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05 janv. 2023

Nombres 5.1 – 6.5

Chapitre 5

Introduction

Avant de partir en guerre, une nation doit s’assurer qu’elle est suffisamment puissante pour vaincre l’ennemi. Alors le chef d’état-major fait l’inventaire de ses forces, et en particulier de ses troupes. Eh bien c’est exactement de cette façon que débute le livre des Nombres, avec le recensement de tous les Israélites à même de porter les armes. Ensuite nous sont données les modalités de départ et d’arrivée de tout le peuple et en particulier le démontage et le remontage du tabernacle, qui joue le rôle de « tente royale ». Quand tout-Israël s’installe dans un endroit, les prêtres déposent le coffre de l’alliance et le couvercle du propitiatoire, alors les descendants du Lévite Qehath viennent déposer tous les autres mobiliers du sanctuaire. Leur emboîtant le pas, les descendants du Lévite Merari déchargent leurs chariots, qui contiennent les planches, les traverses, les piliers, les socles, et ils installent la structure du tabernacle.

Derrière eux, le troisième clan des Lévites, les Guerchonites mettent en place les tentures, les bâches, le rideau d’entrée, les toiles qui forment le pourtour du parvis, les cordages et ils s’assurent de la stabilité de l’ensemble. Il n’y a ni temps perdu, ni d’aller et venues inutiles. Tout se fait en bon ordre et le tabernacle prend forme en un temps record car chaque Lévite sait exactement ce qu’il doi faire. Finalement, les prêtres déballent les meubles du sanctuaire et accrochent le rideau qui sépare le lieu saint du lieu très saint.

Le travail de chaque homme israélite est important car le moindre pieu et la plus petite corde doivent rejoindre leur place. Il n’y a pas de tire-au-flanc et il ne faut pas que quiconque ou quoi que ce soit manque à l’appel. C’est ainsi que les Israélites ont appris à vivre avec leur Dieu au milieu d’eux et en des endroits souvent hostiles. Tout comme eux, le croyant est appelé à traverser ce bas monde qui peut s’avérer un lieu aussi aride que le désert du Sahara.

Chapitre 5

Versets 1-4

Nous arrivons maintenant au chapitre 5 du livre des Nombres. Nous connaissons déjà  l’organisation du camp qu’il soit en marche ou installé, ainsi que la tâche des trois groupes familiaux de Lévites, préposés à l’entretien et au fonctionnement du tabernacle. À partir d’ici, il va être question de la purification du camp parce que le peuple se rend continuellement coupable envers l’Éternel, le Dieu trois fois saint qui demeure en son sein. Je commence à lire.

L’Éternel parla à Moïse et dit : — Ordonne aux Israélites de renvoyer du camp tous ceux qui ont une maladie de peau à caractère évolutif ou une gonorrhée, ainsi que tous ceux qui se sont rendus rituellement impurs par le contact d’un cadavre. Vous renverrez les hommes comme les femmes et vous les reléguerez à l’extérieur du camp pour qu’ils ne rendent pas impur leur camp au milieu duquel j’habite. Les Israélites obéirent, et renvoyèrent ces gens à l’extérieur du camp, comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse (Nombres 5.1-4).

Les ordonnances et détails historiques qui vont suivre donnent l’impression de ne pas avoir de lien entre eux et d’être placés ici d’une manière purement accidentelle. En réalité, il semble plutôt que Moïse ait voulu terminer tout ce qui s’était dit et passé avant de raconter le départ du mont Sinaï. Voilà pourquoi il a couché sur le parchemin une série d’ordonnances relatives au temps où Israël séjournait dans le désert, et qu’il n’a pas eu l’occasion de rapporter plus tôt. On peut constater que certaines lois qui vont être énoncées réglementent les accrocs entre personnes qui vivent à une très grande proximité les unes des autres.

Trois cas de souillure physique entraînent la mise en quarantaine. Les deux premiers ont déjà été traités en long, en large et en travers, dans le livre du Lévitique. Le troisième, le contact avec un mort, sera répété encore plus loin. Jusqu’ici, les conséquences de cette souillure n’ont été mentionnées que pour les prêtres. L’expulsion, hors des campements tribaux, de ceux qui sont atteints de maladies transmissibles, semble bien cruelle. La première raison évidente est bien sûr une mesure de prévention; il s’agit d’éviter la contamination de ces terribles maladies infectieuses à d’autres personnes. Mais la présence du Dieu saint au milieu de son peuple justifie également cette démarche. Un Psaume de l’Ancien Testament dit :

Dieu est terrible dans la grande assemblée des saints, Redoutable pour tous ceux qui l’environnent (Psaumes 89.7).

Ce n’est pas ceux qui se croient meilleurs que les autres qui décident l’exclusion, mais Dieu. Les prêtre ne font qu’obéir aux ordres de l’Éternel. Toute anomalie corporelle, qu’elle soit maladive ou de naissance est une image du péché, de la faute de l’homme vis-à-vis de Dieu; c’est ce qui sépare la créature du Créateur. Il ne faut cependant pas confondre impureté rituelle et faute morale. La première ne résulte pas forcément d’un acte répréhensible, et peut découler d’événements tout à fait moraux et naturels comme l’accouchement, la toilette des morts, etc. Cependant, celui qui est dans un état d’impureté rituelle et qui agit comme s’il est pur viole la loi de Dieu et se rend alors moralement coupable.

Les ordonnances qui concernent la pureté cérémonielle ont un intérêt pédagogique. Leur fonction est d’enseigner au peuple son incapacité à se tenir en présence du Dieu saint. De plus, cet ensemble de règles, qui est propre à Israël, le sépare de facto des autres peuples.

Versets 5-10

Je continue le texte.

L’Éternel parla à Moïse en ces termes : — Dis aux Israélites : Si un homme ou une femme cause du tort à quelqu’un d’autre, il se rend infidèle à l’égard de l’Éternel et doit être tenu pour coupable. Il avouera le péché qu’il a commis et restituera à la personne à qui il a causé du tort ce dont il l’a lésé en y ajoutant un cinquième de sa valeur. Si la personne lésée est décédée et n’a pas d’héritier pour recevoir réparation, tout ceci sera donné à l’Éternel, c’est-à-dire au prêtre, en plus du bélier expiatoire par lequel le prêtre accomplira le rite d’expiation pour le coupable (Nombres 5.5-8).

De l’impureté rituelle, le texte passe à des fautes morales qui peuvent bien sûr affecter toute la communauté. Tout tort causé à quelqu’un constitue une infidélité envers l’Éternel qui est le garant de la justice dans les rapports humains. Jésus établit un rapport étroit entre le commandement d’aimer Dieu et celui d’aimer son prochain. Je lis la conversation qu’il a eue avec un religieux qui l’interrogeait à ce sujet :

Maître, quel est, dans la Loi, le commandement le plus grand ? Jésus lui répondit : — Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et il y en a un second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’enseignent la Loi et les prophètes est contenu dans ces deux commandements (Matthieu 22.34-40).

Versets 11-15

Le texte continue sur le thème de l’infidélité conjugale.

L’Éternel parla à Moïse en ces termes : — Dis aux Israélites : Voici ce que vous ferez si une femme trompe son mari et lui est infidèle ; si un autre homme a couché avec elle sans que son mari en ait la certitude parce que cela s’est fait en cachette, et qu’il n’y a aucun témoin pour déposer contre elle et sans qu’elle ait été surprise en flagrant délit. Lorsque la jalousie s’emparera de son mari et qu’il soupçonne sa femme qu’elle se soit effectivement rendue impure ou non, il la fera comparaître devant le prêtre et présentera pour elle trois kilogrammes de farine d’orge en offrande ; il n’y versera pas d’huile, et n’y mettra pas d’encens, car c’est une offrande de jalousie, une offrande qui rappelle le souvenir d’une faute (Nombres 5.11-15).

Cette troisième loi indique la procédure à suivre envers une femme soupçonnée d’adultère. Selon les ordonnances de la Loi déjà énoncées, quand cette faute est dûment confirmée, elle entraîne la condamnation à mort des deux coupables. Ici, on ne peut rien constater parce qu’il n’y a ni témoin, ni flagrant délit. S’il n’est pas parlé du cas inverse, où l’épouse soupçonnerait son mari d’infidélité, cela tient à la pratique de la polygamie et à la position sociale inférieure de la femme. Cette apparente injustice fait partie de la malédiction que l’Éternel prononça contre Ève lorsqu’elle prit du fruit défendu. Ce n’est que plus tard que Dieu a rehaussé le statut de la femme au même niveau que celui de l’homme.

À cette époque, l’infidélité conjugale n’est pas considérée comme une affaire privée entre le mari et sa femme. Dans le rituel complexe qui va suivre, Dieu est présent en la personne du prêtre, et la communauté assiste à la cérémonie qui est publique. La procédure décrite a autant pour objet de laver de tout soupçon l’épouse fidèle et injustement accusée que de faire apparaître la culpabilité de la femme coupable.

Versets 16-22

Le texte continue avec une mise à l’épreuve des plus étranges dont je vais lire des extraits ; mais attention, il faut se cramponner aux ridelles.

Le prêtre fera approcher la femme et elle se tiendra devant l’Éternel. Il puisera de l’eau consacrée dans un vase de terre cuite, puis il prendra de la poussière sur l’enceinte du tabernacle pour la mettre dans l’eau. Il placera la femme debout devant l’Éternel, lui dénouera la chevelure et lui remettra entre les mains l’offrande rappelant la faute, c’est-à-dire l’offrande de jalousie, mais lui-même gardera en main l’eau amère qui porte la malédiction. Ensuite, il fera prêter serment à la femme en lui disant : “ Si un autre homme n’a pas couché avec toi et que tu ne t’es pas rendue impure en trompant ton mari depuis que tu es mariée, alors que cette eau amère qui porte la malédiction ne te fasse encourir aucun châtiment ! Mais si, au contraire, étant mariée, tu as trompé ton mari et si tu t’es rendue impure en partageant la couche d’un autre homme ”, tu jures de prendre sur toi les imprécations suivantes : “ Que l’Éternel te livre à la malédiction et à l’exécration au milieu de ton peuple ! Qu’il fasse dépérir tes cuisses et enfler ton ventre, que ces eaux de malédiction pénétrant en toi produisent cet effet ! ” La femme répondra : “ Oui, qu’il en soit ainsi ! ” (Nombres 5.16-22).

En parlant ainsi tout en portant dans ses mains l’offrande destinée à provoquer l’intervention de Dieu, la femme déclare qu’elle connaît la gravité de sa situation et qu’elle accepte les conséquences du jugement divin. D’après les rabbins, si elle refuse de prononcer cette formule d’exécration, elle se reconnait coupable ; cependant, elle n’est pas mise à mort, mais privée des avantages de son contrat de mariage et répudiée.

Versets 23-24

Je continue.

Le prêtre mettra ces imprécations par écrit et les dissoudra dans l’eau amère. Puis il fera boire cette eau amère et porteuse de malédiction à la femme et l’eau pénétrera en elle (Nombres 5.23-24).

La formule d’imprécation est écrite avec une encre lavable sur un morceau de peau puis dissoute dans l’eau et bue par la présumée coupable. Ainsi, l’effet de l’imprécation est supposé pénétrer symboliquement à l’intérieur de la femme concernée.

Versets 27-28

Je finis le chapitre 5.

Si elle s’est effectivement rendue impure en étant infidèle à son mari, il arrivera que l’eau porteuse de malédiction pénétrera en elle pour y produire l’amertume : son ventre enflera et sa cuisse dépérira, et cette femme sera maudite au milieu de son peuple. Mais si la femme ne s’est pas rendue impure, si elle est vraiment pure, elle n’éprouvera aucun mal et pourra encore avoir des enfants (Nombres 5.27-28).

Dans le Proche-Orient ancien, la stérilité de la femme constitue un grave déshonneur. Cette loi sur la jalousie est unique en son genre dans tout l’Ancien Testament, parce que c’est la seule qui admette la procédure connue sous le nom d’ordalie ou jugement de Dieu. Ce recours était pratiqué chez plusieurs peuples de l’antiquité. En Europe, l’institution de l’ordalie s’est développée pendant le Moyen-Âge, mais le principe contraire est appliqué. On fait passer par le feu ou l’eau bouillante le présumé coupable, en demandant à Dieu de préserver l’innocent des conséquences naturelles du supplice. Les duels étaient aussi une déformation de l’ordalie.

La loi sur la jalousie du passage que je viens de lire diffère du jugement de Dieu utilisé au Moyen-Âge. Ici, c’est l’Éternel qui frappe en même temps qu’il prononce la sentence de culpabilité ; et les eaux amères, inoffensives en elles-mêmes, ne deviennent malsaines que pour la coupable. En notre début du 21e siècle, les gens biens et modernes prétendent qu’il n’est plus acceptable d’être jaloux; il est sûr que ce n’est pas très à la mode de nos jours. Pourtant, dans les Écritures, l’Éternel dit qu’il est un Dieu jaloux. Voilà pourquoi, il ne veut pas que son peuple serve et adore des idoles, car vis-à-vis de lui, c’est de l’adultère spirituel. La jalousie de Dieu n’est pas humaine et maladive; c’est la jalousie de l’amour bafoué.

Chapitre 6

Versets 1-4

Nous voici au chapitre 6 du livre des Nombres. Par l’intermédiaire de Moïse, l’Éternel a déjà institué pour Israël un sacerdoce obligatoire et régulier. Mais au milieu du peuple, il peut surgir spontanément une consécration individuelle non officielle. Elle aura sa place légitime à côté de la prêtrise. C’est le voeu de naziréat. Tout Israélite, homme ou femme peut choisir de faire ce voeu particulier et devenir naziréen soit pour une période limitée, soit à vie; cet engagement est purement volontaire. Ce n’est pas une institution nouvelle mais une consécration à Dieu qui est connue et pratiquée depuis la plus haute antiquité. Comme pour les sacrifices, la loi de Moïse ne fait que réglementer et régulariser un usage ancien qui a déjà cours. Il existe par ailleurs, un certain nombre de points communs entre le naziréen et le grand-prêtre. Je commence à lire le chapitre 6.

L’Éternel parla à Moïse en ces termes : — Dis aux Israélites : Lorsqu’un homme ou une femme se consacre d’une manière spéciale à l’Éternel en faisant vœu de naziréat, il s’abstiendra de vin et de boissons fermentées, il ne consommera ni vinaigre de vin ni vinaigre d’une autre boisson enivrante, il ne boira pas de jus de raisin et ne mangera pas de raisins, qu’ils soient frais ou secs. Durant tout le temps de sa consécration, il ne mangera aucun produit confectionné à partir du fruit de la vigne, depuis les pépins jusqu’à la peau du raisin (Nombres 6.1-4).

En hébreu, le mot « nazir » signifie « se séparer, s’abstenir ». Celui qui fait ce vœu choisit de se consacrer entièrement à Dieu. Pourtant il ne s’astreint ni à une vie ascète, ni à rester en prières toute la journée dans le temple, mais il s’engage au service de l’Éternel d’une manière spéciale et pendant un temps donné. Il n’est pas précisé en quoi cette consécration consiste, hormis une abstinence stricte de boisson alcoolisée. Cette première obligation du naziréen va donc beaucoup plus loin que celle imposée aux prêtres qui doivent s’abstenir de boissons fermentées, mais uniquement pendant qu’ils assument leurs fonctions.

Le naziréen doit éviter, en outre, tout produit de la vigne alors même que le danger de s’enivrer n’existe pas. Pourtant, il ne lui est pas interdit de manger du miel, des dattes ou autres aliments qui servent à préparer la cervoise, une sorte de bière. Cette exclusion spéciale et rigoureuse de la vigne provient du temps où les Israélites menaient encore une vie de nomade. Pour eux, la culture de la vigne symbolise la vie sédentaire et ses dangers d’ordre religieux, c’est à dire l’idolâtrie sous une forme ou sous une autre. Ce n’est pas forcément s’incliner tête au sol devant une statue mais la recherche des plaisirs, du statut social et la poursuite des richesses, tout ce qu’on peut mettre sous l’étiquette des convoitises des yeux, de la chair et l’orgueil de la vie selon la terminologie de l’apôtre Jean (1 Jean 2.16; LSG). Chez les Romains le prêtre de Jupiter ne doit ni toucher un cep, ni suivre un chemin ombragé par une treille. L’idée maîtresse du naziréen est de revenir à la simplicité et la pureté des mœurs patriarcales.

Verset 5

Je continue avec les autres interdits du naziréat.

Pendant toute cette période, le rasoir ne devra pas toucher sa tête ; jusqu’à ce que s’achève le temps de sa consécration à l’Éternel, il sera saint et se laissera pousser librement les cheveux et la barbe (Nombres 6.5).

Après avoir banni l’alcool sous toutes ses formes ainsi que les produits de la vigne, le naziréen doit aussi laisser croître librement sa chevelure. Celle-ci est appelée par le mot qui désigne le diadème ou la plaque frontale que le grand-prêtre porte, et sur lequel est gravé : « Consacré à l’Éternel (Exode 28.36; 29.6) ». On peut comparer les cheveux croissant librement aux pierres naturelles non taillées avec lesquels les premiers autels israélites furent construits avant que le tabernacle n’entre en fonction. La même idée s’étend aux animaux consacrés à l’Éternel qui ne doivent pas avoir servi à porter des charges ou le joug. Il ressort de ces interdictions que le nazaréen ne doit pas avoir sur lui de marque humaine profane car elle dénature la création de Dieu. De là, à dire que les Écritures considèrent l’homme comme un pollueur, il n’y a qu’un pas vite franchi et c’est vrai puisqu’il souille de son péché absolument tout ce qu’il touche et qu’il fait. Il est impossible qu’une entreprise humaine puisse être absolument pure. Il ne faut pas se faire d’illusion; les actes le plus désintéressés des croyants et les œuvres caritatives chrétiennes sont certes dignes de louanges, mais pollués. Le martyr qui marche la tête haute vers le bûcher ou dans le cirque, et qui donne sa vie pour son Seigneur est un exemple à suivre mais il contient une pointe d’orgueil. C’est inévitable parce qu’il est empêtré dans le péché qui lui colle à la peau, au cœur et à l’âme et il ne lui est pas possible de s’en débarrasser tant qu’il est dans son corps de malédiction que l’apôtre Paul appelle « corps de péché et corps de cette mort (Romains 6.6; 7.24) ».

La consécration du naziréen n’a pas pour but de comprimer la vie naturelle comme chez les ascètes, mais au contraire de la développer dans tout son potentiel et de la consacrer au service du Seigneur. À bien y réfléchir, si l’Éternel est Dieu, une telle consécration n’a rien d’extraordinaire, mais devrait être l’objectif de toute ma vie.

Versets 6-8

Je continue avec l’interdit suivant.

Durant tout le temps pendant lequel il est consacré à l’Éternel, il ne touchera aucun corps mort. Il ne se rendra même pas rituellement impur pour son père, sa mère, son frère ou sa sœur si ceux-ci viennent à mourir, car il porte sur sa tête la marque de sa consécration à son Dieu. Tout le temps de sa consécration, il est saint pour l’Éternel (Nombres 6.6-8).

Cette prescription est plus sévère que celle imposée au simple prêtre et identique à celle qui concerne le grand-prêtre. La mort est le sceau sur un monde maudit à cause de la rébellion de l’homme contre son Créateur. C’est un jugement prononcé par l’Éternel contre vous et moi, et non pas l’aboutissement normal de la vie comme voudraient nous le faire croire les partisans de la théorie de l’évolution. Non, absolument pas ! La mort est une malédiction et un châtiment divin sur un monde en proie au mal. Je rappelle son origine.

L’Eternel Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. Et l’Eternel Dieu ordonna à l’homme : – Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre du choix entre le bien et le mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. Alors la femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, agréable aux yeux, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence. Elle prit donc de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea. (Genèse 2.15-17; 3.6).

Tout le temps de sa consécration, le naziréen est mis à part pour Dieu. Sa chevelure est pour lui une sorte de diadème, un peu comme l’huile d’onction pour le grand-prêtre. Les vœux en général et celui du naziréat en particulier peuvent être une réponse à une tragédie de l’existence. Si je suis éprouvé à un moment donné de ma vie, alors c’est pour moi une occasion à saisir de me consacrer à Dieu comme je ne l’ai encore jamais fait. Même si cela n’abrège pas l’épreuve que je traverse, un vœu me donne la force intérieure de la supporter et de triompher de moi-même.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

Dieu a tant aimé le monde

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