant Dieu, le Dieu du mont Sinaï, par-devant Dieu, Dieu d’Israël ! (Psaumes 68.7-8).

La vision de l’Éternel s’avançant à la tête de son peuple saisit tellement le psalmiste, qu’il s’interrompt, pour laisser les instruments de musique donner une impression de la majesté de cette intervention.

Versets 12-13

Je continue plus loin.

Le Seigneur a donné un ordre, aussitôt les messagères forment une armée nombreuse. Les rois des armées adverses s’enfuient : c’est la débandade. Et celles qui sont restées à la maison partageront le butin (Psaumes 68.12-13).

Cet ordre est le signal de guerre donné par l’Éternel lui-même. David n’entreprenait pas une campagne sans le consulter. Les messagères sont les jeunes filles qui au Proche-Orient annonçaient la victoire tandis que les mères de famille partageaient le butin ramené par leurs maris et fils combattants.

Verset 14

Je continue.

Vous reposez dans les enclos ? Les ailes de la colombe sont argentées et son plumage est jaune d’or (Psaumes 68.14).

Le psalmiste fait un reproche à ceux qui ont choisi de rester avec leurs troupeaux au lieu de partir à la guerre (Juges 5.16). La colombe était le sacrifice des pauvres et représente Israël. Bien que les Israélites étaient une petite nation relativement faible, ils ont remporté la victoire grâce à l’Éternel, preuve en est les ailes argentées et le plumage d’or, qui représentent le butin qu’ils ramènent.

Verset 15

Je continue.

Lorsque le Dieu tout-puissant dispersa au loin les rois il neigeait sur le Tsalmôn (Psaumes 68.15).

Chez les Arabes, l’expression « asperger de neige » est synonyme de : « répandre de la joie », tant la fraîcheur de la neige fait plaisir dans les endroits brûlés par le soleil (Proverbe 25.13). Le Tsalmôn est le mont Asalmanon dans la chaîne du Basan (ou Hauran), la contrée où les Syriens et les Ammonites furent battus par David.

Versets 16-17

Je continue.

Ô vous, montagnes sublimes, monts du Basan, monts aux cimes si nombreuses, monts du Basan, pourquoi donc jalousez-vous, monts aux cimes si nombreuses, le mont que Dieu s’est choisi pour résidence ? Car l’Éternel en fera sa résidence éternelle (Psaumes 68.16-17).

Le Basan est jaloux. Important par ses énormes parois de basalte et ses nombreux hauts sommets, il mériterait le titre de « montagne de Dieu » plutôt que la modeste colline de Sion choisie par l’Éternel pour sa résidence.

Verset 19

Je continue plus loin.

L’Éternel est monté sur la hauteur en emmenant des captifs. Tu as fais des dons aux hommes, même parmi les rebelles, pour ta demeure, Éternel Dieu (Psaumes 68.19).

D’après plusieurs textes de l’Ancien Testament (Esdras 2.58 ; 8.20 ; Néhémie 7.60), on sait que sous les règnes de David et Salomon, les prisonniers de guerre étaient affectés au service du Temple pour les travaux serviles. Cela dit, ce passage a aussi une signification spirituelle que l’apôtre Paul utilise dans son épître aux Éphésiens (4.7-13). En effet, le credo que j’ai appris dit : « Je crois en Jésus-Christ qui est mort, est descendu aux enfers d’où il est ressuscité le 3e jour, et est monté aux cieux. » Effectivement, le Christ est bien allé dans le séjour des morts pour libérer les croyants de l’Ancienne Alliance qui étaient au paradis afin de les emmener avec lui au ciel. Et depuis sa grande victoire sur la mort et son ascension, Jésus distribue des dons spirituels aux rebelles qu’il a sauvés, et fait d’eux ses serviteurs.

Versets 22-25

Je continue plus loin en compressant.

Mais Dieu brisera le crâne de ceux qui sont contre lui, oui, la tête chevelue de celui dont la conduite est coupable. Le Seigneur a déclaré : Oui, je les ramènerai depuis les monts du Basan, oui, je les ramènerai des profondeurs de la mer. On voit ton cortège, ô Dieu, oui, le cortège de mon Dieu et de mon Roi, dans le lieu saint (Psaumes 68.22-25).

À la fin des temps, Dieu aura raison de tous ses ennemis ; Israël sera restauré et Jésus-Christ entrera dans Jérusalem sa capitale pour régner sur la terre en tant que Roi des rois.

Versets 30-36

Je finis le psaume 68 en compressant.

Du haut de ton sanctuaire dominant Jérusalem, tu recevras les présents que t’apporteront les rois. Ô vous, royaumes du monde, chantez en l’honneur de Dieu ! Célébrez tous le Seigneur ! — Pause. Proclamez que Dieu est fort, sa majesté resplendit sur Israël, et sa puissance éclate dans les nuées. Tu es redoutable, ô Dieu, du fond de ton sanctuaire : oui, c’est le Dieu d’Israël qui donne au peuple force et puissance. Loué soit Dieu ! (Psaumes 68.30-36).

A l’inverse des poèmes guerriers profanes, ce n’est ni le roi ni la nation qui est glorifié mais Dieu seul. Les victoires qu’il a accordées à Israël dans le passé sont le gage du triomphe final de Jésus-Christ, de la venue de son royaume sur terre et de l’établissement futur du règne universel de Dieu.

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

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