Les émissions

06 nov. 2024

Proverbes 13.21 – 14.35

Chapitre 13

Introduction

Je me souviens avoir appris une chanson chrétienne dont une partie du refrain est : « Vendredi et samedi, c’est le ciel sur la terre. » Je ne vous apprendrai rien de nouveau en disant qu’on n’en est pas encore là, ni les autres jours de la semaine, non plus. Si nous vivions dans un paradis, il n’y aurait pas d’injustice, et alors toutes les maximes que le grand roi Salomon a prononcées s’appliqueraient à la lettre. Le livre des Proverbes est précieux, car il enseigne la sagesse de Dieu qui nous est distillée un peu comme au compte-gouttes, en de courtes maximes. Je continue à lire dans le chapitre 13.

Verset 21

Le malheur poursuit les pécheurs, mais il récompense les justes par le bonheur (Proverbes 13.21).

Ce « il récompense » désigne Dieu. Cette forme d’expression où le sujet ne saute pas aux yeux, est également fréquente dans le livre de Job (Job 3.20 ; 30.11). La plupart des proverbes exprime une règle générale et fait abstraction des cas particuliers pourtant nombreux. C’est souvent la description d’un monde idéal comme on voudrait qu’il soit.

Verset 22

Je continue.

Ce que l’homme de bien laisse derrière lui passe aux enfants de ses enfants, mais la fortune du pécheur est mise en réserve pour le juste (Proverbes 13.22).

Dans les proverbes, « juste, sage et homme de bien » sont synonymes. Cet homme laisse derrière lui des richesses ainsi qu’une postérité florissante qui pourra en profiter. C’est en tout cas sous l’Ancienne Alliance, la promesse que l’Éternel a faite à son peuple s’il lui est fidèle.

Verset 23

Je continue.

Le champ défriché du pauvre lui procure des vivres en abondance, mais tel périt par défaut de justice (Proverbes 13.23).

Même le pauvre peut prospérer par son travail à condition qu’il ait suffisamment de jugeote pour bien exploiter son bien et qu’un tyran quelconque ne lui ravisse pas le fruit de ses efforts.

Verset 24

Je continue.

Qui refuse de châtier son fils ne l’aime pas ; celui qui l’aime le corrigera de bonne heure (Proverbes 13.24).

La nécessité de corriger l’enfant est souvent mentionnée dans le livre des Proverbes (Proverbes 19.18 ; 22.15 ; 23.13-14 ; 29.15-17). Cette règle a été précédemment appliquée à Dieu dans ses relations avec les hommes (Proverbes 3.12). En français, nous avons le dicton : « Qui aime bien châtie bien. »

La correction redresse les penchants à mal faire de l’enfant, l’écarte de la mauvaise voie, le remet sur les rails pour ainsi dire, et lui inculque de la sagesse. Aux Éphésiens, l’apôtre Paul écrit :

Enfants, obéissez à vos parents, et Pères, n’exaspérez pas vos enfants (Éphésiens 6.1, 4).

La discipline ne doit pas se faire à la va-vite dans un accès de colère, mais de manière juste et réfléchie, et dans le calme et en prenant le temps d’expliquer à l’enfant ce qu’il a fait de mal.

Verset 25

Je finis de lire le chapitre 13.

Le juste mange et il est rassasié, mais les méchants sont affamés (Proverbes 13.25).

Dans le chapitre 10, nous avons le miroir de ce proverbe qui dit :

L’Éternel ne permet pas que l’homme droit souffre de la faim, mais il frustre les désirs des méchants (Proverbes 10.3).

Tout le livre pose comme idéal « Fais bien et bien te sera ». Les proverbes visent très haut et comme je l’ai dit, ils ne se soucient pas le moins du monde des nombreuses exceptions de l’expérience humaine.

Chapitre 14

Verset 1

Nous arrivons au chapitre 14 qui continue les sentences du maître de sagesse.

Une femme pleine de sagesse bâtit sa maison, mais celle qui est insensée la renverse de ses propres mains (Proverbes 14.1 ; comparez chapitre 9).

Il n’est évidemment pas question d’une construction avec du ciment et des moellons, mais d’établir un foyer prospère. C’est de la mère, plus encore que du père, de qui dépendent la bonne marche et la bonne tenue de la maisonnée. Cette maxime qui compare une femme sage et une insensée se vérifie dans le laboratoire de la vie. Sans doute, en connaissez-vous qui répondent à ces deux catégories. Dans son épître à Timothée, l’apôtre Paul demande aux femmes sages d’enseigner celles qui sont nouvelles dans la foi ainsi qu’à « aimer leurs maris et leurs enfants, à mener une vie équilibrée et pure, à être des maîtresses de maison bonnes et actives, à être soumises à leur mari » (Tite 2.5).

Comme je l’ai déjà dit, plusieurs femmes de l’Ancien Testament sont exemplaires. Yokébed, mère de Moïse, est esclave, mais elle a fait ce qu’il fallait pour sauver son fils, et par la grâce de Dieu elle est même sa nourrice au service de la fille de Pharaon, avec salaire. C’est Yokébed qui enseigne à son fils à révérer l’Éternel, ainsi que les promesses que Dieu a faites à son peuple. C’est elle qui façonne le caractère de Moïse au point où Dieu le choisit pour en faire le grand dirigeant et législateur d’Israël.

À l’opposé, les femmes insensées ne manquent pas non plus dans l’histoire du peuple de Dieu ; et elles ont toutes détruit leur maisonnée comme Athalie par exemple qui est l’une des pires teignes. Son fils Ahazia lui doit un règne sur Juda d’un an seulement. Dans le second livre des Chroniques on lit :

Elle l’incita au mal par ses conseils. Il fit ce que l’Éternel considère comme mal, comme la maison d’Achab… Comme Jéhu exécutait le jugement sur la famille d’Achab, il se mit à la recherche d’Ahazia. On le captura dans Samarie où il s’était caché et on l’amena auprès de Jéhu qui le fit mourir (2Chroniques 22.3-4, 8-9).

Verset 2

Je continue le texte.

Celui qui se conduit avec droiture respecte l’Éternel, mais celui qui suit des voies perverses le méprise (Proverbes 14.2).

La façon dont quelqu’un mène sa barque révèle son attitude vis-à-vis de Dieu. L’apôtre Jean écrit :

Celui qui observe la Parole de Dieu montre par là qu’en lui s’accomplit l’amour de Dieu (1Jean 2.6).

Et le juge Samuel a dit à Saül, premier roi d’Israël :

L’obéissance à l’Éternel est préférable aux sacrifices, la soumission vaut mieux que la graisse des béliers (1Samuel 15.22).

Verset 3

Je continue le texte.

C’est par ses propres paroles que le sot est puni de son orgueil, mais les paroles des sages sont leur sauvegarde (Proverbes 14.3).

Par sa stupidité, l’insensé s’attire le mépris et les moqueries. Ce proverbe me fait penser à l’histoire de David et du géant Goliath qui est arrogant au possible. Quand David veut répondre à son défi, Goliath lui dit : « Est-ce que tu me prends pour un chien pour venir contre moi avec un bâton ? Puis il le maudit par ses dieux. — Approche un peu, ajouta-t-il, pour que je donne ta chair à manger aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs ! » Mais David lui dit : « Je marche contre toi au nom de l’Éternel, le Seigneur des armées célestes, que tu as insulté ». Le combat singulier a lieu et « sans épée, avec sa fronde et une pierre, David triompha du Philistin, il le frappa et le tua » (1Samuel 17.43-50).

Verset 4

Je continue le texte.

Là où il n’y a pas de bœufs, les greniers restent vides, alors que leur vigueur assurerait des revenus abondants (Proverbes 14.4).

Dans les Écritures, le bœuf est utilisé pour illustrer des vérités très pratiques. Ces animaux sont très puissants ; en fait, ce sont les tracteurs de l’époque nécessaires au travail des champs. Mais s’occuper d’un bovin n’est pas une mince affaire car il lui faut du fourrage et une litière de paille considérables. L’agriculteur qui n’entretient pas son étable et ne soigne pas ses bœufs ne pourra pas labourer, et n’aura pas de récoltes à engranger.

« Qui veut la fin, veut aussi les moyens ! » L’homme prévoyant investit dans des moyens de production appropriés et met du cœur à l’ouvrage ce qui demande des ressources, du temps et beaucoup d’efforts. Si on ne veut pas se donner cette peine, on se débarrasse des animaux et l’étable restera bien propre mais totalement inutile.

Dans toute organisation, il y a toujours des gens difficiles à vivre, mais souvent ce sont eux qui tirent le plus fort et ce sont eux qui font avancer les choses. Alors, il faut bien réfléchir aux conséquences avant de les virer de leur box. Si on veut récolter le produit des champs, on ne se débarrasse pas des bœufs.

J’ai un ami sur qui je peux toujours compter et qui possède beaucoup de ressources. Le hic est qu’il est grincheux. Je pourrais ne plus avoir affaire à lui et alors l’étable serait nickel ; je n’aurais plus à subir ses sautes d’humeur, mais j’aurais aussi perdu mon bœuf. Ce serait vraiment stupide de ma part de nettoyer ainsi l’étable.

Verset 5

Je continue le texte.

Un témoin fidèle ne ment pas ; qui profère des mensonges est un faux témoin (Proverbes 14.5 ; Comparez Proverbes 6.19 ; 12.17).

Dans les évangiles et les épîtres du Nouveau Testament, on apprend que Jésus est venu pour révéler Dieu son Père, et dans l’Apocalypse (1.5), il est appelé le « témoin fidèle ». Nous devons l’imiter.

Verset 6

Je continue.

Le moqueur a beau chercher la sagesse : elle lui échappe, alors que la connaissance est facilement à la portée de l’homme de bon sens (Proverbes 14.6).

Comme dans son arrogance, le moqueur rejette Dieu, il n’a pas accès à la sagesse qui ne se trouve qu’en Dieu qui se révèle dans les Écritures. Par contraste, l’homme sensé et sage est humble et révère Dieu.

Versets 7-9

Je continue.

Éloigne-toi de l’insensé, car il n’a aucun savoir à te communiquer. La sagesse de l’homme réfléchi le rend attentif à sa conduite, mais la fourberie est la folie des insensés. Les insensés se moquent des conséquences de leurs fautes, mais la faveur divine repose sur les hommes droits (Proverbes 14.7-9).

Ces trois proverbes comparent l’insensé au sage. Ce dernier réfléchit soigneusement à la portée de ses paroles et de ses actes, et il ne s’engage pas dans une action injuste. Il n’a donc rien à apprendre d’un insensé dont le style de vie va à l’encontre des lois du Dieu qu’il méprise. On constate une fois encore que la différence fondamentale entre le sage et l’insensé est que le premier a une crainte respectueuse de l’Éternel.

Verset 10

Je continue.

Le cœur connaît son propre chagrin, et personne ne peut partager sa joie (Proverbes 14.10).

Voilà une belle et poignante sentence. Nul ne peut pénétrer jusque dans les profondeurs du cœur de son prochain, se mettre vraiment à sa place et éprouver ce qu’il ressent. Je peux partager la joie ou la peine d’un être humain, mais je n’ai pas accès à ce qu’il vit réellement dans les tréfonds de son âme; l’empathie humaine a des bornes. Il n’y a que Dieu qui puisse totalement partager nos douleurs et nos joies intimes, car lui seul nous comprend et nous connaît de fond en comble.

Versets 11-12

Je continue.

La maison des méchants sera détruite, mais la demeure des justes sera florissante. Bien des hommes pensent être sur le bon chemin, et pourtant, ils se trouvent sur une voie qui, finalement, mène à la mort (Proverbes 14.11-12).

On a déjà vu des maximes similaires dans les chapitres 2 et 10 (Proverbes 2.21-22 ; 10.25), dans lesquelles le maître regarde les destinées finales du sage et de l’insensé.

Il existe un grand nombre de sectes et de religions qui attirent du monde parce qu’ils savent vous chatouiller les oreilles. Ils sont souvent sincères, s’intéressent vraiment à vous mais vous disent aussi ce que vous voulez entendre. Ils enseignent que si vous faites des bonnes œuvres et suivez certains rites, tout ira bien. Mais ils ne se doutent pas qu’ « ils se trouvent sur une voie qui, finalement, mène à la mort ». Jésus-Christ a dit sans équivoque possible :

Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi (Jean 14.6).

Et l’apôtre Paul écrit aux Éphésiens (2.8,9):

C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies.

Verset 13

Je continue le texte.

Le rire peut masquer la tristesse du cœur, et la gaieté peut finir en chagrin (Proverbes 14.13).

Le rire jaune, voilà bien notre humanité. Nous avons les dictons : « Qui rit le matin, le soir pleure. » et « Trop rire fait pleurer », ou encore : « Riez, mais pleurez en même temps » (Lautréamont, Les chants de Maldoror). Et la Bruyère a aussi dit : « Il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri. »

Versets 14-18

Je continue le texte.

L’homme au cœur perfide sera gavé des fruits de sa conduite, mais l’homme de bien jouira des fruits de la sienne. Le stupide croit tout ce qu’on lui dit, mais l’homme avisé réfléchit et avance avec prudence. Le sage craint le mal et s’en écarte, mais le sot, sûr de lui, s’emporte. L’homme coléreux fait des folies ; celui qui a de mauvais desseins s’attire la haine. La folie, voilà ce qu’héritent les stupides, mais la connaissance est la couronne des gens réfléchis (Proverbes 14.14-18).

Chacun d’entre nous récolte ce qu’il sème (Galates 6.7) : l’homme colérique est méprisé et on déteste le fourbe, mais le sage fait attention à ses paroles et ses actions afin de ne pas faire de mal ; l’homme avisé réfléchit et avance avec prudence.

La plupart des gens pensent qu’il faut être simplet et bien naïf pour placer sa foi en Jésus-Christ. En réalité, ce sont les incrédules qui sont crédules parce qu’ils croient n’importe quoi.

Les disciples de Jésus lui posent souvent des questions, car ils veulent savoir où ils mettent les pieds. Contrairement à une idée répandue, celui qui est ancré dans les Saintes Écritures ne se laisse pas facilement berner. La foi n’est pas un saut dans le vide ni un coup de dés mais une démarche réfléchie.

Verset 19

Je continue le texte.

Les méchants auront à baisser la tête devant les bons, et les hommes mauvais à la porte des justes (Proverbes 14.19).

C’est encore une généralisation, mais on peut aussi considérer que le maître de sagesse regarde au loin, à la fin des temps pendant le millénium et le règne de Jésus-Christ, quand la justice emplira la terre.

Versets 20-21

Je continue.

Personne n’aime le pauvre, même pas son compagnon, mais le riche a beaucoup d’amis. Qui méprise son prochain commet une faute, mais heureux celui qui a compassion des affligés (Proverbes 14.20-21).

L’homme est un être mesquin et intéressé qui rend hommage à ceux dont il espère tirer quelque profit. Dieu veut que nous venions en aide aux indigents et que nous prenions leur défense contre les requins.

Verset 22

Je continue.

Ceux qui manigancent le mal ne s’égarent-ils pas ? Mais ceux qui projettent le bien trouvent grâce et une faveur durable (Proverbes 14.22).

Cette forme interrogative de rhétorique oblige une réponse positive. Ceux qui font le mal se perdent.

Versets 23-24

Je continue.

À tout travail il y a du profit, mais le bavardage mène à la disette. La richesse des sages est leur couronne, mais la folie des insensés reste de la folie (Proverbes 14.23-24).

La sagesse engendre la richesse aussi bien matérielle que morale et spirituelle tandis que les palabres des insensés bavards sont du vent.

Verset 25

Je continue.

Un témoin véridique sauve des vies, mais qui profère des mensonges est un trompeur (Proverbes 14.25).

Le sage a déjà dit :

Celui qui proclame la vérité révèle ce qui est juste, mais le témoin mensonger dénature les faits (Proverbes 12.17).

Celui qui est faussement accusé dépend pour son salut du témoignage véridique de quelqu’un dont l’autorité morale est reconnue par les juges. Mais s’il ment, l’accusé est condamné ; il perd sa réputation et peut-être même sa vie, et la justice est bafouée.

Versets 26-27

Je continue.

Celui qui révère l’Éternel possède une solide assurance, et il sera un refuge pour ses enfants. Révérer l’Éternel est une source de vie qui fait échapper aux pièges de la mort (Proverbes 14.26-27).

La crainte respectueuse de l’Éternel procure la sécurité et une protection contre la mort prématurée ce qui a déjà été mentionné dans les chapitres 10 et 13 (Proverbes 10.27 ; 13.14). Dieu bénit les enfants de ses fidèles et reporte sur eux la grâce dont les parents font l’objet, et cela d’autant plus que ces derniers se sont efforcés de transmettre leur foi à leur progéniture (comparez Genèse 18.19).

Verset 28

Je continue.

La gloire d’un roi dépend du nombre de ses sujets, et la dépopulation ruine le prince (Proverbes 14.28).

Dans l’Antiquité, les rois portent le titre de « pasteur » pour leur rappeler que leur devoir est de protéger et d’assurer le bien-être du peuple.

Verset 29

Je continue.

Celui qui garde son sang-froid fait preuve d’une grande intelligence, mais l’homme coléreux étale sa sottise (Proverbes 14.29).

La Fontaine a illustré cette vérité par la morale : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. » Plus loin au chapitre 25, un proverbe dit :

Comme une ville forcée et sans murailles, Ainsi est l’homme qui n’est pas maître de lui-même (Proverbes 25.28).

Verset 30

Je continue.

Un cœur paisible contribue à la vie du corps ; mais la jalousie est comme une maladie qui ronge les os (Proverbes 14.30).

Les émotions ont une forte influence sur l’état physique de l’être humain. L’envie ou la jalousie est un poison qui peut être mortel, tandis que la paix intérieure met un baume sur les mille blessures de la vie, ce qui maintient le corps en bonne santé. Plusieurs proverbes encore à venir expriment la même idée.(Proverbes 15.13, 30 ; 17.22 ; 18.14).

Verset 31

Je continue.

Opprimer le pauvre, c’est outrager son Créateur, mais avoir de la compassion pour les indigents, c’est l’honorer (Proverbes 14.31).

Au chapitre 14, le maître de sagesse a dit :

Qui méprise son prochain commet une faute, mais heureux celui qui a compassion des affligés (Proverbes 14.21).

Tous les hommes sont égaux devant Dieu qui les a créés à son image. Exploiter les pauvres gens c’est faire un affront au Créateur. Le mépris ou la compassion à l’égard des plus défavorisés remonte donc jusqu’à Dieu (comparez Proverbes 17.5 ; 19.17 ; 22.22-23 ; 28.27).

Verset 32

Je continue.

Le méchant est terrassé par sa perversité, mais le juste reste plein de confiance jusque dans la mort (Proverbes 14.32).

En généra, l’enseignement des maîtres de la sagesse ne dépasse pas ce bas-monde, mais ici, il affirme que le fidèle possède une espérance au-delà de la tombe (Proverbes 10.25 ; 11.7 ; Job 27.8-9).

Verset 33

Je continue.

La sagesse repose dans un cœur intelligent, mais elle se manifeste parmi les sots (Proverbes 14.33).

Les sages sont discrets tandis que les insensés font grand étalage de leur peu d’intelligence, mais malgré tout ils en ont quand même. Les rabbins paraphrasent cette maxime ; ils disent : « Lorsqu’un vase est plein d’or il ne sonne pas, mais dès qu’il n’y a qu’une ou deux pièces, elles y font grand bruit. »

Verset 34

Je continue.

La justice élève une nation, mais le péché est la honte des peuples (Proverbes 14.34).

Ce proverbe et le suivant concernent le règne de Salomon.

Cette maxime devrait aussi être la devise des Nations Unies. Sa véracité est attestée par l’Histoire dont le cours est jonché des ruines des peuples qui ont fait fi de la justice. Les dirigeants intègres font la bonne renommée de la nation qu’ils dirigent, mais existent-ils vraiment ?

Verset 35

Je finis de lire le chapitre 14.

La faveur du roi est pour le serviteur prudent et sa colère pour celui qui fait honte (Proverbes 14.35).

Tout travailleur avisé et courageux est bien considéré par son employeur. Voilà un bon conseil à mettre  tout de suite en pratique.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

Dieu a tant aimé le monde

Nos partenaires