Chapitre 6

Introduction

Quand j’étais enfant, mes parents m’ont enseigné qu’il ne faut haïr personne, que ce n’est pas bien, etc. Bon, d’accord. Au régiment, tout au début des classes, j’ai été assez stupide pour laisser sur l’étagère de ma penderie une somme d’argent à la vue de mon voisin de lit. Le lendemain, je mets le comble à ma bêtise en laissant la penderie grande ouverte tandis que je quitte le dortoir deux minutes. Comme j’aurais dû m’y attendre, à mon retour je m’aperçois que le fric s’est envolé. Le coupable ne fait aucun doute mais je ne peux pas le prouver. Quand j’explique à mes parents ce qui s’est passé, mon désarroi et mon envie de me venger, ils me répondent : « Tu sais, il ne faut pas lui en vouloir, il est peut-être dans une situation difficile, etc. » Il n’empêche que j’ai eu la dent dure pendant un moment.

Je serais le premier à dire que haïr est mal faire, et pourtant il n’est pas rare de lire dans les Écritures que Dieu éprouve de la haine contre certaines personnes. De prime abord, ça surprend car nous avons tous entendu dire que Dieu est amour et on veut y croire. En fait, haine et amour sont deux émotions, deux sentiments et deux attitudes opposées, uniquement si je tiens un raisonnement syllogistique. Ce grand mot veut dire que si deux termes sont en rapport avec un troisième, ils sont en rapport entre eux. Voici un exemple classique : « Tous les hommes sont mortels, je suis un homme, donc je suis mortel ».

En ce qui concerne Dieu, la prémisse majeure est qu’il est amour, ce qui est tout à fait exact. La prémisse mineure est que l’amour est opposé à la haine, ce qui est vrai, mais demande à être nuancé. La conclusion simpliste est que Dieu ne peut pas haïr, ce qui est absolument faux.

Dieu est amour certes, mais il a le mal en horreur. Cette même logique existe dans les relations humaines. Une maman aime son enfant, mais elle déteste la forte fièvre qui l’afflige et elle haït le serpent qu’elle a vu se faufiler sur la pelouse alors que son petit joue dans le bac à sable. Ça, je le comprends très bien parce que je fais du footing et il m’arrive d’être attaqué par un chien qui essaie vraiment de me mordre. Une fois, j’ai même eu mes vêtements transformés en lambeaux.

Je n’aime pas la chasse parce que je n’ai pas les tripes qu’il faut pour tuer une pauvre bête. Je me souviens quand mon grand-père égorgeait un lapin ou coupait la tête d’une poule, j’en avais le cœur tout retourné. Pourtant, chaque fois que je suis attaqué par un chien, je le haïs avec passion au point où si j’avais une  arme quelconque, je lui ferais la peau froidement et sans hésiter une seule seconde. Dans ce monde imparfait, nous aimons le bien et l’intégrité, et nous haïssons le mal et l’injustice ainsi que ceux qui commettent des crimes. Dans le livre de l’Ecclésiaste, Salomon écrit :

Il y a un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps pour la guerre et un temps pour la paix (Ecclésiaste 3.8).

Nous arrivons maintenant devant un passage d’une forme particulière qui s’appelle « proverbe à nombre ». C’est le seul exemple de ce type dans les 29 premiers chapitres du livre des Proverbes.

Quand j’étais enfant, mes parents m’ont enseigné qu’il ne faut haïr personne, que ce n’est pas bien, etc. Bon, d’accord. Au régiment, tout au début des classes, j’ai été assez stupide pour laisser sur l’étagère de ma penderie une somme d’argent à la vue de mon voisin de lit. Le lendemain, je mets le comble à ma bêtise en laissant la penderie grande ouverte tandis que je quitte le dortoir deux minutes. Comme j’aurais dû m’y attendre, à mon retour je m’aperçois que le fric s’est envolé. Le coupable ne fait aucun doute mais je ne peux pas le prouver. Quand j’explique à mes parents ce qui s’est passé, mon désarroi et mon envie de me venger, ils me répondent : « Tu sais, il ne faut pas lui en vouloir, il est peut-être dans une situation difficile, etc. » Il n’empêche que j’ai eu la dent dure pendant un moment.

Je serais le premier à dire que haïr est mal faire, et pourtant il n’est pas rare de lire dans les Écritures que Dieu éprouve de la haine contre certaines personnes. De prime abord, ça surprend car nous avons tous entendu dire que Dieu est amour et on veut y croire. En fait, haine et amour sont deux émotions, deux sentiments et deux attitudes opposées, uniquement si je tiens un raisonnement syllogistique. Ce grand mot veut dire que si deux termes sont en rapport avec un troisième, ils sont en rapport entre eux. Voici un exemple classique : « Tous les hommes sont mortels, je suis un homme, donc je suis mortel ».

En ce qui concerne Dieu, la prémisse majeure est qu’il est amour, ce qui est tout à fait exact. La prémisse mineure est que l’amour est opposé à la haine, ce qui est vrai, mais demande à être nuancé. La conclusion simpliste est que Dieu ne peut pas haïr, ce qui est absolument faux.

Dieu est amour certes, mais il a le mal en horreur. Cette même logique existe dans les relations humaines. Une maman aime son enfant, mais elle déteste la forte fièvre qui l’afflige et elle haït le serpent qu’elle a vu se faufiler sur la pelouse alors que son petit joue dans le bac à sable. Ça, je le comprends très bien parce que je fais du footing et il m’arrive d’être attaqué par un chien qui essaie vraiment de me mordre. Une fois, j’ai même eu mes vêtements transformés en lambeaux.

Je n’aime pas la chasse parce que je n’ai pas les tripes qu’il faut pour tuer une pauvre bête. Je me souviens quand mon grand-père égorgeait un lapin ou coupait la tête d’une poule, j’en avais le cœur tout retourné. Pourtant, chaque fois que je suis attaqué par un chien, je le haïs avec passion au point où si j’avais une  arme quelconque, je lui ferais la peau froidement et sans hésiter une seule seconde. Dans ce monde imparfait, nous aimons le bien et l’intégrité, et nous haïssons le mal et l’injustice ainsi que ceux qui commettent des crimes. Dans le livre de l’Ecclésiaste, Salomon écrit :

Il y a un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps pour la guerre et un temps pour la paix (Ecclésiaste 3.8).

Nous arrivons maintenant devant un passage d’une forme particulière qui s’appelle « proverbe à nombre ». C’est le seul exemple de ce type dans les 29 premiers chapitres du livre des Proverbes.

Verset 16

Je continue à lire dans le chapitre 6.

Il y a six choses que l’Éternel déteste, et même sept qui lui sont en horreur (Proverbes 6.16).

« et même sept » est une expression conventionnelle qui signifie que la liste donnée n’est pas exhaustive ; c’est un peu l’équivalent de notre etc. De telles énumérations sont courantes dans les écrits de sagesse. Je donne un autre exemple tiré du livre de Job.

Car Dieu inflige la blessure, mais il la panse aussi et même s’il meurtrit, sa main guérit ensuite. Six fois, dans la détresse, il te délivrera. Dans sept calamités, le mal t’épargnera (Job 5.18-19).

Le chapitre 30 du livre des Proverbes comprend trois proverbes à nombre avec les arrangements trois plus un. Je les cite :

Il y a trois choses insatiables, et même quatre, qui ne disent jamais : “ Cela suffit ”. Il y a trois choses qui sont trop merveilleuses pour moi, et même quatre que je ne comprends pas. Il y a trois choses qui font trembler la terre, et même quatre qu’elle ne peut supporter (Proverbes 30.15, 18, 21).

Dans le proverbe, « Il y a six choses que l’Éternel déteste, et même sept qui lui sont en horreur », Dieu dit haïr certains comportements. Ce n’est pas la première fois qu’un tel langage apparaît dans les Textes Sacrés. Concernant l’idolâtrie en particulier, l’Éternel avertit son peuple de ne pas se tourner vers les faux dieux sous peine de châtiment. Dans le Lévitique et le Deutéronome, Dieu dit :

Je détruirai vos hauts-lieux, j’abattrai vos obélisques, je mettrai vos cadavres sur les cadavres de vos idoles, et mon âme aura pour vous de l’aversion (Lévitique 26.30). Tu ne dresseras pour toi aucune de ces stèles que le Seigneur ton Dieu déteste (Deutéronome 16.22).

Par ailleurs, l’amour de Dieu pour ce qui est bien, c’est à dire conforme à son caractère, implique automatiquement sa haine pour ce qui est mal. Parlant au nom de l’Éternel, le psalmiste écrit :

Tu aimes la justice et tu hais la méchanceté (Psaumes 45.8).

Dans le Nouveau Testament, Jésus s’exprime avec autant de force que l’Éternel dans l’Ancien Testament. Quand il s’adresse à l’une des 7 Églises de l’Apocalypse, il dit :

Tu as de la haine pour les œuvres de la secte des Nicolaïtes, tout comme moi je les hais (Apocalypse 2.6).

Pareils à cette saveur à la fois sucrée et aigrelette qu’on peut goûter dans les plats de certains cordons bleus, les deux sentiments de haine et d’amour peuvent cohabiter. Dieu aime chacun de nous, mais il a horreur de nos péchés.

Pourquoi le maître de sagesse a-t-il choisi 7 vices ? Fréquent dans les Écritures, le chiffre 7 exprime une œuvre ou un ensemble complet ou achevé. Dieu a une horreur pleine et entière pour ces 7 comportements dont la liste n’est cependant pas exhaustive. Le chiffre 7 est une façon de dire que l’homme est complètement et irrémédiablement corrompu.

Il faut garder à l’esprit que les Écritures rejettent totalement la perspective humaniste du Dieu « papa gâteau » sentimental plus ou moins sénile, qui ne peut pas s’empêcher d’aimer tout le monde et qui ferme ses yeux sur toutes les fautes des hommes parce qu’il ne ferait pas de mal à une mouche. Certes, Dieu aime ses créatures, mais il déteste leurs mauvaises actions et il est le juge de toute la terre.

Verset 17

Je commence maintenant à lire les trois premières choses que Dieu a en horreur.

Les yeux qui regardent les autres de haut, la langue qui répand des mensonges, les mains qui font couler le sang des innocents (Proverbes 6.17).

Précédemment, le maître de sagesse a donné des directives sur l’attitude à adopter concernant le cœur, le siège de la personnalité, la bouche, les lèvres, les yeux et les pieds. Je rappelle ce passage :

Garde ton cœur plus que toute autre chose qu’on garde car c’est de lui que procèdent les sources de la vie. Éloigne de toi la perversité de la bouche, et la fausseté des lèvres. Que tes yeux regardent droit, et que tes paupières se dirigent devant toi. Balance le chemin de tes pieds, afin que toutes tes voies soient affermies (Proverbes 4.23-26).

Ensuite, le maître a montré comment le vaurien se comporte avec son corps. Je lis le passage :

Le méchant homme, l’homme inique va avec une bouche perverse. Il fait signe de ses yeux, il parle de ses pieds, il donne à entendre de ses doigts. La perversité est dans son cœur, il machine du mal en tout temps, il fait naître des querelles (Proverbes 6.12-14).

Or dans la liste des 6 et 7 choses que l’Éternel déteste, on retrouve le mauvais usage des mêmes parties du corps : les yeux, la langue, les mains, le cœur, les pieds, la bouche ou les lèvres.

Le premier vice est littéralement : « les yeux hautains ». L’orgueil mérite d’être en tête d’affiche parce qu’il est la source de nombreux autres péchés (Proverbes 8:13; 11:2; 13:10; 16:18; 29:23). Une personne est orgueilleuse quand elle se considère supérieure aux autres. Elle me fait penser à la fable de « La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf ». La Fontaine écrit : « La chétive pécore s’enfla si bien qu’elle creva ». Et il conclut en disant : « Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages ».

L’orgueil commence dans le cœur et se traduit par un regard particulier, un faux sourire, une certaine lueur dans les yeux, un petit hochement de tête, des signes qui disent : « Je suis mieux que toi ». Mais Dieu déteste cette attitude.

Pendant quelques années, j’ai travaillé avec deux collègues et un jour j’ai été abasourdi d’entendre l’un d’eux me dire en toute franchise et le plus sérieux du monde qu’il se considérait supérieur à l’autre. Je me souviens d’avoir essayé de lui faire changer d’avis en mentionnant quelques qualités évidentes de la personne concernée et nous en sommes restés là. Par contre, je n’ai jamais su ce qu’il pensait de moi.

Le tout premier péché originel, la première faute commise contre Dieu par une de ses créatures, a eu lieu quand Lucifer, alors fils de l’aurore, a dit en lui-même :

Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône bien au-dessus des étoiles divines. Je siégerai en roi sur la montagne de l’assemblée des dieux, aux confins du septentrion. Je monterai au sommet des nuages, je serai semblable au Très-Haut (Ésaïe 14.13-14).

C’est aussi lui, le diable, qui déguisé en serpent, est venu tenter Adam et Ève en leur disant :

Si vous mangez du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, ayant la connaissance du bien et du mal (Genèse 3.5).

À ces mots, nos premiers parents ont gonflé la poitrine : « devenir comme des dieux, quelle aubaine ! » Ils auraient dû pourtant se douter que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ». Et c’est ce qui est arrivé puisque depuis ce jour, l’homme est assujetti à Satan.

La volonté des êtres humains de fonctionner indépendamment du créateur et d’être leur propre dieu est la source de tous leurs problèmes, absolument tous. Si les religions ont une grande attirance sur l’homme, c’est parce qu’elles flattent son orgueil en lui laissant croire qu’il peut lui-même gagner le ciel, tout seul, comme un grand. Le petit minable dit : « Je vais réaliser mon propre salut et quand je serai devant Dieu, je lui ferai valoir tous mes mérites ». Ça me rappelle l’effronterie de Jean Jacques Rousseau qui, dans « les confessions » s’adresse à l’Éternel et lui dit : « Que chacun découvre à son tour son cœur aux pieds de ton trône avec la même sincérité (que moi), et puis qu’un seul te dise, s’il ose : Je suis meilleur que cet homme-là ».

Les personnes qui se croient meilleures que les autres ou qui accomplissent leurs devoirs religieux afin de gagner des points avec Dieu, sont aveuglés par un miroir aux alouettes qui a été forgé de toutes pièces dans les antres de l’enfer, et par le diable lui-même.

Le livre des proverbes mentionne souvent l’orgueil. Je lis quelques exemples :

Révérer l’Éternel, c’est haïr le mal. Je déteste l’orgueil, la suffisance, la conduite mauvaise et la bouche menteuse. Toutes les querelles proviennent de l’orgueil, mais ceux qui sont sages acceptent les conseils. L’arrogance précède la ruine, et l’orgueil précède la chute. L’orgueil de l’homme l’humiliera, mais un esprit humble obtiendra l’honneur (Proverbes 8.13 ; 13.10 ; 16.18 ; 29.23).

Comme je l’ai déjà mentionné, les apôtres Pierre et Jacques écrivent tous deux que « Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il accorde sa grâce aux humbles (Jacques 4.6 ; 1Pierre 5.5) ». Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus dit :

Heureux ceux qui se reconnaissent pauvres en esprit, car le royaume des cieux leur appartient (Matthieu 5.3).

Et le grand roi David écrit :

Éternel ! je n’ai ni un cœur qui s’enfle, ni des regards hautains ; je ne m’occupe pas de choses trop grandes et trop élevées pour moi (Psaumes 131.1).

Non seulement l’humilité caractérise tous les grands personnages bibliques, mais seuls ceux qui s’approchent de Dieu en s’abaissant devant lui, en reconnaissant leurs fautes, leur misère et leur petitesse, sont capables d’accepter le don de sa grâce, la vie éternelle en Jésus-Christ.

Le deuxième vice que Dieu déteste est la langue menteuse. Dans cette liste, le mensonge est mentionné deux fois : ici et en sixième position dans la bouche du faux témoin. C’est parce que si beaucoup d’entre nous ne sont pas meurtriers ou adultères, nous sommes tous coupables d’avoir menti. David a écrit :

J’ai dit dans mon agitation : tout homme est menteur (Psaumes 116.11).

Ce travers qu’est le mensonge est souvent condamné dans le livre des Proverbes, mais aussi par l’ensemble des Écritures. Dans son épître, l’apôtre Jacques écrit une longue tirade contre le mauvais usage de la langue. Je lis un extrait :

Celui qui ne commet jamais de faute dans ses paroles est un homme mature, capable de maîtriser son corps tout entier. La langue est un feu ; c’est tout un monde de mal. Elle est là, parmi les autres organes de notre corps, et contamine notre être entier. Allumée au feu de l’enfer, elle enflamme toute notre existence (Jacques 3.2, 6).

Et le psalmiste écrit :

Tu m’as libéré, Éternel, Dieu de vérité ! Tu aimes la vérité dans le cœur (Psaumes 31.6 ; 51.6).

Dieu désire que je sois vrai et droit dans mes attitudes et mes paroles, et donc que je dise la vérité à mon prochain en toute circonstance.

La troisième chose que Dieu déteste sont les mains qui répandent le sang innocent. Le meurtre est un acte particulièrement grave devant le Créateur, mais aussi devant les hommes. Sous la loi de Moïse, c’est une faute considérée « à main levée » contre l’Éternel, c’est-à-dire une attaque dirigée contre lui personnellement. C’est Dieu qui donne la vie et à qui seul appartient le droit de la reprendre. Les meurtriers doivent donc être exécutés sans la moindre pitié, non pas par vengeance, mais parce qu’ils se sont attaqués à Dieu.

Malheureusement pour nous, notre système judiciaire fonctionne à l’envers car il obéit au principe que l’homme civilisé doit se montrer aimable, charitable et tolérant envers tout le monde, et donc ne pas juger trop sévèrement les vauriens criminels et les teignes malfaisantes, même s’ils commettent les crimes les plus atroces. Si une jeune fille est violée et étranglée, les bonnes gens hypocrites éprouvent tout d’abord de la pitié pour la victime et disent : « Mais comment peut-on commettre un tel crime ? » Puis le temps passe et ce fait divers s’estompe. On passe à une autre préoccupation. Puis le temps continue à s’écouler et un jour, oh surprise, le coupable de l’acte ignoble passe en justice. Mais alors la populace commence à le prendre en pitié et dit : « Le pauvre, il faut le comprendre, il a droit à des circonstances atténuantes, il n’a pas eu de chance, une enfance malheureuse, des parents qui l’ont abandonné, etc. »

Dieu, lui, ne voit pas du tout les choses comme ça. Sa loi fonctionne comme le couperet de la guillotine. Il n’a pas peur de châtier le coupable et l’opinion publique le laisse de marbre. Il ne prépare pas une campagne électorale et n’essaie pas de plaire à quiconque. « œil pour œil et dent pour dent ». Dieu a horreur de notre sentimentalisme à l’égard des criminels. Selon les Écritures, la vie humaine est sacrée, mais celui qui prend volontairement celle d’autrui doit perdre la sienne. C’est la justice de Dieu qui l’exige. Je lis un  passage du livre de la Genèse.

Quant à votre sang à vous – celui qui est votre vie – j’en demanderai compte à quiconque le répandra, que ce soit un animal ou un homme. Je demanderai compte à chaque homme de la vie de son semblable. Dieu a fait l’homme pour être son image : c’est pourquoi si quelqu’un répand le sang d’un homme, son sang à lui doit être répandu par l’homme (Genèse 9.5,6).

Verset 18

Le maître de sagesse continue sa liste avec les 4e et 5e choses que Dieu déteste :

Le cœur qui médite des projets coupables, les pieds qui se hâtent de courir vers le mal (Proverbes 6.18).

C’est le propre de l’homme déchu d’entretenir des pensées orientées vers le mal. Le prophète Jérémie écrit :

Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est pervers (Jérémie 17.5).

Et Jésus a dit :

C’est du cœur que proviennent les mauvaises pensées qui mènent au meurtre, à l’adultère, à l’immoralité, au vol, aux faux témoignages, aux blasphèmes (Matthieu 15.19).

Nous avons tous une grosse réserve de purin nauséabond au fond du cœur, et il sort par la bouche, par les mains et par « des pieds qui se hâtent de courir au mal ». Accusant le peuple d’Israël, le prophète Ésaïe écrit :

Vos mains sont tachées de sang et vos doigts de péchés, vos lèvres disent des mensonges, votre langue susurre des paroles perfides. Leurs pieds courent au mal, et ils ont hâte de verser le sang innocent. Leurs pensées sont sans cesse orientées vers le mal, dévastation et destruction jalonnent leur parcours (Ésaïe 59.3, 7)

Il existe une grande diversité de cultures humaines. Si vous voyagez d’un continent à l’autre, vous serez dépaysé, ça c’est sûr, et pourtant plus ça change et plus c’est la même chose. Que vous alliez à Jérusalem, Pékin ou Paris, ce sont les mêmes faits divers, les mêmes atrocités. Le cœur de l’homme est le même partout, corrompu.

Verset 19

Les deux derniers péchés mentionnés par le maître de Sagesse et que l’Éternel déteste sont :

Le faux témoin qui dit des mensonges et l’homme qui sème la discorde entre des amis (Proverbes 6.19).

Littéralement, « le faux témoin qui profère un souffle », et donc qui le met en circulation par sa bouche. Le mensonge perpétué par des faux bruits a le pouvoir de ruiner une bonne réputation et même une vie. Pour cette raison, le psalmiste écrit :

Éternel, délivre mon âme de la lèvre mensongère, De la langue trompeuse ! (Psaumes 120.2).

Le 7e vice que Dieu déteste est : « l’homme qui sème la discorde entre amis ».

Il y a beaucoup de gens qui sont friands de potins. Ils commencent une conversation par : « Vous ne connaissez pas la dernière ! » Et ils prennent un malin plaisir à colporter ce qui ne devrait pas être dit ou bien ils montent en épingle un fond de vérité dans le but de semer la zizanie. Ce sont les serviteurs de Dame Folie. À l’opposé, Jésus a donné une béatitude qui s’oppose à la médisance quand il a dit :

Heureux ceux qui répandent autour d’eux la paix, car Dieu les reconnaîtra pour ses fils (Matthieu 5.9).

Et l’apôtre Paul exhorte les croyants disant :

Ne laissez aucune parole blessante franchir vos lèvres, mais seulement des paroles empreintes de bonté. Qu’elles répondent à un besoin et aident les autres à grandir dans la foi. Ainsi elles feront du bien à ceux qui vous entendent (Éphésiens 4.29).

Voilà un bon conseil qui émane de Dame Sagesse, et celui qui le suit s’en trouvera bien.