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29 août 2024

Psaumes 131.1 – 136.26

Psaume 131

Introduction

Celui qui chante « Petit papa Noël », dit : « il me tarde tant que le jour se lève ». Je me souviens combien c’était difficile d’attendre. Ma mère avait beau me dire : « Tout vient à point à qui sait attendre », ça ne m’aidait pas. Connaissez-vous beaucoup de gens patients ? Les Écritures mentionnent le roi David ! C’était un homme éminemment intelligent, doté d’une grande force de caractère au tempérament impétueux. Pourtant, il n’a jamais essayé d’une manière ou d’une autre d’accélérer le plan de Dieu à son égard. Au contraire, il a écrit le Psaume 131 qui, à l’exception du dernier verset, est extrêmement personnel et qui exprime l’attitude humble et confiante du croyant qui s’attend entièrement à Dieu pour satisfaire tous ses besoins.

Verset 1

Je commence à lire le psaume 131.

Cantique des montées pour la route vers la demeure de l’Éternel. De David. Ô Éternel, mon cœur ne s’enfle pas d’orgueil, mes yeux n’ont pas visé trop haut, je ne me suis pas engagé dans des projets trop grands, trop élevés pour moi (Psaumes 131.1).

Être enflé d’orgueil c’est avoir confiance en soi, mais David sait abandonner sa prestance royale pour s’abaisser devant Dieu sans se soucier du « qu’en dira-t-on » ? Dans le second livre de Samuel, on lit :

Mikal, femme de David vit le roi sauter et danser devant l’Éternel. Alors elle le méprisa dans son cœur. Elle s’exclama : Ah, vraiment, le roi d’Israël s’est couvert d’honneur aujourd’hui ! Il s’est exhibé à demi-nu aux servantes de ses serviteurs, comme aurait pu le faire un homme de rien ! (2Samuel 6.16, 20).

Mais David lui a répondu :

C’est devant l’Éternel que j’ai manifesté ma joie… Je m’abaisserais volontiers encore davantage pour m’humilier (2Samuel 6.21-22).

Versets 2-3

Je finis de lire le psaume 131.

Bien au contraire : je suis resté tranquille et dans le calme. Je me sentais comme un nourrisson rassasié dans les bras de sa mère, comme un nourrisson apaisé. Israël, mets ton espérance en l’Éternel, dès maintenant et pour toujours (Psaumes 131.2-3).

David avait appris que pour Dieu, l’humilité est la première des vertus (Psaumes 138.6 ; Ésaïe 57.15 ; 1Pierre 5.5 ; 3.4 ; Jacques 4.10 ; Matthieu 11.28). Il est sevré de toute amertume, ambitions égoïstes et de vaine gloire, et il trouve la paix parfaite et le contentement en s’abandonnant à l’Éternel en toute confiance.

L’attitude humble du psalmiste doit aussi devenir celle d’Israël, qui en tant que peuple, est dans une position analogue à celle de David comme individu. Comme son roi, il doit accepter d’attendre longuement l’accomplissement des promesses divines.

Psaume 132

Introduction

Nous arrivons au Psaume 132 qui date lui aussi de l’après-exil, bien que selon la tradition, il a été composé par Salomon pour la dédicace du Temple quand le coffre sacré y fut déposé.

Au point de vue du développement de la pensée religieuse, le psaume 132 est avec le psaume 130, le plus prophétique des « cantiques de montée. » Le psaume 130 annonce un Sauveur par qui l’Éternel rachètera lui-même Israël de tous ses péchés, réalisant ce que le ministère du grand-prêtre ne donnait que l’ombre et l’image. Le psaume 132 annonce aussi le Sauveur, « celui qui doit venir », mais il le présente comme le roi Messie, le fils de David grâce à qui s’accompliront toutes les promesses que l’Éternel a faites au peuple élu. En attendant, le psalmiste exprime le désir ardent de tous les pèlerins de voir Sion devenir la demeure finale et définitive de l’Éternel, un thème qui domine tout ce psaume.

Versets 1-5

Je commence à lire le psaume 132.

Cantique des montées. Ô Éternel, souviens-toi de David et de toutes ses peines ; car il fit ce serment à l’Éternel, il adressa ce vœu au Puissant de Jacob : “ Non, je n’entrerai pas dans la tente où j’habite, je ne m’étendrai pas sur mon lit de repos, je ne veux pas donner de sommeil à mes yeux ni de repos à mes paupières, avant d’avoir trouvé un lieu pour l’Éternel, une demeure pour le Dieu puissant de Jacob ” (Psaumes 132.1-5).

Ce psaume s’inspire largement du récit qu’on trouve dans le second livre de Samuel qui raconte toute la peine que s’est donnée David pour transporter le coffre sacré à Jérusalem et pour préparer la construction du Temple (2Samuel 6-7). Sa grande ambition était de le réaliser lui-même, mais Dieu ne le lui a pas permis. Alors qu’il est sur le point d’entrer dans son nouveau palais digne d’un conte des mille et une nuits, David se soucie du coffre sacré qui est en transit, ayant été plus ou moins abandonné chez un certain Abinadab (1Samuel 7.1).

Versets 8-9

Je continue le psaume 132 plus loin.

Éternel, lève-toi, et viens dans le lieu de ta paix ! Oh ! viens avec ton coffre d’où rayonne ta force ! Que tes prêtres se parent de ton salut, que tes fidèles poussent des cris de joie (Psaumes 132.8-9).

C’est le chant que le peuple entonna quand le coffre fut placé dans le Temple que Salomon avait construit. Alors, la gloire du Seigneur a empli le Temple comme cela s’était déjà produit dans le Tabernacle du désert.

Verset 10-12

Je continue.

Pour l’amour de David qui fut ton serviteur, n’écarte pas le roi qui a reçu l’onction ! (comparer 2Chroniques 6.42). L’Éternel en a fait le serment à David, il ne reviendra pas sur ce qu’il a promis : “ Je mettrai sur ton trône un fils issu de toi. Et si tes fils respectent mon alliance avec toi et mes préceptes que je leur donnerai, leurs propres fils aussi siégeront sur ton trône à perpétuité ” (Psaumes 132.10-12 ; comparer 2 Samuel 7).

David intercède pour ses descendants assis sur le trône. Ils en ont bien besoin parce que beaucoup d’entre eux furent mauvais, quelques-uns passables et seulement 5 sont déclarés bons. Finalement, la nation fut jugée par Dieu et exilée à Babylone. Mais les promesses divines tiennent encore. Un jour, Jésus-Christ, le Roi des rois, s’assiéra sur le trône de David son ancêtre. Le Nouveau Testament ouvre avec le premier verset de l’évangile selon Matthieu qui dit :

Voici la lignée de Jésus-Christ, de la descendance de David et d’Abraham (Matthieu 1.1).

Versets 13-18

Je finis le psaume 132 en le compressant.

En effet, l’Éternel a fait choix de Sion, oui, il l’a désirée pour résidence : “ C’est le lieu de ma paix où je résiderai toujours ; Oui, je la bénirai en la comblant de biens. Là, je ferai grandir la force de David, et comme un flambeau allumé, j’établirai son successeur le roi consacré par l’onction. Mais tous ses ennemis auront la honte pour parure alors que, sur son front, brillera son diadème ” (Psaumes 132.13-18).

Le diadème est la marque distinctive du chef spirituel représentant le pouvoir théocratique ; un « saint diadème » fut placé sur la tiare du grand-prêtre Aaron (Exode 29.6). Plus tard, il devint aussi l’emblème de la royauté.

Comme je l’ai dit, ce passage prophétique annonce la venue du Roi-Messie appelé « force de David et flambeau allumé ». Jésus-Christ, notre grand-prêtre, portera ce diadème lorsqu’il s’assiéra sur le trône de David son ancêtre. Il va sans dire que pour les pèlerins de la diaspora, méprisés par les païens, ce cantique est un réel encouragement.

Psaume 133

Introduction

Nous arrivons au Psaume 133 qui célèbre la fraternité du peuple de Dieu. Ces pèlerins qui viennent des pays du bassin méditerranéen souffrent de l’isolement et de l’antisémitisme. Mais ici à l’occasion d’une fête, ils sont en compagnie de ceux de leur race qui ont foi en l’Éternel.

Verset 1

Je commence à lire le psaume 133.

Cantique des montées. De David. Oh ! Quel plaisir c’est, pour des frères, et quel bonheur que d’être ensemble ! (Psaumes 133.1).

Ce cantique est la contrepartie du psaume 120, le premier de la série où le psalmiste déclare :

Bien trop longtemps j’ai habité parmi des gens qui détestent la paix (Psaumes 120.6).

Les Israélites réunis à Jérusalem se réjouissent ensemble de se sentir frères. Il en est de même dans l’Église. Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul exhorte les croyants en disant :

Soyez toujours humbles, aimables et patients, supportez-vous les uns les autres avec amour. Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres (Éphésiens 4.3).

Verset 2

Je continue le Psaume 133.

C’est comme l’huile parfumée répandue sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, et coule jusqu’au bord de ses habits (Psaumes 133.2).

L’huile sainte destinée au sacre du grand-prêtre symbolise la vie divine. Composée d’aromates variées (Exode 30.22-33), elle ne doit servir à aucun autre usage. Cette image annonce Jésus-Christ qui est à la fois grand-prêtre et roi. Dans le psaume 45, concernant le Seigneur, on lit :

Ô Dieu, ton Dieu a fait de toi un roi en répandant sur toi une huile d’allégresse… Myrrhe, aloès, cannelle embaument tes habits (Psaumes 45.8-9).

L’huile sacrée répandue sur les habits du grand-prêtre Aaron annonce que dans les derniers temps l’onction du Saint-Esprit sera répandue sur Israël. Le prophète Ézéchiel écrit :

Et plus jamais je ne me détournerai d’eux quand j’aurai répandu mon Esprit sur la communauté d’Israël, c’est là ce que déclare le Seigneur, l’Éternel (Ézéchiel 39.29).

Sous le régime de la Nouvelle Alliance et de la grâce, les croyants sont baptisés par le Saint-Esprit qui les place dans l’Église universelle de Jésus-Christ.

Versets 3-4

Je finis le Psaume 133.

C’est comme la rosée qui descend de l’Hermon sur le mont de Sion. C’est là que l’Éternel accorde sa bénédiction et la vie pour toujours (Psaumes 133.3-4).

L’Hermon est une haute montagne au nord-est de la Palestine souvent couverte de neige. Les sources qui descendent sur ses pentes entretiennent la fertilité du sol. Cette humidité se transforme aussi en rosée qui s’étend sur tout le nord du pays, et par vent favorable, jusqu’en Judée dans le sud. Lorsque Aaron préside un des moments solennels de la vie religieuse d’Israël, la bénédiction de Dieu se répand sur tout son peuple.

Psaume 134

Introduction

Nous arrivons au Psaume 134, le dernier de la série des « cantiques des montées » ; c’est le psaume des adieux car les cérémonies sacrées sont achevées et la fête est terminée. Avec regret, le pèlerin rentre dans son campement et au lever du jour il retournera dans sa province lointaine où il sera à nouveau confronté à ses difficultés de Juifs.

Versets 1-3

Je lis tout le Psaume 134.

Cantique des montées. Ah ! louez l’Éternel, vous tous qui servez l’Éternel, oui, vous qui vous tenez tout au long de la nuit dans la maison de l’Éternel ! Levant des mains saintes au ciel, louez l’Éternel ! Oui, que depuis Sion, l’Éternel te bénisse, lui qui a fait les cieux aussi bien que la terre (Psaumes 134.1-3).

Avant de quitter définitivement le Temple, les pèlerins s’adressent aux prêtres et aux Lévites affectés au service du culte pour les exhorter à louer l’Éternel. À leur tour, ces derniers répondent aux pèlerins en invoquant sur eux la bénédiction de Dieu.

Psaume 135

Introduction

Nous arrivons au Psaume 135 qui sert de transition entre les « cantiques des montées » et la fin du psautier. C’est un hymne célébrant l’Éternel qui exhorte Israël à le louer en raison de ce qu’il est et de ce qu’il fait pour son peuple.

L’expression « Alléluia » (louez l’Éternel) encadre le corps de ce psaume qui fait de nombreux emprunts à d’autres, et en particulier au psaume 115 (le Psaume 135.15-21 reproduit un fragment du Psaume 115), ou à des livres plus anciens comme le Deutéronome. Que les Israélites soient dans leur pays ou dans la diaspora, ils sont toujours et encore persécutés (Psaumes 135.14), ce qui rend les louanges du psaume 115 d’autant plus remarquables.

Versets 1-5

Je commence à lire le psaume 135.

Loué soit l’Éternel ! Oui, louez l’Éternel ! Louez-le, vous qui servez l’Éternel, vous qui vous tenez dans la maison de l’Éternel, dans les parvis de la maison de notre Dieu ! Oui, louez l’Éternel car l’Éternel est bon ! Et célébrez-le en musique, car il est digne d’être aimé ! L’Éternel s’est choisi Jacob pour qu’il lui appartienne, Israël comme un bien précieux. Je sais, en vérité, que l’Éternel est grand et que notre Seigneur surpasse tous les dieux (Psaumes 135.1-5).

La survie d’Israël au travers des siècles prouve la souveraineté de l’Éternel sur les événements du monde et sa supériorité sur les idoles païennes. Dieu a révélé sa bonté envers son peuple en le préservant miraculeusement de la destruction.

Versets 6-7

Je continue.

L’Éternel accomplit tout ce qu’il veut au ciel et sur la terre, dans les mers et dans les abîmes. Des confins de la terre, il fait monter les brumes. Il lance les éclairs au milieu de la pluie, il fait lever le vent qu’il tenait en réserve (Psaumes 135.6-7).

La souveraineté de Dieu s’étend à tous les domaines ; c’est lui qui fait la pluie et le beau temps. La météo utilise des tas de données que lui fournissent toutes sortes de gadgets, mais elle ne fait que suivre le mouvement des nuages en essayant de prévoir ce qui va se passer.

C’est le Créateur qui décide ce qui arrive dans son univers et si ça ne me convient pas, tant pis pour moi, je n’ai qu’à déménager dans une autre galaxie. Alors tout compte fait, il vaut mieux m’accommoder à la façon dont Dieu gère la création surtout qu’il est aussi le Sauveur.

J’ai beaucoup de questions, et dans sa bienveillance, s’il veut, Dieu peut me donner des réponses, mais comme il ne me doit rien, il n’a pas à satisfaire ma curiosité. D’ailleurs, ce qu’il veut avant tout est que je lui fasse confiance en vivant par la foi.

Versets 13-14

Je continue le psaume 135 plus loin.

Ô Éternel, ta renommée demeure pour l’éternité, et ton renom, ô Éternel, subsiste d’âge en âge. Car l’Éternel rend justice à son peuple, il a une grande tendresse pour nous ses serviteurs (Psaumes 135.13-14).

Pour encourager les pèlerins, le psalmiste cite un passage du livre du Deutéronome (32.36). Les œuvres que l’Éternel a accomplies dans le passé en faveur d’Israël sont le gage des délivrances à venir.

Versets 15-18

Je continue le psaume 135.

Les idoles des peuples, d’argent et d’or, sont faites par des hommes : elles ont une bouche, mais ne peuvent parler, elles ont bien des yeux, mais elles ne voient pas. Elles ont des oreilles, mais qui n’entendent rien. Et pas le moindre souffle ne se trouve en leur bouche. Ils leur ressembleront tous ceux qui les fabriquent et tous ceux qui leur font confiance (Psaumes 135.15-18).

Avec ces paroles et jusqu’à la fin du psaume 135, le psalmiste résume une portion d’un autre psaume (Psaumes 115.4-11) qui dit que l’idolâtre devient comme ses idoles et c’est bien vrai.

Aujourd’hui, beaucoup se prosternent face contre terre devant Mammon, le dieu de l’argent. Cette idole est très en vogue, mais elle n’est pas la seule ; le plaisir et les vacances sont eux aussi bien à la mode, et la liste est longue. Tout ce qui dans ma vie occupe une place plus grande que le Dieu du ciel et de la terre est une idole.

Versets 19-21

Je finis le psaume 135.

Ô peuple d’Israël, loue l’Éternel ! Descendants d’Aaron, louez tous l’Éternel ! Descendants de Lévi, louez tous l’Éternel ! Vous qui révérez l’Éternel, louez tous l’Éternel ! Loué soit l’Éternel depuis le mont Sion, l’Éternel dont le trône est à Jérusalem ! Oui, louez l’Éternel ! (Psaumes 135.19-21).

À cette époque, louer l’Éternel faisait partie de l’expression de foi d’Israël, quelles que soient les difficultés qui confrontaient la nation. Cette attitude remarquable fait vraiment réfléchir.

Psaume 136

Introduction

Nous arrivons au Psaume 136 qui comme le 135 est un hymne célébrant l’Éternel et exhortant les fidèles à le louer. C’est une sorte de reproduction du précédent, tantôt abrégé, tantôt développé, pour en faire un usage liturgique. Il se caractérise par le refrain « car son amour dure à toujours », qui revient à la fin de chacun des 26 versets et qui est la réponse chantée du peuple. À cause de cette louange prolongée, dans la tradition juive, ce psaume est connu sous le nom de « Grand Hallel ». Si au premier abord ce refrain semble monotone, il a l’avantage d’imprimer dans le cœur des fidèles le sentiment que chaque œuvre de Dieu est un témoignage de son amour envers ses créatures. C’est vrai autant pour la création que pour l’histoire d’Israël, que ce soit sa préservation ou sa gloire future.

La bonté de l’Éternel préside à toutes les manifestations de sa puissance, de sa sagesse et de sa justice. Cette accumulation de témoignages doit remplir de confiance et d’adoration l’âme des fidèles. Dans son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit : « Dieu est riche en miséricorde à cause du grand amour dont il nous a aimés (Éphésiens 2.4). » En d’autres mots, la réserve de grâce de l’Éternel est inépuisable. Ça tombe plutôt bien parce que moi j’ai besoin que Dieu me fasse miséricorde tous les jours de l’année, du matin au soir et du soir au matin.

Versets 1-3

Je commence à lire le Psaume 136.

Célébrez l’Éternel, car il est bon, car son amour dure à toujours. Oui, célébrez le Dieu des dieux, car son amour dure à toujours. Célébrez tous le Seigneur des seigneurs, car son amour dure à toujours (Psaumes 136.1-3).

Le corps du psaume est encadré par deux appels à la louange (versets 1-3 et 26). À cette première invitation trois fois répétée correspondent les noms : « Éternel, Dieu des dieux, et Seigneur des seigneurs », qui font écho à un passage du livre du Deutéronome où on lit :

L’Éternel votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, puissant et terrible (Deutéronome 10.17).

Il existe dans le ciel et sur la terre des forces redoutables que les hommes craignent ou qu’ils déifient. Mais elles sont toutes soumises à la souveraineté absolue de l’Éternel, le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, qui sont aussi des titres appliqués à Jésus-Christ.

Dans la suite de ce cantique (v 4-20), le psalmiste loue Dieu parce que : « il a créé les cieux par son intelligence ; il a fondé la terre en la gagnant sur l’eau ; il a fait les grands astres, le soleil pour présider au jour, la lune et les étoiles pour gouverner la nuit, car son amour dure à toujours .» Ensuite, le psalmiste loue l’Éternel pour avoir délivré Israël d’Égypte ; et à chacune des interventions de Dieu qu’il mentionne, il répète : « car son amour dure à toujours ». Ces actions de Dieu en faveur de son peuple sont plus longuement développées que ses actes de création.

Enfin (v 21-22), le psalmiste rappelle que c’est Dieu qui a donné le pays de Canaan aux Hébreux, toujours en ajoutant : « car son amour dure à toujours .»

Versets 23-26

Je finis de lire le Psaume 136.

Dans notre humiliation, il se souvint de nous, car son amour dure à toujours. Il nous a délivrés de tous nos ennemis, car son amour dure à toujours. Il distribue son pain à toute créature, car son amour dure à toujours. Louez le Dieu des cieux, car son amour dure à toujours (Psaumes 136.23-26).

Dans sa bonté, Dieu a ramené Israël de la captivité babylonienne, mais il manifeste aussi sa sollicitude envers toute la création en assurant sa survie, « car son amour dure à toujours. »

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 08 2023

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