Chapitre 21

Introduction

En français, il existe plusieurs expressions avec le mot « bouche ». Par exemple, on dit « faire la fine bouche, ou la petite bouche » ; il y a aussi la « bouche en cœur ou la bouche bée », etc. Au 16eme siècle, le poète Rémy Belleau a écrit : « Douce et belle bouchelette plus fraîche et plus vermeillette que le bouton aiglantin au matin ». Ces vers sont joliment bien composés, mais cette « bouchelette » sert aussi à parler, une activité à contrôler de très près, ce que le maître de la sagesse ne cesse de répéter.

Verset 23

Je continue à lire dans le chapitre 21 du livre des Proverbes.

Celui qui surveille sa bouche et sa langue s’épargne bien des tourments (Proverbes 21.23).

(Proverbes 12.13 ; 13.3 ; 14.3 ; 17.27-28 ; 18.21). Il faut être très prudent quand on parle, car par la parole, on dit du bien ou du mal, on fait du bien ou du mal, et on se fait des amis ou des ennemis.

Verset 24

Je continue.

Le moqueur est arrogant et hautain ; il agit, poussé par un orgueil démesuré (Proverbes 21.24).

Dans le livre des Proverbes, certains thèmes reviennent sans cesse, comme les pauvres, le mensonge, la langue, l’orgueil ou encore le moqueur. Dans l’Ancien Testament, « moqueur » n’a pas le même sens qu’en français ; il veut plutôt dire fourbe et méchant en même temps que moqueur. En d’autres mots, on peut dire que c’est quelqu’un qui se place au-dessus de toute règle morale. Au chapitre 21, le moqueur a été décrit comme possédant un regard hautain et un cœur orgueilleux (Proverbes 21.4).

Verset 25

Je continue.

Les désirs du paresseux le feront mourir car il refuse de travailler de ses mains. Tout le long du jour, il est en proie à la convoitise, alors que le juste donne sans retenir (Proverbes 21.25; comparez Proverbes 13.4 ; 19.24).

 

Le paresseux envie ce que les autres possèdent parce qu’il n’a même pas de quoi pourvoir à ses besoins les plus élémentaires. Ne pouvant se nourrir correctement ni prendre soin de lui, il tombe facilement malade. Le juste, par contraste, est à la fois bosseur et généreux (Proverbes 14.21 ; 19.17 ; 22.9 ; Psaumes 37.25-26).

Verset 27

Je continue.

Le sacrifice des méchants est une horreur, et encore plus quand ils l’offrent avec des arrière-pensées criminelles (Proverbes 21.27).

Le malfaisant ne tient aucun compte de la loi morale de Dieu, ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas religieux, tant s’en faut. Mais Dieu a en horreur l’hypocrisie d’un formalisme de façade (Proverbes 15.8). Au début de ce chapitre, Salomon a déjà dit que « l’Éternel préfère un homme qui fasse ce qui est juste et droit, plutôt que des sacrifices » (Proverbes 21.3).

Versets 28-29

Je continue le texte.

Le témoin mensonger périra, mais l’homme qui sait écouter aura toujours le droit de parler. Le méchant se donne un air assuré, alors que l’homme droit affermit sa conduite (Proverbes 21.28-29).

Le faux témoin est endurci par le mal et souvent condamné par le maître de sagesse (Proverbes 6.19 ; 12.17 ; 14.5, 25 ; 19.5, 9 ; 25.18). Dès que le juge se rend compte que la déposition qu’il a reçue est fausse, le faux témoin est puni et très sévèrement. Par contre, l’homme intègre écoute tout ce que les uns et les autres ont à dire concernant l’affaire qui doit être jugée. Sûr de lui, il parle avec conviction et son avis est pris en compte. Quand Jésus a comparu devant les chefs religieux, ces vermines ont cherché à le faire condamner en soudoyant des faux témoins, mais ça n’a pas marché parce qu’ils se contredisaient. Mais finalement deux faux témoins ont tordu les paroles de Jésus et affirmé :

Cet homme a dit : “ Je peux démolir le Temple de Dieu et le rebâtir en trois jours ” (Matthieu 26.61).

Pilate n’est pas tombé de la dernière pluie, à peine commence-t-il à interroger Jésus qu’il comprend que les chefs religieux ont concocté une accusation bidon. Mais en politicien opportuniste véreux, il se soumet au désir de la foule et ordonne de crucifier un innocent (Matthieu 27.18-26).

Verset 30

Je continue.

Face à l’Éternel, il n’y a ni sagesse, ni intelligence, ni conseil qui tienne (Proverbes 21.30).

Salomon affirme ici encore la souveraineté absolue de l’Éternel (comparez Proverbes 22.1) qui est le seul maître de l’univers. Dans la seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Nous n’avons aucun pouvoir contre la vérité. C’est seulement pour la vérité que nous en avons (2Corinthiens 13.8).

Les êtres humains et les anges déchus ne peuvent strictement rien contre le Tout-Puissant qui contrôle tout événement et toute circonstance, qu’elles soient dans ma vie, au plus profond des océans ou dans la plus lointaine des galaxies. Dans le livre de Job, on lit :

Auprès de Dieu se trouvent la sagesse et la force. C’est à lui qu’appartiennent conseil, intelligence. Voici : ce qu’il détruit, nul ne le rebâtit. Et s’il enferme un homme, personne n’ouvrira. Il arrête les eaux, et c’est la sécheresse. Et dès qu’il les déchaîne la terre est dévastée. Auprès de lui résident la force et la prudence. Il tient en son pouvoir celui qui se fourvoie et celui qui s’égare (Job 12.13-16).

La souveraineté de Dieu signifie aussi qu’il n’a pas besoin de moi pour prouver son existence ou la véracité de sa parole. Il me suffit donc de l’expliquer et lui, par le Saint Esprit, se charge du reste.

Verset 31

Je finis maintenant de lire le chapitre 21.

Vous pouvez harnacher le cheval pour le jour du combat, mais la victoire dépend de l’Éternel (Proverbes 21.31).

Au 17e siècle, l’écrivain français Bussy-Rabutin a écrit : « Dieu est d’ordinaire pour les gros bataillons contre les petits ». Sans doute, mais pas toujours. Quand Asa, roi de Juda, est confronté à une immense armée, il sait que tout est perdu. Alors, il invoque Dieu et dans le second livre des Chroniques, on lit :

Éternel, personne d’autre que toi ne peut venir en aide à un faible contre un fort. Viens donc à notre secours, Éternel notre Dieu ! Car c’est sur toi que nous nous appuyons, et c’est en ton nom que nous marchons contre cette multitude. Éternel, tu es notre Dieu, ne permets pas qu’un homme l’emporte sur toi ! Alors l’Éternel battit les Éthiopiens devant Asa et les Judéens, et ils prirent la fuite (2Chroniques 14.10-11).

Bien avant Asa, dans un psaume, le grand roi David dit :

Qu’une armée vienne m’assiéger, mon cœur reste sans crainte. Que l’on me déclare la guerre, je suis plein d’assurance (Psaumes 27.3).

Chapitre 22

Verset 1

Le chapitre 22 continue les sentences du maître de sagesse. Je commence à le lire.

Bon renom vaut mieux que grandes richesses, et l’estime des autres est plus précieuse que l’or et l’argent (Proverbes 22.1).

Cette maxime est proche de notre dicton : « Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée ». Au fil des siècles, beaucoup de sont fait un nom sur le champ de bataille. C’est le cas des vaillants guerriers du roi David (2Samuel 23.8-39). Cependant, la meilleure façon de se faire une bonne réputation est en étant bienveillant dans ses paroles et ses actes. Une telle conduite agit comme un charme sur les esprits et les cœurs. Par contre, celui qui s’enrichit par des moyens tordus s’attire le malheur (Proverbes 1.19 ; 10.2 ; 13.11). Au chapitre 10, Salomon a déjà dit :

Le souvenir du juste continue à être en bénédiction aux autres, mais le nom des méchantes tombe dans l’oubli (Proverbes 10.7).

Verset 2

Je continue le texte.

Riche et pauvre ont ceci en commun : c’est l’Éternel qui les a faits l’un et l’autre (Proverbes 22.2).

Dans ce chapitre, le pauvre est mentionné 5 fois. Devant Dieu, tous les hommes sont égaux quel que soit leur statut social, et un de leurs devoirs est de s’entraider. (Proverbes 31.15). La dignité et la valeur de l’être humain tire son origine du fait qu’il a été créé à l’image de Dieu. Dans le livre de Job, on lit :

Celui qui m’a tissé dans le sein de ma mère, ne les a-t-il pas faits, eux, tout autant que moi ? Oui, c’est le même Dieu qui nous a tous formés dans le sein maternel (Job 31.15).

Bien que Dieu soit notre Créateur, nous sommes tous issus d’Adam. Le livre des Actes rapporte que l’apôtre Paul a dit aux Athéniens :

À partir d’un seul homme, Dieu a créé tous les peuples pour qu’ils habitent toute la surface de la terre (Actes 17.26).

Parce que nous descendons d’Adam, nous avons en commun avec lui une nature corrompue qui nous sépare du Créateur et les uns des autres. Pour devenir enfant de Dieu, il faut une nouvelle naissance par la foi en Jésus-Christ. Nous avons tous le même Créateur mais la paternité universelle de Dieu est un mythe. Seuls les croyants en Jésus-Christ sont frères et sœurs et ont Dieu pour père; la preuve est que Jésus a dit aux religieux juifs :

Vous avez le diable pour père (Jean 8.44).

Verset 3

Je continue le texte.

L’homme avisé voit venir le malheur et se met à l’abri, les sots poursuivent leur chemin et en subissent les conséquences (Proverbes 22.3).

Ce proverbe est répété plus loin (Proverbes 27.12) et cette pensée a déjà été exprimée (Proverbes 14.16). L’homme sage prépare son avenir avec la possibilité de coups durs. Il existe pour cela toutes sortes d’assurances qui permettent de se garantir contre les aléas de la vie. On met de l’argent de côté pour sa retraite, et on peut même payer d’avance les pompes funèbres et se programmer un enterrement de première classe, mais là s’arrêtent les ressources humaines. En effet, rien n’est prévu pour le grand passage qui vous catapulte dans l’au-delà. Mais comme le commun des mortels ne veut pas trop y penser, il fait comme l’autruche proverbiale qui cache sa tête dans le sable.

Un couple de la haute société annonce ses fiançailles et fait la une des journaux locaux. Ils achètent une magnifique maison qui est rénovée de fond en comble et équipée avec les appareils ménagers les plus modernes. Ils s’offrent aussi des meubles de style puis se marient en grande pompe. Ils partent en voyage de noces, mais leur voiture manque un virage en épingle à cheveux et tombe dans un précipice ; tous deux sont tués sur le coup. Ils n’ont jamais habité leur villa de luxe et les familles l’ont barricadée pour la condamner. Elle est toujours là bien entretenue, mais personne n’y habite. Ce couple avait tout prévu pour leur vie ici-bas, mais ils sont partis dans l’au-delà sans avoir fait la moindre préparation.

Verset 4

Je continue le texte.

Sois humble et aie de l’Éternel une crainte respectueuse, alors tu seras riche et honoré et tu recevras la vie (Proverbes 22.4).

Une personne humble est souvent quelqu’un qui révère l’Éternel, c’est-à-dire qui l’honore en obéissant à ses lois morales, et qui désire le servir et l’adorer; ces deux attitudes fonctionnent ensemble (Proverbes 15.33) et font partie de la conduite pieuse du juste (Proverbes 21.21).

Verset 5

Je continue le texte.

Le chemin des hommes corrompus est parsemé d’épines et de pièges, celui qui tient à sa vie s’en tiendra éloigné (Proverbes 22.5).

Contrairement à une idée reçue, les malfaiteurs ne mènent pas une vie cousue de fil blanc ; ils ont de sérieux problèmes, y compris la possibilité constante d’y laisser leur peau. Une fois encore, le sage est celui qui évite le mal et donc également ses conséquences.

Verset 6

Je continue.

Apprends à l’enfant le chemin qu’il doit suivre, même quand il sera vieux, il n’en déviera pas (Proverbes 22.6).

Plusieurs autres proverbes donnent des directives concernant la discipline des enfants (Proverbes 13.24 ; 19.18 ; 22.15 ; 23.13-14 ; 29.15, 17). Le mot traduit par « apprends » veut dire « consacrer ». Il est similaire à un verbe égyptien qui signifie « donner aux dieux ». Les parents ont la responsabilité de donner à leur progéniture une éducation qui est conforme au gouvernement moral de Dieu et à corriger les entorses faites à sa loi. Ce proverbe comme les autres n’exprime pas un axiome absolu qui est toujours vrai en toute circonstance, mais un principe qui s’applique dans une majorité de cas. Parce que ce monde est sous la botte du Prince des Ténèbres, le mal est encore et toujours bien présent.

Verset 7

Je continue.

Le riche domine le pauvre, et celui qui emprunte se met sous la coupe de son créancier (Proverbes 22.7).

Sous l’Ancienne Alliance, celui qui ne peut pas rembourser ses dettes est simplement vendu comme esclave (Exode 21.7-11 ; Lévitique 25.39 ; Deutéronome 15.12 ; 2Rois 4.1 ; Néhémie 5.5-8).

Verset 8

Je continue.

Qui sème l’injustice moissonnera le malheur, et son règne de terreur prendra fin (Proverbes 22.8).

Plusieurs passages des Écritures expriment la même idée. Dans le livre de Job, on lit :

D’après ce que j’ai vu, les artisans d’iniquité et ceux qui sèment le malheur en moissonnent les fruits (Job 4.8 ; comparez Osée 10.13 ; Esaïe 10.5; Galates 6.7).

Verset 9

Je continue.

L’œil bienveillant sera béni parce qu’il a partagé son pain avec le pauvre (Proverbes 22.9).

Une maxime similaire a déjà été énoncée dans le chapitre 11 (v 25) et nous avons son corollaire dans la seconde épître aux Corinthiens, quand Paul leur demande d’être généreux envers les croyants pauvres de Jérusalem. Il écrit :

Semence parcimonieuse, maigre récolte. Semence généreuse, moisson abondante (2Corinthiens 9.6).

Verset 10

Je continue.

Chasse le moqueur, et la discorde prendra fin : les contestations et les insultes cesseront (Proverbes 22.10).

Comme le moqueur est une source intarissable de trouble et de querelles (Proverbes 21.24 ; 24.9 ; Psaumes 101.5), en le bannissant, on rétablit la paix.

Verset 11

Je continue.

Celui qui a des intentions honnêtes a des lèvres pleines de grâce et le roi est son ami (Proverbes 22.11; comparez Proverbes 14.35 ; 16.13, 21).

Un cœur pur est la source de la véritable éloquence, celle qui est une bénédiction pour les autres. Un dirigeant intelligent s’entoure de tels conseillers.

Verset 12

Je continue.

L’Éternel veille sur l’homme intelligent, mais il rejette les projets du perfide (Proverbes 22.12).

Le sage est protégé par Dieu, mais le malfaisant voit ses actions mauvaises frustrées.

Verset 13

Je continue.

Le paresseux dit : “ Il y a un lion là-dehors, je risque d’être déchiré en pleine rue ! ” (Proverbes 22.13; comparez Proverbes 26.13).

L’idée ici, est que pour éviter de sortir de chez lui et aller travailler, le paresseux invente toutes sortes d’excuses ridicules qui justifient son inaction. Les lions ne s’aventurent pas dans le voisinage des villes et n’y pénètrent jamais sauf s’il s’agit d’un châtiment divin comme celui relaté dans le chapitre 17 (v 25) du second livre des Rois

Verset 14

Je continue.

La bouche des femmes adultères est comme une fosse profonde : celui contre qui l’Éternel est irrité y tombera (Proverbes 22.14).

Le maître a déjà donné cet avertissement plusieurs fois (Proverbes 2.16-22 ; 5.3-6 ; 6.24-26 ; 7.10-23). Se laisser entraîner par une femme séductrice, c’est tomber dans un piège dont on ne sort pas. Il ne faut jamais se mettre en situation où on risque d’être tenter. Jésus a dit à ses disciples :

L’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est bien faible (Matthieu 26.41).

Verset 16

Je continue le texte plus loin et je termine le recueil des Proverbes de Salomon.

Celui qui opprime l’indigent, (finalement) l’enrichit, Celui qui donne au riche, (finalement) l’appauvrit (Proverbes 22.16; comparez Proverbes 14.31 ; 22.22-23 ; 28.3).

D’une manière générale, ces deux principes se réalisent sur le temps, mais il y a toujours des exceptions du fait de la volonté souveraine de Dieu et de ses projets pour les riches, les pauvres et les oppresseurs.

Versets 17-21

Je continue de lire dans le chapitre 22 avec l’introduction d’une nouvelle collection de 30 Proverbes (22.17-24.22) qui constitue le premier recueil des maximes des sages.

Prête l’oreille et écoute les paroles des sages, applique ton cœur à mon enseignement, car tu auras du plaisir à garder ces maximes au fond de ton cœur et à les avoir à la disposition de tes lèvres. Chaque instant, tu les auras à ta disposition afin que tu mettes ta confiance en l’Éternel. Je vais t’instruire, toi, aujourd’hui. J’ai consigné par écrit pour toi une trentaine de maximes comportant des conseils et des réflexions, pour t’enseigner des paroles de vérité, des informations sûres et certaines. Ainsi tu pourras donner des réponses vraies à celui qui t’envoie chercher (Proverbes 22.17-21).

Le compilateur de cette portion du livre des Proverbes donne l’objectif qu’il s’est fixé en groupant des proverbes empruntés à des auteurs inconnus ou dont les noms n’importent pas. Néanmoins, on relève aussi de nombreux parallèles avec les dictons du sage égyptien Amenemope qui a vécu entre les années 1075 et 1300 avant Jésus-Christ. Contrairement aux Proverbes, les paroles de sagesse que Amenemope adresse à son fils sont purement humanistes. Elles enseignent les qualités, les comportements et les attitudes requis pour mener une vie heureuse en dépit de circonstances économiques et sociales difficiles. Pareillement, le compilateur se propose d’indiquer au lecteur la bonne voie à suivre afin d’acquérir la sagesse, mais lui tient compte de Dieu. Il se comporte comme un maître qui parle en tête à tête à chacun des élèves qui lui ont été confiés. Les sentences de ce nouveau recueil sont plus liées les unes aux autres que celles du recueil de Salomon.

Dans cette introduction, le maître m’exhorte à être très attentif aux maximes qu’il va m’enseigner, à les mettre immédiatement en pratique et à les apprendre par cœur parce qu’elles susciteront en moi la confiance en Dieu. Une fois ainsi équipé, je posséderais une norme sûre que je pourrais appliquer à tous les problèmes de la vie auxquels je serais confronté et pour lesquels on me consultera.

Versets 22-23

Je continue le texte.

Ne profite pas de la pauvreté de ton prochain parce qu’il est indigent et n’écrase pas en justice celui qui est dans la misère, car l’Éternel prendra leur cause en main et il ravira la vie à ceux qui auront ravi leurs biens (Proverbes 22.22-23; comparez Proverbes 14.31 ; 23.10-11).

Cette première maxime montre une fois encore le souci des maîtres de sagesse et donc de Dieu pour les pauvres gens. L’indigent est une proie facile parce que ne disposant d’aucune ressource, il n’est pas en état de se défendre et ne peut donc que subir. Le gros riche qui prend l’avion pour la Thaïlande ou ailleurs peut à sa guise profiter là-bas des enfants abandonnés qui n’ont pas d’autres moyens de survivre que la prostitution. S’il se fait prendre, il peut toujours soudoyer un juge véreux puisqu’il a du fric plein les poches. Mais tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, il sera puni.

Verset 24

Je continue avec la deuxième maxime.

Ne te lie pas d’amitié avec un homme coléreux et ne fréquente pas celui qui s’emporte pour un rien de peur d’acquérir le même comportement et de mettre ta vie en péril (Proverbes 22.24).

Les vices sont comme les tissus colorés de mauvaise qualité ; dans la machine à laver, ils déteignent sur toute la lessive. Il faut s’éloigner de ceux qui ne savent pas se contrôler. Au chapitre 29, on lit :

L’homme prompt à la colère provoque des querelles, et celui qui s’emporte facilement commet beaucoup de fautes (Proverbes 29.22).

Versets 26-27

Je continue avec la troisième maxime.

Ne t’engage pas pour cautionner autrui, et ne te porte pas garant d’un emprunt, car, si tu n’es pas en mesure de payer, pourquoi t’exposerais-tu à te voir enlever jusqu’au lit où tu reposes ? (Proverbes 22.26-27).

Cette mise en garde contre le cautionnement d’autrui a déjà été donnée plusieurs fois (Proverbes 6.1-5 ; 11.15 ; 17.18 ; 20.16 ; 27.13). Il faut à tout prix éviter de se mêler des problèmes d’argent des autres. La loi de Moïse offre une protection au pauvre. Dans le livre de l’Exode, on lit :

Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil, car c’est là sa seule couverture, autrement, dans quoi s’envelopperait-il pour dormir ? S’il crie vers moi, je l’écouterai, car je suis compatissant (Exode 22.25-26).

Le croyant doit garder à l’esprit ce souci constant de Dieu pour les indigents et agir en conséquence.