Chapitre 10

Versets 23-27

L’argent est une plaie et une poisse qui nous colle aux doigts. Ceux qui aiment le fric s’attirent toutes sortes d’ennuis (comparez 1 Timothée 6.10). Mais le pire est qu’il empêche bien des gens d’obtenir la vie éternelle. Je continue à lire dans le chapitre 10 de l’évangile de Marc.

Jésus parcourut du regard le cercle de ses disciples, puis il leur dit : — Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! Cette parole les surprit, mais Jésus insista : — Oui, mes enfants, qu’il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se demandaient entre eux : — Mais alors, qui peut être sauvé ? Jésus les regarda et leur dit : — Aux hommes c’est impossible, mais non à Dieu. Car tout est possible à Dieu (Marc 10.23-27).

La surprise des disciples s’explique parce que dans le Judaïsme, les richesses étaient une marque de la faveur de Dieu, donc un avantage plutôt qu’une barrière. La comparaison humoristique que le Seigneur emploie fait appel à un proverbe juif qui décrit une situation impossible. Le chameau était en Palestine l’animal le plus grand, tandis que le trou d’une aiguille, l’ouverture la plus petite qui soit.

Tous ceux qui se confient en leur argent, leurs biens, leur puissance, ou en leur statut, intelligence ou n’importe quoi d’autre sont trop lourdement chargés pour entrer par la porte étroite qui mène à la vie éternelle. Il est impossible à l’homme de se sauver lui-même, car ses mérites et réalisations n’ont aucune valeur devant Dieu, qui seul peut pourvoir à son salut.

Versets 28-30

Je continue le texte.

Alors Pierre demanda : — Et nous ? Nous avons tout quitté pour te suivre. Jésus répondit : — Vraiment, je vous l’assure : si quelqu’un quitte, à cause de moi et de l’Évangile, sa maison, ses frères, ses sœurs, sa mère, son père, ses enfants ou ses terres, il recevra cent fois plus dès à présent : des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, des terres, avec des persécutions ; et, dans le monde à venir, la vie éternelle (Marc 10.28-30).

En tant que porte-parole des 12, Pierre rappelle énergiquement à son Maître qu’ils ont tout quitté pour le suivre et veulent tirer un avantage matériel de leurs pérégrinations et sacrifices. Jésus promet alors que ceux, qui rompent leurs anciennes attaches pour lui, trouveront tout de suite une nouvelle et plus grande famille dans l’Église et plus tard la vie éternelle.

Avec réalisme, Marc précise que la vie de disciple implique un service qui va comprendre des persécutions ce qui sera effectivement le lot de ceux qui sont fidèles au Christ.

Verset 31

Je continue.

Mais beaucoup qui sont maintenant les premiers, seront les derniers, et beaucoup qui sont maintenant les derniers, seront les premiers (Marc 10.31; comparer Matthieu 20.16).

Jésus résume la nature servile de la vie de disciple. Dans le royaume de Dieu, les récompenses ne sont pas basées sur les normes terrestres comme le rang ou le mérite personnel, mais sur la fidélité de l’engagement à l’égard de Jésus.

Versets 32-34

Je continue.

Ils étaient en route pour monter à Jérusalem. Jésus marchait en tête. L’angoisse s’était emparée des disciples et ceux qui les suivaient étaient dans la crainte. Jésus prit de nouveau les Douze à part, et il se mit à leur dire ce qui allait arriver : — Voici : nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme y sera livré aux chefs des prêtres et aux spécialistes de la Loi. Ils le condamneront à mort et le remettront entre les mains des païens. Ils se moqueront de lui, lui cracheront au visage, le battront à coups de fouet et le mettront à mort. Puis, au bout de trois jours, il ressuscitera (Marc 10.32-34).

Ils poursuivent leur chemin en direction de Jérusalem. La détermination inébranlable de leur Maître devant le danger imminent ébranle les disciples qui ne comprennent pas pourquoi il va se jeter dans la gueule du loup pour ainsi dire. Jésus utilise ici 8 verbes d’action au temps futur, par lesquels Il annonce une nouvelle fois ce qui va Lui arriver. Cette troisième prédiction est la plus détaillée de toutes.

Versets 35-40

Je continue.

Alors Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchèrent de Jésus et lui dirent : — Maître, nous désirons que tu fasses pour nous ce que nous allons te demander. — Que désirez-vous que je fasse pour vous ? leur demanda-t-il. Ils répondirent : — Accorde-nous de siéger l’un à ta droite et l’autre à ta gauche lorsque tu seras dans la gloire. Mais Jésus leur dit : — Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous demandez ! Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, ou passer par le baptême que j’aurai à subir ? — Oui, lui répondirent-ils, nous le pouvons. Alors Jésus reprit : — Vous boirez en effet la coupe que je vais boire, et vous subirez le baptême par lequel je vais passer, mais quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m’appartient pas de vous l’accorder : ces places reviendront à ceux pour qui elles ont été préparées (Marc 10.35-40).

Jacques et Jean et les autres disciples croient toujours que Jésus est sur le point d’établir son royaume messianique. C’est ce qui explique leur ambitieuse requête et leur réponse positive à la question de Jésus, « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire », qu’ils ne l’ont pas comprise. Ils pensent que le Seigneur leur demande s’ils sont prêts à combattre les Romains afin d’instaurer de force le royaume. Ils n’ont rien retenu non plus de l’enseignement sur l’humilité que Jésus leur a donné. La coupe que Jésus va boire et le baptême qu’il va subir sont la colère du jugement de Dieu contre toutes les injustices des hommes. Les deux frères connurent eux aussi la persécution à cause de leur foi. Jacques fut exécuté et Jean exilé.

Versets 41-44

Je continue le texte.

En entendant cela, les dix autres s’indignèrent contre Jacques et Jean. Alors Jésus les appela tous auprès de lui et leur dit : — Vous savez ce qui se passe dans les nations : ceux que l’on considère comme les chefs politiques dominent sur leurs peuples et les grands personnages font peser leur autorité sur eux. Il ne doit pas en être ainsi parmi vous ! Au contraire : si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur, et si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous (Marc 10.41-44).

En réclamant les meilleures places, Jacques et Jean se sont fait des ennemis. Ils ont révélé la jalousie des autres disciples qui nourrissent les mêmes ambitions. Jésus renouvelle une fois encore son enseignement sur la grandeur dans le royaume de Dieu en la contrastant avec celle de ce siècle. Contrairement aux chefs de ce monde, un disciple doit servir non ses propres intérêts, mais son prochain, volontairement et dans un esprit de sacrifice. C’est ce service humble et gratuit qui a de la valeur aux yeux du Christ. Le salut que Dieu offre est certes gratuit, mais les récompenses que je recevrai seront fonction de ma fidélité au Seigneur et de ma consécration aux autres. Dans le royaume de Dieu, les postes à haute responsabilité seront occupés par ceux qui sur terre étaient des serviteurs humbles et dévoués.

Verset 45

Je continue.

Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup (Marc 10.45).

Jésus se donne lui-même en exemple suprême. Si le Maître agit ainsi, à combien plus forte raison ses disciples doivent se mettre au service les uns des autres. La rançon est une allusion au paiement pour la libération d’un esclave dans l’empire romain. Pareillement, les êtres humains sont captifs du mal et de la mort et ils n’ont pas le pouvoir de se libérer eux-mêmes. Le Christ en croix va payer leur rachat en se substituant au châtiment qu’ils méritent.

Versets 46-50

Je continue avec un récit particulièrement animé qui va clore ce chapitre.

Ils arrivèrent à Jéricho. Jésus et ses disciples sortaient de la ville, accompagnés d’une foule nombreuse. Bartimée, fils de Timée, un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. Lorsqu’il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : — Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! Mais beaucoup le rabrouaient pour le faire taire. Lui, cependant, criait de plus belle : — Fils de David, aie pitié de moi ! Jésus s’arrêta et dit : — Appelez-le ! On appela l’aveugle en lui disant : — Courage, lève-toi, il t’appelle. À ces mots, il jeta son manteau, se leva d’un bond et vint vers Jésus (Marc 10.46-50).

Jésus, ses disciples et une grande troupe de pèlerins en route vers Jérusalem sortent de la vielle ville de Jéricho. Deux mendiants font la manche. Bartimée est proactif. Dès qu’il apprend que Jésus passe sur son chemin, il sait que c’est la chance de sa vie, l’occasion de  sortir de sa misère. C’est maintenant ou jamais qu’il doit se manifester et il le fait à grand bruit. Ne se laissant pas intimider par ceux qui essaient de lui clouer le bec, il interpelle le Seigneur en utilisant son titre messianique. Jésus l’entend, s’arrête et l’appelle.

Marc nous donne un détail qui en dit long sur la foi de cet homme. En effet, Bartimée accourt en jetant son manteau qui l’entravait. Or cet énorme sac est la somme totale de toutes les possessions d’un aveugle mendiant, sa seule protection contre les éléments. Mais qu’à cela ne tienne, Bartimée croit dur comme fer qu’il va recouvrer la vue et donc réintégrer la société, travailler et vivre comme tout le monde; il n’aura plus besoin de ce gros manteau encombrant.

Versets 51-52

Je continue.

Jésus lui dit : —Que veux-tu que je fasse pour toi ? Mon Seigneur, lui répondit l’aveugle, fais que je puisse voir ! Va, lui dit Jésus. Parce que tu as cru en moi, tu es guéri. Aussitôt, il recouvra la vue et suivit Jésus sur le chemin (Marc 10.V 51-52).

Ayant accepté d’être appelé « fils de David », par sa question, Jésus attire l’attention de la foule pour lui prouver qu’il est bien le Messie. La réponse de l’aveugle, toute simple mais vigoureuse prouve qu’il croit vraiment que Jésus peut le guérir. Ce miracle est le dernier rapporté par Marc.

Chapitre 11

Versets 1-6

Nous arrivons au chapitre 11 qui commence la 5e section majeure de l’Évangile selon Marc. Nous sommes ce que nous appelons « le dimanche des Rameaux ». Il reste donc 5 jours à vivre au Christ puisqu’Il sera crucifié le vendredi. Le récit se déroule à Jérusalem et dans ses environs. Je commence à lire.

Alors qu’ils approchaient de Jérusalem, à la hauteur de Bethphagé et de Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples en leur disant : — Allez dans le village qui est devant vous. Dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché que personne n’a encore monté. Détachez-le et amenez-le ici. Si quelqu’un vous demande : “ Pourquoi faites-vous cela ? ” répondez : “ Le Seigneur en a besoin, et il le renverra très bientôt. ” Ils partirent donc, trouvèrent un ânon attaché dehors, près d’une porte dans la rue, et le détachèrent. Quelques personnes, qui se trouvaient là, leur dirent : — Holà ! Qu’est-ce qui vous prend de détacher cet ânon ? Ils répondirent comme Jésus le leur avait ordonné et on les laissa faire (Marc 11.1-6).

Jésus n’est qu’à 2 km de Jérusalem, sur un coteau où poussent de nombreux oliviers. En demandant cet ânon, il affirme son autorité sur hommes et bêtes. Le propriétaire sera plus que comblé de mettre son animal au service de Jésus. La multitude de détails a été rapportée à Marc par un témoin oculaire, l’apôtre Pierre, qui fut semble-t-il, l’un des disciples chargés de la mission. Bien évidemment, tout se passe comme le Seigneur le voulait.

Versets 7-10

Je continue.

Ils amenèrent l’ânon à Jésus et posèrent leurs manteaux sur son dos, et Jésus s’assit dessus. Beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres, des branches vertes coupées dans les champs. La foule, de la tête à la fin du cortège, criait : Hosanna ! Béni soit celui qui vient de la part du Seigneur ! Béni soit le royaume qui vient, le royaume de David, notre Père ! Hosanna à Dieu au plus haut des cieux ! (Marc 11.7-10).

Les disciples mettent leurs vêtements sur l’ânon comme selle de fortune. Beaucoup de gens participent à l’enthousiasme du moment et rendent hommage au Christ. Ils chantent en citant littéralement un passage d’un psaume messianique (Psaume 118.25,26). Hosanna est une prière adressée à Dieu qui veut dire : Oh ! Délivre-nous maintenant ! Les gens expriment leur espérance en la restauration du royaume de leur ancêtre le roi David. Mais ils attendent un Messie qui établira un royaume politique ; ils ne se rendent pas compte et n’accepteront pas que ce Messie qui chevauche sur un ânon, vient pour mourir et les sauver non des Romains, mais de leurs péchés. Jésus accomplit ici une prophétie de l’Ancien Testament que je cite :

Tressaille d’allégresse, ô communauté de Sion ! Pousse des cris de joie, ô communauté de Jérusalem ! Car ton roi vient vers toi, il est juste et victorieux, humilié, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse (Zacharie 9.9).

Pour tous ces gens, ce moment de jubilation fait partie de la célébration traditionnelle de la Pâque juive. D’après l’évangile selon Luc (Luc 19:39-40), le tumulte provoqué par la venue de Jésus était si grand que les Pharisiens lui ont demandé de faire taire ses disciples. Mais il a répondu: S’ils se taisent, les pierres crieront ! ».

Verset 11

Je continue.

Une fois entré dans Jérusalem, Jésus se rendit au Temple et y observa attentivement tout ce qui s’y passait. Ensuite, comme il se faisait déjà tard, il quitta la ville avec les Douze pour se rendre à Béthanie (Marc 11.11).

Jésus entre dans l’enceinte du temple et ce qu’Il voit le conduira le lendemain à faire une intervention musclée. Chaque fois qu’il vient à Jérusalem, il réside dans le petit hameau de Béthanie et dans une famille composée des sœurs Marthe et Marie, et de leur frère Lazare.

Versets 12-14

Je continue.

Le lendemain, comme il sortait de Béthanie avec eux, il eut faim. Il aperçut, de loin, un figuier couvert de feuillage. Il se dirigea vers cet arbre pour voir s’il y trouverait quelque fruit. Quand il se fut approché, il n’y trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. S’adressant alors au figuier, il lui dit : — Que plus jamais personne ne mange de fruit venant de toi ! Et ses disciples l’entendirent (Marc 11.12-14).

Nous sommes en avril. La saison des figues proprement dite est fin mai. Mais en Palestine, les figuiers produisent en mars une récolte de petits bourgeons comestibles. Ces fausses figues étaient une nourriture habituelle des paysans de la région. Leur absence signifie que l’arbre est stérile. Il était donc raisonnable que Jésus s’attende à trouver quelque chose à manger sur ce figuier. La sévère condamnation de cet arbre est un signe prophétique spectaculaire du jugement imminent de Dieu sur Israël, qui eut lieu en l’an 70, quand Jérusalem fut rasée. Ce figuier prometteur, mais sans fruit symbolise l’état spirituel délabré de la nation d’Israël malgré l’impressionnante apparence extérieure de leur religion, comme le souligne bien le prophète Esaïe que je cite :

Ce peuple se tourne vers moi, mais ce n’est qu’en paroles, et il me rend hommage, mais c’est du bout des lèvres : car au fond de son cœur, il est bien loin de moi, et la vénération qu’il me témoigne n’est faite que de règles que des hommes lui ont enseignées (Ésaïe 29.13).

Versets 15-17

Je continue le texte.

Ils arrivèrent à Jérusalem. Jésus entra dans la cour du Temple et se mit à en chasser les marchands qui s’étaient installés dans l’enceinte sacrée ainsi que leurs clients ; il renversa les comptoirs des changeurs d’argent ainsi que les chaises des marchands de pigeons ; il ne laissa personne transporter des marchandises dans l’enceinte du Temple. Puis, s’adressant à tous, il les enseigna en disant : — N’est-il pas écrit : On appellera ma maison une maison de prière pour tous les peuples ? Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands (Marc 11.15-17).

Les changeurs et les marchands étaient installés dans la cour dite des non-Juifs, à l’extérieur de l’enceinte du sanctuaire. C’est là que Caïphe, le souverain sacrificateur de l’époque, avait autorisé un marché pour la vente d’articles religieux, rituellement purs, nécessaires pour les sacrifices dans le temple : du vin, de l’huile, du sel et des animaux et oiseaux kascher. Au passage, les pharisiens et les scribes prenaient bien sûr un pourcentage confortable. Soyons sérieux : business avant tout !

A ceux qui venaient au temple pour adorer l’Éternel, les changeurs d’argent donnaient de la monnaie juive contre les pièces grecques ou romaines qui affichaient des portraits humains considérés comme idolâtres, donc inacceptables dans le temple. Fraude et extorsion étaient aussi monnaie courante; c’était un véritable racket, une exploitation honteuse des petites gens.

Ce n’est pas tout. Comme le temple était à cheval sur deux parties de la ville, les commerçants prenaient des raccourcis à travers la cour des non-Juifs, la transformant ainsi en voie publique. Réduire les distances c’était gagner du temps, et comme chacun sait, le temps c’est de l’argent.

Outragé par ce mépris flagrant de cette zone spécialement mise à part pour les païens, Jésus fait le ménage et vire avec perte et fracas les marchands peu scrupuleux. Pour justifier son geste, il cite un passage de l’Ancien Testament (Esaïe 56.7 et Jérémie 7.11). par cette action musclée, Jésus revendique une plus grande autorité sur le temple que le grand-prêtre lui-même, alors évidemment les choses vont se gâter.

Versets 18-19

Je continue.

Les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi apprirent ce qui s’était passé et ils cherchèrent un moyen de le faire mourir. En effet, ils craignaient son influence, car son enseignement faisait une vive impression sur la foule. Le soir venu, Jésus et ses disciples quittèrent la ville (Marc 11.18-19).

Toute la pègre religieuse se rassemble pour se débarrasser du Christ, mais ils ont peur de la foule qui admire le cran de cet homme.

Versets 20-24

Je continue.

Le lendemain matin, en passant par là, ils virent le figuier : il avait séché jusqu’aux racines. Pierre, se souvenant de ce qui s’était passé, dit à Jésus : — Maître ! regarde le figuier que tu as maudit : il est devenu tout sec ! Jésus répondit : — Ayez foi en Dieu. Vraiment, je vous l’assure, si quelqu’un dit à cette colline : “ Soulève-toi de là et jette-toi dans la mer ”, sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu’il dit va se réaliser, la chose s’accomplira pour lui. C’est pourquoi je vous le déclare : tout ce que vous demandez dans vos prières, croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera accordé (Marc 11.20-24).

Les disciples sont surpris de constater que le figuier que Jésus a maudit a totalement séché. Le Seigneur utilise cet incident pour enseigner, à l’aide d’une hyperbole, que Dieu répond aux prières des croyants qui placent en lui toute leur foi. Il existe encore d’autres conditions à remplir, mais Jésus en parle dans d’autres passages.

Versets 25-26

Je continue le texte.

Quand vous priez, si vous avez quoi que ce soit contre quelqu’un, pardonnez-lui, pour que votre Père céleste vous pardonne, lui aussi, vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos fautes (Marc 11.25-26).

Dans la prière traditionnelle juive (la Tefillah), la sixième requête demande le pardon de Dieu, mais ne mentionne pas le besoin de pardonner aux autres. Il en va différemment dans le christianisme où la relation avec Dieu et avec le prochain sont interconnectées. Je demande le pardon de Dieu et en même temps j’affirme que je pardonne à ceux qui m’ont fait du tort (comparer Matthieu 18.23-34). Celui qui a expérimenté le pardon de Dieu est obligé d’être indulgent et de pardonner à ceux qui l’ont offensé. La rancune et tout ressentiment font obstacle à l’exaucement de la prière.