Chapitre 1

Introduction

On croit à juste titre que ce sont nos jambes qui nous permettent de nous déplacer et nous emmènent ici ou là. Cependant, ce n’est qu’une demi-vérité car en réalité, c’est la tête ou plutôt le cerveau qui dirige le corps et qui nous permet aussi de formuler des idées et de réfléchir. Oui, mais seulement au niveau mécanique et biologique car l’aspect moral des pensées, vient du tréfonds de l’âme, que les Écritures appellent le cœur. Or, comme l’écrit Paul Valérie :

Les vilaines pensées viennent du cœur.

Un cœur mauvais est comme un puits infecte, il donne des conseils néfastes qui font le malheur de celui qui les écoute et le bonheur de celui qui les repousse. C’est aussi ce que dit la première phrase du livre des Psaumes, le recueil liturgique du culte israélite. Je la rappelle :

Heureux l’homme qui ne marche pas selon les conseils des méchants… (Psaumes 1.1).

Autrement dit, qui ne calque pas son comportement sur ce que lui ont insufflé les impies est un homme heureux. Même le Seigneur Jésus n’a pas voulu imposer à ses disciples ses propres pensées qui pourtant étaient pures et justes. Il ne leur a jamais dit : « Écoutez-moi les amis. Nous allons retourner en Galilée. J’ai bien réfléchi et je pense que c’est la meilleure option ». Au lieu d’agir ainsi, il passe beaucoup de temps dans la prière afin, d’une part, de se détacher et de s’éloigner du bruit, des distractions, et de la corruption qui règne autour de lui, et d’autre part, d’entrer dans une communion parfaite avec Dieu. Ensuite, il dit à ses disciples : « Je vais à Jérusalem ou ici ou là parce que c’est la volonté de mon Père » Cela dit, il n’y a aucun mal, au contraire, à écouter et à suivre les avis de personnes qui ont prouvé leur sagesse.

Les méchants au sens spirituel du terme sont ceux qui organisent leur vie sans tenir compte de Dieu. Ils n’ont aucun respect pour lui et se comportent comme s’il n’existait pas. Ils sont donc de mauvais conseil pour ce qui est de la conduite de sa vie, et surtout ils sont sans réponse face aux grandes questions : « D’où venons-nous, qu’y a-t-il après la mort, quel est le but de la vie ? » La majorité de nos contemporains fait partie des méchants, même s’ils mènent une vie irréprochable. Ils se lèvent le matin sans une pensée pour Dieu. Ils ne lui rendent pas grâces pour les bienfaits qu’ils reçoivent de lui, comme la nourriture, l’habillement, de quoi se loger, la voiture et le reste. Ils croient que tout cela est un dû parce qu’ils l’ont gagné à la sueur de leur front. Ils oublient que s’ils ne bénéficiaient pas de la bonté de Dieu, la santé et leur énergie flétriraient en un instant. Ils sont comme mon chat. Il habite notre maison qu’il croit être la sienne. Il va chasser dans le jardin autant qu’il veut puis vient dormir. Son bol de croquettes est toujours plein. Et si un jour il est vide, il miaule et comme par enchantement, il est à nouveau rempli. Mon chat ne remercie jamais le Seigneur pour quoi que ce soit. Il est comme les pécheurs qui ne tiennent aucun compte de Dieu dans leurs actions. Voilà pourquoi le Psalmiste dit aussi :

Heureux l’homme qui ne va pas se tenir sur le chemin des pécheurs (Psaumes 1.1).

Ils sont sur une fausse piste et leur façon de vivre mène à la ruine. Un proverbe dit :

Bien des hommes pensent être sur le bon chemin, et pourtant, ils se trouvent sur une voie qui, finalement, mène à la mort (Proverbes 14.12).

Ceux qui ont un comportement impie sont également hostiles à Dieu et se moquent de lui. Pour cette raison, le psalmiste conclut sa béatitude en disant :

Heureux l’homme qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs (Psaumes 1.2).

Parce que, dit un proverbe :

La malédiction de l’Éternel pèse sur la maison du méchant… Il se moque des moqueurs, mais il accorde sa faveur aux humbles (Proverbes 3.33-34).

L’homme heureux est donc celui qui ne marche pas selon les conseils des méchants, qui ne se tient pas sur le chemin des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs. En d’autres mots et comme chacun sait ou devrait savoir : « Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs », alors ne les fréquentons pas.

Verset 2

Je continue le Psaume premier avec l’aspect positif du comportement de l’homme heureux.

Toute sa joie l’homme heureux la met dans la Loi de l’Éternel qu’il médite jour et nuit (Psaumes 1.2).

Après le mal à éviter, le bien à faire, comme Job, de qui l’Éternel dit :

Il n’y a personne comme lui sur la terre : c’est un homme intègre et droit, un homme qui révère Dieu et qui évite de mal faire (Job 1.8).

La loi est l’expression de la volonté sainte et bonne de Dieu.

Dans l’une de ses paraboles, Jésus a parlé d’un démon qui est sorti d’un homme possédé, suite sans doute à un exorcisme comme les Juifs le pratiquaient. Je lis le passage :

Lorsqu’un esprit mauvais est sorti de quelqu’un, il erre çà et là dans des lieux déserts, à la recherche d’un lieu de repos et il n’en trouve pas. Il se dit alors : Mieux vaut regagner la demeure que j’ai quittée. Il y retourne donc et la trouve vide, balayée, et mise en ordre (Matthieu 12.43-44).

C’est comme quand on donne un coup de peinture sur une cloison dont le plâtre s’effrite. En apparence, c’est joli parce que ça brille mais c’est une illusion. Pareillement, après sa délivrance, le possédé modifie son style de vie et pense donc que tout va bien, mais Jésus dit :

Alors l’esprit mauvais va chercher sept autres esprits encore plus méchants que lui et les ramène avec lui. Ils envahissent la demeure et s’y installent. Finalement, la condition de cet homme est pire qu’avant. C’est exactement ce qui arrivera à ces gens de notre temps qui sont mauvais (Matthieu 12.45).

Un ravalement de façade en jette, mais ce que Dieu veut c’est qu’on lui obéisse et c’est ce que fait l’homme heureux parce qu’il « médite la Loi de l’Éternel jour et nuit ». Le Psalmiste fait référence à la Loi, mais ce qu’il dit s’applique évidemment à toute la révélation de Dieu, autant l’Ancien que le Nouveau Testament.

Le verbe traduit par méditer veut aussi dire réfléchir ou marmonner à voix basse. À cette époque, les gens ne lisent pas que dans leur tête mais ils bougent les lèvres. D’ailleurs, même aujourd’hui, devant le Mur des Lamentations, les Juifs murmurent les prières.

Le mot méditer est très parlant parce qu’il fait penser à une vache qui rumine. Il paraît que son estomac a plusieurs compartiments. Le matin alors qu’il fait encore frais, elle broute l’herbe baignée de rosée. Plus tard dans l’après-midi, tandis que le soleil cogne fort, elle s’allonge à l’ombre d’un arbre puis régurgite l’herbe du matin et la remâche, la rumine et la mastique encore. Méditer c’est pareil, c’est revenir sans cesse sur ce qu’on a lu. Thomas d’Aquin, un Père de l’Église, aurait dit :

Je ne trouve le repos que dans un coin avec le livre.

Le verbe méditer est très fréquent dans les Textes Sacrés comme par exemple :

Le cœur du juste médite pour répondre. Le cœur des méchants médite la ruine. Aie soin de répéter sans cesse les paroles de ce livre de la Loi, médite-les jour et nuit afin d’y obéir et d’appliquer tout ce qui y est écrit, car alors tu auras du succès dans tes entreprises, alors tu réussiras (Proverbes 15.28 ; LSG ; 24.2 ; Josué 1.7-8).

Méditer la Parole de Dieu c’est bien, mais ce n’est que le premier pas ; il faut aussi l’appliquer dans sa vie. Dans son épître, Jacques écrit :

Si quelqu’un se contente d’écouter la Parole sans y conformer ses actes, il ressemble à un homme qui, en s’observant dans un miroir, découvre son vrai visage : après s’être ainsi observé, il s’en va et oublie ce qu’il est. Voici, au contraire, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté, il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes : cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait (Jacques 1.23-25).

L’homme heureux ne fréquente pas les incrédules et ne suit pas leurs conseils, par contre, il se discipline à lire et méditer la Parole de Dieu avec assiduité afin de pouvoir régler son comportement sur son enseignement. Le croyant qui assimile la révélation de Dieu est capable de porter un jugement juste sur les systèmes de pensée et de valeurs, et sur les façons d’agir de son milieu social. Il sait discerner ce qui est bien et se détourne du mal. La plupart des tragédies humaines, les scandales, les meurtres, les vols, les souffrances, les foyers brisés, les vies gâchées sont dus à l’attitude des gens qui rejettent Dieu et ne tiennent évidemment aucun compte de l’enseignement des Écritures. Dans son épître aux Galates, l’apôtre Paul fait une synthèse de ce qu’il vient de lire dans le journal du matin, Je la lis :

Tout le monde voit bien ce qui procède de l’homme qui obéit à ses pulsions : l’immoralité, les pratiques dégradantes et la débauche, l’adoration des idoles et la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les accès de colère, les rivalités, les dissensions, les divisions, l’envie, l’ivrognerie, les orgies et autres choses de ce genre (Galates 5.19-21).

Notre civilisation judéo-chrétienne est décadente parce qu’elle a abandonné l’enseignement des Écritures. Ce danger omniprésent apparaît déjà dans les églises du premier siècle comme chez les Galates à qui Paul écrit :

Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon vos passions ; mais rendez-vous, par amour, serviteurs les uns des autres. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Galates 5.13-14).

Certes, ce n’est pas en obéissant aux 10 commandements ou à ceux que Jésus a donnés dans le Sermon sur la Montagne qu’on acquiert le statut de juste devant Dieu. Mais cela ne veut pas dire qu’on peut les transgresser. Quand on considère les maux qui affligent l’humanité, le remède nous est donné une fois encore par l’apôtre Paul qui écrit aux Galates :

Le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. La Loi ne condamne certes pas de telles choses (Galates 5.22-23).

La volonté de Dieu pour les hommes n’est pas qu’ils soient affairés comme des termites, mais qu’ils prennent le temps de méditer sa Parole. C’est le programme de l’homme heureux.

Verset 3

Je continue le Psaume premier.

(Toute sa joie l’homme heureux la met dans la Loi de l’Éternel qu’il médite jour et nuit,) Il prospère comme un arbre planté près des ruisseaux d’eau ; il donne toujours son fruit lorsqu’en revient la saison. Son feuillage est toujours vert ; tout ce qu’il fait réussit (Psaumes 1.3).

Le mot ruisseaux est un superlatif en hébreu, ce qui décrit l’abondance. L’homme heureux est comme un arbre planté à proximité de beaucoup d’eau où il devient immense. Ce n’est pas un arbre franc mais une espèce choisie, cultivée. Cette image fait penser à une prophétie d’Ésaïe qui annonce le ministère fructueux du Christ en faveur des hommes, et la transformation qu’il opère dans la vie de ceux qui croient en lui. Je lis le passage en le résumant :

L’Esprit de l’Éternel, du Seigneur, est sur moi car l’Éternel m’a oint pour annoncer aux humiliés une bonne nouvelle. Oui, il m’a envoyé afin de panser ceux qui ont le cœur brisé, afin d’apporter à ceux qui, dans Sion, sont endeuillés, la splendeur au lieu de la cendre, pour mettre sur leur tête l’huile de l’allégresse au lieu du deuil, et pour les vêtir d’habits de louange au lieu d’un esprit abattu, afin qu’on les appelle : Les chênes de justice, la plantation de l’Éternel qui manifestent sa splendeur (Ésaïe 61.1-3).

Le croyant fidèle à Dieu prospère comme un arbre planté près des ruisseaux d’eau. Or, dans les Écritures, l’eau est souvent une métaphore de la Parole de Dieu. Le prophète Ésaïe écrit :

Or, la pluie et la neige qui descendent du ciel n’y retournent jamais sans avoir arrosé et fécondé la terre, sans avoir fait germer les graines qui s’y trouvent, sans fournir au semeur le grain qu’il doit semer, et sans donner du pain à tous ceux qui le mangent. Il en sera de même de la parole que j’ai prononcée : elle ne reviendra jamais vers moi à vide, sans avoir accompli ce que je désirais et sans avoir atteint le but que je lui ai fixé (Ésaïe 55.10-11).

C’est l’eau qui rend la vie possible. En Californie, la Vallée de la Mort est comme son nom l’indique. Il n’y a pas le moindre brin d’herbe, car il n’y pleut jamais. Le sol est sec comme un coup de trique, aussi aride qu’un tas de vieux os. C’est l’endroit le plus chaud et le plus sec d’Amérique du Nord. Pourtant, en 2005 a eu lieu une anomalie climatique de taille car des trombes d’eau se sont abattues sur cette vallée. Alors, miracle des miracles, une végétation luxuriante et fleurissante a soudainement jailli de la poussière et durée pendant plusieurs semaines. L’eau a abreuvé la terre et a tout fait pousser. Pareillement, l’homme qui a foi en Dieu et médite sa Parole est épanoui comme un arbre luxuriant. Le prophète Jérémie écrit :

Béni soit l’homme qui se confie en l’Éternel et place sa confiance en l’Éternel. Il sera comme un arbre planté près d’un cours d’eau qui étend ses racines vers le ruisseau, il ne redoute rien lorsque vient la chaleur : ses feuilles restent vertes ; il ne s’inquiète pas pendant l’année de sécheresse, et il ne cesse pas de produire du fruit (Jérémie 17.7-8).

Pareil à un cèdre, le croyant fidèle résiste à la sécheresse et aux tempêtes de la vie ; il surmonte toutes les épreuves. Sa réussite est rarement immédiate ou apparente, cependant, même les revers et les défaites contribuent au succès final, car comme le dit le psalmiste, l’homme pieux produit du fruit en sa saison, c’est à dire au moment favorable choisi par Dieu.

Vers la fin mai les cerises sont mûres et c’est le moment de les ramasser qu’on ait autre chose à faire ou pas. Parfois, je me dis que c’est bien dommage qu’elles ne mûrissent pas en janvier, car j’aurais plus de temps pour m’en occuper, faire des bocaux et des tartes. Eh bien non, c’est au printemps et pas en hiver qu’on cueille les cerises ; c’est une loi de la nature. Pareillement, le fidèle qui persévère sans se relâcher dans son travail, portera aussi du fruit en son temps

Le psalmiste compare l’homme pieux à un arbre dont le feuillage est toujours vert, parce que la sève monte continuellement. Il est donc plein de vie et rayonnant. Le Psalmiste écrit :

Car les justes poussent comme le palmier, ils s’élèvent comme un cèdre du Liban. Bien plantés dans ta maison, Éternel, ils fleurissent sur les parvis de ton temple. Ils seront féconds jusqu’en leur vieillesse et ils resteront pleins de sève et de vigueur. Les arbres, qui sont ton ouvrage, ô Éternel, sont pleins de sève. Tels sont les cèdres du Liban que ta main a plantés (Psaumes 92.13-15 ; 104.16).

Les croyants fidèles sont comme des arbres à feuilles persistantes. Ils sont pleins de vitalité et où qu’ils se trouvent, ils suivent leur vocation qui est de faire connaître Jésus par leur présence, leur témoignage et leurs actions. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, Paul écrit :

Dieu nous associe toujours au cortège triomphal du Christ et il se sert de nous pour répandre en tout lieu, comme un parfum, la connaissance du Christ. Oui, nous sommes, pour Dieu, comme le parfum du Christ parmi ceux qui sont sur la voie du salut et parmi ceux qui sont sur la voie de la perdition. Pour les uns, c’est une odeur de mort qui les mène à la mort, pour les autres, c’est une odeur de vie qui les conduit à la vie (2Corinthiens 2.14-16).

Lors de la cérémonie romaine du triomphe, l’encens qui était brûlé en l’honneur du général vainqueur, avait une odeur de mort pour les prisonniers qui allaient être exécutés et une odeur de vie pour ceux qui seraient libérés. Pareillement, le message de la Bonne Nouvelle donne la vie à ceux qui l’acceptent, mais prononce un châtiment sur ceux qui le refusent.

Tous les êtres humains participeront au cortège triomphal du Christ, les uns libres de tout jugement et les autres pour subir la mort. Selon la perspective des Écritures, dans le combat qui oppose le Royaume de Dieu au Prince des ténèbres, la neutralité n’existe pas car on est soit dans un camp soit dans l’autre. D’ailleurs Jésus lui-même a dit :

Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse (Matthieu 12.30).

Versets 4-5

Je continue à lire dans le Psaume premier.

Tel n’est pas le cas des méchants : ils sont pareils à la paille éparpillée par le vent. Aussi, lors du jugement, ils ne subsisteront pas, et nul pécheur ne participera au rassemblement des justes (Psaumes 1.4-5).

Le juste est un terme qui apparaît souvent dans les psaumes et les discours de la Sagesse. Ce terme désigne le croyant fidèle à l’Éternel qui l’honore par sa foi et sa conduite. En Israël, une fois les céréales récoltées, on les amène sur une aire généralement au sommet d’une colline, où elles sont vannées pour séparer le grain de son enveloppe. Puis on jette le tout en l’air. Les grains plus lourds retombent à terre tandis que la balle légère est emportée par le vent.

Cette image très parlante exprime la séparation qui aura lieu entre les incrédules et les justes. Le méchant sera finalement condamné, sinon sur cette terre, du moins dans l’au-delà.

Sous le régime de la Loi, ceux qui sont coupables de certains crimes sont exclus du peuple de Dieu et subissent la peine capitale. Les prophètes sont unanimes à déclarer que Dieu jugera et retranchera tous ceux qui se rebellent contre lui.

Verset 6

Je finis le psaume premier.

Car l’Éternel connaît la conduite des justes ; mais le sentier des méchants les mène à la ruine (Psaumes 1.6).

Littéralement : « s’effondrera comme dans un gouffre ». Cette parole finale résume les deux strophes du psaume. Un proverbe dit aussi :

L’attente des justes n’est que joie, mais l’espérance des méchants périra (Proverbes 10.28).

Ce premier Psaume compare donc deux hommes, deux façons de vivre et deux destinées. L’une est une voie sans issue qui conduit à la mort. L’autre mène à la vie. Dans l’évangile selon Matthieu, on lit que Jésus a exhorté les foules en disant :

Entrez par la porte étroite ; en effet, large est la porte et spacieux est la route qui mènent à la perdition. Nombreux sont ceux qui s’y engagent. Mais étroite est la porte et resserré est le sentier qui mène à la vie ! Qu’ils sont peu nombreux ceux qui les trouvent ! (Matthieu 7.13-14).

La route spacieuse est comme un entonnoir. Elle se rétrécit au fur et à mesure qu’on avance jusqu’à finir dans la fosse de la perdition. Le chemin étroit qui mène à la vie s’élargit en cours de route jusqu’à atteindre le royaume des cieux. Dans l’évangile selon Jean, Jésus dit aussi :

Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis (Jean 10.10-11).

En ce bas monde, la prospérité est une bonne chose, mais ce qui compte vraiment est d’assurer son avenir éternel en acceptant le salut que Dieu nous offre en Jésus-Christ. C’est de loin le plus important, car au regard de l’éternité, l’argent vaut 0. Si je n’ai pas le chiffre 1, qui représente Jésus-Christ, avant le zéro, j’ai un œuf de poule, c’est tout. Par contre, si le numéro 1 précède le 0 des possessions matérielles, alors je suis véritablement très riche.