Les émissions

13 janv. 2023

Nombres 14.1-35

Chapitre 14

Versets 1-2

Quelquefois dans la vie ça va mal, puis très mal, et quand on se dit que ça ne peut pas être pire, voilà que c’est la catastrophe. C’est ce qui est en train d’arriver à Moïse. Il va d’une rébellion du peuple à une autre et chaque fois c’est pire, mais cette fois-ci, c’est le bouquet. Nous arrivons à l’heure de la décision. Israël doit choisir entre deux points de vue absolument opposés. Caleb et Josué, deux des douze espions qui ont exploré le Pays promis disent : « Allez, on y va, on fonce car Dieu est avec nous. » Malheur !, car les dix autres refusent la conquête; ils ne sont pas va-t-en guerre pour un sou. Quant au peuple, son état d’esprit est catastrophique; c’est la dégringolade spirituelle totale et le naufrage complet de la génération qui a pourtant vécu la délivrance de l’esclavage égyptien et tous ces Hébreux ont vu de leurs deux yeux miracle après miracle après prodige. Mais Israël agit comme n’importe quel peuple païen, comme s’il n’avait jamais bénéficié des délivrances répétées de l’Éternel et il va sans dire que Dieu n’apprécie pas du tout. Je commence à lire le chapitre 14 du livre des Nombres.

Alors toute la communauté se souleva, se mit à pousser de grands cris, et le peuple passa toute la nuit à pleurer. Tous les Israélites critiquèrent Moïse et Aaron, et toute la communauté leur dit : — Si seulement nous étions morts en Égypte, ou du moins dans ce désert ! (Nombres 14.1-2).

Un peuple qui a vu et vécu un miracle après l’autre et qui passe toute une nuit à pleurer et à souhaiter redevenir esclave ou être mort dans le désert. Comment une telle attitude est-elle possible ? J’avoue ne pas comprendre. Il est probable que les pauvres Moïse et Aaron en ont plein le dos de ces pleurnichards et souhaitent peut-être aussi être morts dans le désert plutôt que d’avoir à supporter ces plaintes qui n’en finissent jamais. Une fois déjà, les Israélites ont pleuré de la même façon parce qu’ils avaient faim (Exode 16.3). L’Éternel leur a pardonné et envoyé la manne dont ils se sont plaint plus tard. Dieu n’a jamais cessé de pourvoir à leurs besoins et a tout prévu pour qu’ils entrent dans le pays de Canaan. Cette nouvelle révolte est plus grave que les précédentes.

Versets 3-4

Je continue.

Pourquoi l’Éternel veut-il nous mener dans ce pays-là pour nous y faire massacrer par l’épée, tandis que nos femmes et nos enfants deviendront la proie de nos ennemis ? Ne ferions-nous pas mieux de retourner en Égypte ? Et ils se dirent l’un à l’autre : — Nommons-nous un chef, et retournons en Égypte (Nombres 14.3-4).

Comme je l’ai déjà dit, le désir du peuple de retourner en Égypte est un rejet total de l’Éternel qui l’a délivré. C’est oublier qu’il est le Dieu capable des plus grands prodiges et c’est évidemment refuser de lui faire confiance pour l’avenir. Les Israélites sont dans un état d’esprit tellement pourri qu’ils suggèrent même que l’Éternel n’a absolument aucun égard vis-à-vis de leurs femmes et de leurs enfants. Ils sont en pleine rébellion contre Dieu.

Cette révolte qui eut lieu dans la localité de Qadesh au sud de la Palestine est la cause de la condamnation de toute la génération d’Hébreux adultes sortie d’Égypte sous la direction de Moïse. C’est l’événement le plus marquant de l’histoire d’Israël depuis son départ du mont Sinaï jusqu’à son entrée dans le pays de Canaan qui se fera environ 38 ans plus tard. Aussi a-t-il laissé des traces profondes dans la mémoire du peuple. Plusieurs auteurs sacrés de l’Ancien et du Nouveau Testament y font allusion. Néhémie rappelle cet incident aux Juifs revenus de l’exil à Babylone quand il dit :

Oui, ils ont refusé d’obéir, oubliant les oeuvres extraordinaires que tu avais accomplies pour eux. Ils se sont rebellés et, dans leur révolte, ils ont voulu se donner un chef pour retourner à leur esclavage. Mais toi, tu es un Dieu qui pardonne, un Dieu compatissant et qui fait grâce, tu es lent à te mettre en colère et d’une immense bonté : tu ne les as pas abandonnés (Néhémie 9.17).

Versets 5-9

Je continue le chapitre 14.

Moïse et Aaron tombèrent face contre terre, en présence de toute l’assemblée réunie des Israélites. Josué, (fils de Noun), et Caleb, (fils de Yephounné), qui faisaient partie de ceux qui avaient exploré le pays, déchirèrent leurs vêtements, et dirent à toute la communauté des Israélites : — Le pays que nous avons parcouru et exploré est un excellent pays. Si l’Éternel nous est favorable, il nous y mènera et il nous donnera ce pays ruisselant de lait et de miel. Seulement, ne vous révoltez pas contre l’Éternel et n’ayez pas peur des gens de ce pays, car nous n’en ferons qu’une bouchée : leur ombre protectrice s’est éloignée d’eux ; tandis que l’Éternel est avec nous. Ne les craignez donc pas ! (Nombres 14.5-9).

Moïse et Aaron sont terriblement affligés par le soulèvement du peuple et la crainte du châtiment de Dieu qu’ils sont sûr ne saurait tarder. En ce moment décisif, Josué intervient aux côtés de Caleb; ils déchirent leurs vêtements en signe de profonde détresse et tentent désespérément de faire entendre raison au peuple en disant : « Si nous n’offensons pas Dieu par notre incrédulité, tout ira bien; il nous fera lui-même entrer dans ce bon pays. » Jusqu’à présent la discussion a été âpre mais il y a toujours de l’espoir parce que Dieu n’est pas intervenu et le peuple peut encore changer d’avis et adopter la même attitude que Caleb et Josué, et qui se résume à dire : « Avec l’Éternel à nos côtés, nous n’avons rien à craindre. »

Verset 10

Je continue le texte.

Toute la communauté parlait de les tuer à coups de pierres quand la gloire de l’Éternel apparut sur la tente de la Rencontre aux yeux de tous les Israélites (Nombres 14.10).

Là, les Israélites ont poussé le bouchon trop loin. Cette fois-ci, trop c’est trop ! Jamais encore ils n’avaient été aussi loin dans leur rébellion. Ils viennent de franchir le point de non-retour; il est désormais trop tard pour revenir en arrière car ils viennent de prononcer leur jugement. Chaque fois qu’ils se révoltent ou se plaignent trop longtemps, la gloire de Dieu apparaît pour les punir.

Versets 11-12

Je continue.

L’Éternel dit à Moïse : — Combien de temps ce peuple me méprisera-t-il encore ? Quand cessera-t-il de me refuser sa confiance, alors que j’ai produit au milieu d’eux tant de manifestations extraordinaires ? Je vais le frapper de la peste pour l’exterminer, puis je formerai, à partir de toi, un peuple plus nombreux et plus puissant que lui ! (Nombres 14.11-12).

C’est la deuxième fois que l’Éternel fait cette proposition à Moïse : « Je vais tout recommencer à partir de toi ! » La première fois c’était au pied du mont Sinaï, quand le peuple était à plat ventre, soit les uns sur les autres dans l’immense partouse qu’ils avaient organisée, soit devant le veau d’or qu’ils s’étaient fabriqué. Cet événement a eu lieu pendant que Moïse recevait les tables de la loi des mains de Dieu. À son retour en bas de la montagne, L’Éternel et lui ont eu eu le dialogue suivant :

Et maintenant, laisse-moi faire : ma colère s’enflammera contre eux et je les exterminerai. Mais je ferai de toi une grande nation. Alors Moïse supplia l’Éternel son Dieu d’avoir pitié en disant : — Éternel, pourquoi ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple que tu as fait sortir d’Égypte par un formidable déploiement de force et de puissance ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils que c’est dans de mauvaises intentions que leur Dieu les a fait sortir de leur pays : pour les faire périr dans la région des montagnes et les faire disparaître de la terre ? Laisse ta colère et renonce à envoyer le malheur à ton peuple. Souviens-toi d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, tes serviteurs, envers qui tu t’es engagé par serment en ton propre nom en leur déclarant : “ Je rendrai vos descendants aussi nombreux que les étoiles du ciel, je leur donnerai tout ce pays dont j’ai parlé, et ils le posséderont pour toujours. ” Alors l’Éternel renonça à faire venir sur son peuple le malheur dont il l’avait menacé (Exode 32.10-14).

La proposition de l’Eternel à Moïse est alléchante, mais ici encore et comme la fois précédente au pied du mont Sinaï, Moïse demeure fidèle dans son rôle de médiateur. Il refuse absolument de remplacer Abraham, le père fondateur de la nation; il n’a aucune ambition ni pour lui ni pour ses descendants qu’il ne veut pas voir substitués au peuple hébreu, alors même que son incrédulité et sa méchanceté n’ont fait qu’empirer.

Versets 13-16

Je continue le texte des Nombres.

Moïse répondit à l’Éternel : — Les Égyptiens savent que c’est toi qui as fait sortir ce peuple de chez eux par ta puissance, et ils l’ont dit aux habitants de ce pays qui ont appris que toi, Éternel, tu es parmi ce peuple à qui toi, Éternel, tu apparais de façon visible, que ta nuée se tient au-dessus d’eux, que tu marches à leur tête dans une colonne de nuée le jour, et dans une colonne de feu la nuit. Si tu fais périr ce peuple tout entier, les nations qui ont entendu parler de toi diront : “ L’Éternel n’était pas capable de faire entrer ce peuple dans le pays qu’il leur avait promis par serment ; il les a massacrés dans le désert ” (Nombres 14.13-16).

Dans son intercession en faveur du peuple, Moïse utilise la même argumentation que précédemment. Il met en avant en premier lieu l’honneur de Dieu parmi les nations. En gros, il lui dit : « Si tu extermines ce peuple que tu a conduit et protégé dans le désert, les Égyptiens et les Cananéens vont conclure que tu n’a pas été capable de finir ce que tu as commencé. » Ce dialogue entre l’Eternel et Moïse est intéressant; il va de soi que ce dernier ne dit rien que Dieu ne sache pas; ils se parlent et argumentent comme deux véritables amis.

Versets 17-19

Je continue l’intercession de Moïse :

Maintenant, de grâce, que la puissance du Seigneur se manifeste dans toute sa force, selon ce que tu as déclaré en disant : “ L’Éternel est patient et riche en amour, il pardonne faute et péché, mais il n’acquitte pas le coupable et il fait payer aux fils le péché des pères jusqu’à la troisième, voire la quatrième génération (Exode 34.6,7). ” Pardonne, je te prie, la faute de ce peuple, en vertu de ton immense amour, tout comme tu n’as cessé de pardonner à ce peuple depuis qu’il est sorti d’Égypte (Nombres 14.17-19).

Après avoir défendu l’honneur de Dieu, Moïse invoque son caractère : il lui rappelle qu’il est un Dieu d’amour qui pardonne. Il supplie l’Éternel de manifester sa puissance en persévérant dans l’accomplissement de son plan, malgré l’incrédulité et la méchanceté du peuple. Moïse fait appel à la miséricorde divine qui seule peut encore accorder au peuple le pardon d’une si grande faute, mais d’autre part, il reconnaît les exigences de la Justice, qui doivent également être satisfaites. En conséquence, que les plus coupables soit sévèrement châtiés mais qu’Israël en tant que peuple continue d’exister.

Versets 20-23

Je continue.

L’Éternel répondit : — Je lui pardonne comme tu l’as demandé. Néanmoins, aussi vrai que je suis vivant et que toute la terre sera remplie de la gloire de l’Éternel, aucun de ces hommes qui ont vu ma gloire et les manifestations extraordinaires que j’ai produites en Égypte et dans le désert, qui ont, déjà dix fois, voulu me forcer la main et qui ne m’ont pas obéi, aucun de ces hommes ne verra le pays que j’ai promis par serment à leurs ancêtres ! (Nombres 14.20-23 a).

L’expression « ces hommes ont déjà dix fois voulu me forcer la main » signifie que la mesure est comble. En d’autres mots : « Y en a marre, la coupe est pleine ! » C’est à l’intercession de Moïse qu’est dû cette fois encore le salut du peuple, du moins selon la perspective humaine, car faut-il le rappeler, Dieu n’est jamais pris au dépourvu par un événement quel qu’il soit; il sait toujours tout et a déjà tout prévu d’avance.

La formule du serment « aussi vrai que je suis vivant » met en valeur et souligne au crayon noir le caractère solennel des paroles qui vont être prononcées. L’Éternel donne à Moïse deux garanties de la certitude du jugement qu’il va exercer. Il y a d’une part le fait qu’il est l’essence de la vie, et d’autre part que sa gloire qu’il a révélée tant lors de la création que tout au long de l’épopée du peuple d’Israël, remplira éventuellement toute la terre. En d’autres mots, aussi vrai que l’Éternel est Dieu, ce peuple va être puni.

Soit dit en passant que le but de toute l’histoire humaine est la gloire de Dieu, point final. Les Israélites ont aperçu un peu de cette gloire, mais en vain. Aussi vrai que l’Éternel est vie et un être de gloire, les coupables doivent être jugés. Ce châtiment sera aussi l’accomplissement d’une menace mystérieuse que Dieu a prononcée auparavant lors de l’incident fâcheux du veau d’or. Je rappelle le passage :

Moïse retourna donc auprès de l’Éternel et dit : — Hélas ! ce peuple s’est rendu coupable d’un très grand péché, il s’est fait un dieu d’or. Mais maintenant, veuille pardonner ce péché. Sinon, efface-moi du livre que tu as écrit. L’Éternel répondit à Moïse : — J’effacerai de mon livre celui qui a péché contre moi. Maintenant va, conduis le peuple là où je t’ai dit. Mon ange marchera devant toi, mais au jour où j’interviendrai, je les châtierai de leur péché (Exode 32.31-34).

Ce jour d’intervention de l’Éternel et le châtiment qui lui est attaché, sont donc arrivés.

Versets 23-25

Je continue le texte.

Aucun de ces hommes ne verra le pays que j’ai promis par serment à leurs ancêtres ! Aucun de ceux qui m’ont méprisé n’y entrera ! Mais mon serviteur Caleb a été animé d’un esprit différent : il m’a obéi sans hésitation jusqu’au bout ; c’est pourquoi je le ferai entrer dans le pays où il s’est déjà rendu, et ses descendants en hériteront. Comme les Amalécites et les Cananéens demeurent dans la vallée, dès demain, vous ferez demi-tour et vous retournerez au désert, en direction de la mer des Roseaux (Nombres 14.23-25).

Maintenant, Dieu se met au niveau de l’incrédulité d’Israël en disant : « Ah bon, parce que les peuplades qui vous barrent le chemin et dont vous avez peur sont dans la vallée, vous avez refusé d’avancer et de prendre possession du pays, eh bien maintenant c’est “ Demi-tour, marche ! » Cependant, les serviteurs fidèles ne sont pas oubliés. Caleb est monté au créneau et a essayé, au risque de sa vie, de calmer la révolte du peuple. Il sera récompensé 45 ans plus tard, lui, et Josué également pour la même raison. Je me dis que ça fait quand même long à attendre. Dans un sens, ces deux hommes subissent en partie la punition avec tous les autres puisqu’ils vont eux aussi tourner en rond dans le désert. Il existe une solidarité humaine à laquelle on ne peut échapper. Mais d’autre part, Caleb et je suppose Josué aussi, n’ont pas vieilli d’un poil pendant ces 45 ans. En effet, Caleb dira :

J’ai aujourd’hui quatre-vingt-cinq ans et je suis aussi robuste qu’à l’époque où Moïse m’a envoyé en mission ; j’ai autant de force qu’alors, soit pour combattre, soit pour mener une expédition militaire (Josué 14.10,11).

Versets 28-30

Je continue à lire un peu plus loin dans le chapitre 14.

Dis-leur : “ Aussi vrai que je suis vivant, parole de l’Éternel, je vous traiterai selon les plaintes que vous m’avez exprimées : vos cadavres tomberont dans ce désert ! Vous tous qui avez été recensés, vous qui avez donc vingt ans et plus, puisque vous vous êtes plaints contre moi, en aussi grand nombre que vous êtes, vous n’entrerez pas dans le pays où j’avais promis par serment de vous installer, excepté Caleb, et Josué, fils de Noun ! (Nombres 14.28-30).

L’Éternel déclare solennellement que dès maintenant, il va prendre les Hébreux au mot. Ils ont déclaré texto : « Si seulement nous étions morts en Égypte, ou du moins dans ce désert ! » « Ah, vous voulez mourir, (leur dit l’Eternel) eh bien qu’il vous soit fait selon votre désir. Mourrez donc ! » Les Israélites vont donc commencer à disparaître l’un après l’autre ou par paquet, jusqu’à ce que toute cette génération ait disparue. Ceux qui ont vingt ans et plus et qui ont vu tous les miracles en Égypte et dans le désert, vont périr à cause de leur rébellion.

Versets 31-33

Je continue le texte.

Mais vos enfants, dont vous avez dit qu’ils deviendraient la proie de l’ennemi, je les y conduirai, et ils connaîtront le pays que vous avez méprisé. Quant à vous, vos cadavres tomberont dans le désert où vos fils seront nomades pendant quarante ans. Ils supporteront ainsi les conséquences de votre infidélité à mon égard jusqu’à ce que le désert ait englouti tous vos cadavres (Nombres 14.31-33).

Ils avaient dit : « Nos enfants seront la proie de nos ennemis. » Eh bien, ce sont eux sur lesquels les Israélitess s’apitoyaient, qui entreront dans le pays et le posséderont. Quant à cette génération dont le recensement a été rapporté tout au début du livre, ils mourront jusqu’au dernier. Et c’est ce qui va arriver. Lors du second recensement qui eut lieu à la fin des quarante ans au bord du fleuve Jourdain (Nombres 26.64,65), Moïse et le grand-prêtre Eléazar constateront qu’aucun de ceux qui avaient été recensés dans le désert du Sinaï n’était encore en vie, sauf bien sûr, Caleb et Josué. Il n’est précisé nulle part la façon dont ils sont morts. Cela dit, la présence du grand-prêtre Eléazar qui avait plus de vingt ans au moment du premier recensement, suggère que la tribu des Lévites a peut-être bien été épargnée par ce jugement.

Versets 34-35

Je continue.

Vous avez mis quarante jours à reconnaître le pays, eh bien, vous porterez les conséquences de vos fautes durant quarante ans : une année pour chaque jour. Ainsi vous saurez ce qu’il en coûte de m’abandonner ! Moi, l’Éternel, j’ai parlé ! Oui, c’est ainsi que je traiterai cette communauté rebelle qui s’est liguée contre moi ! Ils disparaîtront dans ce désert ; c’est là qu’ils mourront ” (Nombres 14.34-35).

Autant de jours, autant d’années. La longueur du châtiment est mise en rapport avec celle du voyage d’exploration des espions. La durée réelle du piétinement quasi sur place qu’ils vont subir dans le désert depuis cette révolte est de trente-huit ans et quelques mois. Mais le temps de la première partie du voyage, qui correspond à la sortie d’Égypte et au séjour d’un an au pied du mont Sinaï, et qui a déjà été une série quasi ininterrompue de murmures et de jugements, est considéré comme faisant partie du châtiment global. Ce chiffre de quarante ans se retrouve dans tous les Textes Sacrés.

Après les premières crises, Israël vient d’expérimenter un fiasco complet lourd de conséquences : presque 39 années d’errance dans le désert et toute une génération condamnée à y périr, sans entrer dans le Pays promis. Si l’Éternel a accepté de prendre en compte la prière d’intercession de Moïse en ne détruisant pas tout le peuple, il exerce quand même un jugement sévère envers les coupables. Cette triste histoire est relatée dans le Nouveau Testament comme avertissement pour moi et pour vous. Je cite le passage :

Aujourd’hui, si vous entendez la voix de Dieu, ne vous endurcissez pas, comme l’ont fait vos ancêtres lorsqu’ils se sont révoltés… tous ceux qui étaient sortis d’Égypte sous la conduite de Moïse ? Et contre qui Dieu a-t-il été plein de colère pendant quarante ans ? N’est-ce pas contre ceux qui avaient péché et dont les cadavres sont tombés dans le désert ? Nous voyons donc qu’ils n’ont pas pu entrer dans le repos de Dieu parce qu’ils ne lui ont pas fait confiance. Ainsi donc, pendant que la promesse d’entrer dans le repos de Dieu est toujours en vigueur, craignons que l’un d’entre vous ne se trouve coupable d’être resté en arrière (Hébreux 3.15-4.1).

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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