Chapitre 6

Verset 4

Les personnes qui ont un tempérament expansif parlent trop, font des grands gestes et beaucoup de bruit. Ils en jettent et surprennent par la façon dont ils s’expriment, mais il ne faut pas se laisser impressionner parce que souvent ce n’est que du spectacle. Les Israélites qui subissent le châtiment divin semblent comprendre la leçon, car ils sont tout feu tout flamme et disent :

Oui, cherchons à connaître l’Éternel, efforçons-nous de le connaître (Osée 6.3).

Pourtant, Dieu n’est pas convaincu par cet apparent réveil de la foi, alors il leur répond :

Comment te traiterai-je, toi, Éphraïm, et toi, Juda , comment te traiterai-je ? Votre amour pour moi est semblable aux nuées matinales, à la rosée de l’aube qui se dissipe vite (Osée 6.4).

À partir d’ici du quatrième verset du chapitre 6 du livre d’Osée (6.4-7.16 ; 8), commence un premier cycle en deux parties d’accusations et d’annonces de jugements. L’Éternel ne croit pas à la bonne foi de son peuple parce que son cœur n’y est pas et il ne manifeste ni repentance ni humiliation. Ce sont des girouettes dont l’amour pour Dieu est inconstant et superficiel. Ils ne sont pas sincères car ils parlent seulement de revenir à lui quand les temps sont durs et sombres à cause de ses jugements, mais dès qu’apparaissent les premiers rayons du soleil, annonciateurs de jours meilleurs, leur désir de chercher Dieu se dissipe comme la rosée du matin.

La répétition, « Comment te traiterai-je », exprime la frustration de l’Éternel avec son peuple ; c’est comme s’il ne sait plus ni quoi dire ni que faire ; il est fatigué de proférer des menaces de jugements alors qu’il désire tant sauver et guérir. Ce n’est pas que les Israélites ne sont pas religieux, au contraire, mais ils ont tourné le dos au Dieu unique et vrai pour s’adonner corps et âme à l’idolâtrie cananéenne. Devant cette situation, le châtiment que Dieu a déjà annoncé devra aller jusqu’à son aboutissement final, c’est-à-dire la disparition de la nation d’Israël Nord et l’exil de ses habitants.

Verset 5

Je continue de lire le texte du chapitre 6 d’Osée.

C’est pourquoi, je vous ai frappés par les prophètes, je vous ai massacrés par mes paroles et le jugement a fondu sur vous comme l’éclair (Osée 6.5).

Il faut prendre les verbes au parfait prophétique et les appliquer à la fois au passé et au futur.

Quand les prophètes annoncent des oracles de jugements de la part de l’Éternel, ils ne prennent pas de gants et leurs paroles sont comme des coups de massue afin d’essayer de sortir les Israélites de leur léthargie morale et spirituelle. Par exemple, quand Dieu donne son ordre de mission à Jérémie, il lui dit :

Sache que je te confie aujourd’hui une mission envers les nations et les royaumes : celle d’arracher et de renverser, de ruiner et de détruire, de construire et de planter (Jérémie 1.10).

Cela fait maintenant environ deux siècles qu’Israël Nord existe (depuis 931 av. J-C), et dès le début, le peuple a suivi l’exemple de ses rois impies qui adorent des faux dieux. Et avec le temps, ces pratiques sont devenues de plus en plus sordides, ce qui fait que l’Éternel a puni Israël de diverses manières et à plus d’une occasion. Je lis un passage du prophète Amos :

Moi, je vous ai laissés le ventre vide dans toutes vos cités, j’ai fait manquer de pain dans toutes vos bourgades. Malgré cela, vous n’êtes pas revenus jusqu’à moi, l’Éternel le déclare. Et moi encore, je vous ai refusé la pluie trois mois avant le moment des moissons, ou bien j’ai fait pleuvoir sur telle ville et non pas sur telle autre. Malgré cela, vous n’êtes pas revenus jusqu’à moi, l’Éternel le déclare. Et je vous ai frappés par la rouille et la nielle, et puis j’ai desséché vos jardins et vos vignes ; vos figuiers et vos oliviers ont été dévorés par les criquets. Malgré cela, vous n’êtes pas revenus jusqu’à moi, l’Éternel le déclare. Et j’ai déchaîné contre vous la peste comme je l’avais fait contre l’Égypte, j’ai tué par l’épée vos jeunes gens, tandis que vos chevaux ont été capturés. Malgré cela, vous n’êtes pas revenus jusqu’à moi, l’Éternel le déclare. J’ai produit parmi vous des bouleversements comme j’en ai produit à Sodome et Gomorrhe, et vous avez été comme un tison sauvé du feu. Malgré cela, vous n’êtes pas revenus jusqu’à moi, l’Éternel le déclare (Amos 4.6-11 ; rsm).

Malgré ces châtiments sévères, le peuple persévère dans les pratiques idolâtres les plus ignobles.

Verset 6

Je continue le texte.

Car je prends plaisir à l’amour bien plus qu’aux sacrifices, à la connaissance de Dieu bien plus qu’aux holocaustes (Osée 6.6).

« L’amour » est mis en parallèle avec les « sacrifices », parce que aimer est un don de soi et donc un véritable sacrifice. Sans l’amour pour Dieu et son prochain, les rites extérieurs de la religion sont des offrandes de façade qui n’ont aucune valeur, parce que pour Dieu ils dégagent une odeur nauséabonde. Osée fait ici écho à plusieurs autres prophètes. Par exemple, Amos écrit :

Quand vous m’offrez des holocaustes, quand vous m’apportez des offrandes, je ne les agrée pas et je ne peux pas voir ces bêtes engraissées que vous m’offrez en sacrifices de communion. Mais que le droit jaillisse comme une source d’eau, que la justice coule comme un torrent puissant ! (Amos 5.22, 24 comparez 1Samuel 15.22 ; Ésaïe 1.11-20 ; Michée 6.6-8).

Amos dénonce les rites religieux extérieurs de ses contemporains et il s’élève contre leurs comportements moraux, contre l’injustice sociale et réclame l’égalité de droit et la protection de la veuve et de l’orphelin contre les requins, les prédateurs de tout poil. Osée tient à peu près le même discours que son prédécesseur Amos, mais il touche aussi du doigt leur cœur méchant et donc leur manque d’amour. Il les exhorte à se conduire avec bienveillance, comme des frères les uns envers les autres.

En second lieu, l’Éternel rappelle qu’il désire que son peuple le connaisse, c’est-à-dire qu’il lui soit dévoué et loyal, ce qui dans les faits se traduit par le respect et la mise en pratique de l’alliance de la Loi conclue sur le mont Sinaï. En effet, et comme je l’ai déjà dit, à moins que les sacrifices soient offerts dans un sentiment d’obéissance et de soumission à Dieu, ils sont vains et même une insulte à son égard.

Les gens religieux qui sont accrochés aux rites, et peu importe lesquels, se comportent un peu comme le charmeur de serpents qui par le son monotone de sa flûte calme l’agressivité du cobra. Ils s’imaginent qu’en faisant quelques tours de passe-passe, une bonne action ici, une récitation et un geste par là, ils donnent satisfaction à Dieu alors qu’en réalité, ils se moquent de lui.

Verset 7

Je continue le texte.

Mais vous, tout comme Adam, vous avez transgressé l’alliance, là, vous m’avez trahi (Osée 6.7).

Le mot « Adam » porte à confusion parce qu’en hébreu, il signifie aussi « homme ». Par ailleurs, Adam est aussi le nom d’une ville située à proximité du Jourdain (Josué 3.16) et peut-être l’endroit où notre premier ancêtre s’est installé après avoir été chassé du Jardin d’Éden.

Comme Osée établit une comparaison entre deux ruptures d’alliance, ici, Adam est un nom propre parce qu’il désigne le premier homme créé par Dieu.

Après avoir délibérément choisi de transgresser le commandement divin lui interdisant de manger « le fruit de la connaissance du bien et du mal », le fruit défendu (Genèse 2.3), Adam et Ève sont condamnés par l’Éternel, mais on ne sait pas trop ce qu’Adam devient ensuite. Son nom apparaît bien dans les généalogies et les démonstrations théologiques de l’apôtre Paul, mais curieusement, dans l’ensemble des Écritures, il n’y a que deux auteurs sacrés qui pointent un doigt accusateur dans sa direction : le prophète Osée, et avant lui Job qui, se défendant contre les reproches injustifiés que lui font ses (faux) amis, dit :

Ai-je caché mes péchés comme Adam, afin d’enfouir mes fautes en moi-même ? (Job 31.33).

Voilà bien un pitoyable commentaire sur le premier homme.

Verset 8

Je continue le texte.

Galaad est une cité de malfaiteurs maculée de traces de sang (Osée 6.8).

« Galaad » ou « Galaad-Ramoth » est le nom d’une partie de la Transjordanie, la région située à l’est du Jourdain. On y produit un baume fort apprécié utilisé à des fins médicinales (Jérémie 8.22). Mais il y a aussi une ville située dans les contreforts du massif montagneux qui s’appelle Galaad-Ramoth et qui à cette époque est un repaire de coupe-jarrets qui détroussent les voyageurs après les avoir tués. Comme Galaad est décentré par rapport au pays d’Israël proprement dit, cette région est propice aux mauvais garçons. Un certain Pékah y a établi son fief avant de jurer fidélité à Ménahem, roi d’Israël. Mais après la mort de ce dernier, il assassine son fils et successeur Péqahya et prend sa place comme roi d’Israël Nord (2Rois 15.25).

Verset 9

Je continue.

Comme une bande de brigands postés en embuscade, la confrérie des prêtres s’en va assassiner les passants sur la route qui mène vers Sichem. Leur conduite est infâme ! (Osée 6.9).

« Sichem » et « Galaad » mentionnés dans le verset précédent ont été choisies par Josué pour être deux des six villes-refuges (Josué 20.1-2, 7-8) où toute personne qui a commis un homicide involontaire peut se réfugier et échapper au vengeur de sang, en attendant que le forfait qu’il a commis passe en jugement (Nombres 35.6-34). Ces cités-refuges permettent au droit et à la justice de prévaloir sur les vendettas familiales ou entre tribus, qui souvent traînent de génération en génération. Mais par une ironie du sort, Galaad-Ramoth et Sichem sont devenus des villes de refuge pour assassins.

Sichem (aujourd’hui Naplouse) se trouve au centre du pays, dans la tribu d’Éphraïm, à 50 km au nord de Jérusalem et à 9 km au sud-est de Samarie, la capitale d’Israël Nord. Sichem est traversée dans le sens nord-sud par la route qu’empruntent les caravanes. Quand les Israélites du Nord se rendent à Béthel qui est proche de la frontière avec Juda, pour y célébrer les fêtes en l’honneur du veau d’or, ils prennent cette route. Mais comme dans les environs de Sichem, cette route est encaissée entre deux montagnes, c’est un véritable coupe-jarret. Or les prêtres, qui déjà se remplissent bien les poches grâce aux sacrifices offerts aux idoles, sont devenus une confrérie de bandits de grand chemin qui font la peau aux touristes de passage avant de les détrousser. Il n’est donc pas étonnant que le prophète Osée dise : « Leur conduite est infâme ! »

Verset 10

Je continue.

J’ai vu d’horribles choses en Israël, car la prostitution d’Éphraïm s’y étale, et Israël s’en est souillé (Osée 6.10).

Ces « choses horribles » donnent le frisson. Un dérivé du mot «  horribles » décrit des figues pourries (Jérémie 29.17). Les Israélites du Nord sont totalement dégénérés, tant du point de vue moral, social que religieux. Leur infidélité à l’Éternel et les transgressions à la loi de Moïse ont atteint des sommets ou plutôt les profondeurs d’un puits sans fond. L’idolâtrie rampante, la prostitution sacrée et ordinaire, les meurtres et le vol sont monnaie courante en Israël, ce qui explique pourquoi la nation est mûre pour le jugement.

Verset 11

Je finis de lire le chapitre six du livre d’Osée.

Pour toi aussi, Juda, une moisson est préparée, quand je ramènerai les captifs de mon peuple (Osée 6.11).

Plusieurs fois dans les Écritures, « la moisson » désigne un jugement (Jérémie 51.33 ; Joël 4.13). Bien qu’Osée s’adresse au royaume des X tribus, de temps en temps, il prophétise aussi sur Juda. Si Israël Nord va recevoir le châtiment qu’il mérite, son voisin du sud n’y échappera pas non plus, ce qu’Osée précise plus loin (Osée 8.14). Le prophète a déjà critiqué le comportement des princes de Juda parce qu’ils ont profité de l’invasion du royaume des X tribus par les Assyriens pour rogner une partie de son territoire (Osée 5.10). Cependant, dans la même vision où il entrevoit le châtiment de Juda, Osée distingue aussi le jour où l’Éternel relèvera son peuple et le ramènera de l’exil. Si Osée ne marque pas de transition entre les deux scènes futures qu’il décrit, c’est parce que dans les visions prophétiques, le temps se télescope et les événements se succèdent l’un après l’autre sans que les années ou même les siècles soient pris en compte.

Chapitre 7

Verset 1

Nous arrivons au chapitre sept où Osée reproche à Israël Nord l’anarchie politique, les alliances avec les nations païennes et surtout et toujours l’abandon de l’Éternel. Je commence de le lire.

Au moment même où j’ai voulu changer le sort de mon peuple Israël, et le guérir, les péchés d’Éphraïm et les actes mauvais commis par Samarie ont été révélés. Car ils ont pratiqué la tromperie. Le voleur s’introduit jusque dans les maisons, et, dans les rues, des bandes de brigands dépouillent les passants (Osée 7.1).

« Samarie », capitale du royaume, et « Éphraïm » sont tous deux des synonymes pour Israël Nord. Quand l’Éternel cherche à alléger le poids du châtiment qu’il fait peser sur son peuple et son pays (Amos 4.6-11), voilà que de nouveaux scandales éclatent, de nouvelles horreurs font surface. La plaie morale et spirituelle du peuple est mise à nue et apparaît dans toute sa laideur. Pendant longtemps, les Israélites se cachaient encore pour commettre les péchés associés à l’idolâtrie, mais maintenant ils agissent en plein jour et sans honte parce que leur conscience est cautérisée.

L’histoire a tendance à se répéter parce que la nature humaine ne change pas. Durant la première moitié du 20e siècle, certaines pratiques d’ordre sexuel se faisaient en secret, puis dans les années soixante a lieu une sorte de révolution des mœurs et depuis, on étale tout devant tout le monde. Le pire est que ceux qui sortent leurs dépravations du placard et qui les étalent sur la place publique sont dits honnêtes et courageux. Avant les gens avaient honte de leurs péchés, mais maintenant ils s’en vantent.

Verset 2

Je continue le texte.

Ils ne se disent pas que moi je tiens des comptes de tout le mal qu’ils font. Maintenant, leurs méfaits, de partout, les enserrent, et je les garde présents à l’esprit (Osée 7.2).

Les Israélites ne tiennent aucun compte du caractère moral de l’Éternel et s’imaginent qu’ils échapperont au châtiment. Mais Dieu prend note de toutes leurs mauvaises actions qui représentent autant de témoins à charge qui les accusent ; il s’en suit qu’ils seront enserrés par leurs péchés. Cette image évoque le siège de Samarie que les Assyriens enferment dans leur étau.

Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de Samarie. C’est un certain Omri qui, devenu roi d’Israël Nord, achète une colline sur laquelle il construit sa capitale qu’il nomme Samarie (1Rois 16.15-24). Omri est un idolâtre mais il a bon goût, car il a su choisir l’endroit idéal pour s’établir. En effet, du sommet de cette colline, on voit à perte de vue, à l’ouest la mer Méditerranée, à l’est la vallée du Jourdain, au nord le mont Hermon et au sud Jérusalem.

Le prophète Osée va maintenant décrire un complot (jusqu’au verset sept), car c’est souvent de cette façon qu’Israël Nord change de roi.

Verset 3

Je continue le texte.

Par leur méchanceté, ils amusent le roi et, par leurs tromperies, les princes (Osée 7.3).

Il s’agit d’une scène de palais où les conjurés endorment la vigilance du roi et des princes en les caressant dans le sens du poil avec des belles paroles flatteuses.

Verset 4

Je continue.

Tous, ils sont adultères (ou enragés), brûlant comme le four du boulanger, qu’il n’a nul besoin d’attiser depuis qu’il a pétri la pâte jusqu’à ce qu’elle soit entièrement levée (Osée 7.4).

Les conjurés sont « adultères » car ils sont infidèles, déloyaux et trompeurs envers leur souverain qu’ils ont l’intention de trahir. « Le four du boulanger brûlant » est le complot qui se trame dans les coulisses. « Le boulanger » est un prétendant au trône ambitieux, impétueux et prêt à jouer du poignard. Une fois le coup préparé, il le laisse mûrir tout en évitant la suspicion par la servilité et la flatterie, mais dès que des circonstances favorables se présentent, le prétendant au trône passe à l’action.

Verset 5

Je continue.

Au jour où on fête leur roi, les princes se rendent malades, échauffés par le vin, et le roi tend la main à ces moqueurs (Osée 7.5).

Osée décrit les orgies qui accompagnent les festivités marquant l’anniversaire de l’accession du roi au trône ou bien une quelconque partouze. C’est le jour idéal pour mettre à exécution le complot. Les conjurés sont assis à la même table que les grands du royaume ; ils plaisantent et parviennent à enivrer le roi qui ne se doutant de rien tend le verre de l’amitié aux traîtres.

Verset 6

Je continue.

Ils s’approchent de lui, le cœur embrasé comme un four, brûlant pour leur complot. Toute la nuit, leur fureur sommeillait. Mais au matin, elle s’embrase comme une flamme ardente (Osée 7.6).

Pendant la nuit d’orgie, les conjurés ont dissimulé leurs sentiments hostiles et tenu secrètes leurs intrigues. Le boulanger, c’est-à-dire le chef et futur roi, se tenait à l’écart. Puis le matin, profitant de l’effet de surprise, il paraît pareil à une flamme ardente et il donne le signal d’exécution du roi.

Verset 7

Je continue.

Tous, ils sont échauffés, tout comme un four, ils consument leurs chefs. Et tous leurs rois sont renversés sans qu’aucun, parmi eux, ne fasse appel à moi (Osée 7.7).

Le roi tombe avec les principaux chefs du royaume.

En trente ans, entre la fin du règne de Jéroboam II et la fin du royaume du Nord, six rois se sont succédé dont quatre sont assassinés par leur successeur. Après Jéroboam II, son fils Zacharie monte sur le trône (en 752). À peine est-il assis qu’il est tué par Challoum qui est éliminé tout aussi rapidement par Ménahem qui règne dix ans (752-742). Il est succédé par son fils Péqahya qui se maintient pendant deux ans avant d’être trucidé par Péqah qui après une dizaine année comme roi, est assassiné par Osée (730-722), le dernier souverain d’Israël Nord qui finit déporté en Assyrie. Malgré cette anarchie ambiante, aucun de ces rois n’a invoqué l’Éternel, ce qui montre à quel bas niveau ils sont tombés.