Psaume 103

Introduction

Au 17e siècle eut lieu la guerre de 30 ans. Le roi de Suède Gustavus Adolphus, surnommé le Lion du Nord, prit la tête des forces protestantes et vainquit les forces du Saint-Empire romain (bataille de Breitenfeld en 1631). Suite à cet exploit, il entra dans la ville d’Augsburg en Bavière et demanda à ce qu’on lui lise le Psaume 103 parce qu’il annonce une ère nouvelle.

Effectivement, ce cantique regarde vers un avenir lointain, et même jusque dans l’éternité. Ce psaume est une sorte d’évangile anticipé parce qu’il proclame la grâce de Dieu dans toutes ses richesses. C’est un hymne de louange à l’Éternel qui encourage l’adoration en décrivant ses nombreux bienfaits en faveur de ceux qui lui font confiance. Pour cette raison, le psaume 103 a toujours été une source de réconfort pour les croyants. Je commence à le lire.

Verset 1

De David. Que tout mon être loue l’Éternel ! Que tout ce que je suis au plus profond de moi loue le Dieu saint ! (Psaumes 103.1).

La tradition et la suscription attribuent ce psaume à David. Cependant, on y trouve certaines formes grammaticales de l’ancien chaldéen qui sont postérieures à l’exil babylonien. À travers les siècles, ce psaume a subi quelques modifications qui portent sur la terminaison de quelques mots, ce qui n’a rien d’étonnant pour un cantique très populaire que toutes les générations aiment réciter ou chanter. À lire ce psaume qui exhorte les fidèles à louer le Seigneur de tout leur cœur, je me sens culpabilisé. En effet, en allant à l’église régulièrement, on court le risque de se confier en des rites et de répéter le cœur froid quelques platitudes religieuses. Déjà, par la voix du prophète Ésaïe, l’Éternel avertît Israël quand il lui a dit :

Ce peuple se tourne vers moi, mais ce n’est qu’en paroles, et il me rend hommage, mais c’est du bout des lèvres : car au fond de son cœur, il est bien loin de moi, et la vénération qu’il me témoigne n’est faite que de règles que des hommes lui ont enseignées (Ésaïe 29.13).

Ce n’est évidemment pas ce que Dieu désire de moi. Avec ce psaume, David nous donne vraiment une leçon car il met en pratique le texte de la Loi qui ordonne :

Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force (Deutéronome 6.5).

Mais ce n’est que par le Saint-Esprit qu’on peut vraiment adorer Dieu avec une telle dévotion.

Versets 2-3

Je continue.

Que tout mon être loue l’Éternel, sans oublier aucun de ses bienfaits. Car c’est lui qui pardonne tous tes péchés, c’est lui qui te guérit de toute maladie (Psaumes 103.2-3).

Cette promesse se réalisera pleinement durant le millénium car le prophète Ésaïe écrit :

Aucun des habitants ne se dira malade (Ésaïe 33.24).

En attendant ce jour, le pardon des péchés est le premier bienfait de Dieu qui ouvre la porte à tous les autres (Ésaïe 53.5). C’est Dieu qui répare les brèches résultant du péché ; c’est lui qui guérit toutes les maladies du corps et de l’esprit qu’elles aient pour cause sa propre folie, une catastrophe, des dispositions génétiques ou un mauvais environnement. Les médecins et les médicaments facilitent le processus, mais ils ne peuvent évidemment pas remplacer Dieu.

Verset 4

Je continue le Psaume 103.

C’est lui qui t’arrache à la tombe, qui te couronne de tendresse et d’amour (Psaumes 103.4).

Ce passage convient bien aux circonstances de la vie de David, car après avoir maintes fois échappé à la mort, il a reçu la couronne royale qui est le signe éclatant de la bonté et de la compassion de Dieu envers lui. Quant à moi, c’est par pure grâce si j’évite une mort prématurée due à un accident ou à une maladie. J’en ai fait l’expérience plus d’une fois. Je me souviens qu’un jour je suis sorti d’une boulangerie qui était en bord de route avec un trottoir minuscule. Sans réfléchir, j’allais traverser quand un bus m’a frôlé le nez, vraiment. Je sais que c’est un miracle si je ne me suis pas fait accrocher. Cependant, je sais que ce n’est que partie remise parce qu’un jour je passerai l’arme à gauche. La véritable délivrance de la mort, c’est la résurrection.

Verset 5

Je continue.

C’est lui qui te comble de bonheur tout au long de ton existence ; et ta jeunesse, comme l’aigle, prend un nouvel essor (Psaumes 103.5).

L’aigle renouvelle son plumage chaque année ce qui lui donne l’impression de constamment rajeunir. Par ailleurs, sa longévité est proverbiale et il garde sa vigueur jusqu’à un âge avancé. Pour le fidèle, c’est l’Éternel qui est sa force, force qui se renouvelle de jour en jour et qui le maintient ferme dans la foi et l’espérance (Ésaïe 40.31). Dans un sens, ma vieillesse est le précurseur de ma jeunesse éternelle puisque Dieu me revêtira d’un corps de résurrection.

Versets 6-7

Je continue.

L’Éternel intervient pour redresser les torts et il défend les droits de tous les opprimés. Il a manifesté ses desseins à Moïse et montré ses hauts faits au peuple d’Israël (Psaumes 103.6-7).

Le psalmiste pense à la fuite hors d’Égypte quand les Hébreux ont vu miracle après miracle. Malheureusement, pour eux c’était seulement du spectacle son et lumière. Moïse par contre, a compris l’action de Dieu. Les oppresseurs finissent par être jugés, mais pas immédiatement et sur-le-champ, ce qui fait que peu de gens croient en la justice divine. L’histoire d’Israël montre pourtant que ceux qui ont persécuté les Juifs ont finalement tous été détruits.

Verset 8

Je continue.

L’Éternel est plein de pitié et miséricordieux. Il est plein de patience et débordant d’amour (Psaumes 103.8).

C’est l’expression traditionnelle de la foi d’Israël. Sur le mont Sinaï, Dieu a dit à Moïse :

L’Éternel, l’Éternel, Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et abondant en grâce et en vérité, qui conserve sa grâce à mille générations, qui pardonne le crime, la défection et le péché (Exode 34.6-7).

Versets 9-12

Je continue le Psaume 103.

Il ne tient pas rigueur sans cesse et son ressentiment ne dure pas toujours. Il ne nous traite pas selon le mal que nous avons commis, il ne nous punit pas comme le méritent nos fautes. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant l’amour de Dieu dépasse tous ceux qui le révèrent. Autant l’Orient est loin de l’Occident, autant il éloigne de nous nos mauvaises actions (Psaumes 103.9-12 ; comparer Ésaïe 55.7-9).

La grâce de Dieu est infinie ; sa colère ne dure qu’un instant et son châtiment n’est pas à la hauteur de l’offense. Toutefois, sa miséricorde n’est que pour ceux qui s’humilient devant lui. Quelqu’un a dit : « Peux-tu, quand tu marches vers l’orient, rencontrer l’occident, quand tu marches vers Jésus, rencontrer la condamnation ? (L. Meyer) ». En allant vers le nord, on finit par arriver au sud, mais si on marche vers l’est, on atteint jamais l’ouest. Pareillement, en allant à Jésus, on est pardonné de ses péchés et donc, on ne peut plus jamais être condamné.

Verset 13

Je continue.

Et, comme un père est plein d’amour pour ses enfants, l’Éternel est rempli d’amour pour ceux qui le révèrent (Psaumes 103.13).

Après avoir comparé la grâce de Dieu à l’immensité de la création, le psalmiste parle de sa tendresse. En Jésus-Christ, Dieu n’est pas « comme un Père », mais il devient « mon Père. »

Verset 14

Je continue.

Il sait de quelle pâte nous sommes façonnés, il se rappelle bien que nous sommes poussière (Psaumes 103.14).

L’amour de Dieu est entièrement gratuit car nous n’avons strictement rien à lui offrir. Nous sommes faits de poussière et lorsqu’elle se colle à elle-même, ça devient de la boue.

Versets 15-16

Je continue.

L’homme… sa vie ressemble à l’herbe, à une fleur des champs : la voici qui fleurit ! Qu’un vent souffle dessus, la voilà disparue ! Le lieu qu’elle occupait ne la reconnaît plus (Psaumes 103.15-16).

L’homme a un petit moment de fraîcheur et d’éclat où il peut s’imaginer être quelque chose. Mais un événement fortuit ou le temps qui fait son œuvre, et il disparaît pour toujours malgré toutes ses prétentions. Mes cheveux qui blanchissent et l’apparition des rhumatismes sont les signes avant-coureur que pour moi, les minutes qui s’égrènent vont bientôt s’arrêter.

Versets 17-18

Je continue.

Éternel, ta grâce est là depuis toujours et durera toujours pour ceux qui te révèrent. Ta loyauté demeure à l’égard des enfants de leurs enfants. Elle est pour ceux qui restent fidèles à ton alliance, pour ceux qui se souviennent de tes commandements pour les mettre en pratique (Psaumes 103.17-18).

L’amour de Dieu est aussi permanent que tout le reste en ce bas-monde est passager. L’Éternel est le roc inébranlable sur lequel je peux m’appuyer car il ne cèdera pas. Mais cet amour est saint et donc réservé à ceux qui se confient en l’Éternel et qui lui obéissent.

Versets 19-22

Je finis le psaume 103.

Dans les cieux, l’Éternel a établi son trône : il est le Roi, le Maître de l’univers entier. Louez donc l’Éternel, vous tous ses anges vaillants et forts qui faites ce qu’il dit dès qu’il vous le demande ! Oui, louez l’Éternel, vous toutes ses armées célestes, vous qui, à son service, exécutez sa volonté. Oui, louez l’Éternel, toutes ses créatures, partout où il gouverne ! Que tout mon être loue l’Éternel ! (Psaumes 103.19-22).

Toutes les créatures sont invitées à suivre l’exemple du psalmiste en prenant part à un immense concert d’adoration en l’honneur et à la gloire du Roi des cieux. David termine ce psaume comme il l’a commencé : « Que tout mon être loue l’Éternel. »

Psaume 104

Introduction

Nous arrivons au Psaume 104 dont quelqu’un a dit que c’est « un poème de la création qui n’a pas son pareil dans toute la littérature profane (C.-H. Cornill) ». Et toujours concernant ce cantique, au 19e siècle, le savant Von Humboldt a dit :

On est étonné de voir décrit en quelques grands traits, dans une composition lyrique de si peu d’étendue, l’univers entier, le ciel et la terre.

Versets 1-3

Je commence à lire le psaume 104.

Que tout mon être loue l’Éternel ! Ô Éternel, mon Dieu, que tu es grand ! Tu es revêtu de splendeur, et de magnificence, tu as pour manteau la lumière, et tu déploies les cieux comme une tente, tu construis au-dessus des eaux du ciel tes hauts palais inaccessibles. Des nuées, tu te fais un char, tu te déplaces sur les ailes du vent (Psaumes 104.1-3).

L’univers est comparé à un immense et magnifique palais. D’après le récit de la Genèse (1.3-8), la lumière apparut le premier jour de la création et les cieux, le second. Et Ésaïe écrit :

Dieu a tendu le ciel comme une toile et il l’a déployé comme une tente pour l’habiter (Ésaïe 40.22).

Il a aussi rempli les nuages de grandes quantités d’eau qui quelquefois se déversent avec furie.

Verset 4

Je continue.

Tu fais des vents tes messagers et des flammes de feu tes serviteurs (Psaumes 104.4).

Même les éléments insaisissables et les plus impressionnants comme les vents et les éclairs sont des serviteurs de Dieu humbles et obéissants. Ce passage est cité dans l’épître aux Hébreux (1.7,8) selon l’ancienne version grecque pour souligner l’infériorité des anges vis-à-vis du Fils, dont il est dit : « Ton trône, ô Dieu, est éternel… »

Versets 5-6

Je continue.

Tu as établi notre terre sur de solides fondements pour qu’elle reste inébranlable à tout jamais. Tu l’as couverte d’océans comme d’un vêtement, les eaux recouvraient les montagnes (Psaumes 104.5-6).

Le psalmiste décrit le 3e jour de la création et rappelle que les fondements de la terre sont inébranlables. C’est ce que les scientifiques appellent « la permanence des lois de la nature ».

Versets 7-8

Je continue.

Lorsque tu les as menacées, les eaux se sont enfuies au loin et se sont élancées au bruit de ton tonnerre, les montagnes se sont élevées et les vallées se sont creusées (Psaumes 104.7-8).

C’est l’autorité de la Parole de Dieu qui a créé les montagnes et les vallées, et c’est la terre ferme qui rend la vie possible à l’homme.

Dans la suite du texte, le psalmiste décrit les effets permanents de la création comme la pluie qui fait germer les récoltes et vivre toute espèce d’animaux. Je continue plus loin.

Versets 14-15

C’est toi qui fais pousser le foin pour le bétail, et les plantes pour les hommes faisant sortir la nourriture de la terre. Le vin réjouit le cœur de l’homme et fait resplendir son visage, le rendant brillant plus que l’huile. Le pain restaure sa vigueur (Psaumes 104.14-15).

L’huile entre dans la composition des aliments, parfums et médicaments. Avec le pain et le vin, ces trois produits sont essentiels à la vie quotidienne antique.

Verset 19

Je continue plus loin.

C’est toi qui as formé la lune pour marquer les dates des fêtes. Le soleil sait quand il se couche (Psaumes 104.19).

Le soleil et la lune se déplacent de concert selon un circuit prédéterminé. Le psalmiste mentionne la lune en premier parce qu’elle régit les divisions de l’année, le temps des semailles et des récoltes, et détermine les jours de fête. En Arizona, dans une bâtisse indienne en ruine, il y a deux trous dans un mur. Il a fallu longtemps avant que quelqu’un comprenne que quand, à travers ces trous on pouvait voir la lune, c’était le moment idéal pour planter le maïs.

Versets 25-26

Je continue plus loin.

Voici la mer immense qui s’étend à perte de vue, peuplée d’animaux innombrables, des plus petits jusqu’aux plus grands, les bateaux la parcourent, ainsi que le Léviathan que tu as fait pour qu’il y joue (Psaumes 104.25-26).

Il s’agit du 5e jour de la Création. Le Léviathan est probablement le plésiosaure, un dinosaure marin qui crache le feu. Dans le livre de Job, il est dit :

Son souffle embrase comme un charbon ardent et de sa gueule, une flamme jaillit (Job 41.13).

Versets 29-30

Je continue plus loin.

Tu te détournes, ils sont épouvantés. Tu leur ôtes le souffle, les voilà qui expirent, redevenant poussière. Si tu envoies ton souffle, ils sont créés (Psaumes 104.29-30).

Chaque être vivant est animé du principe de vie qui procède de l’Esprit créateur. Dieu est à l’origine du mouvement et de l’être de chaque créature et c’est lui qui pourvoit à ses besoins.

Versets 31-35

Je finis le Psaume 104 en compressant.

Gloire à jamais à l’Éternel ! Qu’il se réjouisse de ses œuvres ! Je veux chanter pour l’Éternel ma vie durant, célébrer mon Dieu en musique tant que j’existerai. Que mon poème lui soit agréable ! Moi, j’ai ma joie en l’Éternel. Que les pécheurs soient ôtés de la terre ! Que les méchants n’existent plus ! Que tout mon être loue l’Éternel ! Oui, louez l’Éternel ! (Psaumes 104.31-35).

Une fois la création terminée, Dieu constate qu’elle est très bonne. Adam et Ève ont alors une adresse, ils habitent au No 1 du Jardin d’Éden. Malheureusement, ils ont désobéi à Dieu ce qui leur a valu d’être chassé du paradis avec une sentence de mort. Depuis, l’homme est un pécheur en exil qui ternit la magnifique création de Dieu. Ce monde n’est pas notre résidence principale car Dieu a une autre adresse pour vous et pour moi.

Psaume 105

Introduction

Nous arrivons au 4e livre du psautier qui se termine par deux psaumes qui évoquent longuement l’histoire d’Israël. Le Psaume 105 souligne la bonté de Dieu et sa fidélité à ses promesses, et c’est sur ce fondement que le psalmiste exhorte le peuple à la louange. La première partie du Psaume 105 et la fin du 106 sont reproduites à quelques détails près dans le premier livre des Chroniques (16.8-22, 35-36) qui décrit David ramenant le coffre de l’alliance à Jérusalem .

Versets 1-5

Je commence à lire le Psaume 105.

Chantez l’Éternel et faites appel à lui ! Publiez ses œuvres parmi les nations ! Chantez à sa gloire, et célébrez-le en musique ! Racontez sans cesse toutes ses merveilles ! Soyez fiers de lui, car il est très saint ! Que le cœur de ceux qui sont attachés à l’Éternel soit rempli de joie ! Tournez-vous vers l’Éternel ! Faites appel à sa force ! Aspirez à vivre constamment en sa présence ! Souvenez-vous des merveilles qu’il a accomplies ! Rappelez-vous ses prodiges et les jugements qu’il a prononcés (Psaumes 105.1-5).

Le psalmiste commence par louer l’Éternel avant de raconter l’histoire d’Israël depuis l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham, Isaac, Jacob et ses 12 fils, jusqu’à leur séjour en Égypte.

Versets 14-15

Je continue plus loin.

Mais Dieu ne laissa personne les persécuter ; pour les protéger, il punit des rois. “ Ne maltraitez pas ceux qui me sont consacrés et ne faites pas de mal à ceux qui sont mes prophètes ” (Psaumes 105.14-15).

Les patriarches et leurs descendants ont survécu parce qu’ils étaient sous une protection surnaturelle. En leur temps, Dieu les a choisis pour qu’ils le fassent connaître au monde.

Le psalmiste continue avec l’histoire de Joseph, l’esclavage des Hébreux, puis il mentionne une à une les 12 plaies d’Égypte par lesquelles Dieu a délivré Israël du joug égyptien.

Versets 37-38

Je continue plus loin.

Il fit sortir les siens avec de l’argent, de l’or. Parmi les tribus, il n’y eut aucun traînard. Les Égyptiens se réjouirent de les voir partir, car devant ce peuple, ils étaient saisis de crainte (Psaumes 105.37-38).

Les Hébreux n’ont pas quitté l’Égypte en fuyards, mais en conquérants, emportant avec eux le salaire de plusieurs siècles de travail. À cause des jugements qu’ils avaient subis, les Égyptiens furent soulagés de voir les Hébreux quitter leur pays.

Versets 44-45

Je finis le Psaume 105.

Il leur a donné les terres occupées par d’autres peuples pour qu’ils obéissent à ce qu’il avait prescrit et qu’ils respectent ses lois. Louez l’Éternel ! (Psaumes 105.44-45).

Après avoir loué Dieu pour sa fidélité, le psalmiste rappelle qu’Israël doit obéir à sa Loi.

Psaume 106

Introduction

Alors que le Psaume 105 met l’accent sur la bienveillance de l’Éternel à l’égard d’Israël, le Psaume 106, comme le psaume 78, souligne l’ingratitude et l’infidélité obstinées du peuple envers son Dieu. J’en lis deux versets.

Versets 1-47

Comme nos pères, nous avons péché, nous avons commis le mal, nous avons été coupables. Délivre-nous, Éternel, notre Dieu ! Rassemble-nous du milieu des nations ! Nous te célébrerons, toi qui es saint, et mettrons notre gloire à te louer (Psaumes 106.6, 47).

À cause de leurs fautes, en particulier l’idolâtrie, les Hébreux ont dû subir les jugements prévus par la Loi de Moïse. Le Psaume 106 est le dernier du 4e livre du psautier, qui se termine comme les trois précédents par une doxologie que je lis :

Verset 48

Loué soit l’Éternel, Dieu d’Israël, d’éternité jusqu’en éternité et que le peuple entier réponde : “ Amen. ” Louez l’Éternel ! (Psaumes 106.48).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.