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11 juil. 2024

Psaumes 23.1 – 24.10

Psaume 23

Introduction

Que faire et où aller lorsqu’on a besoin de réconfort ? Le mieux est sans aucun doute de pouvoir épancher sa peine sur l’épaule d’un véritable ami, sinon on court le risque de faire des dégâts à soi et aux autres. Jadis, la pratique était de se tourner vers la bouteille. Aujourd’hui, c’est plutôt vers les drogues, le sexe ou même le suicide ; les faits divers sont là pour l’attester.

Quand j’ai fait ma communion solennelle, j’ai reçu un beau missel avec une couverture en cuir. Une section était intitulée réconfort et on pouvait y lire le Psaume 23. Il est sans conteste le plus connu de tout le psautier. Cependant, son importance est beaucoup due au précédent, le 22 qui donne les fondements du 23. En fait, les Psaumes 22, 23 et 24 forment ensemble la trilogie du berger. Le Psaume 22 introduit le Bon Berger, c’est à dire Jésus, qui a lui-même dit : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis (Jean 10.11) ».

Le Psaume 23, quant à lui, présente Jésus-Christ comme le Grand Berger. Il est appelé ainsi par l’auteur de l’épître aux Hébreux qui écrit :

Le Dieu qui donne la paix a fait revenir d’entre les morts notre Seigneur Jésus qui est devenu le grand berger de ses brebis et a scellé de son sang l’alliance éternelle (Hébreux 13.20).

Enfin, le Psaume 24 décrit le Chef berger. On doit cette appellation à l’apôtre Pierre qui écrit :

Quand le Chef des bergers paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire qui ne perdra jamais sa beauté (1Pierre 5.4).

On peut donc considérer que dans le Psaume 22 nous avons la croix du Sauveur qui est mort pour nous afin que nous recevions la vie éternelle, dans le 23 la houlette du berger qui par amour pour ses brebis pourvoit dans le temps présent à tous leurs besoins, et dans le 24 la couronne du souverain Roi des rois qui dans l’éclat de sa majesté viendra un jour établir son autorité sur toute la terre.

Le psaume 23 est appelé « psaume de confiance » parce que c’est probablement le passage des Textes Sacrés qui est le plus lu ou médité. Les Juifs le connaissent et tous ceux qui se disent chrétiens en ont au moins entendu parler. Il n’a que 6 versets que n’importe qui comprend mais qui ont fait couler beaucoup d’encre puisque des livres ont été écrits sur eux. La durée d’un discours ou la longueur d’un texte est sans rapport avec sa valeur, car on peut parler sans rien dire. Quelqu’un a fait la remarque suivante : « La longueur de votre allocution ne m’importe pas dans la mesure où vous la faites en peu de mots ». Et aussi : « Si ceux qui n’ont rien à dire se taisaient, notre monde serait plus agréable à vivre ».

Au mur de son bureau, un homme d’affaires a accroché un écriteau qui disait : « Si vous avez quelque chose d’important à me communiquer, je vous donne 5 minutes ».

Le Psaume 23 a beaucoup à dire et pourtant il se lit en 45 secondes. Ce n’est pas un document scientifique, ni une démonstration philosophique, ni une thèse de théologie. Ce petit poème est un joyau lyrique à la fois simple et sublime. Il doit beaucoup de son charme à l’habile mélange d’images contrastées qui recouvrent la plupart des aspects de la vie humaine. Toutes ses facettes littéraires convergent vers l’Éternel dont le soin attentif, la vigilance incessante et la présence constante donnent à la vie toute sa couleur et sa satisfaction. Le concept dominant de ce psaume est celui d’un Dieu qui guide et protège à travers les vicissitudes de la vie. Ce poème décrit sept activités du berger divin. Elles sont bien rendues dans la version Second et sont encadrées par le nom de l’Éternel qui est le premier et le dernier mot du poème.

Il ne fait aucun doute que ce psaume a été écrit par David à un moment paisible de sa vie, mais rien n’indique l’époque de sa rédaction. Était-ce quand il était lui-même un jeune pâtre ou après qu’il ait accédé à la royauté, ou à la fin de sa vie ? Quelqu’un a nommé le Psaume 23 « le chant du vieux berger ». Ce serait alors l’oeuvre d’un souverain mature qui se penche sur ce qu’a été sa marche avec Dieu et combien il a pu compter sur lui. Les épreuves de la vie ont maltraité David. Soldat aguerri, il a connu bien des joies et beaucoup de peines, des victoires sur le champ de bataille, mais aussi des malheurs terribles et des privations sans nombre. Il est passé par le creuset de l’adversité mais il a fait ses preuves. Il est resté fidèle à l’Éternel qui lui a rendu au centuple.

Le Psaume 23 ne présente pas les rêveries ou les pensées frivoles d’un jeune pâtre, mais les réflexions d’un homme qui a vécu et fait l’expérience de la vie. Cependant, David le grand roi n’a jamais oublié David le jeune berger. Au sommet de la gloire, il se souvient encore de sa tendre enfance quand il s’occupait des brebis de son père. Dans un sens, David a été berger toute sa vie puisque l’Éternel l’a retiré des troupeaux pour qu’il fasse paître le peuple de Dieu (Psaume 78:71). Sa tâche en tant que souverain d’Israël est bien de nature à lui rappeler ce qu’il a déjà vécu quand il était adolescent. Les prophètes ont repris plusieurs fois cette image du berger, soit pour rappeler ce qu’est l’Éternel pour son peuple (Esaïe 40:11), soit pour faire sentir aux rois leur responsabilité en tant que bergers d’Israël, et pour annoncer le vrai pasteur des brebis qui allait venir (Ezéchiel 34:7,14; 37:24 ; Zacharie 10:3.) et qui pour nous est venu.

Le Psaume 23 commence par : « L’Éternel est mon berger ». Tout le monde peut-il dire cela ? Pas vraiment ! Alors en vertu de quoi ai-je le droit et le privilège de prononcer de telles paroles ? Puisque les Psaumes 22, 23 et 24 forment un tout qui raconte une seule et même histoire, il me faut d’abord rencontrer le bon berger qui a donné sa vie pour ses brebis, puis je dois apprendre à connaître le grand berger qui prend soin de moi. Ensuite seulement, je pourrai dire : « L’Éternel est mon berger ».

Verset 1

Je commence à lire le psaume 23.

Psaume de David. L’Éternel est mon berger. Je ne manquerai de rien (Psaumes 23.1).

« Mon berger » est une métaphore. Dans tout l’Orient ancien où la vie pastorale joue un rôle prédominant, le berger représente le roi, car il est supposé être le conducteur et le protecteur de son peuple. Luther écrit : « « D’autres noms de Dieu, tels que Seigneur, Roi, Créateur, inspirent toujours une sorte de crainte. Il n’en est pas de même du mot berger, qu’il suffit d’entendre pour éprouver confiance, consolation, sécurité. Une brebis ne vit que grâce à la protection et à la sollicitude de son berger. Dès qu’il lui manque, elle est entourée de dangers et menacée de périr. C’est un pauvre animal dépourvu d’armes pour se défendre et d’intelligence pour retrouver sa voie. Il est une chose pourtant qu’elle sait faire : se tenir près de son berger et compter sur sa force et sa fidélité. Tant qu’il est près d’elle, elle le suit, sans s’inquiéter de rien et sans redouter personne ; elle reste paisible et joyeuse, car il ne lui manque rien ».

Dans le livre de l’Apocalypse, Jésus, l’Agneau de Dieu est le berger des rachetés. Jean écrit :

L’Agneau qui est au milieu du trône prendra soin d’eux comme un berger, il les conduira vers les sources d’eaux vives (Apocalypse 7.17).

C’est une chose de dire « l’Éternel est un berger », et c’en est une toute autre d’affirmer : « l’Éternel est mon berger ». Si je crois que Jésus a été crucifié pour expier mes péchés et qu’il est ressuscité des morts, alors je peux dire avec confiance : « l’Éternel est mon berger ».

David dit aussi : « Je ne manquerai de rien ». La brebis est un animal obstiné et stupide, incapable d’échapper à ses prédateurs et démuni de tout moyen de défense. Elle a donc besoin d’être protégée et en sécurité. « Je ne manquerai de rien », est une affirmation qui considère l’avenir avec confiance. L’assurance et la sérénité du croyant dépendent de son berger divin.

Verset 2

Je continue le texte.

Grâce à lui, je me repose dans des prairies verdoyantes, et c’est lui qui me conduit au bord des eaux calmes (Psaumes 23.2).

Quand une brebis est allongée dans la prairie, c’est que son ventre est plein, car tant qu’elle a faim, elle refuse de se reposer. Il lui faut donc avoir suffisamment à manger.  Au moment de la chaleur de midi, le berger mène son troupeau dans un endroit ombragé au bord d’un courant d’eau. Jésus a dit à ceux qui l’écoutaient :

C’est moi qui suis le pain qui donne la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos (Jean 6.35 ; Matthieu 11.28).

Jésus parle de la paix de l’âme, du repos intérieur qui est le principal besoin de l’homme moderne. Il accorde le pardon des péchés et la paix à ceux qui croient en lui et le suivent.

Verset 3

Je continue le texte.

Il renouvelle mes forces, et, pour l’honneur de son nom, il me mène pas à pas sur le droit chemin (Psaumes 23.3).

La bonne réputation d’un berger dépend du bien-être et de la santé de ses brebis. La prospérité du troupeau honore son maître. Mais il faut que les brebis aient confiance en lui pour accepter de se laisser conduire. Jésus a dit aux chefs religieux juifs :

Vous ne faites pas partie de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent (Jean 10.25-27).

Les brebis suivent le berger dont la voix leur est familière. À cette époque, le troupeau est jour après jour avec son berger. Il ne force jamais la marche mais le conduit à son rythme car il tient compte de la lenteur des femelles pleines et des nouveau-nés. Dieu adopte la même attitude envers son peuple. Le prophète Ésaïe écrit :

Comme un berger, l’Éternel paîtra son troupeau et il rassemblera les agneaux dans ses bras. Sur son sein, il les porte et conduit doucement les brebis qui allaitent (Ésaïe 40.11).

Verset 4

Je continue le texte.

Si je devais traverser la vallée où règnent les ténèbres de la mort, je ne craindrais aucun mal, car tu es auprès de moi : ta houlette me conduit et ton bâton me protège (Psaumes 23.4).

C’est ici le cœur du poème. Le soleil se couche et les ténèbres se lèvent. Il faut rentrer au bercail en traversant la vallée où abondent les bêtes féroces. Les brebis se serrent près de leur berger, en se plaçant sous la protection de sa houlette.

La houlette est un bâton qui finit en boucle. Elle permet au berger d’asseoir son autorité, de défendre les brebis contre les prédateurs, de les rassembler, les guider, et de récupérer celles qui se coincent entre deux rochers ou qui s’emprisonnent dans un buisson.

L’instant qui accorde au nouveau-né le souffle de vie commence déjà à le lui reprendre. Dès qu’un enfant naît, il s’engage dans un périple à l’intérieur d’un long canyon tapissé d’écueils, et il arrive à presque tout le monde de se trouver au moins une fois dans les ténèbres de la mort. C’est dans ces moments-là que pour le croyant la présence de Dieu est si précieuse, car elle lui apporte le réconfort dont il a besoin. Moi, je compte bien sur la présence de Jésus à mes côtés quand la dame à la faux frappera à ma porte.

Verset 5

Je continue.

Pour moi, tu dresses une table aux yeux de mes ennemis, tu oins de parfums ma tête, tu fais déborder ma coupe (Psaumes 23.5).

Du pronom « il », David passe au « tu » qui exprime sa relation personnelle avec Dieu. Le berger se transforme en un hôte généreux. L’Éternel reçoit David à sa table, pourvoit à ses besoins et le prend sous sa protection comme les suzerains du Proche-Orient ancien envers leurs vassaux. Jadis, à l’occasion d’un banquet, pour honorer un invité de marque, la coutume était d’oindre ses cheveux d’une huile parfumée. Ici, elle symbolise la bénédiction et la plénitude. Dans le Nouveau Testament, l’huile représente le Saint-Esprit, et la coupe est un symbole de joie. Ce repas préfigure ce que l’apôtre Paul appelle la table du Seigneur, et qui consiste pour un croyant à prendre du pain et du vin en mémoire de la mort du Christ.

Verset 6

Je finis de lire le Psaume 23.

Oui, toute ma vie, ta bonté et ton amour me poursuivront et je pourrai retourner au sanctuaire de l’Éternel tant que je vivrai (Psaumes 23.6).

Plus de dangers, mais une sécurité absolue et durable. Le plus grand bonheur pour un être humain est d’être dans la présence de Dieu. Dans le psaume 84 (11), l’auteur écrit : « Un jour dans tes parvis vaut bien mieux que mille ailleurs ».

Et à la fin de son ministère sur terre, Jésus a dit à ses disciples :

Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures ; si ce n’était pas vrai, je vous l’aurais dit : en effet je vais vous préparer une place. Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis (Jean 14.2-3).

Les croyants ne sont pas des brebis avec un pedigree, mais leur berger est le Tout-Puissant, le Créateur du ciel et de la terre, alors ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

Psaume 24

Introduction

Nous arrivons au psaume 24 qui déclare Jésus : chef berger. Il préfigure et célèbre l’entrée de l’Éternel en la personne du Christ dans la ville sainte, ce qui aura lieu à la fin des temps.

Au niveau historique, ce psaume rappelle un moment très important dans l’histoire religieuse d’Israël, quand l’arche de l’alliance, après être restée plus d’un demi-siècle hors de la vie du peuple de Dieu, est solennellement amenée sur la colline de Sion près de la demeure du roi (2 Samuel 6:12). Selon l’historien juif Josèphe, la venue de l’Arche portée par des Lévites fut précédée par une procession de musiciens et de chanteurs divisée en 7 chœurs différents qui chantaient ce psaume en se répondant les uns aux autres. D’après le Talmud, il était régulièrement chanté au Temple le premier jour de la semaine juive, donc le dimanche.

C’est un psaume d’instruction dont le thème est la nécessité d’avoir un cœur pur et une vie droite pour s’approcher de l’Éternel.

Les deux premiers versets forment le prologue, affirmant que l’Éternel est digne de louanges parce qu’il est le Créateur et le propriétaire de l’univers. Je trouve ça rafraîchissant à la lumière des politiciens et despotes de tous bords qui cherchent constamment à se partager le gâteau et le monde. C’est exactement ce qu’ont fait Roosevelt, Churchill et Staline en février 1945 lors des accords d’Yalta. C’est comme ça entre autres que deux îles japonaises, et l’Europe de l’Est sont tombées dans le giron russe.

Verset 1

Je commence à lire le psaume 24.

Psaume de David. La planète terre et ses richesses appartiennent à l’Éternel. L’univers est à lui avec ceux qui l’habitent. C’est l’Éternel qui a fondé la surface terrestre sur les mers, qui l’a établie fermement au-dessus des courants d’eaux (Psaumes 24.1,2 ; Auteur).

Il ne s’agit pas de fleuves, mais de courants marins. Le poète les met en parallèle avec les mers, conformément au style poétique hébraïque.

Comme un édifice ou une ville, la terre est figurativement représentée avec des fondations qui lui assurent sa stabilité. La solidité d’une construction honore l’architecte et le maître d’œuvre, c’est-à-dire Dieu, qui a créé l’univers dont notre planète.

L’apôtre Paul cite la première phrase de ce psaume pour affirmer que le croyant peut manger ce qu’il veut (1Corienthiens 10:26).

Versets 3-4

Je continue.

Qui pourra accéder au mont de l’Éternel ? Qui pourra se tenir dans sa demeure sainte ? L’innocent aux mains nettes et qui a le cœur pur, qui ne se tourne pas vers les idoles, et qui ne jure pas pour tromper son prochain (Psaumes 24.3-4).

Le thème de la souveraineté de Dieu fait place à sa sainteté. Les « mains nettes et le cœur pur » sont deux expressions qui décrivent l’intégrité aussi bien en pensées qu’en actes. Jésus s’est inspiré de ce passage quand il a dit : « Heureux ceux dont le cœur est pur, car ils verront Dieu (Matthieu 5.8) ».

Le problème est que si c’est seulement ceux qui sont impeccables sur toute la ligne qui vont accéder au trône de Dieu, je suis disqualifié et je reste dehors (Hébreux 12.14). Et pourtant, j’entrerai quand même, mais en Jésus-Christ, lavé par son sang et revêtu de sa justice.

Versets 5-6

Je continue.

Celui qui vit ainsi sera béni par l’Éternel, il obtiendra la justice de son Dieu qui le sauve. Ô Éternel, tel est le peuple qui te révère et qui s’attache à toi, Dieu de Jacob. — Pause (Psaumes 24.5-6).

Avec cette prière s’achève la première partie du psaume qui porte sur les qualifications de ceux jugés dignes d’entrer en présence du Roi. Ce sont les personnes irréprochables qui révèrent et s’attachent à l’Éternel. Cette attitude est l’inverse de l’idolâtrie qui ne consiste pas seulement à s’étaler de tout son long devant une statue, mais à mettre autre chose que la gloire de Dieu en tête de ses préoccupations, comme faire du fric ou faire la fête, par exemple.

Sous l’Ancienne Alliance, la bénédiction est théoriquement la conséquence d’une conduite pieuse agréable à Dieu. David s’efforce donc d’obéir à la Loi, de conserver un cœur pur et d’agir avec droiture, mais il a failli plusieurs fois, et même lamentablement. Il dit donc que le salut et la justice s’obtiennent d’abord par la foi au Dieu de Jacob, celui qui transforme l’escroc en prince (Genèse 32.28).

Versets 7-8

Je continue.

Portes, levez la tête, ô portes, levez-vous. Relevez vos frontons, ô portes, haussez-vous, vous, portes éternelles, pour que le Roi de gloire y fasse son entrée ! Qui est ce Roi de gloire ? C’est l’Éternel, le Fort et le Vaillant, oui, l’Éternel, vaillant dans les combats (Psaumes 24.7-8).

Les questions, les réponses et les commentaires sont chantés par différents chœurs de Lévites. La seconde partie du psaume célèbre l’entrée du Roi des rois à Jérusalem. En son honneur, les portes personnifiées sont exhortées à élever leurs frontons pour accueillir le coffre de l’alliance, symbole du trône et de la présence de l’Éternel. Il est comparé à un roi victorieux revenant de guerre qui fait son entrée triomphale dans sa capitale.

Versets 9-10

Je finis le Psaume 24.

Portes, levez la tête, ô portes, levez-vous. Relevez vos frontons, ô portes, haussez-vous, vous, portes éternelles, pour que le Roi de gloire y fasse son entrée ! Qui est ce Roi de gloire ? Le Seigneur des armées célestes, c’est lui le Roi de gloire. — Pause (Psaumes 24.9-10).

L’avènement de l’Éternel, le Roi de gloire, est un événement si grand, et l’honneur fait à Sion si extraordinaire, qu’on a peine à y croire, alors on répète l’ordre donné aux portes.

« Le Seigneur des armées célestes » est un titre souvent utilisé dans l’Ancien Testament, et qui le présente comme un roi entouré de sa cour constituée d’anges à son service.

On a vu dans ce psaume une double prophétie. La première s’est accomplie quand Jésus est retourné dans les cieux pour s’asseoir à la droite de Dieu le Père.

Le deuxième encore à venir est le retour en gloire sur cette terre du Seigneur pour établir son règne de 1 000 ans. Il viendra en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs. La première fois il s’est présenté comme un agneau, on l’a rejeté et mis à mort, mais la seconde fois, il viendra comme un lion qui déchire et il établira son royaume où enfin la justice régnera.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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