Chapitre 7

Verset 15

Parfois à la télévision, on voit des tours de magie époustouflants, de vrais prodiges qui semblent faire intervenir le surnaturel, mais on sait qu’il y a un truc seulement on ne le connaît pas. Certains fakirs orientaux démonisés ont le pouvoir de suspendre certaines lois naturelles pendant un temps limité. Par contre, personne sur terre n’est capable de faire des miracles à volonté. Seuls les apôtres et les premiers disciples le pouvaient pendant quelques années afin d’asseoir leur autorité de serviteurs mandatés par Dieu. Bien avant eux, les prophètes Élie et Élisée firent respectivement quatre et huit miracles si j’ai bien compté.

La première période où Dieu a vraiment permis que des miracles se fassent en son nom est par l’entremise de Moïse afin d’extraire le peuple hébreu d’Égypte, de lui faire traverser la mer Rouge à pied sec et de le maintenir en vie dans le désert. Ces événements qui ont fondé la nation d’Israël sont fréquemment rappelés dans l’Ancien Testament et en particulier par les prophètes.

Michée ne fait pas exception à la règle et annonce que les prodiges qui ont provoqué et accompagné la sortie d’Égypte se reproduiront à la fin des temps au moment où le Messie établira le millénium sur terre (Ésaïe 43.15 ss.). En effet et autant qu’on sache, si Dieu a fait en sorte que le retour de l’exil babylonien se fasse sans trop d’encombres, il ne l’a pas accompagné de miracles tels que ceux qui eurent lieu au moment de la sortie du peuple hébreu d’Égypte. Rien de tel ne s’est jamais plus reproduit jusqu’à la venue de Jésus.

Tout comme l’Éternel envoya les dix plaies contre le Pharaon (Exode 3.20 ; 15.11 ; Psaumes 78.12-16), à la fin des sept ans de Tribulation, Dieu frappera le monde par une succession de jugements de plus en plus intenses tels qu’ils sont décrits dans le livre de l’Apocalypse.

Je continue maintenant de lire dans le chapitre sept du livre de Michée.

Comme au temps de jadis, où tu sortis d’Égypte je te ferai voir des prodiges (Michée 7.15).

L’Éternel répond à une prière de son prophète qui lui demande d’étendre à nouveau sa bénédiction sur le peuple élu comme aux jours d’autrefois quand Israël atteignit son zénith sous les monarchies de David et de son fils Salomon.

Assez curieusement, la réponse de Dieu se compose d’une phrase quelque peu bancale puisqu’il dit littéralement : « Comme aux jours où tu sortis du pays d’Égypte, je lui ferai voir des merveilles. » Dans ce verset, Michée passe brusquement du pronom « tu » à « lui ». En fait, les deux pronoms se rapportent à Israël ; le premier concerne le peuple ancien et actuel (1Corinthiens 10.1-5) tandis que le second désigne le nouvel Israël qui dans l’avenir sera purifié et l’objet de nouveaux miracles. En compagnie des non-Juifs croyants, ce nouvel Israël constituera le nouveau peuple de Dieu.

Verset 16

Je continue le texte.

Les nations le verront et seront confondues malgré tout leur pouvoir. Elles ne trouveront plus un seul mot à dire, elles seront abasourdies (Michée 7.16).

C’est ce qui est déjà arrivé aux Assyriens quand ils ont encerclé Jérusalem et que le matin ils ont découvert que 185 000 de leurs soldats étaient morts dans la nuit (2Rois 18-19 ; Ésaïe 36-37). À ce sujet, Michée a déjà dit :

Alors mon ennemie en sera le témoin, et sera couverte de honte, elle qui me disait : Où donc est l’Éternel ton Dieu ? , et je la verrai de mes yeux être foulée aux pieds comme la boue des rues (Michée 7.10).

À la fin des temps, quand l’Éternel tirera le rideau et fera éclater le tonnerre de ses jugements, « les nations seront abasourdies », stupéfaites par l’inutilité de leur puissance militaire ; elles seront saisies d’effroi et muettes d’étonnement. Pourtant elles resteront obstinément incrédules, ce que confirme l’apôtre Jean dans le livre de l’Apocalypse où il dit que malgré les châtiments endurés, l’humanité refusera de se repentir (Apocalypse 9.20-21 ; 16.9, 11).

À la fin des temps, non seulement les événements surnaturels qui accompagnèrent la sortie d’Égypte seront renouvelés, mais la terreur et l’admiration suscitées à ce moment-là par les Hébreux chez les nations païennes se reproduiront. Dans le livre de l’Exode, on lit :

Les peuples […] ont tremblé. La terreur a saisi les gens de Philistie. Déjà les chefs d’Édom en sont épouvantés, les princes de Moab se mettent à trembler, tous les Cananéens en perdent le courage. L’angoisse et la panique s’abattent sur eux tous. Ton action extraordinaire les a tous pétrifiés, jusqu’à ce qu’ait passé ton peuple, ô Éternel ! Jusqu’à ce qu’ait passé ce peuple que tu t’es acquis (Exode 15.14-16 ; comparez Josué 2.9-17).

Cette terreur qu’inspirent les Hébreux gagne tous les cananéens. Dans le livre de Josué, on lit que dans la ville de Jéricho, Rahab la tavernière arrondit les fins de mois en se prostituant. Cependant elle se différencie du reste de la population par une sagacité peu commune. Elle décide de cacher les deux espions israélites, mais avant qu’ils ne s’endorment, elle leur demande la vie sauve pour elle et sa famille parce que dit-elle :

Je sais que l’Éternel vous a donné ce pays : la terreur s’est emparée de nous et tous les habitants de la région sont pris de panique à cause de vous. Car nous avons entendu que l’Éternel a mis à sec les eaux de la mer des Roseaux devant vous lorsque vous êtes sortis d’Égypte. Nous avons appris comment vous avez traité les deux rois des Amoréens, Sihôn et Og, qui régnaient de l’autre côté du Jourdain, pour les vouer à l’Éternel, en les exterminant. Depuis que nous avons entendu ces nouvelles, le cœur nous manque, et personne n’a plus le courage de vous tenir tête. En effet, c’est l’Éternel votre Dieu qui est Dieu, en haut dans le ciel et ici-bas sur la terre (Josué 2.9-11).

Verset 17

Je continue le texte de Michée.

Elles (les nations) lécheront la poussière tout comme le serpent et comme les reptiles, en tremblant, elles sortiront de leurs retranchements, et se présenteront devant l’Éternel, notre Dieu, en étant terrifiées, elles te craindront (Michée 7.17).

L’expression : « les nations lécheront la poussière », décrit la coutume selon laquelle les ennemis vaincus s’inclinent devant leur nouveau suzerain jusqu’à baiser ses pieds.

Ésaïe ajoute son suffrage à celui de Michée quand il écrit :

Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Je lèverai la main vers les nations païennes, je dresserai mon étendard en direction des peuples : ils ramèneront tes fils dans leurs bras, ils chargeront tes filles sur leurs épaules. Des rois seront tes pédagogues, et leurs princesses tes mères nourricières. Ils se prosterneront devant toi jusqu’à terre et ils lécheront la poussière attachée à tes pieds. Et tu sauras alors que je suis l’Éternel et qu’on n’est pas déçu quand on compte sur moi (Ésaïe 49.22-23).

Les ennemis du peuple de Dieu (constitué d’Israélites et de non-juifs convertis) sont humiliés par le châtiment qui leur est infligé. Mais une fois que l’Éternel aura fini de juger le monde, les survivants terrifiés viendront s’incliner devant le Messie, lui qu’auparavant ils ont méprisé. Ils quittent leurs forteresses comme des serpents leur nid, pour venir se rendre en tremblant devant Dieu.

Le prophète Osée fait le même commentaire mais s’adresse plus spécifiquement aux Israélites qui s’inclinent également devant le Messie, aussi appelé « le second David ». Je lis le passage :

Après cela, ils reviendront à l’Éternel leur Dieu et se tourneront vers lui, ainsi que vers David leur roi. Dans la suite des temps, ils viendront tout tremblants à l’Éternel pour bénéficier de sa bonté (Osée 3.5).

Le roi Salomon est un précurseur du Messie et sa gloire un avant-goût de celle du Messie mais en bien plus pâle bien sûr. Dans le psaume 72, Salomon demande à Dieu sa bénédiction, mais de temps en temps ce qu’il dit s’applique aussi au Roi des rois qui régnera sur toute la terre. Je lis un extrait de cette prière :

Qu’il rende la justice à l’égard de ton peuple selon ce qui est juste, à l’égard de tes pauvres selon ce qui est droit ; la paix descende des montagnes et la justice des collines pour tout le peuple ! Qu’il fasse droit aux opprimés et aux malheureux de son peuple ! Qu’il sauve les enfants des pauvres et qu’il écrase l’oppresseur ! Alors ils te vénéreront tant que durera le soleil, tant que la lune apparaîtra, à travers tous les âges. Le roi sera comme une pluie qui descend sur un pré fauché, et comme des ondées désaltérant la terre. Que tous les justes soient prospères tant que son règne durera, que ce soit la prospérité tant que la lune brillera ! Qu’il règne d’une mer à l’autre, depuis le fleuve de l’Euphrate jusqu’aux confins du monde ! Devant lui se prosterneront ceux qui habitent le désert, et tous ses adversaires lécheront la poussière. Et les rois de Tarsis et des régions lointaines lui apporteront des présents. Et les rois de Saba et de Séba lui présenteront leurs offrandes. Tous les rois lui rendront hommage. Tous les pays le serviront (Psaumes 72.2-11).

Le thème de la défaite des nations impies devant le Messie est repris dans le Nouveau Testament qui voit les ennemis de Dieu s’incliner devant Jésus-Christ. Aux Philippiens et dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Dieu l’a élevé (Jésus) à la plus haute place et il lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, pour qu’au nom de Jésus tout être s’agenouille dans les cieux, sur la terre et jusque sous la terre, et que chacun déclare : Jésus-Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père (Philippiens 2.9-10). Puis viendra la fin, lorsque le Christ remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir anéanti toute Domination, toute Autorité et toute Puissance hostiles. Il faut, en effet, qu’il règne jusqu’à ce que Dieu ait mis tous ses ennemis sous ses pieds (1Corinthiens 15.24-25).

L’Ancien Testament contient de très nombreuses prophéties qui annoncent la venue, le règne, et la gloire du Messie, qui est le second David. Nous pouvons trouver ces répétitions lassantes parce qu’elles ne nous concernent pas directement. Mais pour les Israélites du temps de Michée qui ont une crainte révérencielle de l’Éternel et qui souffrent des injustices de leurs contemporains, ces paroles mettent du baume au cœur.

Verset 18

Je continue le texte.

Quel est le Dieu semblable à toi, qui efface les fautes et qui pardonne les péchés du reste de ton peuple qui t’appartient ? Toi, tu ne gardes pas ta colère à jamais, mais tu prends ton plaisir à faire grâce (Michée 7.18).

À partir d’ici et jusqu’à la fin du livre, Michée entonne un hymne d’actions de grâces à la louange de la miséricorde divine. Ce cantique montre que le prophète possède une foi inébranlable en l’Éternel et qu’il ne doute pas un instant que les promesses que Dieu a faites à son peuple s’accompliront. Aujourd’hui, pour le Yom Kippour, le grand Jour des expiations, les Juifs orthodoxes lisent d’abord le livre de Jonas puis ces derniers versets d’adoration de Michée.

Ici, Michée commence par demander : « Quel est le Dieu semblable à toi », ce qui est aussi la signification de son nom. Puis il répond à sa propre question. Il ne fait guère de doute qu’il a présent à l’esprit le cantique qu’ont entonné les Hébreux après leur sortie d’Égypte car il en reproduit ou imite plusieurs expressions. C’est ainsi que dans le livre de l’Exode il est dit :

Qui, parmi tous les dieux, ô Éternel, qui est semblable à toi ? Et qui est, comme toi, paré de sainteté, et redoutable, et digne de louanges, opérant des prodiges ? (Exode 15.11 ; comparez Psaumes 35.10 ; 71.19 ; 77.14 ; 89.7 ; 113.5).

Dans le livre d’Ésaïe, l’Éternel demande :

À qui me comparerez-vous ? De qui me rendrez-vous l’égal ? À qui m’assimilerez-vous pour que nous soyons comparables ? (Ésaïe 46.5).

Vous et moi avons notre égal et nous le voyons ou le côtoyons chaque jour mais Dieu n’a pas son égal. Lui seul est le Créateur et le Dieu unique et vrai, tandis que vous et moi ne sommes que de simples créatures. Dans le psaume 90, Moïse dit :

Avant que soient nées les montagnes, et que tu aies créé la terre et l’univers, de toute éternité et pour l’éternité, toi, tu es Dieu. Tu fais retourner l’homme à la poussière, et tu dis aux humains : “ Retournez-y ! ” (Psaumes 90.2-3).

Dieu est absolument juste et saint tandis que « il n’y a sur terre aucun homme juste qui fasse toujours le bien sans jamais pécher », écrit Salomon (Ecclésiaste 7.20 ; comparez 1Rois 8.46 ; 2Chroniques 6.36).

Dans ce cantique, Michée mentionne cinq caractéristiques de l’Éternel. Premièrement, il dit que « Dieu pardonne les péchés de son peuple » (Ésaïe 43.25) et pour bien souligner cette idée, dans cette action de grâces, il décrit les fautes en utilisant trois mots différents en hébreu : « péchés, transgressions et iniquités ».

La deuxième caractéristique de Dieu que Michée met en valeur est qu’il ne « garde pas sa colère à jamais », indéfiniment. Troisièmement, « Dieu prend plaisir à faire grâce ». Dans le psaume 103, David écrit :

Il (l’Éternel) ne tient pas rigueur sans cesse et son ressentiment ne dure pas toujours (Psaumes 103.9).

Quand Moïse gravit le mont Sinaï pour recevoir une seconde fois les X commandements, l’Éternel passe devant lui et proclame :

L’Éternel, l’Éternel, un Dieu plein de compassion et de grâce, lent à se mettre en colère, et riche en amour et en fidélité ! Je conserve mon amour jusqu’à la millième génération : je pardonne le crime, la faute et le péché, mais je ne tiens pas le coupable pour innocent (Exode 34.6-7).

Cette vérité qui est que Dieu pardonne nos péchés est essentielle pour nous, et elle est répétée dans le livre des Nombres où il est dit :

L’Éternel est patient et riche en amour, il pardonne faute et péché, mais il n’acquitte pas le coupable et il fait payer aux fils le péché des pères jusqu’à la troisième, voire la quatrième génération (Nombres 14.18).

Dans le Nouveau Testament, le cantique de Michée a pour parallèle les deux magnifiques éloges des voies de Dieu de l’apôtre Paul dans son épître aux Romains ; je les cite :

Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous ? Lui qui n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il pas aussi tout avec lui ? Qui accusera encore les élus de Dieu ? Dieu lui-même les déclare justes. Qui les condamnera ? Le Christ est mort, bien plus : il est ressuscité ! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous. Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ? La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ? […] Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni ce qui est en haut ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur (Romains 8.31-39). Combien profondes sont les richesses de Dieu, sa sagesse et sa science ! Nul ne peut sonder ses jugements. Nul ne peut découvrir ses plans. Car, qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a fait des dons pour devoir être payé de retour ? En effet, tout vient de lui, tout subsiste par lui et pour lui. À lui soit la gloire à jamais ! Amen (Romains 11.33-36).

Verset 19

Je continue le texte de Michée.

Oui, de nouveau tu auras compassion de nous, tu piétineras nos péchés, et au fond de la mer, tu jetteras nos fautes (Michée 7.19).

La quatrième caractéristique de l’Éternel mentionnée par Michée est que « il a compassion de nous » ou comme le dit Jérémie dans les Lamentations (3.22), « ses compassions ne sont pas épuisées » ; il aura encore pitié et ne se lasse pas de pardonner à son peuple, que ce soient les Israélites ou ceux qui appartiennent à Jésus-Christ (Ésaïe 55.7).

Quand j’y réfléchis, je suis obligé de reconnaître que je suis mon plus grand ennemi parce que je commets des fautes. Or, rien dans l’univers n’est plus dangereux pour mon âme que mes péchés. Voilà pourquoi Michée personnifie les péchés en de redoutables adversaires (comparez Genèse 4.7) qui se dressent contre les croyants pour les détruire ; cependant, Dieu les écrase sous ses pieds quand nous venons à lui pour être pardonnés.

Notre second plus grand ennemi, le vôtre et le mien, est le diable mais Dieu se chargera de lui également. Aux Romains, l’apôtre Paul écrit :

Le Dieu qui donne la paix ne tardera pas à écraser Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous (Romains 16.20).

L’image, « au fond de la mer, tu jetteras nos fautes », qu’utilise Michée est empruntée au récit de la sortie d’Égypte. En effet, il est écrit de l’armée de Pharaon :

l’Éternel les a jetés à la mer, l’élite de ses combattants a été engloutie dans la mer des Roseaux, et les flots les ont recouverts. Ils ont coulé comme une pierre dans les profondeurs de l’abîme. Tu as soufflé, et la mer les a recouverts ! Ils se sont enfoncés comme des blocs de plomb dans les puissantes eaux. Il a culbuté dans la mer le cheval et son cavalier (Exode 15.4-5, 10, 21).

Michée considère la libération du peuple hébreu de l’esclavage égyptien comme une image de la délivrance du peuple de Dieu de ses péchés parce que Dieu les jette à la mer.

Verset 20

Je finis maintenant de lire le livre de Michée.

Oui, tu témoigneras de la fidélité au peuple de Jacob. Tu manifesteras ta grâce aux enfants d’Abraham comme tu l’as promis aux temps anciens, à nos ancêtres (Michée 7.20).

La cinquième caractéristique de l’Éternel que mentionne Michée est sa « fidélité ». Malgré les actes de rébellion répétés des Israélites, Dieu demeure fidèle aux promesses qu’il a faites à leur ancêtre « Abraham » (Genèse 12.2-3 ; 15.18-21 ; 22.16-18), et qu’il a confirmées à « Jacob » (Genèse 28.13-14 ; comparez Genèse 32.12 ; Luc 1.54-55 ; 72-75). Ces deux hommes sont mis en parallèle (comparez Psaumes 105.6 ; 114.1 ; Ésaïe 41.8) et représentent l’ensemble du peuple élu.

La fidélité et la grâce de Dieu se manifesteront par la paix et la prospérité d’Israël. Mais elles ne se réaliseront pleinement que lorsque Jésus-Christ le Messie viendra pour établir son règne de mille ans. En attendant ce jour, le peuple élu subira bien des jugements : l’exil, un antisémitisme généralisé, les pogroms, le nazisme, la haine sans raison et j’en passe.

Et puis à la fin des temps, il y aura la grande épuration du « Jour de l’Éternel » où seul un petit reste de rescapés juifs échappera aux massacres. Il constituera alors le nouvel Israël ; son avenir sera glorieux et avec lui, celui de tous les non-juifs qui auront placé leur foi en Jésus-Christ, le Roi des rois.