Les émissions

26 janv. 2023

Nombres 27.1 – 30.17

Chapitre 27

Versets 1-4

Il arrive qu’on se lance dans un projet qu’on pense réaliser assez rapidement et puis ça tourne au vinaigre et ce qui devait se faire en deux temps trois mouvements prend une éternité. C’est ce qui est arrivé aux Hébreux. Ils ont quitté l’Egypte pour se rendre dans le pays que l’Éternel leur a promis, un périple de quelques semaines tout au plus, mais voilà 40 ans qu’il dure. Certes, c’est bien de leur faute s’ils ont été obligés de pérégriner dans le désert à tourner en rond. S’ils ne s’étaient pas rebellés sans cesse contre l’Éternel, ça ferait belle lurette que chaque famille profiterait des fruits du pays confortablement installée sous son figuier et à côté de sa vigne. Mais non, il a fallu qu’ils se plaignent de leur sort, qu’ils gémissent et se lamentent et s’en prennent à leurs chefs, autant la première génération que la nouvelle. Cette dernière vient d’ailleurs d’essuyer un jugement exemplaire pour s’être laissée entraîner par les femmes plantureuses moabites et madianites à une immense partouze en l’honneur de leur dieu Baal.  Enfin, tout ça c’est du passé et nous arrivons maintenant au chapitre 27, un passage intéressant à plus d’un égard. Nous sommes aux portes de la Terre promise; Moïse va passer le bâton de commandement à Josué ; lui et Caleb sont les deux seuls hommes de la génération précédente qui sont autorisés à entrer dans le Pays de Canaan. Mais il y a tout d’abord des détails techniques relatifs à la loi à régler. Je commence à lire le chapitre 27.

Tselophhad, un descendant de Joseph (par Manassé, Makir, Galaad et Hépher) avait eu cinq filles (Mahla, Noa, Hogla, Milka et Tirtsa). Elles vinrent se présenter devant Moïse, devant le prêtre Éléazar, devant les princes et toute la communauté à l’entrée de la tente de la Rencontre. Elles déclarèrent : — Notre père est mort dans le désert, mais il ne faisait pas partie du groupe des partisans de Qoré qui se sont ligués contre l’Éternel. Il est décédé pour ses propres fautes sans laisser de fils. Faut-il que le nom de notre père disparaisse de sa famille parce qu’il n’a pas laissé de fils ? Donne-nous aussi une propriété comme aux frères de notre père (Nombres 27.1-4).

La cour de justice se rassemblait devant la porte du tabernacle. C’est là que viennent les juges et les Anciens du peuple. Selon la Loi, l’héritage passe aux fils. Or, ce descendant de Joseph ne s’est pas rendu coupable d’une faute qui l’aurait éliminé d’Israël. Cependant, il n’a eu que des filles, et elles veulent leur part de gâteau sinon le nom et la part de domaine foncier qui doit revenir à leur famille disparaîtra quand elles se marieront. Elles se montrent courageuses et vertueuses car leur démarche est un acte de piété filiale et de foi en la promesse d’un héritage en Palestine. Moïse est pris au dépourvu et doit consulter Dieu.

Versets 5-8

Je continue.

Moïse porta leur affaire devant l’Éternel. L’Éternel lui dit : — Les filles de Tselophhad ont raison. Tu leur donneras une propriété en patrimoine comme aux frères de leur père et tu leur transmettras le patrimoine foncier de leur père. De plus, tu déclareras aux Israélites : Si un homme meurt sans laisser de fils, vous transmettrez son héritage à sa fille (Nombres 27.5-8).

Moi je dis que c’est Dieu qui a fait en sorte que Tselophhad n’ait que des filles, et avec du caractère en plus, de manière à susciter cette revendication. De cette façon, on corrige une injustice qui pénalise le genre féminin. Cette affaire enseigne au peuple de Dieu que les femmes sont les égales de l’homme, et à l’occasion de ce cas particulier, l’Éternel pose un principe général qui va garantir la pérennité de la famille. Plus loin, il est précisé que ces cinq filles devront se marier à l’intérieur de leur propre tribu afin que celle-ci ne soit pas amputée d’un domaine foncier. Si ces filles possèdent une propriété foncière, elles l’apporteront à leur mari et par là, elles lui transmettront la qualité de membre de la famille de leur père, ce qui maintiendra le nom Tselophhad sur le registre de la tribu de Manassé (Josué 17.3-6).

D’après la coutume israélite, l’héritage paternel est partagé entre les fils, une portion double étant assignée à l’aîné qui est responsable de l’entretien de la mère et de celui des filles jusqu’à leur mariage. Au moment de l’entrée en Canaan et avant que ne se fasse le partage du pays, Dieu règle donc la transmission des patrimoines quand il n’y a pas de fils.

Versets 12-14

Je continue.

L’Éternel dit à Moïse : — Tu peux gravir cette montagne de la chaîne des Abarim et contempler le pays que je vais donner aux Israélites. Tu le regarderas, puis tu iras rejoindre tes ancêtres décédés comme ton frère Aaron, car vous avez désobéi à mon ordre dans le désert de Tsîn lorsque la communauté me cherchait querelle. Vous n’avez pas honoré ma sainteté devant le peuple, en faisant jaillir de l’eau. Il s’agit de l’épisode des eaux de Meriba qui eut lieu à Qadech, dans le désert de Tsîn (Nombres 27.12-14).

La chaîne montagneuse des Abarim domine la rive orientale du Jourdain et la mer Morte. Moïse gravit le mont Nébo car de ce sommet il peut embrasser du regard toute la Palestine. Ce passage est triste. Au début du livre du Deutéronome (3.23-29), on apprend que dès l’arrivée d’Israël dans les plaines de Moab, Moïse demande à l’Éternel de révoquer la sentence qui le condamne à mourir avant l’entrée du peuple en Terre promise. Il semble même que Moïse ait fait cette requête plusieurs fois. Bien que l’Éternel soit l’ami de Moïse, c’est aussi son Dieu, et en tant que tel, il demeure inflexible. Cependant, en compensation, il accorde à son serviteur de pouvoir contempler de loin le pays promis. Même si l’Éternel a pardonné à Moïse ses écarts de parole et de conduite, il doit néanmoins subir les conséquences de son péché. C’est pareil aujourd’hui pour les croyants; si je commet un larcin, je me retrouverai devant la justice; si je confesse ma faute au Seigneur, il m’accordera son pardon mais ça ne m’empêchera pas d’aller en prison.

Versets 15-20

Je continue.

Moïse lui répondit : — Que l’Éternel, qui dispose du souffle de vie de toute créature, désigne un homme pour chef de la communauté, quelqu’un qui marche au combat à leur tête, et qui conduise leurs mouvements militaires, afin que la communauté de l’Éternel ne soit pas comme un troupeau sans berger. L’Éternel dit à Moïse : — Prends avec toi Josué, fils de Noun, un homme en qui réside l’Esprit, et pose ta main sur lui. Tu le placeras devant le prêtre Éléazar et devant toute la communauté, et tu l’investiras de ses fonctions devant tous. Tu lui transmettras une part de ton autorité afin que toute la communauté des Israélites lui obéisse (Nombres 27.15-20).

Bien qu’il sache qu’il va mourir, Moïse se soucie de l’avenir du peuple élu et demande à l’Éternel de désigner quelqu’un pour le remplacer. Josué est le successeur logique et naturel. Soldat expérimenté ayant vécu la sortie d’Égypte, aide de camp de Moïse et homme de foi, il est le seul avec Caleb à ne pas avoir céder à la panique et à l’incrédulité, suite à l’expédition désastreuse des espions en Terre promise. Mais il lui faut l’accord de l’Éternel, ce qu’il obtient. Josué reçois donc avec toute la pompe due à son rang l’investiture divine pour diriger le peuple et ses armées dans la conquête du Pays promis. C’est lui le nouveau chef d’Israël.

Versets 21-23

Je finis le chapitre 27.

Il (Josué) se tiendra devant le prêtre Éléazar, et celui-ci me consultera pour lui par l’ourim. C’est d’après ce qu’il dira que Josué et toute la communauté des Israélites opéreront leurs mouvements militaires. Moïse fit ce que l’Éternel lui avait ordonné : il fit venir Josué et le plaça devant le prêtre Éléazar et devant toute la communauté. Il posa ses mains sur lui et l’établit dans sa charge, comme l’Éternel l’avait ordonné par l’intermédiaire de Moïse (Nombres 27.21-23).

Josué ne sera cependant pas le successeur de Moïse dans le plein sens du terme. Sous certains rapports, tels que sa relation intime avec l’Éternel et sa dignité de législateur, la position de Moïse reste unique et intransmissible. C’est le grand-prêtre Éléazar qui servira d’intermédiaire entre l’Éternel et Josué par le biais des deux objets appelés ourim et toummim, dont on ne connaît pas grand-chose, sauf que l’un signifie oui et l’autre, non.

Chapitres 28-29

Introduction

Nous arrivons maintenant aux chapitres 28 et 29 qui forment un tout. Je ne vais pas les lire mais seulement les décrire. Après le nouveau recensement qui comptabilise les hommes de guerre et la nomination de Josué comme commandant en chef, l’attention se porte maintenant sur la vie spirituelle d’Israël. Ici est passé en revue l’ensemble des sacrifices qui doivent être offerts en cours d’année. Ces instructions ont déjà été données auparavant, mais la génération qui les a reçues est morte et enterrée. De plus, tout porte à croire que ces ordonnances n’ont pas vraiment été respectées.

Le passage devant nous est à la fois ardu et aride, surtout pour nous au 21e siècle qui ne sommes pas concernés par ces rites sanglants. Néanmoins, leur objectif principal est toujours d’actualité puisque ces sacrifices, offrandes et fêtes ont pour objet de poindre mes regards vers la personne de Jésus-Christ et le sacrifice parfait qu’il a offert une fois pour toutes sur la croix, et qui remplace tous ces pauvres substituts dont l’énumération nous est donnée ici.

Les chapitres 28 et 29 dressent le tableau complet des sacrifices d’animaux et des offrandes végétales sous forme solide et liquide. Sont également mentionnées les fêtes qui sont des jours de sainte convocation et de repos sabbatique. Toutes les ordonnances concernant ces rites sont déjà énoncées dans la législation du code sacerdotal qui nous est donnée de manière éparse dans les livres de l’Exode, du Lévitique et des Nombres. Elles sont réunies ici, avec adjonction d’un certain nombre de prescriptions nouvelles qui les complètent. Ce résumé trouve sa place naturelle à la fin de la période législative et au moment où les Israélites sont prêts à entrer dans le pays de Canaan.

Maintenant que toute la loi est donnée, L’Éternel va mettre son peuple en demeure de la respecter à la lettre. Les Israélites auront les moyens pratiques de lui obéir, car une fois dans le Pays promis, ils auront en abondance le bétail qu’exige le culte de l’Éternel. Les sacrifices sont énumérés dans un ordre logique. On a tout d’abord ceux qui sont offerts quotidiennement et qui rappellent que la vie du peuple tout entière est consacrée à l’Éternel. Puis, sur le fond de cette consécration générale, se dessinent des jours et des temps déclarés particulièrement saints : les sabbats ou septièmes jours ; les nouvelles lunes ou premiers jours de chaque mois ; les sept jours des pains sans levain, qui forment la troisième semaine de l’année ; la Pentecôte, qui est la septième semaine après celle de la Pâque et qui ouvre le troisième mois et le début de la moisson. À ce moment-là, chaque Israélite apporte à l’Éternel deux pains faits avec la farine nouvelle.

Puis du troisième mois, on saute au septième, qui est particulièrement riche en célébrations cultuelles. Il correspond à septembre-octobre et est annoncé par des sonneries de trompettes. Il concentre les trois grandes fêtes : les Trompettes, les Expiations et les Cabanes. C’est aussi en ce mois qu’est célébré le Yom Kippour, le plus solennel des rassemblements annuels. Je lis le passage du livre du Lévitique qui l’établit :

Le dixième jour de ce septième mois est le Jour des expiations ; ce sera un jour d’assemblée cultuelle, vous vous humilierez et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu. Vous ne ferez aucun travail ce jour-là, car c’est le Jour des expiations destiné à faire l’expiation pour vous devant moi, l’Éternel votre Dieu (Lévitique 23.27-28).

D’une certaine manière, le Grand Jour des Expiations couvre tous les péchés oubliés en cours de route; il ôte les nuages qui ont pu s’accumuler entre l’Éternel et son peuple.

Le problème entre Dieu et moi n’est pas le fait qu’il est au ciel et moi sur terre, ni qu’il est grand et moi petit. La véritable raison de cette coupure entre lui et moi est ma culpabilité à son égard, et que lui qui est trois fois saint ne tolère pas mon péché.

Cependant, l’Éternel ne désire pas que son peuple d’alors ou d’aujourd’hui passe tout son temps dans la contrition. Sous l’Ancienne Alliance, il a établi le Jour des Expiations qui est un temps réservé à la repentance, et puis c’est fini. Qu’en est-il aujourd’hui ? Si je reconnais ma culpabilité devant Dieu et que j’accepte de m’humilier devant Jésus-Christ, alors, selon l’enseignement du Nouveau Testament, il devient mon Sauveur. Je cite un passage :

Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec le Christ, nous soyons justes aux yeux de Dieu (2Corinthiens 5.21).

Jésus est mon substitut; il est venu sur terre pour prendre ma place afin que je sois autorisé à entrer dans le royaume des cieux prendre la sienne, en quelque sorte. C’est sur la base du sacrifice de Jésus que ceux qui lui font confiance, ont le droit légal d’aller au ciel.

Une fois qu’ils ont réglé le problème de leurs transgressions par la repentance et des sacrifices, les Israélites peuvent se réjouir de tout cœur à la fête des Cabanes qui suit le Yom Kippour. Elle se célèbre à partir du 15e jour du septième mois et marque la fin des récoltes. Toutes les familles habitent sous des abris de fortune faits de branchages pendant les 7 jours que dure la fête. C’est la plus joyeuse des célébrations pendant laquelle le peuple remercie Dieu pour les bénédictions dont il l’a comblé. Par la même occasion, Israël commémore le séjour de ses ancêtres dans le désert. L’importance de la fête des Cabanes est mise en valeur par le nombre important d’animaux immolés chaque jour : 10 taureaux et deux fois sept agneaux.

Dans la liste des sacrifices que les Israélites doivent offrir, les chiffres un, trois et sept ont une signification particulière. 7 veut dire plénitude, 3 est le chiffre de Dieu et de la perfection. Le chiffre un se retrouve dans le premier jour de chaque mois et la première semaine de chaque année, ce qui montre assez clairement que Dieu veut que son peuple lui consacre la première place dans ses pensées.

Je vais maintenant dresser un tableau rapide des sacrifices pour donner une idée du nombre d’animaux qui tous les ans doit être immolé pour le service du culte à l’Éternel et pour couvrir les fautes du peuple :

  • Holocauste quotidien : 730 agneaux par an à raison de 2 par jour, qui se rajoutent à tous les autres sacrifices plus spécifiques.
  • Chaque sabbat : 2 agneaux supplémentaires, donc 110 par an ;
  • Pour la nouvelle lune, c’est-à-dire en début de chaque mois : 2 Taureaux, soit 24 par an ; 1 Bélier, soit 12 par an ; 7 Agneaux, soit 84 par an ; 1 Bouc, soit 12 par an ; Cet holocauste est plus important que celui offert quotidiennement et pour les jours de sabbats ; il est équivalant à l’holocauste offert pendant les jours des pains sans levain et pour la Pentecôte. C’est une façon de rappeler aux Israélites, au début de chaque mois, leur obligation de se consacrer à Dieu. Le bouc est offert en sacrifice pour le péché, cependant, il ne sert pas à couvrir une faute particulière, mais les péchés commis pendant le mois précédent qui ne le sont encore pas.
  • Le 15e jour du premier mois, pour la fête des pains sans levain qui suit la Pâque (le 15 du mois de Nisan) et qui dure 7 jours, on offre tous les jours les mêmes sacrifices que pour la nouvelle lune au début de chaque mois. Donc sur l’année : 14 taureaux ; 7 Béliers ; 49 Agneaux ; 7 Boucs. La fête des pains sans levain est très importante et seconde en importance à la fête des Cabanes.
  • Pour le jour de la Pentecôte aussi appelé fête des prémisses, des semaines, de la moisson, et qui ouvre le 3e mois, c’était 2 Taureaux ; 1 Bélier ; 7 Agneaux ; 1 Bouc ;
  • Au 7e mois, la loi institue 4 fêtes. Pour le premier jour : 3 Taureaux ; 2 Béliers ; 14 Agneaux ; 2 Boucs ;
  • Pour le 10e jour du 7e mois qui correspond au Yom Kippour, la fête des Expiations, on abat : 1 Taureau ; 1 Bélier ; 7 Agneaux ; 1 Bouc ;
  • Du 15e au 21e jour du 7e mois, c’est la fête des Cabanes qui est la plus populaire et la plus joyeuse parce qu’à cette époque de l’année, les récoltes sont rentrées et les cœurs sont reconnaissants à l’Éternel qui a comblé son peuple de biens. Pour cette fête, on offre en tout : 70 Taureaux ; 14 Béliers ; 98 Agneaux ; 7 Boucs.
  • Pour le 22e jour, toujours du 7e mois, c’était : 1 Taureau ; 1 Bélier ; 7 agneaux ; 1 bouc ;
  • Rien que pour le 7e mois, on sacrifiait : 75 taureaux ; 18 béliers ; 126 agneaux ; 11 boucs.

En tout sur l’année, ça fait : 115 taureaux ; 38 béliers ; 1 196 agneaux ; 31 boucs, si j’ai bien compté ; une véritable hécatombe, surtout dans les rangs des agneaux.

Chapitre 30

Versets 1-2

Nous arrivons maintenant au chapitre 30 des Nombres, dans lequel il est question des vœux, surtout de la part des femmes. L’Éternel n’impose jamais à quiconque de s’engager vis-à-vis de lui. Par contre, si quelqu’un décide en toute liberté, et en son âme et conscience comme on dit, de faire un vœu, alors il est lié par sa parole et doit la tenir coûte que coûte. Je commence à lire.

Moïse parla aux chefs des tribus d’Israël en disant : — Voici ce que l’Éternel a ordonné : Si un homme fait un vœu à l’Éternel, ou s’il prend certains engagements par serment, il ne violera pas sa parole ; il agira conformément à ce qu’il a dit (Nombres 30.1-2).

Moïse s’adresse aux chefs de tribus parce que ces ordonnances font partie du droit civil. Les lois qui suivent viennent compléter celles qui ont déjà été énoncées dans le livre du Lévitique; elles concernent les engagements pris par une femme.

Versets 3-9

Je continue.

Si une jeune fille fait un vœu à l’Éternel en prenant un certain engagement pendant qu’elle habite encore chez son père, et que son père, après en avoir été informé, n’y objecte pas, ces vœux et ces engagements seront valables. Mais si son père la désapprouve le jour où il en est informé, aucun de ses vœux et de ses engagements qu’elle se sera imposés ne sera valide ; il ne lui sera pas tenu rigueur d’avoir manqué à sa parole puisque son père a annulé ses vœux. Supposons qu’une jeune fille ait fait un vœu ou se soit engagée verbalement, et qu’ensuite elle vienne à se marier. Si son mari en est informé et n’y objecte pas le jour où il l’apprend, ses vœux et ses engagements seront valides. Mais si, ce jour-là, il la désapprouve et annule le vœu qu’elle a fait et l’engagement qu’elle a pris, l’Éternel ne lui tiendra pas rigueur d’avoir manqué à sa parole. Mais une femme veuve ou divorcée reste liée, elle, par ses vœux et par tout engagement qu’elle a pris (Nombres 30.3-9).

La loi prend en compte successivement les 4 situations de vie qu’une femme puisse connaître — vivant chez son père, mariée, veuve ou divorcée — et énonce ses droits et obligations concernant les vœux qu’elle peut prononcer. Un cas n’est pas mentionné : celui d’une fille demeurant dans la maison paternelle au-delà de l’adolescence, sans s’être mariée. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est probable que cette situation ne se présentait jamais, tellement la culture hébraïque était différente de la nôtre.

Le texte souligne aussi la très grande dépendance de la femme envers son père ou son mari. Certes, ça fait un tantinet anachronique au 21e siècle, mais c’était la loi, et on ne sait pas vraiment quelle était la condition de la femme à cette époque, car alors nul ne s’en préoccupait. Ce qu’on sait par contre, est que grâce à la loi de Moïse, il valait mille fois mieux être une Israélite, et je n’exagère pas, qu’une femme d’un autre peuple.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 06 2023

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