Chapitre 3

Introduction

Je me souviens que dans mon enfance mes parents m’ont enseigné qu’il faut parler respectueusement à tout le monde en toute circonstance. Les insultes, les paroles désobligeantes sont comme les gros mots ; ils sont à éviter. Bon d’accord, cette règle de conduite semble sage, et puis ça fait partie de la bonne éducation des gens bien. Mais en lisant les Écritures Saintes, j’ai découvert à ma surprise qu’il y a des exceptions à la règle. Quand l’honneur de Dieu est en jeu ou quand il est question de vie ou de mort éternelles, il faut absolument une intervention énergique.

Verset 2

Je continue à lire dans le chapitre 3 de l’épître de Paul aux Philippiens.

Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux mutilés (Philippiens 3.2 ; Comparez 2 Corinthiens 11.13).

Paul ne fait pas dans la dentelle ; on croit entendre des coups de fouet. Il a des paroles très dures à l’égard de certains imposteurs juifs. Mais Jésus est encore plus mordant que son apôtre quand il a maudit en long, en large et en travers les chefs religieux de son époque (Matthieu 23.13-33).

La vivacité soudaine du ton de Paul, sa brutalité, s’explique par sa crainte légitime de voir ces « faux ouvriers » détourner l’église de Philippes de Jésus-Christ, un joyau de sa couronne. Aux Galates, Paul dit de ces Juifs qu’il appelle des « faux circoncis » :

Ah ! Qu’ils se mutilent donc complètement, ceux qui sèment le désordre parmi vous ! (Galates 5.12).

Si l’apôtre les taille ainsi en pièces c’est parce que ces mystificateurs sont très dangereux. Les prophètes de l’Ancien Testament mettent eux aussi régulièrement les Israélites en garde contre les faux prophètes. Par exemple, Ésaïe écrit :

Les sentinelles d’Israël sont toutes aveugles ; ce sont des ignorants, tous sont des chiens muets qui ne peuvent pas aboyer. Allongés, rêvassant, ils aiment somnoler… Mais ces chiens sont avides et jamais rassasiés, et ce sont des bergers qui ne comprennent rien. Ils suivent chacun leur chemin à la poursuite de leurs gains (Ésaïe 56.10-11).

Dans ce passage, les faux prophètes sont comparés à des chiens muets et à de mauvais bergers. L’analogie est bonne. En effet, un bon chien berger est constamment sur le qui-vive et si un loup ou un autre animal menaçant s’approche du troupeau, il aboie à plein poumon et fait un ramdam à tout casser pour avertir son maître, puis il montre les dents, prêt à se battre pour défendre les animaux dont il a la garde. Alors, le bon berger accourt avec son bâton ou de nos jours avec un fusil. Mais les faux jetons dont parle Ésaïe tentent de réconforter le peuple du royaume de Juda alors qu’il est sur le point d’être envahi par les Babyloniens. Au lieu de les avertir du danger immédiat, il leur caressent les oreilles en les assurant que tout va bien parce que Dieu va les délivrer de leurs ennemis.

A cette époque, le royaume d’Israël des X tribus du Nord a déjà disparu, emmené en captivité un bon siècle plus tôt par les Assyriens, parce que ces Israélites prêtaient l’oreille aux faux prophètes qui leur racontaient des boniments par intérêt financier. Le même scénario se répète dans le royaume de Juda.

Maintenant, il se peut que vous disiez que ces événements ne nous concernent pas aujourd’hui. Eh bien si, parce que les membres du clergé, quelle que soit leur appartenance ecclésiastique, ont parfois la mauvaise tendance à caresser leurs paroissiens dans le sens du poil en leur disant ce que les bonnes gens souhaitent entendre ; ça saute aux yeux ou plutôt aux oreilles lors des cérémonies funèbres. C’est fou ce que les défunts étaient des gens bien de leur vivant. Décidément, ce sont encore et toujours les meilleurs qui partent en premier. J’ai entendu des prédicateurs qui font l’éloge d’un défunt alors qu’ils ne l’ont jamais connu. Ces discours creux atténuent peut-être la douleur de la famille du disparu, mais ils évitent aussi toute confrontation avec la réalité du Dieu créateur à qui chacun de nous devra rendre des comptes. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit :

Il est dans la destinée de tout homme de mourir une seule fois, après quoi il sera jugé (Hébreux 9.27).

Si vous avez des examens médicaux et que les résultats ne sont pas bons, voulez-vous connaître la vérité ou qu’on vous raconte des bobards ?

Les mensonges dispensés par les faux ouvriers religieux ne sont pas inoffensifs mais un poison mortel ; c’est ce qui explique pourquoi Paul est si violent dans ses propos. La force de son attaque vient du ton, du vocabulaire employé et du fait qu’il lance un triple assaut composé de trois courtes locutions parallèles qui commencent toutes par « prenez garde ».

Paul qualifie les judaïsants de « chiens », un terme méprisant chez nous, mais qui l’est beaucoup plus en Orient. Traiter quelqu’un de « chien » est une très grave insulte (1Samuel 17.43 ; 2Rois 8.13) parce que ces animaux ne sont rien d’autre que des charognards vicieux et dangereux, des bêtes malfaisantes et errantes qui hantent les villes antiques. Toujours en quête de quelque pâture (Exode 22.30), ils attaquaient parfois même les hommes, surtout les enfants (Psaumes 22.17, 21).

Dans la loi de Moïse, le chien est considéré comme un animal impur et les Juifs réservaient cette appellation injurieuse pour les païens. Ici, son emploi par Paul choque doublement, car d’une part c’est un mot violent, et d’autre part, l’apôtre ne vise pas des païens, mais des Juifs. Il attaque les judaïsants, partisans de la circoncision, qui veulent à tout prix imposer aux chrétiens d’origine païenne la pratique de la loi juive. En ajoutant les rites de l’Ancienne Alliance à la foi en Jésus-Christ, ces mécréants distillent un venin mortel qui rend caduque la grâce de Dieu en Jésus-Christ et crée la confusion dans les églises. Si Paul appelle aussi les judaïsants « faux circoncis », c’est parce qu’ils possèdent bien les marques de ce rite dans leur chair, mais demeurent incirconcis de cœur (Romains 2.28-29 ; Colossiens 2.11). Ils mutilent la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en prêchant la nécessité de mutiler la chair pour recevoir la vie éternelle. Ce qui rend ces « faux circoncis » particulièrement malfaisants et dangereux est qu’ils ne s’opposent pas du tout à la foi en Jésus, mais y ajoutent un élément étranger qui transforme leur message en un poison mortel éternel. Ils proclament en effet, haut et fort que la circoncision est autant nécessaire que la foi pour l’obtention du salut. Qu’ils aient de bonnes ou de mauvaises intentions ne change rien au fait qu’au final, ce sont des artisans du mal, surtout qu’en plus, ils ne cessent de harceler Paul et ceux qui se sont convertis par son ministère.

Verset 3

Je continue le texte.

En réalité, c’est nous qui sommes circoncis de la vraie circoncision puisque nous rendons notre culte à Dieu par son Esprit et que nous mettons toute notre fierté en Jésus-Christ au lieu de placer notre confiance dans ce que l’homme produit par lui-même (Philippiens 3.3).

La circoncision de la chair telle qu’elle apparaît dans l’Ancien Testament établit l’alliance du peuple d’Israël avec Dieu, mais en partie seulement, car ce rite a été institué par Dieu pour aller de pair avec la circoncision du cœur, c’est-à-dire un esprit de repentance et de soumission à Dieu qui permet de recevoir sa grâce. Sur le rite de la circoncision, aux Galates, Paul écrit :

Peu importe d’être circoncis ou non. Ce qui compte, c’est d’être une nouvelle créature (Galates 6.15).

Voilà donc l’explication à l’affirmation paradoxale de l’apôtre lorsqu’il écrit que lui et ses lecteurs, qui pour la plupart sont d’origine païenne, sont les véritables circoncis. Et c’est aussi ce que prévoyait la Loi car Moïse a dit au peuple :

Opérez donc aussi une circoncision dans votre cœur et ne vous rebellez plus contre l’Eternel (Deutéronome 10.16; Comparez Deutéronome 30.6) 

Le vrai croyant se distingue de 3 manières :

  • Il honore Dieu en lui rendant un culte en esprit et en vérité, et non avec des rites ;
  • il chérit Jésus-Christ et trouve en lui sa raison d’être ;
  • et troisièmement, il ne place aucune confiance dans ce que l’homme, même religieux ou moral, peut faire de bien.
  • Une 4eparticularité que l’apôtre a déjà mentionnée est qu’il se réjouit dans le Seigneur ;
  • et on pourrait en ajouter une 5e, implicite celle-là, il est capable de discerner entre les faux ouvriers et les vrais, entre la vérité et l’erreur.

Dans la vie quotidienne, la plus importante de ces cinq caractéristiques du croyant est qu’il ne se fie pas à ce qu’il est capable de faire. Dans son épître aux Romains, Paul écrit :

Je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ce que je suis par nature. Or ceux qui vivent selon leurs penchants naturels ne sauraient plaire à Dieu (Romains 7.18 ; 8.8).

Comme des chiens, les judaïsants légalistes suivent Paul à la trace et lui emboîtent même le pas. Comme des chiens, ils rôdent autour des congrégations chrétiennes, cherchant à mordre, à convaincre les païens croyants de se faire circoncire. Dès que l’apôtre a quitté une église, les voilà qui rappliquent sous des faux-semblants et commencent à dire quelque chose comme : « Bien sûr que frère Paul dit que nous ne devons pas placer notre confiance dans les accomplissements humains, les rites et l’observation de la loi et que la foi seule sauve, parce qu’il n’a pas été capable d’obéir aux préceptes de Moïse. Alors, ce n’est pas étonnant qu’il les rejette. Mais vous n’êtes pas comme lui et vous devez adhérer à toute la Loi, et pour commencer, faites-vous circoncire, sinon vous ne pouvez pas être sauvés ». C’est à ce genre de sornette que Paul répond.

Verset 4

Je continue le texte.

Et pourtant, je pourrais, moi aussi, placer ma confiance dans ce qui vient de l’homme. Si quelqu’un croit pouvoir se confier en ce qui vient de l’homme, je le puis bien davantage (Philippiens 3.4).

En tant qu’apôtre, Paul n’accorde aucun crédit à ce qu’il peu accomplir, au contraire, il se méfie de lui-même, ayant expérimenté les paroles du prophète Jérémie qui a dit :

Le cœur de l’homme est tortueux par-dessus tout et il est méchant (Jérémie 17.9).

L’apôtre va maintenant donner ses références, présenter ses lettres de créance pour ainsi dire, afin de bien montrer que ceux qui placent leur foi en Jésus-Christ sont les vrais circoncis de Dieu. Paul connaît les arguments des judaïsants et va les débouter. Ces faux jetons peuvent effectivement dire aux chrétiens d’origine païenne qu’ils ne comprennent pas le riche héritage du judaïsme, mais ils n’oseraient jamais dire cela de l’apôtre Paul dont le curriculum vitae juif est impeccable et sans la moindre rature. En fait, Paul a une longueur d’avance sur tous ses compatriotes. Aux Galates, il écrit :

Dans la pratique du judaïsme, j’allais plus loin que la plupart des Juifs de ma génération, et j’étais bien plus zélé qu’eux pour les traditions que j’avais reçues de mes ancêtres (Galates 1.14).

Si quelqu’un est juif jusqu’au bout des ongles, c’est Paul, et si quelqu’un avait pu gagner le paradis par ses propres efforts, c’est encore Paul.

Verset 5

Je continue le texte.

J’ai été circoncis le huitième jour, je suis Israélite de naissance, de la tribu de Benjamin, hébreu né d’hébreux. Pour ce qui concerne le respect de la Loi, je faisais partie des Pharisiens (Philippiens 3.5).

Le témoignage de Paul a deux parties. Il dresse tout d’abord une liste de 7 spécificités typiquement juives que jadis il imaginait être à son crédit. Quatre lui furent octroyées de naissance et les trois autres, il les a acquises de lui-même. Il croyait alors que ces avantages spirituels lui méritaient la vie éternelle, alors qu’en réalité, parce qu’il se confiait dans l’homme, il allait droit au jugement.

Paul commence par la circoncision parce qu’elle intéresse les judaïsants au plus haut point. En spécifiant qu’il a été circoncis le huitième jour, il montre qu’il est un Juif « pure race » de parents pieux qui ont rigoureusement respecté les exigences de la loi de Moïse. Jésus aussi a été emmené au Temple le 8e jour pour être circoncis (Luc 2.21).

En second lieu, Paul dit qu’il est Israélite de naissance, un vrai de vrai, de souche comme ses parents. Il insiste lourdement sur son patrimoine juif pour bien souligner ses qualifications.

Troisièmement, il est de la tribu de Benjamin, c’est-à-dire que contrairement à la majorité des Israélites qui ont perdu leur identité tribale, la famille de Paul peut encore remonter jusqu’à l’ancêtre fondateur. En fait, je suis sûr qu’on aurait pu vérifier au Temple de Jérusalem que sa lignée va jusqu’à Abraham.

Benjamin qui veut dire « fils de ma main droite » a pour mère, Rachel, l’épouse bien-aimée de Jacob. C’était son 12e fils, son préféré et celui sur lequel Jacob s’est appuyé dans sa vieillesse. De plus, la tribu de Benjamin est tenue en haute estime par les Juifs, car contrairement aux autres tribus, elle est restée fidèle à la dynastie de David. Saül, premier roi d’Israël, est de Benjamin (1Samuel 9.1-2).

En quatrième lieu, Paul est Hébreu né d’Hébreux. Sa famille a gardé l’usage de la langue hébraïque et les coutumes traditionnelles juives. Elle n’a pas embrassé la culture gréco-romaine (hellénisation), et donc n’est pas tombé dans le paganisme. Paul lui-même a étudié à Jérusalem et a eu pour maître le célèbre rabbin Gamaliel (Actes 22.3 ; 26.4).

Cinquièmement, Paul était pharisien, une secte fondamentaliste ; ses adeptes croient à l’inspiration divine de l’Ancien Testament, l’existence des anges, à la résurrection des justes et aux miracles. Ils sont aussi très nationalistes cherchant à établir le royaume de Dieu sur terre par la manipulation politique ; comme quoi il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Selon l’historien juif Josèphe, au premier siècle, les Pharisiens sont environ 6 000, et représentent le gratin religieux d’Israël, une élite influente et très respectée. Cependant, leur interprétation et leur observation de la loi de Moïse consistent à couper les cheveux en quatre à longueur de journée, et ils y ajoutent allègrement leurs propres règles qui finirent par être acceptées comme inspirée de Dieu. Jésus leur a d’ailleurs reproché de substituer leur tradition à la loi de Moïse (Matthieu 15.1-9).

Paul, alors appelé Saul de Tarse, est très attaché à sa tradition religieuse et sa dévotion au judaïsme est sans pareille ; il peut donc dire sans sourciller :

Je suis pharisien, fils de pharisiens. J’ai vécu en pharisien, selon le parti le plus strict de notre religion (Actes 23.6 ; 26.5).

Verset 6

Je continue le texte.

Quant à mon zèle, il m’a conduit à persécuter l’Église. Face aux exigences de la Loi, j’étais sans reproche (Philippiens 3.6).

En sixième lieu, Paul est le meilleur adepte de la religion juive, car pour la défendre, il persécute implacablement les premiers chrétiens (Actes 8.3 ; 9.1-2). Alors que les autres pharisiens sont satisfaits de les avoir chassés de Jérusalem, lui les poursuit avec acharnement où qu’ils soient. C’est dans ce but qu’il se rend à Damas quand le Christ ressuscité lui apparaît et lui barre la route. Aucun judaïsant légaliste ne peut égaler le zèle du pharisien Saul de Tarse. Il était sincère mais totalement dans l’erreur.

Le monde est plein de gens comme lui. Sincères dans leurs croyances, ils produisent tous les efforts, paient le prix fort et sacrifient tout ce qu’ils ont pour essayer de plaire à leur dieu. Ces gens sont des Juifs orthodoxes, des catholiques convaincus, des protestants dévoués, des musulmans pieux, des bouddhistes ascètes, des hindous fervents, et bien d’autres. Ils prient, jeûnent, vivent dans la pauvreté et font des bonnes œuvres. Mais le zèle religieux ne garantit rien et n’ouvre pas les portes du ciel.

Septièmement, Paul est irréprochable dans sa conduit, blanc comme neige vis-à-vis de la loi de Moïse. Ça ne veut cependant pas dire qu’il se considère sans péché. En effet, aux Romains, il déclare :

S’il n’y avait pas eu la Loi, je n’aurais pas connu le péché, et je n’aurais pas su ce qu’est la convoitise si la Loi n’avait pas dit : Tu ne convoiteras pas (Romains 7.7).

Il est intéressant de noter que pour illustrer son péché, Paul choisit le dernier des dix commandements. En effet, si j’enfreins : « Tu ne voleras pas ou : Tu ne commettras pas de meurtre », je risque fort de laisser des traces, des empreintes derrière moi et puis il y a l’arme du crime, le pied-de-biche qui a servi à fracturer la porte, le couteau planté dans le dos de la victime. Pareillement, il est impossible de commettre un adultère sans qu’au moins une autre personne le sache.

On peut être certain que Paul ne s’est jamais rendu coupable de fautes aussi grossières. S’il mentionne la convoitise, c’est parce que c’est relativement facile à cacher, et s’il n’avait rien dit c’était du « ni vu ni connu », personne n’aurait jamais su qu’il s’est rendu coupable de cette faute et il aurait pu passer aux yeux des autres comme ayant atteint la perfection. Mais Paul est devenu humble et il avoue que la loi de Dieu a mis le doigt sur sa plaie et révélé sa convoitise et ses autres péchés. Et c’est ainsi, écrit-il aux Romains, que la Loi l’a condamné à mort (Romains 7.9-11).

Quand Paul affirme qu’il est irréprochable, il veut dire que par sa naissance, par sa vie impeccable, par son respect des préceptes de Moïse et de la tradition des anciens, il est parfaitement en règle vis-à-vis de lui-même et des exigences de la Loi. Pour tous ceux qui connaissent Saul de Tarse, c’est un Juif modèle. Au regard de la mise en pratique de l’aspect légaliste de la Loi, Paul est un super-saint et il a parfaitement le droit de dire :

Si quelqu’un croit pouvoir se confier en ce qui vient de l’homme, je le puis bien davantage (Philippiens 3.4).

Tous les bénéfices que Saul de Tarse avait accumulés par sa naissance et par la force de son caractère constituaient son crédit auprès de Dieu, le paquetage qu’il est prêt à déposer aux portes du paradis et qui va lui garantir une entrée triomphale. Il est confiant, sûr de lui et certain d’être dans la volonté de Dieu quand il se rend à Damas dans le but de persécuter les chrétiens.

Paul était sincère mais totalement aveugle sur sa véritable condition spirituelle. Par pure grâce, Jésus s’est dressé sur sa route pour lui dire qu’il a bâti sa vie sur du sable et qu’il a tout faux. Devant le phénomène Paul, une question s’impose : Où en suis-je, où en êtes-vous avec la religion ?