Les émissions

28 sept. 2022

Marc 9.35 – 10.22

Chapitre 9

Introduction

Un des gros soucis de l’être humain est de faire en sorte qu’il se sente plus important, plus digne, plus élevé que son voisin. C’est franchement pathétique.

Verset 35-37

Je continue  à lire dans le chapitre 9 de l’évangile selon Marc.

        Jésus s’assit, appela les Douze et leur dit: Si quelqu’un désire être le premier, qu’il se     fasse le dernier de tous, et le serviteur de tous. Puis il prit un petit enfant par la main,        le plaça au milieu d’eux et, après l’avoir serré dans ses bras, il leur dit: Si quelqu’un   accueille, en mon nom, un enfant comme celui‑ci, il m’accueille moi‑même. Et celui      qui m’accueille, ce n’est pas moi seulement qu’il accueille, mais aussi celui qui m’a      envoyé (Marc 9. 35-37).

Pour Jésus, la grandeur n’est pas déterminée par le statut. Si quelqu’un veut avoir une position haute dans le royaume de Dieu, qu’il se consacre aux autres. En prenant un enfant dans ses bras, Jésus enseigne que ceux qui sont véritablement grands se soucient des petits. Faire bon accueil au moindre des croyants c’est accueillir Jésus et son Père. Cet enseignement élève jusqu’au ciel la dignité du service d’autrui.

Versets 38-40

Je continue.

Jean lui dit (à Jésus) : — Maître, nous avons vu quelqu’un qui chassait les démons en ton nom. Nous lui avons dit de ne plus le faire parce qu’il ne nous suit pas. — Ne l’en empêchez pas, répondit Jésus, car personne ne peut accomplir un miracle en mon nom et, aussitôt après, dire du mal de moi. Celui qui n’est pas contre nous est pour nous (Marc 9.38-40).

Il s’agit d’un disciple du Christ, qui a du succès lui, mais qui n’est pas l’un des douze spécialement choisis pour faire ce travail. Alors, Jean se révèle ici fougueux, jaloux et prêt à défendre son turf. Ce quelqu’un sans nom avait commis un délit hautement condamnable. Il ne porte pas la carte du parti avec cachet, signature et photo. Il n’a pas reçu l’autorisation officielle de chasser les démons et cela empiète sur le territoire des douze, sur leur autorité et leur statut spécial : d’où le branle-bas de combat, il faut sonner la charge.

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Pierre, mais Jean, qui commet une gaffe. Jésus condamne, sans les nommer, l’envie et la jalousie qui sont à la base de l’esprit sectaire. Le fondement de l’unité se fait au nom du Christ. Chacun se situe dans un des deux camps. Il est soit dans le « contre nous », soit dans le « pour nous ». Il n’y a pas de place pour la neutralité.

Verset 41

Je continue.

Et même, si quelqu’un vous donne à boire en mon nom, ne serait-ce qu’un verre d’eau, parce que vous appartenez au Christ, vraiment, je vous l’assure, il ne perdra pas sa récompense (Marc 9.41).

Jésus élargit la portée de ses paroles pour inclure d’autres activités que l’exorcisme, comme l’hospitalité par exemple. Tout ce qui est fait en son nom sera récompensé. Mais il ne s’agit pas d’une formule magique, mais bien plutôt d’une démonstration tangible de ma foi en lui en me souciant des besoins des autres.

Verset 42

Je continue.

Mais si quelqu’un devait faire tomber dans le péché l’un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait bien mieux pour lui qu’on lui attache au cou une de ces pierres de meule que font tourner les ânes et qu’on le jette dans le lac (Marc 9.42).

Cette lourde pierre plate servait à moudre le grain du village. À cette époque, noyer quelqu’un de cette façon était une forme d’exécution. Entre les deux guerres, la pègre de Chicago en particulier utilisait cette méthode. Le condamné avait ses pieds coulés dans du béton, puis il était jeté à l’eau. Dans le texte, cette mise en garde sévère de Jésus s’adresse à ceux qui détourneraient de Lui l’un de ces petits, que ce soient des enfants ou d’humbles disciples insignifiants, qui essaient de suivre le Maître et qui sont poussés à l’abandonner pour les convoitises de ce monde.

Versets 43-48

Je continue.

Si ta main te fait tomber dans le péché, coupe-la ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec une seule main que de garder les deux mains et d’être jeté en enfer dans le feu qui ne s’éteint jamais. Si ton pied te fait tomber dans le péché, coupe-le ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul pied que de garder les deux pieds et d’être jeté en enfer. Si c’est ton œil qui te fait tomber dans le péché, jette-le au loin ; car il vaut mieux pour toi entrer avec un seul œil dans le royaume de Dieu que de garder les deux yeux et d’être jeté en enfer, où le ver rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint jamais (Marc 9.43-48).

Ces mots forts mettent les disciples en garde contre le danger de s’égarer eux-mêmes. Si mes mauvais penchants m’incitent à tomber, alors je dois agir promptement et de façon décisive contre tout ce qui pourrait m’éloigner de mon allégeance et de mon obéissance à Dieu. Les tentations viennent de diverses sources ; la main, le pied ou l’œil en sont des exemples. Tout ce qui m’induit à m’adonner aux vices de ce monde doit être extirpé sans ménagement, un peu comme un chirurgien ampute un membre gangréneux. Mieux vaut être un disciple manchot, privé des attraits illicites de ce monde qu’un incroyant qui en profite, car il sera jeté en enfer.

Le ver rongeur, qui est un tourment intérieur, et le feu éternel, qui est un tourment extérieur, illustrent de façon effrayante la condamnation interminable et consciente qui attend tous ceux qui refusent le salut de Dieu en Jésus-Christ. De tous les personnages bibliques, c’est Jésus qui parle le plus du jugement éternel. Le mot géhenne, traduit par enfer, apparaît 12 fois dans le Nouveau Testament, dont 11 fois dans la bouche de Jésus.

Versets 49-50

Je finis le chapitre 9.

En effet, chacun doit être salé de feu. Le sel est utile, mais s’il perd son goût, avec quoi lui rendrez-vous sa saveur ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix entre vous (Marc 9.49-50).

Le feu et le sel sont deux agents purificateurs. Le feu détruit les impuretés tandis que le sel les empêche d’apparaître. Dieu accomplit une œuvre de purification dans le croyant par laquelle Il extirpe de lui ses travers, afin qu’il ait bon goût pour les autres et les attire ainsi à Jésus. Le disciple doit donc maintenir à tout prix son obéissance envers le Christ. Si je Lui suis fidèle, je serai en paix avec les autres.

Chapitre 10

Versets 1-2

Nous arrivons au chapitre 10 de l’évangile selon Marc alors que Jésus quitte Capernaüm pour se rendre à Jérusalem, et c’est son dernier voyage. En cours de route, Il passe par la Décapole, la région des dix villes et ses ennemis sont là qui l’attendent. Je commence à lire.

Jésus partit de là pour se rendre dans la partie de la Judée située de l’autre côté du Jourdain. De nouveau, les foules se rassemblèrent autour de lui et, selon son habitude, il se mit à les enseigner. Des pharisiens s’approchèrent et lui posèrent une question : — Un homme a-t-il le droit de divorcer d’avec sa femme ? Ils voulaient par là lui tendre un piège (Marc 10.1-2).

Jésus continue son ministère public et bien sûr les hyènes rappliquent pour lui poser une question piège. Ils veulent le forcer à donner une réponse qui l’incriminera, suscitant ainsi une opposition populaire. Le sujet du divorce était à la mode à l’époque. Jean-Baptiste avait été froidement assassiné parce qu’il s’était opposé au mariage d’Hérode avec sa belle-sœur après que ce dernier ait répudié sa propre femme. Les pharisiens étaient unanimes pour enseigner que le divorce est permis et que l’homme seul pouvait le demander ; de vrais machos purs et durs ! Par contre, ils n’étaient pas d’accord sur les motifs permettant de se séparer de sa femme. Il y avait deux points de vue en vogue : l’un restreignait le divorce au seul cas d’adultère, mais l’autre le permettait pour n’importe quelle raison, et c’est précisément sur ce point précis que, selon Matthieu (19.3), les pharisiens interrogent Jésus.

Comment le Seigneur va-t-il éviter de se situer d’un côté ou de l’autre ? Les religieux pensaient que cette fois-ci, Jésus était bel et bien coincé. S’il répond que non, il donnera l’impression de contredire un passage de l’Ancien Testament et se mettra Hérode à dos, encore que cela lui importe très peu. S’il dit qu’on peut divorcer pour n’importe quel motif, il sera accusé de laxisme par l’autre camp. Quoi qu’Il réponde, Jésus va se faire des ennemis.

Versets 3-4

Je continue.

Il leur répondit : — Quel commandement Moïse vous a-t-il donné ? Moïse, lui dirent-ils, a permis de divorcer d’avec sa femme, à condition de lui donner un certificat de divorce (Marc 10.3-4).

Jésus renvoie les pharisiens à la loi car ils appliquent la règle émise par Moïse sur le divorce selon ce qui les arrange. À l’origine, lorsque la culpabilité d’adultère était clairement établie, les coupable étaient punissables de mort. Mais les pharisiens l’avaient remplacé par une lettre de divorce. Bien sûr si c’était l’homme qui était le fautif, il n’y avait pas de conséquence, alors que la loi condamne bel et bien les deux fautifs. Je lis le passage de l’Ancien Testament :

Si l’on surprend un homme en train de coucher avec une femme mariée, tous les deux, l’homme et la femme, seront mis à mort. Ainsi vous ferez disparaître du milieu d’Israël la souillure qu’entraîne le mal (Deutéronome 22.22).

Les coupables étaient lapidés à coups de cailloux. Sous nos tropiques, si une telle règle était mise en pratique, il y aurait tellement de tas de pierres ici et là, que nous ne pourrions plus nous déplacer. En Israël, avec le temps, la répudiation devint permise pour des peccadilles comme brûler le gigot.

Verset 5

Je continue.

Jésus leur répondit : — C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse a écrit ce commandement pour vous (Marc 10.5).

Moïse a donné la permission de divorcer par défaut. Il ne l’a pas institué, mais seulement reconnu et toléré à cause de la présence du mal en l’homme. Maintenant, Jésus passe à une discussion sur le mariage plutôt que sur le divorce.

Versets 6-9

Je lis la suite.

Mais, au commencement de la création, Dieu a créé l’être humain homme et femme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et les deux ne feront plus qu’un. Ainsi, ils ne sont plus deux, ils font un. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni (Marc 10.6-9).

Jésus contraste la façon de considérer le mariage des pharisiens avec celle de Dieu. Ses propos les ramènent au projet originel du Créateur. Or, le divorce, comme toutes les autres plaies qui affligent l’humanité, ne faisait pas partie de ses intentions. Dans l’ordre de la création, un couple est aussi indissoluble que la relation de sang entre un parent et son enfant.

Le mariage n’est pas un contrat de convenance temporaire que l’on peut rompre à sa guise ; c’est une alliance de fidélité mutuelle, par laquelle on entre dans une union pour la vie. Dans la volonté de Dieu, c’est une relation monogame, hétérosexuelle et permanente en une seule chair. Indirectement, Jésus confirme la déclaration courageuse de Jean-Baptiste à l’encontre du roi Hérode et contredit les conceptions libertines des pharisiens.

Versets 10-12

Je continue.

De retour à la maison, les disciples l’interrogèrent à nouveau sur ce sujet. Il leur dit : — Celui qui divorce et se remarie commet un adultère à l’égard de sa première femme. Et si une femme divorce et se remarie, elle commet un adultère (Marc 10.10-12).

Ces paroles de Jésus sont importantes pour les lecteurs païens de Marc, puisque sous la loi romaine, une femme pouvait aussi se séparer légalement de son mari. Jésus redéfinit la notion d’infidélité en mettant l’homme et la femme sur un plan d’égalité, alors que dans la tradition juive l’adultère était essentiellement une faute commise à l’égard d’un homme qui seul pouvait répudier son conjoint. Le divorce, pour quelque motif que ce soit, viole l’ordonnance de la création de Dieu, mais ne la dissout pas pour autant sauf pour infidélité nous dit le passage parallèle dans Matthieu (Matthieu 19.9; comparez Matthieu 5.32). Jésus n’exclut pas la possibilité de la séparation pour immoralité sexuelle, mais dans le mariage brisé, ce que Dieu désire avant tout c’est le pardon et la réconciliation.

Verset 13

Soudainement, Marc introduit une scène avec des enfants; cet épisode va compléter l’enseignement de Jésus sur le mariage et contrebalancer l’opposition des pharisiens. Ce passage sera utilisé plus tard par l’Église officielle pour justifier le baptême des nouveaux nés, alors qu’il n’en est absolument pas question ici. Je lis la suite.

Des gens amenèrent à Jésus de petits enfants pour qu’il pose les mains sur eux, mais les disciples leur firent des reproches (Marc 10.13).

Les enfants ont une place privilégiée dans le cœur du Seigneur et donc de Dieu. L’idée de ces gens, sans doute des parents, qui amènent leur progéniture est que le Seigneur communique la bénédiction du Créateur sur leur future vie. Ce qu’on peut dire est que ces parents ont une certaine foi en Jésus, car ils croient qu’Il est un instrument divin bienfaisant et on ne met pas ses gosses entre les mains de n’importe qui. Les disciples, eux, ont la même attitude culturelle que les gens de leur époque, qui considèrent les enfants comme insignifiants et de s’en occuper, une perte de temps. En effet, du fait de la forte mortalité enfantine, les parents restaient émotionnellement distants de leurs enfants.

Versets 14-16

Je continue le texte.

Jésus le vit, et s’en indigna. — Laissez donc les petits enfants venir à moi, ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent. Vraiment, je vous l’assure : celui qui ne reçoit pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n’y entrera pas. Là-dessus, il prit les enfants dans ses bras, posa les mains sur eux et les bénit (Marc 10.14-16).

Jésus est fâché avec ses disciples. Marc, plus que les autres auteurs, souligne les fortes réactions émotionnelles du Seigneur, qui était très loin d’être un personnage placide froid comme de l’acier comme il est quelques fois représenté en gravures ou dans les films. Il était serein certes, mais non indifférent. Jésus fait le même reproche aux douze qu’ils avaient eux-mêmes fait aux parents. Puis il utilise ces petits enfants pour enseigner que le règne de Dieu appartient à ceux qui s’approchent de Lui avec une confiance et une dépendance semblables aux leur. Selon les Évangiles, le Seigneur n’a pris et serré dans ses bras que des enfants.

Versets 17-18

Je poursuis le texte.

Comme il partait, un homme accourut, se jeta à genoux devant lui et lui demanda : — Bon Maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle ? — Pourquoi m’appelles-tu bon ? lui répondit Jésus. Personne n’est bon, sinon Dieu seul (Marc 10.17-18).

Jésus reprend le chemin qui va le conduire à Jérusalem pour la dernière et plus importante épreuve de sa vie terrestre. Cet homme influent et riche, nous dit l’évangile selon Matthieu (Matthieu 19.22), est sérieux dans sa quête spirituelle. Il s’adresse respectueusement à Jésus en tant que maître enseignant pour lui poser une question sincère. Ce jeune homme croit qu’on peut acquérir la vie éternelle en faisant le bien, mais il est incertain concernant sa destinée.

Jésus met tout de suite en doute la fausse perception du bien comme une chose mesurée par une réalisation humaine. Il n’y a de parfait que Dieu; c’est lui la norme et la source de la bonté. La réponse de Jésus est une revendication voilée de sa divinité. L’homme avait besoin de se situer par rapport au caractère absolu de Dieu et de percevoir la véritable identité du Seigneur.

Versets 19-20

Je continue.

Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre ; ne commets pas d’adultère, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. — Maître, répondit l’homme, tout cela je l’ai appliqué depuis ma jeunesse (Marc 10.19-20).

Jésus cite 5 commandements ayant trait aux rapports humains, mais dans un ordre différent de celui donné par Moïse (comparer Exode 20.1-17). Il est plus facile de vérifier mon obéissance à Dieu dans les rapports que j’entretiens avec mon prochain plutôt que dans ma relation avec Dieu. Le commandement, Ne fais de tort à personne, n’apparaît pas dans la table de la loi, mais peut facilement être assimilé au dixième qui est l’ordre de ne pas convoiter quoi que ce soit qui appartienne à autrui. Il est aussi un complément aux 8e et 9e qui sont de ne pas voler et de ne pas porter de faux témoignage contre son prochain.

La réponse du jeune l’homme montre qu’il croit fermement avoir observé parfaitement les Commandements de Dieu depuis l’âge de 12 ans, qui était le moment où il assuma la responsabilité personnelle d’observer la loi. C’est une célébration familiale qui s’appelle bar Mitzvah qui veut dire fils du commandement. Cet homme s’attend sans doute à ce que Jésus lui donne un certificat de bonne conduite ou rajoute une autre commandement, mais non.

Versets 21-22

Je continue le texte.

Jésus posa sur cet homme un regard plein d’amour et lui dit : — Il ne te manque qu’une chose : va, vends tout ce que tu possèdes, donne le produit de la vente aux pauvres et tu auras un capital au ciel. Puis viens et suis-moi. En entendant ces paroles, l’homme s’assombrit et s’en alla tout triste, car il était très riche (Marc 10.21-22).

Par son regard pénétrant, Jésus voit, sous la dévotion religieuse de l’homme riche, son plus grand besoin et il l’aima, ce que Marc est le seul à mentionner. Le problème de cet homme est qu’il se confie en ses richesses plutôt qu’en Dieu, enfreignant ainsi le premier commandement qui dit : « Tu n’auras pas d’autre dieu que moi (Exode 20.3). » Son attachement à ses biens le prive de la vie éternelle, voilà pourquoi Jésus lui dit de s’en débarrasser, ce qui est tout à fait dans l’esprit de ce que le Seigneur a enseigné auparavant quand il a dit :

Si un homme parvenait à posséder tous les plaisirs et les biens terrestres, à quoi cela lui servirait-il, s’il perdait son âme ? (Marc 8.36).

Cette forme particulière de reniement de soi qui consiste à tout vendre était appropriée dans cette situation, mais ne constitue évidemment pas une exigence qui s’applique unilatéralement à tous. Ce que Jésus demande ici et toujours est de le suivre à n’importe quel prix. Malheureusement, ce jeune homme n’a que trop bien compris ce qui lui manquait pour obtenir le salut et s’est retiré du jeu. Le prix à payer était trop élevé à ses yeux.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 06 2023

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