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19 déc. 2024

Philippiens 4.4-6

Chapitre 4

Introduction

Lorsque vous allez dans un magasin, le vendeur est avenant et vous accueille avec un grand sourire commercial, il vante sa marchandise parce qu’il espère bien que vous allez ouvrir votre bourse. Tout commerçant futé sait paraître jovial, qu’il fasse des bonnes affaires ou pas ; ça fait partie de son métier.

De nos jours ça ne se fait plus guère, mais dans le temps, des représentants de commerce faisaient du porte-à-porte pour essayer de vous vendre leur marchandise. C’est comme ça que ma mère a acheté ses premiers aspirateurs. Étant donné que le représentant ne parle pas de lui, on ne sait rien de sa vie privée : est-ce que les affaires marchent; s’entend-t-il bien avec sa femme; est-ce que le petit dernier est malade. Ce qui est sûr est que ce brave homme n’a jamais un teint de jaunisse ou l’air sombre. Bien au contraire, il respire toujours le bonheur. Je me souviens quand j’étais enfant qu’un de ces colporteurs s’est présenté à notre porte pour nous vendre des brosses. Mais dès qu’elle l’a vu arriver, ma mère a dit : « Voilà encore ce casse-pied. Ne fais pas de bruit Jacky, comme ça il croira qu’il n’y a personne et il s’en ira ». Il est donc arrivé devant le portail et il a commencé à sonner tandis qu’on l’épiait à travers les rideaux. Il appuie encore et encore sur la sonnette. On attend qu’il parte mais comme il se doute bien qu’il y a quelqu’un, il persévère. Finalement, on a été obligé de descendre pour lui parler. Je l’observe alors tout en pensant qu’il doit être un peu fâché parce que nous l’avons fait languir, mais pas du tout ; on aurait dit qu’il descendait tout droit du paradis tellement il était radieux. Tout lui convient. Il porte un immense sourire qui va d’une oreille à l’autre et nous salue comme si nous étions des amis d’enfance.

C’était embarrassant. Ma mère lui dit alors qu’elle n’a besoin de rien, mais ça ne le refroidit pas pour autant parce qu’il faut absolument qu’il montre à ma maman le dernier cri des nouvelles brosses qui viennent tout juste d’arriver de je ne sais où. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il est dans le salon et je tiens dans mes mains une petite brosse qu’il vient de me donner gratuitement. Maintenant, on ne peut plus le mettre dehors comme un malpropre parce qu’il nous a fait un cadeau. Toujours avec un immense sourire plaqué sur la figure, il commence sa démonstration accompagnée de son baratin.

Puis après qu’il a fini, ma mère tient bon, le remercie tout en lui disant que cette fois-ci, elle n’a vraiment besoin de rien. Il remballe donc ses brosses et s’en va d’un air joyeux en sifflant comme un oiseau. On aurait pu croire qu’on lui avait acheté tout son stock tellement il avait l’air heureux.

Nous vivons une époque où les gens dépensent un argent colossal pour se divertir, essayer de rire et d’être heureux. C’est une façade bien sûr, mais tout le monde joue le jeu. Certains ont recours à des moyens fort discutables pour faire face à la vie et trouver quelques instants de bonheur, ou seulement pour oublier leurs malheurs. Ils utilisent l’alcool, des drogues, s’adonnent à la luxure, aux vices, aux excès de tous ordres, et même à des comportements suicidaires. Les derniers en date pour friqués désœuvrés sont certains sports extrêmes comme sauter à ski d’un hélicoptère, où le joueur, je ne dis pas le sportif, semble vouloir frôler la mort, histoire d’expérimenter un nouveau frisson. Faut-il en venir là pour être heureux ? Je continue à lire dans le chapitre 4 de l’épître de Paul aux Philippiens.

Réjouissez-vous en tout temps de tout ce que le Seigneur est pour vous. Oui, je le répète, soyez dans la joie (Philippiens 4.4).

Nouvel appel à se réjouir. La joie dont parle l’apôtre est bien plus qu’une simple émotion. C’est le contentement profond et durable qui provient d’une confiance inébranlable en Dieu qui contrôle tout pour sa gloire et pour le bonheur ultime de ses enfants. Une fois encore, l’apôtre Paul est la parfaite démonstration de la foi imperturbable et tranquille. De son point de vue, tout va bien quelles que soient ses circonstances, même si l’empereur veut lui couper la tête. Dans son épître aux Romains, il écrit :

Nous savons en outre que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin (Romains 8.28).

Verset 5

Je continue le texte.

Faites-vous connaître par votre bonté envers tous les hommes (Philippiens 4.5).

La bonté est l’un des attributs principaux de Dieu et le croyant doit le reproduire dans sa vie. Un proverbe de l’Ancien Testament dit :

Celui qui cherche à être juste et bon trouvera la vie, il sera traité avec justice et honoré (Proverbes 21.21).

En plus d’être joyeux, les croyants sont appelés à se conduire aimablement envers tous. Le mot que Paul utilise et qui est traduit par « bonté » est très riche ; il signifie « pacifique, aimable, et indulgent » vis-à-vis des fautes d’autrui. Paul demande aux Philippiens de réagir par la bonté face à ceux qui les maltraitent, alors que l’attitude normale est de vouloir se venger ou de revendiquer ses droits, ce que je suit souvent prêt à faire. Comme je sais que mon comportement dur ou bon envers autrui révèle mon fond intérieur, je n’aime pas tellement ce que je viens de dire parce que quelques fois je pars au quart de tour. Quand je me sens discrédité, que ce soit réel ou imaginaire, je vois tout de suite rouge et je deviens belliqueux. C’est une très mauvaise attitude parce qu’en étant doux et bon, gentil et patient, on fait du bien autour de soi et à soi-même, et c’est même une bonne façon d’apaiser son âme.

Verset 6

Je continue le texte.

Le Seigneur est proche. Ne vous mettez en souci pour rien, mais, en toute chose, exposez vos besoins à Dieu. Adressez-lui vos prières et vos requêtes, en lui disant aussi votre reconnaissance (Philippiens 4.6).

Le Seigneur est proche des croyants de deux façons différentes. D’une part, son retour est imminent ; l’enlèvement de l’Église peut arriver à tout moment. Et d’autre part, et en attendant sa venue, il est proche de tous ses enfants surtout quand ceux-ci se confient en lui (Psaumes 34.18 ; 145.18). Voilà pourquoi en toute logique, la première exhortation : « Réjouissez-vous toujours » est suivie par : « Ne vous mettez en souci pour rien et Priez pour tout ». « Rien » est un mot intéressant que Raymond Devos a exploité dans l’un de ses sketchs. Je le résume :

Rien… ce n’est pas rien ; la preuve c’est qu’on peut le soustraire. Rien moins rien c’est moins que rien ! Si l’on peut trouver moins que rien c’est que rien vaut déjà quelque chose ! Une fois rien… c’est rien ; deux fois rien… ce n’est pas beaucoup ! Mais avec trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose… et pour pas cher !

Cette blague prouve que dans la langue française « rien » n’est pas un mot d’exclusion totale. Mais pour l’apôtre Paul, « rien » est comme le couperet de la guillotine qui élimine tout ; pour lui, « rien » signifie vraiment « rien », la carence absolue. C’est dans ce sens qu’il dit :

Ne vous mettez en souci pour rien.

Mais est-ce que cela veut dire que nous devons voir la vie au travers de lunettes roses et ne pas considérer la réalité ? Devons-nous croire comme le disent les adeptes de la scientologie et certains spiritualistes que le mal et la maladie ne sont que des illusions ? Évidemment pas ! Paul ne nous demande pas de vivre dans une insouciance béate, mais à confier à Dieu tout ce qui peut nous tracasser au lieu d’être soucieux et de broyer du noir.

Cette exhortation à ne pas se faire de soucis n’est pas un nouvel enseignement de l’apôtre, mais une reprise des paroles de Jésus qui a exhorté ceux qui l’écoutaient à placer leur foi en Dieu au lieu de s’inquiéter du lendemain (Matthieu 6 25-33). Par ailleurs, « Ne vous souciez de rien » ne veut pas dire « désintéressez-vous des autres ».

Paul et Timothée se préoccupent de ce qui se passe dans la vie de ceux auprès de qui ils ont travaillé, cependant ils placent toute leur confiance en Dieu et s’attendent à lui pour résoudre les problèmes souvent insurmontables, auxquels les croyants du 1er siècle sont confrontés, et sur lesquels les apôtres n’ont aucune prise parce qu’ils ne sont jamais que des êtres humains avec leurs limitations.

Par exemple, Paul écrit à plusieurs églises de se méfier des judaïsants comme de la peste et explique en détail le danger qu’ils représentent. Mais humainement parlant, que peut-il faire contre ces faux frères alors qu’il est enchaîné à deux mille kilomètres de distance ? Absolument rien ! Alors, il fait totalement confiance à Dieu qu’il supplie d’intervenir d’une manière ou d’une autre. Il est donc tout à fait légitime de se préoccuper de l’état spirituel ou de la santé physique de quelqu’un, à condition de s’en remettre entièrement au Seigneur et à sa volonté pour lui. Je suis le premier à dire que cet équilibre n’est pas simple à trouver et que souvent je me fais du mauvais sang.

Quand on traverse des circonstances difficiles, le meilleur moyen de trouver la paix intérieure est la prière, mais prier demande du temps et de la discipline, ce qui rebute bien des croyants. Dieu ne veut pas que nous soyons tourmentés par nos circonstances et désire que nous partagions avec lui tout ce qui constitue notre vie. Rien ne doit être tenu hors de son regard. Je sais bien qu’il n’est pas possible de lui cacher quoi que ce soit, mais on peut fort bien ne jamais lui parler de certaines choses qui nous dérangent et je suis bien placé pour le savoir.

Une fois, un chrétien bien intentionné est venu voir son pasteur et lui a demandé : « Pensez-vous que nous devrions prier pour les petites choses de notre vie ? » « Ah bon, lui a-t-il répondu, parce que vous croyez que certaines choses de votre vie sont grandes pour Dieu ? »

Quand je confie à Dieu une difficulté qui me paraît énorme, ce n’est qu’une pacotille pour lui, mais qui est tout de même importante à ses yeux parce qu’elle me tient en souci et parce que lui il m’aime. Et ce que nous estimons insignifiant, Dieu veut que nous le partagions avec lui, car voyez-vous, il s’intéresse plus particulièrement à vous et à moi, ainsi qu’à toutes ses créatures, autrement il ne les aurait pas créées. Le croyant doit donc apprendre à confier à Dieu tout ce qui le concerne et ne rien omettre. Un des meilleurs moments pour lui faire des confidences, surtout ce qu’on ne dira à personne d’autre, est quand on circule seul en voiture. Bien qu’il sache déjà tout, il veut quand même l’entendre car il désire communier avec nous.

J’ai déjà eu l’occasion de rapporter un texte de Fénelon, qui était prélat, pédagogue et écrivain sous le règne de Louis XIV. Il a adhéré au mouvement quiétiste, ce qui n’est guère surprenant quand on considère les paroles contemplatives qu’il a écrites et que je rappelle ;

Dites à Dieu comme à un ami très cher, ce qui est dans votre cœur, ses plaisirs et ses peines. Dites-lui vos soucis afin qu’il vous réconforte ; dites-lui vos joies afin qu’il les modère ; dites-lui vos aspirations afin qu’il les purifie ; dites-lui vos aversions afin qu’il vous aide à les vaincre ; parlez-lui de vos tentations afin qu’il vous en garde ; montrez-lui les blessures de votre cœur afin qu’il les guérisse. Dévoilez votre indifférence à l’égard du bien-faire, vos appétits corrompus pour le mal, et votre inconstance. Parlez-lui de votre égoïsme, de votre vanité et de votre orgueil. Si vous exposez ainsi toutes vos faiblesses, vos besoins et vos ennuis, vous ne manquerez pas de choses à dire. Ceux qui n’ont pas de secrets l’un pour l’autre ne manquent jamais de sujets de conversation. Ils ne pèsent pas leurs mots, car ils n’ont rien à cacher. Ils parlent de l’abondance du cœur sans retenue, disant ce qu’ils pensent. Heureux sont ceux qui parviennent à une telle familiarité, à une communication sans réserve avec Dieu.

Peut-être pensez-vous que je suis très spirituel parce que j’essaie d’apporter au Seigneur tout ce qui me préoccupe. Eh bien, laissez-moi vous expliquer comment ça se passe. Après avoir déballé tout ce qui me chagrine et l’avoir déposé aux pieds du Seigneur, une fois que j’ai fini de prier, je ramasse tout, je remets tout ça sur mon dos et je continue à porter le même fardeau, puis quand il devient trop pesant, je recommence mon cirque. C’est ça mon problème. Dieu veut pourtant que je lui fasse totalement confiance afin que je ne me soucie de rien. Je souhaiterais tellement pouvoir dire que j’ai l’esprit libre comme l’air et comme l’oiseau qui vole. C’est mon objectif, mais je ne l’ai pas encore atteint.

Je fais un jardin et je possède quelques arbres fruitiers, un cep de vigne et des groseilliers. Comme j’habite au milieu des arbres, je suis obligé de partager les tomates et les haricots avec la marmotte du quartier, le persil avec les lapins de garenne, les pêches avec les écureuils, les petits fruits avec les oiseaux et j’en passe. Tous ces animaux sont sans souci. Quand ils ont faim, ils viennent se servir sans demander ma permission. La dernière fois que j’ai ramassé les groseilles, un merle est venu picorer juste à côté de moi, et c’est tout juste s’il ne m’a pas demandé de me pousser de cinquante.

Aucun membre du monde animal ne se fait de souci au sujet de sa nourriture, que ce soit une fourmi, une baleine ou un lion ; chacun croit qu’il trouvera de quoi se nourrir en temps voulu. Quand on y réfléchit, les animaux mettent spontanément en pratique le commandement de Jésus qui a dit :

Ne vous inquiétez pas pour le lendemain ; le lendemain se souciera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine (Matthieu 6.34).

Moi qui suis soi-disant un être rationnel, comment se fait-il que je n’ai pas assez de confiance en Dieu pour obéir aux paroles que Jésus a prononcées dans le Sermon sur la Montagne ? Je résume le passage :

C’est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas en vous demandant : “ Qu’allons-nous manger ou boire ? Avec quoi allons-nous nous habiller ? ” La vie ne vaut-elle pas bien plus que la nourriture ? Et le corps ne vaut-il pas bien plus que les habits ? Voyez ces oiseaux qui volent dans les airs, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas de provisions dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’avez-vous pas bien plus de valeur qu’eux ? Quant aux vêtements, pourquoi vous inquiéter à leur sujet ? Observez les lis sauvages ! Ils poussent sans se fatiguer à tisser des vêtements. Si Dieu habille avec tant d’élégance la petite plante des champs qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, à plus forte raison ne vous vêtira-t-il pas vous-mêmes ? Ah, votre foi est encore bien petite ! Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas : “ Que mangerons-nous ? ” “ Que boirons-nous ? Avec quoi nous habillerons-nous ? ” Toutes ces choses, les païens s’en préoccupent sans cesse. Mais votre Père, qui est aux cieux, sait que vous en avez besoin. Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus (Matthieu 6.25-33).

La prière s’appuie sur la foi qui elle-même trouve racine dans la Parole de Dieu (Romains 10.17). L’exhortation de l’apôtre Paul aux Philippiens : « Exposez vos besoins à Dieu. Adressez-lui vos prières et vos supplications, en lui disant aussi votre reconnaissance », nous donne plusieurs précisions importantes sur la prière. Le mot pour «besoins » désigne des «requêtes précises » et celui pour «supplications », des «demandes pressantes ». De plus, le croyant doit exprimer sa gratitude à Dieu en même temps qu’il fait ses requêtes, et non pas après avoir reçu une réponse positive à sa demande.

De toute façon, que la réponse de Dieu soit oui, non ou attend, elle est comme sa volonté, «bonne, à-propos et parfaite » (Romains 12.2). Dans la prière, je peux et je dois tout dire à Dieu, les choses qui à mes yeux sont importantes et les petites. Mais pour lui, toutes sont importantes et il m’écoute avec attention parce que le grand désir de son cœur, si je peux m’exprimer ainsi, est que je partage ma vie avec lui; c’est la raison pour laquelle il m’a créé.

Quand on a construit le canal de Panama, le temps pressait tellement que les équipes de travail n’avaient aucun temps libre. Pour compenser, la direction décide de faire venir les familles des ouvriers sur le chantier, mais à cause des risques de malaria, elles sont logées sur des bateaux de plaisance. C’est ainsi que en fin d’après-midis on peut voir ce jeune ingénieur ramer dans une barque en direction de l’un de ces bateaux pour rejoindre sa femme et son petit garçon. Il passe une partie de ses veillées à étudier les plans et à préparer le travail du lendemain tandis que son fils joue à côté de lui avec son petit camion. Un soir, son garçon éclate brusquement en sanglots parce que l’une des roues de son camion s’est détachée et le petit bout de chou a tout essayé pour la remettre en place, mais sans succès. Que va faire son père ? Jeter son garçon larmoyant comme un malpropre parce que ses pleurs le dérangent dans son travail, appeler sa mère pour qu’elle s’occupe de son gosse ? Non ! Il met de côté les plans de cet immense projet du canal et se penche vers son fils pour lui demander ce qui ne va pas. Le petit garçon a levé le camion d’une main et la roue de l’autre. Le papa a souri puis a remis la roue sur l’axe en un clin d’œil ; il a fait un gros bisou à son fils pour sécher ses pleurs et tout est rentré dans l’ordre. C’est un bon papa, mais c’est Dieu qui a placé l’instinct paternel dans le cœur de l’homme parce que lui-même est un bon papa plein de compassion.

Quand mon camion perd une roue et que le problème me paraît insoluble, alors je demande à Dieu dans la prière de la remettre en place, mais il ne le fait pas systématiquement, tout dépend si cette réparation rentre dans le programme de vie qu’il a tracé pour moi.

À une époque de ma vie, je me suis trouvé dans une situation difficile et tout ce que j’ai essayé de faire pour changer d’orientation a échoué. Ne comprenant pas pourquoi Dieu ne veut pas réparer mon camion, je me suis découragé. Le temps a passé et puis je me suis rendu compte qu’il avait eu raison. Heureusement que Dieu a fermé toutes les portes sinon je n’aurais pas aujourd’hui l’immense privilège de commenter la Parole de Dieu sur les ondes. Quand j’y pense, j’ai honte, car je ne me souviens pas d’avoir prié en le remerciant d’avance pour sa réponse, qu’elle soit oui ou non. Pourtant, je sais qu’il connaît l’avenir et qu’il a un bon plan pour moi, même si le plus souvent, je ne le comprend pas.

Cela dit, il est des requêtes qui seront refusées parce que nous sommes toujours sous la malédiction que le Créateur a prononcée contre la race humaine. C’est pour cela que quelquefois le malheur semble frapper aveuglement, que nous tombons malade et finalement nous devons mourir. Mais dans le royaume des cieux, la mort et les souffrances auront disparu et seront remplacées par un flot continuel de félicité. Avec un tel avenir devant soi, il est possible de faire face à n’importe quelle éventualité dans le présent.

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 27 2023

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