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25 janv. 2023

Nombres 24.1 – 26.65

Chapitre 24

Versets 1-2

On rentre chez soi un vendredi en fin d’après-midi prêt à passer un weekend de loisir et paf ! Un coup de fil de son employeur avec une tâche qui ne peut pas attendre et tout ce qu’on avait prévu descend en flammes et tombe à l’eau. Tout le monde sait que dans la vie on ne fait pas toujours comme on veut, et parfois, on est même obligé de faire exactement l’inverse. C’est ce qui arrive au devin Balaam, qui est mi-prophète et surtout sorcier à part entière. Il s’est fait acheter pour une somme considérable par les ennemis d’Israël afin qu’il maudisse le peuple élu. Mais l’Éternel ne l’entend pas de cette oreille et Balaam est forcé par l’Esprit de Dieu à le bénir. Évidemment, le roi de Moab, son employeur, est furieux. Je commence maintenant à lire le chapitre 24 du livre des Nombres qui continue l’histoire de Balaam.

Balaam, voyant bien que l’Éternel trouvait bon de bénir Israël, n’alla pas, comme les autres fois, à la recherche d’augures. Il se tourna vers le désert et regarda Israël campé par tribus. Alors l’Esprit de Dieu vint sur lui (Nombres 24.1-2).

A l’écoute de sa panoplie de divinations, Balaam a jusqu’alors rendu les déclarations divines d’une manière automatique. Maintenant, il est saisi par l’Esprit de Dieu et devient pour quelques instants un prophète authentique.

Versets 3-4

Je continue.

Et il prononça son oracle : C’est là ce que déclare Balaam, le fils de Beor, voici ce que proclame l’homme au regard pénétrant, oui, celui qui entend les paroles de Dieu, qui perçoit la révélation du Tout-Puissant, dont l’œil se ferme quand il tombe, prostré (Nombres 24.3-4).

Lorsque l’œil du corps se ferme, celui de l’esprit s’ouvre. Cet état de transe est à rapprocher de la description qui est faite du fameux Merlin l’enchanteur du Moyen-Âge. Je cite : « Il était sujet à cet état extraordinaire d’extase et de catalepsie où les perceptions acquièrent un développement prodigieux que les Bretons appellent mal sacré, les Écossais seconde vue (L’enchanteur Merlin, par Villemarqué, page 34). » De même, concernant les Bardes gallois, ces poètes celtiques, on raconte qu’on les voyait frémir, puis soudainement tomber dans un profond sommeil dans lequel ils possédaient la faculté de prédire l’avenir.

Versets 5-9

Je continue le texte en le compressant.

Que tes tentes sont belles, ô peuple de Jacob ! Et tes demeures, ô Israël ! Comme des torrents, elles se répandent, c’est comme des jardins alignés près d’un fleuve, comme des aloès plantés par l’Éternel, ou bien comme des cèdres croissant au bord des eaux. Quand Dieu le fit sortir d’Égypte, avec une puissance semblable à la force du buffle, il dévora les peuples qui lui étaient hostiles, il leur brisa les os et les cribla de flèches. Le voici couché comme un lion, au repos comme un lion. Qui le fera lever ? Il est béni celui qui te bénit, il est maudit celui qui te maudit ! (Nombres 24.5-9).

Avis aux amateurs et à Balaq en particulier : ceux qui s’attaquent à Israël seront détruits et celui qui le maudit est lui-même maudit. La prospérité surnaturelle d’Israël, béni par l’Éternel, est ici décrite dans un style imagé. Son pays est le jardin de Dieu. Après avoir décrit la beauté actuelle d’Israël, bien ordonné autour du tabernacle, Balaam annonce sa grandeur future.

Versets 10-14

Je compresse la suite.

Alors Balaq se mit en colère contre Balaam et lui dit : — Puisqu’il en est ainsi, retourne chez toi ! Je voulais te combler d’honneurs, mais voici que l’Éternel te frustre de ces honneurs. Balaam lui répondit : — N’ai-je pas expressément dit aux messagers que tu m’as envoyés : Je ne pourrai dire que ce que l’Éternel dira. Maintenant, je m’en retourne chez les miens. Mais auparavant, viens, je vais t’annoncer ce que ce peuple-ci fera au tien dans les temps à venir (Nombres 24.10-14).

Il va sans dire que Balaq, son employeur, est furieux et il éjecte ce devin bon à rien. Mais avant de quitter les lieux, Balaam va prononcer un quatrième discours.

Versets 15-19

Je continue.

Et il prononça son oracle : C’est là ce que déclare Balaam, voici ce que proclame l’homme au regard pénétrant, oui, celui qui entend les paroles de Dieu, qui a accès à la science du Très-Haut, qui perçoit la révélation du Tout-Puissant, dont les yeux se dessillent quand il tombe, prostré : Je le vois bien, mais ce n’est pas pour maintenant, je le contemple, mais non de près ; un astre monte de Jacob, un sceptre surgit d’Israël ; il brise les flancs de Moab, il abat tous les fils de Seth. Édom sera conquis ; son ennemi, tombera en sa possession. Le peuple d’Israël accomplit des exploits. Celui qui surgira de Jacob régnera, et il fera périr des villes les derniers survivants (Nombres 24.15-19).

Dans ces quatre discours, on constate une gradation progressive. Dans le premier, Balaam fait ressortir la spécificité et l’immensité du peuple, suite à quoi, il affirme l’impossibilité de le maudire. Dans le second, il célèbre la prospérité et la force qu’Israël puise dans la présence de son Dieu, et prononce sur lui une bénédiction. Dans le troisième, il décrit la puissance actuelle et l’élévation future d’Israël au-dessus de ses plus fiers ennemis. Enfin, dans le quatrième discours, la vision prophétique de Balaam se fait plus précise car il voit surgir de ce peuple un astre qui est le signe des dieux et des rois. Il s’agit d’un souverain, en qui se réalisera l’avenir glorieux que Balaam vient d’annoncer, et qui soumettra les nations voisines : Édom et Moab, mais aussi Ammon qui n’est pas mentionné.

Pour l’instant, Israël a ordre de laisser ses lointains cousins tranquilles, mais un jour et à cause de leur hostilité permanente, le châtiment décrit par le devin tombera sur eux.

L’astre qui monte de Jacob est Jésus-Christ. Il possède le sceptre de la royauté. Cette prophétie était familière aux rois mages qui la connaissaient sous une forme plus complète, ce qui leur a permis d’identifier l’étoile de Bethléem avec la naissance de Jésus. La prédiction de la victoire d’Israël sur Moab et su Édom sera accomplie de deux manières : d’abord par le roi David qui écrasera les Moabites, et ensuite de manière beaucoup plus large, par le messie qui triomphera de tous les ennemis d’Israël lorsqu’il reviendra pour établir son royaume universel.

Verset 20

Je continue.

Balaam aperçut Amalec et il prononça son oracle : Amalec était à la tête de toutes les nations, mais sa postérité en fin de compte disparaîtra (Nombres 24.20).

Les Amalécites étaient des nomades de la partie sud de Canaan. Ils furent les premiers à attaquer les Israélites alors qu’ils fuyaient l’Égypte. Les rois Saül et David les écraseront.

Versets 21-22

Je continue.

Puis il vit les Qéniens et prononça son oracle : Ta demeure est solide, ton nid est juché sur le roc, mais finalement le Qénien sera exterminé quand, en captivité, Assour (les Assyriens) t’emmènera (t’emmèneront) captif (Nombres 24.21-22).

Les Qéniens sont distincts des Madianites au milieu desquels ils habitent. La première femme de Moïse était Qénienne. Ce peuple s’est installé dans les montagnes presque inaccessibles du Néguev, au sud-est de Canaan, aux confins du désert, où il peut faire paître les troupeaux. Contrairement à tous les autres, ce peuple a toujours entretenu de bons rapports avec les Hébreux. Cependant, après être assimilé à Israël, il sera emmené en captivité en Assyrie en même temps que le royaume des X tribus du Nord, et c’est ainsi qu’il disparaît complètement.

Versets 23-25

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 24.

Enfin il prononça encore un oracle : Hélas : Qui survivra lorsque Dieu agira (après qu’il aura établi l’Assyrien maître du pays) ? Des bateaux viennent de Kittim, ils soumettront Assour, ils soumettront Héber, et même ce dernier court à sa ruine. Puis Balaam se mit en route et s’en retourna chez lui. Balaq, lui aussi, s’en alla de son côté (Nombres 24.23-25).

Kittim représente une nation occidentale, probablement la Grèce d’Alexandre le Grand, qui mettra fin à la domination de la Perse qui avait pris le royaume d’Assour; Héber lui est assimilé; il représente les tribus arabes. Puis Kittim court à sa ruine ; ce qui veut dire que Kittim, la puissance occidentale sera elle-même vaincue quand Rome supplantera la Grèce. L’empire médo-perse, qui vainquit l’Assyrie, est passé sous silence parce qu’il lui est assimilé, vu qu’ils sont tous deux orientaux. Voilà terminés les 7 oracles de Balaam qui vient d’embrasser du regard la destinée des peuples de l’Orient et leur choc avec l’Occident. Puis Balaam remonte sur son âne. Mais avant de rentrer dans son pays, il va donner à Balaq le seul conseil propre à lui procurer la victoire sur Israël, celui de l’entraîner à l’idolâtrie et à la débauche, et par là le priver de l’appui de son Dieu. Ce renseignement nous est donné un peu plus loin dans le livre des Nombres, et confirmé par l’apôtre Jean dans l’Apocalypse, le dernier livre du Nouveau Testament. Je cite ces passages :

Rappelez-vous que ce sont elles qui, sur les conseils de Balaam, ont incité les Israélites à être infidèles à l’Éternel de sorte qu’un fléau a frappé la communauté de l’Éternel (Nombres 31.16). J’ai pourtant quelques reproches à te faire : tu as chez toi des gens attachés à la doctrine de Balaam qui avait appris au roi Balaq à tendre un piège devant les Israélites. Il voulait qu’ils participent au culte des idoles en mangeant les viandes provenant de leurs sacrifices et en se livrant à la débauche (Apocalypse 2.14).

Ce conseil du devin, aussi habile que perfide, fut suivi. Et Balaam a ainsi pu passer au tiroir-caisse pour toucher son gros chèque, mais il recevra aussi le salaire divin car il est finalement mis à mort, enveloppé dans la défaite des ennemis d’Israël. Ce récit surprenant de Balaam, mi-prophète, mi-sorcier est une affirmation de la souveraineté de l’Éternel dans les affaires des hommes, et de la protection et bénédiction dont jouit Israël, son peuple. Tout au long de cette histoire, Dieu apparaît comme le véritable maître d’œuvre car c’est lui qui dirige ce devin païen : Il lui ouvre les yeux, met dans sa bouche les paroles qu’il doit prononcer, le fait parler par son Esprit et l’amène à bénir Israël au lieu de le maudire. C’est ainsi que Balaq, roi de Moab a perdu la première manche de son sinistre projet, mais il n’a pas dit son dernier mot.

Chapitre 25

Versets 1-3

Nous voici arrivés au chapitre 25 du livre des Nombres, qui continue par une sombre histoire de mœurs, conséquences du conseil machiavélique du sorcier Balaam. Je commence à lire.

Israël s’établit à Chittim. Là, le peuple commença à se livrer à la débauche avec des filles de Moab qui les invitèrent aux sacrifices offerts à leurs dieux. Les Israélites participèrent à leurs repas sacrés et se prosternèrent devant leurs dieux. Peu à peu, Israël s’adonna au culte du Baal de Peor, et l’Éternel se mit en colère contre lui (Nombres 25.1-3).

Pendant qu’il était dans la plaine du Jourdain, une des extrémités du camp des Israélites était en contact quasi permanent avec les Moabites et les Madianites qui ont cherché à les faire maudire par Balaam. Ils sont à deux pas du Pays promis, en face de la ville de Jéricho, dans le lieu dit : « la prairie des acacias. » Là, une partie du peuple s’adonne à l’idolâtrie, qui inclut des orgies avec pratiques obscènes d’un genre très hard. Des prostituées sacrées et des filles moabites et Madianites ont invité les Israélites à ouvrir leurs horizons et à faire preuve de tolérance en se joignant à elles dans une immense partouze qui est leur façon de rendre un culte au dieu Baal. Il est aussi appelé « Kemosh » par les Moabites et « «Molok » par les Ammonites.

Versets 4-5

Je continue.

L’Éternel dit à Moïse : — Prends avec toi tous les chefs du peuple et fais pendre les coupables en ma présence face au soleil, afin que l’ardeur de ma colère se détourne d’Israël. Moïse ordonna aux juges d’Israël : — Que chacun de vous exécute ceux de ses gens qui se sont adonnés au culte du Baal de Peor (Nombres 25.4-5).

Ceux qui ont enfreint l’alliance en adorant Baal doivent être amenés par les chefs de tribus devant les juges institués qui prononceront la sentence de mort. Ils sont exécutés au glaive puis pendus, mais les cadavres sont ensevelis avant la nuit. Cette exécution est nécessaire pour apaiser la colère de l’Éternel et satisfaire sa sainteté. Elle doit aussi faire cesser la plaie qui décime les israélites.

Versets 6-10

Je continue.

À ce moment survint un Israélite amenant vers ses compatriotes une fille madianite, sous les yeux de Moïse et devant toute la communauté des Israélites qui pleuraient à l’entrée de la tente de la Rencontre. Voyant cela, Phinéas, fils d’Éléazar et petit-fils du prêtre Aaron, se leva du milieu de la communauté, saisit une lance et suivit cet Israélite jusque dans la partie arrière de sa tente. Là, il transperça tous les deux, l’homme et la femme, d’un coup en plein ventre. Et le fléau qui sévissait parmi les Israélites cessa. Mais il avait déjà fait vingt-quatre mille victimes (Nombres 25.6-10).

Inouï et incroyable ! Il y en a qui sont drôlement gonflés. La partie arrière de la tente sert de chambre à coucher, ce qui ne laisse aucun doute sur les intentions de cet Israélite. Alors que les coupables se livraient à la débauche dans le sanctuaire de Baal en territoire moabite, celui-là pousse l’impudence jusqu’à mener une fille dans le camp d’Israël, lieu de la présence divine. Pire encore, il semble qu’il soit passé devant le tabernacle avec cette fille, puisque Phinéas, le fils du grand-prêtre, les a vus. Son acte spontané ne fait pas vraiment partie de ses devoirs de prêtre, mais provient d’une sainte indignation. En tout cas, il a eu pour effet immédiat d’arrêter net le châtiment de Dieu, avant même que tous les coupables soient exécutés (comparez Nombres 17.11-13).

Versets 11-13

Je continue le texte.

Alors l’Éternel parla à Moïse en ces termes : — Phinéas, fils d’Éléazar, petit-fils du prêtre Aaron, a détourné ma colère des Israélites, car il a pris vivement à cœur mes intérêts. Aussi, je n’ai pas exterminé les Israélites dans ma colère de les voir bafouer mon amour pour eux. C’est pourquoi, déclare-lui que je conclus avec lui une alliance de paix. Cette alliance lui garantira, à lui et à ses descendants, le sacerdoce à perpétuité, parce qu’il a pris vivement à cœur les intérêts de son Dieu, et qu’il a accompli un acte expiatoire pour les Israélites (Nombres 25.11-13).

Effectivement, le sacerdoce des descendants de Phinéas a duré jusqu’au moment où le rideau du temple qui sépare le lieux saint du Lieu très saint s’est déchiré de lui-même de haut en bas lorsque Jésus a rendu l’esprit. La suite du texte nous apprend que ces deux coupables sont des personnages de haut rang, l’homme est le chef de l’une des principales subdivisions de la tribu de Siméon, et la femme est la fille d’un prince Madianite.

Versets 16-17

Je continue plus loin et je finis le chapitre 25.

L’Éternel parla à Moïse, en ces termes : — Attaquez les Madianites et battez-les, car ils sont devenus vos ennemis en usant de ruse contre vous dans l’affaire de Peor et au moyen de Kozbi, fille d’un de leurs chefs, qui fut mise à mort lors du fléau survenu à cause du Baal de Peor (Nombres 25.16-17).

Les Madianites s’étaient ligués avec les Moabites pour s’opposer à Israël. Ce sont eux qui avaient proposé à Balaq les services du devin Balaam. Ils seront exterminés par les Israélites un peu plus tard en même temps que le sorcier. Au sujet de cet événement tragique, l’apôtre Paul écrit :

Ne nous laissons pas entraîner à l’immoralité sexuelle comme firent certains d’entre eux et, en un seul jour, il mourut vingt-trois mille personnes (1Corinthiens 10.8).

Le fléau divin a fait 23 000 victimes et les juges en ont fait exécuter mille.

Chapitre 26

Versets 1-65

Nous arrivons au chapitre 26 où il est question du nouveau recensement avant d’entrer en terre promise. Je le résume au moyen de trois versets.

Après ce fléau, l’Éternel dit à Moïse et à Éléazar, fils du prêtre Aaron : — Faites le recensement de toute la communauté d’Israël ; vous dénombrerez, par groupes familiaux, tous les hommes de vingt ans et plus, aptes à servir dans l’armée d’Israël. Parmi eux, il ne restait plus personne de ceux que Moïse et Aaron avaient recensés dans le désert du Sinaï, car l’Éternel leur avait déclaré qu’ils mourraient dans le désert. Il ne subsistait donc aucun d’entre eux, excepté Caleb, fils de Yephounné, et Josué, fils de Noun (Nombres 26.1, 64-65).

Tous les Israélites sortis d’Egypte ont péri; leurs carcasses sont tombées dans le désert parce qu’ils se sont rebellés contre l’Éternel. À l’aube d’entrer en Terre promise a lieu un nouveau dénombrement. Comparé au précédent qui recensait les hommes de la première génération aptes à servir dans l’armée, on trouve des différences selon les tribus;  certaines ont davantage de guerriers et d’autres moins. Cependant, le nombre de ceux de plus de 20 ans capable de tenir une arme est inférieur de 1 820 hommes par rapport à ce qu’il était il y a presque 40 ans.

Au vu des épreuves traversées pendant plus de 38 ans dans le désert et des châtiments divins encourus par le peuple souvent rebelle, cette diminution est négligeable, surtout si on tient compte des quelques 24 000 hommes qui viennent tout juste de perdre la vie. Ce recensement témoigne donc de la fidélité de l’Éternel envers son peuple et de la réalisation de la bénédiction que Dieu a prononcée sur Abraham lorsqu’il lui a dit :

Je ferai de toi l’ancêtre d’une grande nation ; je te bénirai (Genèse 12.2).

Envers et contre tout, Dieu tient ses promesses; on peut compter sur lui.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 06 2023

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