Chapitre 24

Introduction

Les générations se succèdent comme les saisons, la pluie et le beau temps. Le matin, le soleil se lève et le soir, il se couche. Il semble bien que cela ne changera jamais. C’est du moins ce que la plupart des gens croient. Selon les Textes Sacrés, le doute n’est pas permis, il va y avoir une fin du monde et on saura qu’elle est proche lorsque se produira un événement très particulier, une abomination selon les paroles du prophète Daniel et de Jésus. Le compte à rebours prophétique sera déclenché par un tyran de très grande envergure. Il porte un nom, c’est l’Antéchrist. Il viendra au pouvoir suite à une succession de crises mondiales et de guerres à n’en plus finir.

Comme la plupart des gens veulent avoir la paix, ils souhaitent que quelqu’un se lève pour résoudre tous les problèmes qui affligent notre monde, que ce soit la misère, les états renégats, les organisations criminelles ou terroristes, des maladies endémiques ou autres calamités. Un homme à la poigne de fer va se lever. Il sera un superman en chair et en os, un politicien brillant, rusé et charismatique qui saura séduire grâce à son intelligence, ses promesses, sa puissance de persuasion et son caractère en apparence doux et paisible. Il se présentera comme un faiseur de paix et effectivement aura un certain succès initial qui lui gagnera l’allégeance d’une grande partie de la planète.

Versets 15-21

Je continue à lire dans le chapitre 24 de Matthieu le discours du mont des Oliviers.

— Quand donc vous verrez l’abominable profanation annoncée par le prophète Daniel s’établir dans le lieu saint, que celui qui lit comprenne. Alors, que ceux qui sont en Judée s’enfuient dans les montagnes. Si quelqu’un est sur sa terrasse, qu’il ne rentre pas dans sa maison pour emporter les biens qui s’y trouvent. Que celui qui sera dans les champs ne retourne pas chez lui pour aller chercher son manteau ! Malheur, en ces jours-là, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent. Priez pour que votre fuite n’ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat. Car à ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance (Matthieu 24.15-21).

Les prophéties des Écritures ont fréquemment deux accomplissements, le premier relativement à court terme et un autre dans le futur lointain. Cette prédiction de Jésus va aussi se réaliser en deux temps. Comme le Seigneur répond aux questions de ses disciples, ses paroles de mise en garde s’adressent d’abord aux Juifs de la période troublée de la fin des temps. L’Antéchrist établira une alliance avec Israël, puis la rompra soudainement et profanera le lieu saint du temple de Jérusalem qui aura été reconstruit. Dès que les Juifs apprendront cette catastrophe, ils auront très peu de temps pour fuir avant que ce diable d’homme ne les poursuive pour les anéantir. Où qu’ils se trouvent, il leur faudra s’éloigner au plus vite de la ville sainte.

À plus court terme, la prédiction de Jésus concerne les chrétiens qui seront dans la ville de Jérusalem assiégée en l’an 70 par les Romains avec le temple sur le point d’être investi. En effet, l’histoire nous dit que les envahisseurs desserrèrent soudainement leur étau, car le général Titus a dû soudainement quitter les lieux. Les chrétiens se rappelant cette prophétie du Christ dans Matthieu et surtout dans Luc, en profitèrent alors pour quitter la ville et se rendre dans la province de Pérée, à l’est du Jourdain, qui se trouve dans la Jordanie actuelle. C’est ainsi qu’ils échappèrent tous au massacre. Les Juifs eux se crurent tirés d’affaire. Mais éventuellement, l’armée romaine revint, détruisit Jérusalem et tua tous ses habitants.

Verset 22

Je continue le texte.

Vraiment, si le Seigneur n’avait pas décidé de réduire le nombre de ces jours, personne n’en réchapperait ; mais, à cause de ceux qu’il a choisis, il abrégera ce temps de calamité (Matthieu 24.22).

Ce passage concerne les croyants qui vivront durant la deuxième moitié des 7 années de jugement de la fin des temps et qui s’appelle la grande tribulation. Cette période de calamités, de guerres et de persécutions sera unique dans l’histoire de l’humanité et pourtant notre planète en a connu. Ce jugement est décrit dans le livre de l’Apocalypse en langage imagé particulièrement violent. Par exemple, à un moment donné le tiers de la population du globe sera anéantie et à une autre occasion le quart de ce qui reste. Cette destruction s’explique par le fait que Satan pourra donner libre cours à sa furie. Je cite un passage :

Malheur à la terre et malheur à la mer : le diable est descendu vers vous rempli de rage, car il sait qu’il lui reste très peu de temps (Apocalypse 12.12).

Ces événements font penser à un mauvais film de science-fiction, mais il ne fait aucun doute que lorsqu’ils auront lieu, la réalité dépassera la fiction.

Versets 23-25

Je continue le texte.

— Si quelqu’un vous dit alors : « Voyez, le Christ est ici ! » ou : « Il est là ! » — ne le croyez pas. De faux christs surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes extraordinaires et des prodiges au point de tromper, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis. Voilà, je vous ai prévenus ! (Matthieu 24.23-25).

À cause des calamités qui se seront abattues sur terre, il y aura un renouvellement de ferveur religieuse de la part de certains, mêlée à l’anticipation de la délivrance grâce à l’annonce de la venue du Christ. Tous les suppôts de Satan vont alors se manifester au grand jour par des prodiges. Ces faux prophètes auront à leur disposition le pouvoir du diable et réussiront à tromper les multitudes, mais pas les vrais croyants.

Versets 26-27

Je continue.

Si l’on vous dit : « Regardez, il est dans le désert ! » n’y allez pas ! Si l’on prétend : « Il se cache en quelque endroit secret ! » n’en croyez rien. En effet, quand le Fils de l’homme viendra, ce sera comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant (Matthieu 24.26-27).

Le retour du Messie sera aussi voyant que la zébrure de l’éclair. Cette arrivée en force contrastera avec sa première venue qui s’est faite humblement dans une étable. Cet avertissement est destiné aux croyants afin qu’ils sachent comment se fera la venue du Christ.

Verset 28

Je continue.

Où que soit le cadavre, là s’assembleront les vautours (Matthieu 24.28).

Cette référence à la bataille d’Harmaguédon aura lieu en Palestine et verra la défaite de toutes les nations rassemblées contre Israël. Ce sera la guerre la plus meurtrière de toute l’histoire. Elle est décrite dans le livre de l’Apocalypse.

Versets 29-30

Je continue.

Immédiatement après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel, les puissances célestes seront ébranlées. C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire (Matthieu 24.29-30).

Ce spectacle laisse rêveur. Le retour de Jésus se fera sur fond d’un immense déluge cosmique, de cataclysmes et de jugements aussi bien sur terre que dans les cieux. Après la victoire d’Harmaguédon, Dieu va faire le grand ménage et cette fois-ci tous les hommes méchants seront éliminés tandis que Satan et tous les démons seront emprisonnés. Tel un éclair dans le ciel, le Christ apparaîtra dans toute sa gloire.

Verset 31

Je continue.

Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers (Matthieu 24.31).

C’est la parabole de l’ivraie qui s’accomplit. J’en rappelle la fin.

Le Fils de l’homme enverra ses anges et ils élimineront de son royaume tous ceux qui incitent les autres à pécher et ceux qui font le mal. Ils les précipiteront dans la fournaise ardente où il y aura des pleurs et d’amers regrets. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende (Matthieu 13.41-43).

Versets 32-36

Je continue le texte.

Que l’exemple du figuier vous serve d’enseignement : quand ses rameaux deviennent tendres et que ses feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. De même, quand vous verrez tous ces événements, sachez que le Fils de l’homme est proche, comme aux portes de la ville. Vraiment, je vous assure que cette génération-ci ne passera pas avant que tout cela ne commence à se réaliser. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront jamais. — Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul (Matthieu 24.32-36).

Dans les Écritures, le figuier représente Israël. Les croyants qui assisteront aux signes annonçant le retour du Christ participeront aussi à sa victoire et à son règne. Le Seigneur demande à ses disciples de prendre ses paroles au sérieux même si nous ne savons pas quand tous ces événements auront lieu.

Versets 37-39

Je continue.

Lors de la venue du Fils de l’homme, les choses se passeront comme au temps de Noé ; en effet, à l’époque qui précéda le déluge, les gens étaient occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans le bateau. Ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que vienne le déluge qui les emporta tous. Ce sera la même chose lorsque le Fils de l’homme viendra (Matthieu 24.37-39).

Le retour de Jésus sera foudroyant. À l’époque de Noé, la société était totalement profane. Les gens ne se souciaient pas le moins du monde du Dieu créateur. Ils vaquaient à leurs petites affaires, allaient leur train train habituel, mangeaient, se mariaient, sans doute même religieusement, car les faux dieux ont toujours été bien cotés. Il en sera de même pour l’immense majorité des gens face aux signes annonciateurs du retour du Christ. L’apathie spirituelle sera telle que personne ne se doutera de rien même quand la chaîne de catastrophes sera enclenchée. Le monde de Noé jugé par des trombes d’eau fut un phénomène que personne n’avait alors jamais connu. Pareillement, à la fin des temps, le jugement se fera par un déluge de feu que personne n’a encore vécu.

Versets 40-41

Je continue.

Alors de deux ouvriers travaillant côte à côte dans un champ : l’un sera emmené, l’autre laissé. De deux femmes en train de tourner la pierre de meule : l’une sera emmenée, l’autre laissée (Matthieu 24.40-41).

Cette description des activités courantes de la vie quotidienne montre l’absence de préparation de ceux qui vaquent à leurs occupations. La venue du Christ sera l’occasion d’un grand tri terrible. Les gens subiront le jugement divin comme l’eau du déluge fit périr tout le monde antique.

Versets 42-44

Je continue.

Tenez-vous donc en éveil, puisque vous ignorez quel jour votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison savait à quelle heure de la nuit le voleur doit venir, il resterait éveillé pour ne pas le laisser pénétrer dans sa maison. Pour cette même raison, vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à un moment que vous n’auriez pas imaginé que le Fils de l’homme viendra (Matthieu 24.42-44).

L’imminence du retour du Seigneur doit pousser le croyant à se tenir toujours prêt pour sa venue, vivre d’une manière digne de son état d’enfant de Dieu.

Versets 45-51

Je finis ce chapitre prophétique.

— Quel est le serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié le soin de veiller sur l’ensemble de son personnel pour qu’il distribue à chacun sa nourriture au moment voulu ? Heureux ce serviteur que le maître, à son retour, trouvera en train d’agir comme il le lui a demandé ! Vraiment, je vous l’assure, son maître lui confiera l’administration de tout ce qu’il possède. Mais si c’est un mauvais serviteur, qui se dit : « Mon maître n’est pas près de rentrer », et se met à maltraiter ses compagnons de service, à manger et à boire avec les ivrognes, son maître arrivera un jour où il ne s’y attendra pas et à un moment qu’il ne connaît pas. Alors le maître le punira très sévèrement, et le traitera comme on traite les hypocrites. C’est là qu’il y aura des pleurs et d’amers regrets (Matthieu 24.45-51).

Cette parabole enseigne à nouveau que le critère d’évaluation d’un serviteur de Dieu est la fidélité dans son service. Chacun de nous a des talents et des dons. Si je les utilise pour servir le Maître et autrui, j’obéis aux deux plus grands commandements de la Loi qui sont d’aimer Dieu de toute mon âme et mon prochain comme moi-même. Mais si j’exploite les autres, ça revient à mépriser Dieu et alors : malheur à moi !

Chapitre 25

Versets 1-5

Nous arrivons au chapitre 25 de Matthieu qui continue le discours sur le mont des Oliviers. Je commence à lire :

— Ce jour-là, il en sera du royaume des cieux comme de dix jeunes filles vierges qui prirent leurs lampes et s’en allèrent à la rencontre du marié. Cinq d’entre elles étaient insensées, les cinq autres étaient avisées : les jeunes filles insensées prirent leurs lampes sans penser à emporter de réserve d’huile, mais celles qui étaient avisées prirent, avec leurs lampes, des flacons contenant de l’huile. Comme le marié se faisait attendre, elles s’assoupirent toutes et finirent par céder au sommeil (Matthieu 25.1-5).

Ces jeunes filles symbolisent Israël. Elles font partie des amis de l’époux qui attendent la fin de la cérémonie du mariage pour se joindre au cortège nuptial et au festin. Mais les choses traînent en longueur et tout le monde s’endort. Les lampes des Juifs étaient constituées d’un vase peu profond rempli d’huile sur laquelle flottait une mèche. Ces 10 vierges ont bien commencé. La Loi a été communiquée à tous les Juifs qui avaient accepté de s’y soumettre. Au départ, elles avaient donc toutes de l’huile, mais seule la moitié d’entre elles avaient calculé de quoi tenir la distance, alors que les autres n’avaient pas prévu l’épreuve et l’usure du temps.

Versets 6-13

Je continue.

À minuit, un cri retentit : « Voici l’époux ! Allez à sa rencontre ! » Toutes les jeunes filles se levèrent et préparèrent leurs lampes. Alors les jeunes filles insensées s’adressèrent à celles qui étaient avisées : « Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont en train de s’éteindre. » Mais celles-ci leur répondirent : « Non ! Il n’y en aurait jamais assez pour nous et pour vous. Courez plutôt vous en acheter chez le marchand. » Elles partirent en chercher. Pendant ce temps, le marié arriva : celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle de noces, et l’on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour ; mais elles eurent beau crier : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! » Il leur répondit : « Vraiment, je vous l’assure : je ne sais pas qui vous êtes. » C’est pourquoi, ajouta Jésus, tenez-vous en éveil, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure de ma venue (Matthieu 25.6-13).

Les vierges avisées sont les Juifs qui ont reconnu en Christ leur Messie. Ce sont de véritables croyants animés par l’Esprit de Dieu qui les soutiendra jusqu’à la fin. Ces jeunes filles étant prêtes ont pu participer au banquet de noce. Les autres sont traitées en étrangères parce qu’elles n’ont pas respecté les règles de la cérémonie insultant ainsi les mariés et leurs familles qui leur avaient fait l’honneur de les inviter. Les Juifs qui suivaient les pharisiens et étaient attachés aux formes extérieures de la religion ne tiendront pas la distance, car ils n’ont pas la vie du Saint-Esprit en eux ; et ils n’auront pas de seconde chance. La leçon est dure pour tous, Juifs ou païens. Il faut se tenir prêt à tout moment. La porte du royaume est actuellement grande ouverte pour chacun d’entre nous, mais il n’en sera pas toujours ainsi. Une fois fermée, l’occasion sera manquée à tout jamais et l’opportunité ne se renouvellera pas. Il y a une heure pour la miséricorde et une pour le jugement. Je ne sais pas quand mon séjour sur terre prendra fin et quand je devrais comparaître devant mon créateur. La question est donc : suis-je prêt à le rencontrer ?

Versets 14-19

Je continue.

— Il en sera comme d’un homme qui partit pour un voyage : il convoqua ses serviteurs et leur confia l’administration de ses biens. Il remit à l’un cinq lingots, à un autre deux, et à un troisième un seul, en tenant compte des capacités personnelles de chacun. Puis il s’en alla. Celui qui avait reçu les cinq lingots se mit sans tarder à les faire fructifier, de sorte qu’il en gagna cinq autres. Celui qui en avait reçu deux fit de même et en gagna deux autres. Quant à celui qui n’en avait reçu qu’un, il s’en alla creuser un trou dans la terre pour y cacher l’argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et leur fit rendre compte de leur gérance (Matthieu 25.14-19).

Un lingot vaut dix fois le salaire mensuel d’un ouvrier. Ces sommes énormes représentent mes capacités et toutes les ressources que Dieu m’a données pour le temps que je passe sur terre. Et puis un jour, il va me réclamer les intérêts de son investissement. Ainsi va la vie.