Chapitre 11

Introduction

Dame Sagesse est infatigable. Elle recrute toujours et encore. Elle va sur les places publiques et partout où il y a du monde. Elle crie du sommet des collines invitant les insensés qui se reconnaissent comme tels à suivre son cours, et le manuel d’étude est « le livre des Proverbes. Qui le médite est fortement récompensé, surtout s’il prend en compte que, dans notre contexte actuel, c’est Jésus qui a été fait « sagesse de Dieu » pour tous les hommes. Celui qui accepte l’instruction de Dame Sagesse est parfaitement préparé pour affronter le monde et ses tempêtes, et c’est de la première importance puisque comme on dit : « On ne vit qu’une fois ».

Comme je l’ai déjà fait remarquer, les proverbes font partie de la littérature de sagesse. Ils sont écrits sous forme poétique, mais au lieu de rimes, les Hébreux utilisent le parallélisme d’idées. Les maximes les plus simples sont constituées de deux vers qui se complètent, par répétition, accentuation, comparaison ou bien qui sont contrastés, la même vérité étant exprimée de deux façons différentes. C’est d’ailleurs de cette façon que débute le chapitre 11 du livre des Proverbes. Je commence à le lire.

Verset 1

L’Éternel a horreur des balances fausses, mais il aime les poids exacts (Proverbes 11.1).

En Israël, on utilise des balances pour toutes les transactions commerciales et c’est pourquoi l’honnêteté dans les affaires fait partie de la loi de Moïse. Dans le livre du Deutéronome, on lit :

Tu n’auras pas dans ton sac deux sortes de poids différents : l’un plus lourd, l’autre plus léger. Tu n’auras pas dans ta maison deux mesures de capacité : l’une plus grande et l’autre plus petite. Tu auras des poids exacts et justes, des mesures exactes et justes afin que tu vives longtemps dans le pays que l’Éternel ton Dieu te donne. Car l’Éternel ton Dieu a en abomination ceux qui commettent de telles fraudes (Deutéronome 25.13-16).

Dans l’ancien Israël, les balances truquées et les poids faux sont monnaie courante et souvent dénoncés par les prophètes. Pour tromper le chaland et augmenter ses marges, le commerçant indélicat possède deux jeux de poids. En fait, ce sont des cailloux. Selon la transaction, il emploie l’un ou l’autre. Quand il vend un produit, il utilise une tare plus légère que le poids déclaré. Le client est lésé parce qu’il paie un kilogramme de viande, mais n’a que 900 grammes. Quand le même marchand malhonnête achète sa viande au grossiste, il utilise des pierres plus lourdes que leur poids déclaré, ce qui fait qu’il achète 20 kg de patates par exemple, mais il en a 23.

Selon les Écritures, le monde des affaires et de la finance n’est pas profane, il fait aussi partie du domaine moral et spirituel supervisé par l’Éternel. En fait, quelle que soit notre occupation, nous ne devons jamais tromper notre prochain. C’est toujours rafraîchissant d’avoir affaire à quelqu’un qui dit la vérité et sur qui on sait qu’on peut compter, que ce soit le banquier ou le marchand de poissons.

Certaines professions se prêtent davantage à l’escroquerie parce qu’il n’est pas évident au premier venu de voir les vices du produit vendu. Je me suis fait rouler dans la farine plus d’une fois. Un jour, j’ai bien examiné une VW Karman Ghia qui avait soi-disant été retapée selon les règles de l’art. Eh bien, je n’ai pas vu qu’en réalité, elle avait été rafistolée à la choucroute. Je me suis aussi fait avoir avec des vieux meubles qui en fait étaient neufs, mais qu’on avait mécaniquement vieillis ; je me fait facilement avoir.

Verset 2

Je continue le texte.

L’ignominie suit de près l’orgueil, mais la sagesse se tient auprès des humbles (Proverbes 11.2).

Plusieurs proverbes dénoncent l’orgueil, qui d’ailleurs est en tête de la liste des 6 ou 7 fautes que l’Éternel déteste (Proverbes 6.16-19). Ici, il suscite la honte et plus loin, il est la cause des querelles (Proverbes 13.10). Par contre, il y a un rapport étroit entre la sagesse et un esprit humble.

Verset 3

Je continue.

L’intégrité guide les hommes droits, mais les tricheries des gens trompeurs les mènent à la ruine (Proverbes 11.3).

À partir d’ici sont énoncées plusieurs maximes qui décrivent les avantages du juste qui obéit aux préceptes moraux de la Loi de Dieu. S’il est vrai que certains malfaiteurs semblent prospérer pendant longtemps, ils constituent l’exception car la majorité d’entre eux ne fait pas long feu.

Celui qui a une crainte respectueuse de Dieu et qui désire mener une vie droite, juste et honnête, et faire le bien autour de lui, peut compter sur l’aide du Saint-Esprit pour lui ouvrir la marche, la bonne porte au bon moment, afin qu’il saisisse l’opportunité que Dieu lui offre.

Verset 4

Je continue.

La richesse ne sera d’aucun secours au jour de la colère divine, mais une vie juste sauve de la mort (Proverbes 11.4).

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur. Eh bien, il ne permet pas non plus d’échapper au jugement au jour d’une catastrophe soudaine ou du grand règlement de compte. Dans la culture occidentale judéo-chrétienne, les gens disent savoir que l’argent n’achète pas un ticket d’entrée au paradis, et pourtant ils se comportent comme si la possession de biens matériels ici-bas était une sorte d’assurance pour l’au-delà. On trouve cette fausse idée dans toutes les cultures et Jésus l’a relevée dans la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare. Tous deux meurent et le riche se retrouve dans l’antichambre du jugement tandis que le clochard est emmené au paradis parce qu’il avait mis son espérance était en l’Éternel.

Versets 5-6

Je continue le texte.

La justice de l’homme intègre lui fait prendre le droit chemin, mais le méchant tombe par sa propre méchanceté. La justice de l’homme droit le sauve, mais les gens retors sont pris au piège de leurs désirs (Proverbes 11.5-6).

La personne honnête aura beaucoup moins d’ennuis de tous ordres dans sa vie que celui qui trompe son prochain. Le malfrat essaie toujours de satisfaire ses mauvais penchants, mais le péché est un piège qui tôt ou tard se referme sur celui qui le pratique.

Versets 7-8

Je continue.

Quand le méchant meurt, tous ses espoirs périssent, et sa confiance dans les richesses s’effondre. Le juste sera libéré de la détresse, et le méchant y prendra sa place (Proverbes 11.7-8).

Le livre d’Esther décrit Haman comme une teigne. Il est très riche mais aussi particulièrement méchant. Il met au point un stratagème dont le but est d’exterminer tous les Juifs du royaume perse. Son plan est minutieusement préparé et la première phase consiste à faire pendre Mardochée, l’oncle de la reine Esther. Mais soudainement, des circonstances inattendues orchestrées par Dieu se retournent contre lui et « tel est pris qui croyait prendre », ou plutôt : « tel est pendu qui croyait pendre ». Je lis le passage :

L’un des eunuques dit alors devant l’empereur : — Il y a justement cette potence que Haman a fait faire pour Mardochée, qui a parlé pour le bien de l’empereur. Elle se trouve dans la cour de Haman et elle a 25 mètres de haut. L’empereur ordonna : — Qu’on l’y pende ! (Esther 7.9 ; comparez Daniel 6.24).

Verset 9

Je continue de lire dans le chapitre 11 du livre des Proverbes.

Par ses paroles, l’impie cause la ruine de son prochain, mais, par leur science, les justes en sont préservés (Proverbes 11.9).

À partir d’ici, plusieurs maximes adressent les relations communautaires. Par des médisances et des faux bruits, il est possible de détruire la réputation d’une personne intègre (Psaumes 35.20). Et même s’il est innocent, il ne peut pas faire grand-chose pour le prouver. C’est un peu la situation dans laquelle s’est trouvé Joseph l’un des fils de Jacob. Grâce à Dieu, il est l’intendant de l’un des officiels du pharaon mais comme il refuse les avances de la femme de son maître, cette teigne se venge en l’accusant d’avoir essayé de la violer. Quand on lit ce récit qui se trouve dans le livre de la Genèse (39.7-20), on a l’impression que le mari doute de la véracité des racontars de sa femme, mais il est coincé parce que comme Joseph est un esclave,  il a automatiquement tort. Et s’il a raison, de toute façon, il a tort d’avoir raison. Et c’est ainsi que Joseph se retrouve à moisir en prison. Les personnes de la trempe de cette tigresse sont particulièrement dangereux, et encore davantage s’ils prétendent être votre ami et que vous y croyez. Car alors ces hypocrites vous plantent un couteau dans le dos au moment où vous vous y attendez le moins. Ça m’est arrivé et c’est comme se prendre un sceau d’eau glacé en pleine figure.

Versets 10-11

Je continue le texte.

Le bonheur des justes fait la joie de toute la cité, mais quand les méchants périssent, on pousse des cris de joie. Une cité prospère quand des justes attirent la bénédiction sur elle, mais les paroles des méchants œuvrent à sa ruine (Proverbes 11.10-11).

Dans les chapitres 28 et 29, on a plusieurs proverbes semblables qui disent :

Quand les justes triomphent c’est la gloire, mais quand les méchants s’élèvent, chacun se tient caché. Quand les méchants parviennent au pouvoir, tout le monde se cache, mais quand ils succombent, les justes se multiplient. Quand les justes se multiplient, le peuple est en liesse ; quand les méchants dominent, le peuple gémit (Proverbes 28.12, 28 ; 29.2).

La prospérité des gens qui ont une conduite morale est une source de richesses et de développement économique pour une ville. Mais quand des personnes exécrables ont la main haute dans les affaires publiques, leurs procédés corrompus et leur mauvais exemple sont une source de honte et de ruine pour la communauté. On ne respire à l’aise que quand ils disparaissent.

Dès que David est bien installé comme roi à Jérusalem, la ville sainte devient très prospère parce que c’est un homme juste. Un bon siècle plus tard, le royaume de Juda est dirigé par la cruelle et idolâtre reine Athalie. Cette femme est tellement mauvaise qu’elle fait même exécuter tous ses petits enfants sauf un qui lui échappe. Elle règne 6 ans jusqu’à ce qu’une révolte du peuple la renverse. Elle est alors traînée hors de la cour du Temple et tuée à l’entrée des écuries du palais. Je lis la suite :

Tout le peuple du pays était dans la joie, et le calme régnait dans la ville, maintenant qu’on avait fait mourir Athalie par l’épée dans le palais royal (2Rois 11.20).

Verset 12

Je continue le texte.

Celui qui traite son prochain avec mépris est un insensé, mais l’homme intelligent accepte de se taire (Proverbes 11.12).

Se sachant faillible, l’homme avisé ne porte pas de jugement hasardeux contre son prochain mais préfère se taire plutôt que de le dénigrer ou de s’afficher supérieur à lui.

Suite au coup d’État de son fils Absalom, David doit s’enfuir en toute hâte. Alors qu’il est en rase campagne, un homme sort d’un village pour le maudire. Alors, un officier dit au roi :

Pourquoi laisse-t-on ce chien crevé insulter mon seigneur le roi ? Permets-moi d’aller lui couper la tête ! (2Samuel 19.9).

Mais David refuse et répond :

Est-ce que ça te regarde ? Laissez-le maudire (2Samuel 16.10-11).

Si David avait été impulsif, il se serait vengé sur-le-champ ou aurait répliqué. Mais étant un homme avisé, il s’en remet à l’Éternel, surtout qu’à cette heure grave, il a d’autres chats à fouetter. Sa priorité est de fuir au plus vite sans perdre de temps.

Si quelqu’un m’offense comme ça en passant et que seul mon amour propre est blessé, la meilleure conduite à tenir est de me taire et de laisser couler. Cette attitude est encore plus importante vis-à-vis de ceux qu’on est obligé de fréquenter, c’est dicté par la sagesse. Mais comme aujourd’hui sagesse et bon sens est une denrée rare qui n’est pas enseignée dans les écoles, il faut l’acquérir par une étude assidue des Écritures et particulièrement des livres comme les Proverbes et l’Ecclésiaste.

Verset 13

Je continue le texte.

Le médisant divulgue les secrets ; un homme de confiance tient la chose cachée (Proverbes 11.13).

Même quand ils son vrais, il est préférable de ne pas révéler des informations fâcheuses sur son prochain et encore moins d’en parler à quelqu’un qui prend un malin plaisir à répandre les potins car ils vont se propager comme une traînée de poudre. L’homme avisé qui apprend l’existence d’un squelette caché dans un placard le laissera dormir tranquille là où il est et gardera donc la bouche cousue.

Si je suis dénigré et obligé de me défendre pour conserver ma bonne réputation, j’irais voir mon accusateur pour régler ça entre nous.

Verset 14

Je continue.

Sans un gouvernement sage, une nation décline, mais on est sauvé par le grand nombre de bons conseillers (Proverbes 11.14).

Ce proverbe semble se rapporter à la période d’instabilité qui a suivi la mort de Salomon (1Rois 12).

Dans le chapitre 15, un proverbe parallèle dit :

Quand on ne consulte personne, les projets échouent, mais lorsqu’il y a beaucoup de conseillers, ils se réalisent (Proverbes 15.22).

Aussi sage et avisé que quelqu’un puisse être, il est limité à lui-même et ne peut pas tout prévoir. Toute décision importante doit être prise après consultation de plusieurs personnes sages. Tôt ou tard, les cavaliers seuls et les francs-tireurs font des erreurs de jugement.

Verset 15

Je continue.

Celui qui se porte garant des dettes d’un inconnu s’en trouvera mal, mais celui qui veille à ne pas s’engager s’assure la tranquillité (Proverbes 11.15).

Ce proverbe est développé dans le chapitre 6 (1-5). Celui qui se porte garant pour un étranger est stupide et risque fort de s’en mordre les doigts. Par contre, si je suis sollicité par quelqu’un de la famille, c’est différent, mais il faut malgré tout bien réfléchir et être prêt à assurer la dette. De toute manière, à mon avis, il vaut mieux donner plutôt que prêter; même chose entre croyants. L’apôtre Paul s’est porté garant pour Onésime, un esclave en fuite quand il écrit à son maître :

Si tu as été lésé par lui ou s’il te doit quelque chose, porte cela sur mon compte (Philémon 18).

Jésus aussi se porte garant auprès de son Père pour tous ceux qui croient en lui. Il est leur caution devant lui et il a payé le prix exigé par la justice de Dieu. Il s’est humilié et a pris sur lui nos péchés afin de subir à notre place la colère de Dieu. Je lis quelques passages :

Notre Seigneur Jésus-Christ a manifesté sa grâce envers nous : lui qui était riche, il s’est fait pauvre pour vous afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis (2Corinthiens 8.9). Il s’est dépouillé lui-même et il a pris la condition de l’esclave. Il s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.7-8). On l’a frappé, et il s’est humilié, il n’a pas dit un mot. Semblable à un agneau mené à l’abattoir, tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a pas dit un mot Ésaïe 53.7).

Verset 16

Au lieu d’une antithèse nous avons maintenant une comparaison. Je continue de lire dans le chapitre 11.

Une femme aimable obtient les honneurs et les hommes forts obtiennent les richesses (Proverbes 11.16).

Le reste du chapitre décrit les avantages accordés à ceux qui sont justes et bienveillants envers autrui.

Dans le livre de Ruth, on lit que son mari étant mort, elle quitte Moab, son pays de naissance, pour accompagner sa belle-mère au pays d’Israël afin de l’aider. Toutes deux sont dans une situation tragique et Ruth doit travailler dur. Mais sa loyauté, sa gentillesse, sa générosité et son humilité lui valent les éloges des habitants de la ville de Bethléhem. Boaz, l’homme fort et riche du coin, est séduit et l’épouse. Ils ont un fils, Obed, qui est le grand-père du roi David. Parce qu’elle a su se rendre aimable, Ruth, une veuve étrangère a été bénie, et Boaz aussi, puisque dans le chapitre 19 on lit :

Un homme peut hériter maison et richesse de ses pères, mais seul l’Éternel peut lui donner une femme qui sache agir avec sagesse (Proverbes 19.14).

Verset 17

Je continue le texte.

Faire du bien aux autres, c’est s’en faire à soi-même, mais l’homme cruel fait du mal à sa propre chair (Proverbes 11.17).

C’est l’effet boomerang. Les artisans du bien ou du mal reçoivent la monnaie de leur pièce pour ainsi dire. Comme dit Paul aux Galates :

Ce qu’un homme sème, il le récoltera aussi (Galates 6.7).

Versets 18-21

Je continue.

Le méchant fait une œuvre qui le trompe, mais celui qui sème la justice reçoit un salaire sûr. La justice mène à la vie, mais celui qui poursuit le mal court à la mort. L’Éternel a horreur de ceux qui ont le cœur tortueux, mais il aime ceux qui se conduisent de façon intègre. C’est absolument certain ! Le méchant n’échappera pas au châtiment alors que les justes seront épargnés (Proverbes 11.18-21).

Ces maximes qui contrastent deux styles de vie opposés ont été composées sous le régime de la Loi et fonctionnent donc selon le principe de la rétribution immédiate.

Verset 22

Je continue le texte.

Une femme belle et dépourvue de bon sens, est comme un anneau d’or dans le groin d’un porc (Proverbes 11.22).

En Orient, les femmes portent souvent un anneau d’or à la narine droite (Genèse 24.47) et on met un morceau de métal au groin des porcs pour les empêcher de ronger. Mais même en or, ce métal ne changera pas la nature du porc. Pareillement, la beauté ne suffit pas à rendre une femme honorable.

En hébreu, ce proverbe est destiné à choquer, non seulement par son contraste, mais aussi parce qu’il se compose d’une simple juxtaposition de deux phrases sans particule comparative.

Verset 23

Je continue.

Toutes les aspirations des justes tendent vers le bien, mais tout ce que les méchants espèrent, c’est la fureur (Proverbes 11.23).

Les artisans du mal déclenchent la foudre des gens biens, mais aussi celle de Dieu.

Versets 24-25

Je continue.

Tel donne libéralement et ses richesses s’accroissent, tel autre épargne à l’excès et se trouve dans la pauvreté. Celui qui est généreux connaîtra l’abondance ; qui donne à boire aux autres sera lui-même désaltéré (Proverbes 11.24-25).

L’ensemble des Écritures enseigne que prendre soin de ceux qui sont dans le besoin est un acte de justice morale. La façon dont on utilise ses ressources a un effet paradoxal. L’avare est véritablement un pauvre type, tandis que celui qui est généreux prospère. Voilà pourquoi dans la sagesse populaire on dit : « Ce que l’on garde pourrit, ce que l’on donne fleurit. »