Chapitre 7

Versets 17-19

Quelques fois on entend quelqu’un dire qu’il aurait voulu être présent quand tel ou tel événement a eu lieu. Eh bien les disciples de Jésus ont eu l’immense privilège d’assister à tous ses enseignements. Oui, mais encore fallait-il qu’ils les comprennent. Je continue à lire dans le chapitre sept de l’évangile selon Marc.

Lorsque Jésus, laissant la foule, fut rentré à la maison, ses disciples lui demandèrent de leur expliquer le sens de cette image. Il leur répondit : — Ainsi, vous aussi, vous ne comprenez pas ? Ne saisissez-vous pas ce que je veux dire ? De tout ce qui vient du dehors et pénètre dans l’homme, rien ne peut le rendre impur. Tout cela, en effet, ne va pas dans son cœur, mais dans son ventre, et est évacué par les voies naturelles. Jésus déclarait par là même que tous les aliments sont purs (Marc 7.17-19).

Etre disciple du Seigneur n’est pas de tout repos. Ici encore, ils se font tirer l’oreille parce qu’ils sont lents à comprendre.

Le ventre n’est pas un agent moral; c’est un peu comme un lion mangeur d’hommes, comme il ne possède pas de sens moral, on ne peut pas lui reprocher de dévorer un indigène. En disant : Jésus déclarait par là même que tous les aliments sont purs, Marc fait un commentaire. En affirmant que la faute vient de l’intérieur, Jésus donne un coup de patte aux rabbins qui enseignaient le contraire. Il dit aussi que les lois alimentaires de l’Ancien Testament qui avaient pour but pédagogique d’enseigner le respect de la distinction entre le pur et l’impur sont dorénavant suspendues.

Je continue.

Et Jésus ajouta : — Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, c’est du cœur de l’homme que proviennent les pensées mauvaises qui mènent aux adultères, aux activités sexuelles illicites, aux meurtres, aux vols, aux désirs insatiables pour ce qui appartient à quelqu’un d’autre, aux méchancetés ; à la tromperie, au vice non dissimulé, l’avarice envieuse et jalouse à l’égard des biens d’autrui, la parole injurieuse ou diffamante contre Dieu ou les hommes, l’orgueil avec mépris d’autrui, et la folie de l’insensibilité morale et spirituelle. Tout ce mal sort du dedans et rend l’homme impur (Marc 7.20-23).

La tournure grammaticale explique le processus par lequel l’homme se souille. Ce sont les mauvaises pensées que le cœur génère qui s’unissent à la volonté pour produire de mauvaises paroles et de mauvaises actions. Le catalogue de fautes que Jésus présente comprend 12 éléments : six actions individuelles répréhensibles, suivies de six mauvaises dispositions. Jésus déplace le centre d’attention qui était sur les rites externes et souligne le besoin de chaque être humain de purifier son cœur. Le psalmiste écrit :

Lave-moi de mon péché ! Purifie-moi de ma faute ! Purifie-moi avec un rameau d’hysope et je serai pur ; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. Ô Dieu ! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé (Psaumes 51.4, 9, 12).

Versets 24-26

Je continue le texte.

Jésus partit de là et se rendit dans la région de Tyr. Il entra dans une maison ; il ne voulait pas qu’on sache qu’il était là, mais il ne put cacher sa présence. En effet, à peine était-il arrivé, qu’une femme, qui avait entendu parler de lui et dont la fillette était sous l’emprise d’un esprit mauvais, vint se jeter à ses pieds. C’était une femme païenne, originaire de Syro-Phénicie. Elle le supplia de chasser le démon qui tourmentait sa fille (Marc 7.24-26).

Jésus se rend dans une ville portuaire de la Méditerranée, en Phénicie, le Liban aujourd’hui, dans le but de former ses disciples à l’écart des foules, mais sa réputation le précède. En se jetant aux pieds du Seigneur et en implorant son aide, la femme adopte l’attitude habituelle du mendiant. Elle a suffisamment entendu parler de Jésus pour savoir qu’il peut délivrer sa fille du démon. Malheureusement, elle a deux grandes barrières à franchir.

Premièrement, c’est une femme et elle parle à un homme. A cette époque, en public, un rabbin ne parlait à aucune femme, pas même à celles de sa famille.

Deuxièmement, elle est cananéenne et elle fait une demande à un Juif, or il n’y avait pas de contact entre ces deux groupes. Cependant, Jésus est impressionné par la confiance que cette femme païenne place en lui et décide de mettre sa foi à l’épreuve.

Verset 27

Je continue.

Jésus lui dit : — Laisse d’abord se rassasier les enfants de la maison. Car il ne serait pas convenable de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens (Marc 7.27). 

En d’autres mots, Jésus dit: Je suis venu pour les Juifs qui sont mon troupeau, et comme tu n’en fais pas partie, je n’ai pas à m’intéresser à toi. Le Seigneur est choquant mais pas insultant. Les Juifs appelaient les païens, les chiens. Mais ici, il s’agit de chiots et pas de charognards.

Verset 28

Je continue.

— Sans doute, Seigneur, reprit-elle, mais les petits chiens, qui sont sous la table, mangent les miettes que laissent tomber les enfants (Marc 7.28).

En d’autres mots, elle dit : C’est vrai, mais je crois que tu as de la compassion même pour les non-Juifs qui souffrent et que tu peux guérir ma fille. Je veux une miette pour elle.

Versets 29-30

Je continue :

Et Jésus de répondre : — À cause de cette parole, va, retourne chez toi, le démon vient de sortir de ta fille. Elle rentra chez elle et trouva son enfant couchée sur le lit : le démon était parti (Marc 7.29-30).

Selon Matthieu (Mt 15.28), Jésus a aussi dit:–O femme, ta foi est grande! En effet, elle a brillamment réussi l’épreuve et reçoit la médaille olympique de la foi.

C’est le seul miracle que Jésus accomplit à distance sans donner d’ordre. Cette femme cananéenne révèle quatre vertus: l’humilité car elle accepte que les Juifs aient la priorité sur les païens, la foi car elle croit que quelques miettes suffisent pour guérir sa fille; la sagesse, car elle ne se laisse pas dévier de son objectif; et enfin la persévérance car rien ne peut arrêter sa détermination. L’amour qu’elle porte en elle pour son enfant lui fait franchir tous les obstacles; elle veut la guérison de sa fille et elle l’obtient.

Versets 31-34

Je continue le texte.

 

Jésus quitta la région de Tyr, passa par Sidon, et regagna le lac de Galilée en traversant le territoire des « Dix Villes ». On lui amena un sourd qui avait du mal à parler et on le pria de lui imposer les mains. Jésus l’emmena seul avec lui, loin de la foule : après avoir posé ses doigts sur les oreilles du malade, il les humecta de salive et lui toucha la langue ; alors il leva les yeux au ciel, poussa un soupir et dit : — Ephphatha (ce qui signifie : ouvre-toi) (Marc 7.31-34).

Ce nouveau miracle n’est raconté que par Marc. Le Seigneur explique à cet homme ce qu’il va faire en utilisant un langage de signes et de symboles qui sont parfaitement adaptés à ses besoins et qui vont l’amener à faire preuve de foi. L’homme a facilement pu lire le mot Ephphata sur les lèvres de Jésus.

Versets 35-37

Je finis le chapitre sept.

Aussitôt les oreilles de cet homme s’ouvrirent, sa langue se délia et il se mit à parler correctement. Jésus recommanda à ceux qui étaient là de n’en rien dire à personne ; mais plus il le leur défendait, plus ils en parlaient. Remplies d’étonnement, les foules s’écriaient : — Tout ce qu’il fait est magnifique : il fait entendre les sourds et parler les muets ! (Marc 7.35-37).

Jésus voulait continuer son ministère dans la Décapole, la région des dix villes sans passer pour un faiseur de miracles, d’où son désir de ne pas ébruiter cette guérison. Peine perdue évidemment, car la foule est littéralement en extase.

C’est ainsi que s’achève ce chapitre 7 qui a commencé par une attaque des pharisiens contre Jésus au sujet de l’impureté rituelle. Pour le Seigneur, ces pratiques pointilleuses ne rendent pas compte de l’intention divine, et sont au contraire des manifestations d’hypocrisie et des occasions d’enfreindre la Loi. En déclarant que le cœur est la véritable source de l’impureté, Jésus se présente comme l’interprète authentique de la Loi ; comme Celui, en qui elle trouve son accomplissement ; comme Celui, qui invite à un changement de vie afin d’entrer dans le royaume.

Chapitre 8

Versets 1-3

Nous arrivons au chapitre 8 où les événements se succèdent toujours aussi rapidement. Le début est comme un remake de plusieurs incidents et d’enseignements qui ont déjà eu cours. Et pourtant les disciples sont encore lents à saisir la véritable identité de Jésus. Ça me console, parce que moi aussi je suis dur du chapeau. Je commence à lire.

En ces jours-là, une grande foule s’était de nouveau rassemblée autour de Jésus et elle n’avait rien à manger. Jésus appela donc ses disciples et leur dit : — J’ai pitié de cette foule : cela fait trois jours que ces gens sont avec moi et ils n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces vont leur manquer en chemin, car certains d’entre eux sont venus de loin (Marc 8.1-3).

Une foule nombreuse suit Jésus depuis trois jours pour l’écouter. Tous les sacs sont vides; tous ont épuisé leur maigre provision et il n’y a ni restaurants, ni magasins d’alimentation dans les parages. En fait, la situation est sérieuse, car retourner chez soi en marchant pendant un ou plusieurs jours sans manger n’est pas une petite affaire et pourrait même se révéler dangereux pour certains qui sont âgés ou de santé défaillante, s’ils n’ont pas été guéris, ainsi que pour les femmes enceintes et les enfants. Jésus est ému de compassion pour ces gens et attire l’attention des disciples sur leur besoin. Il décide donc de nourrir ceux qui s’étaient privés de nourriture pour venir l’écouter. Tout est en place pour la seconde multiplication des pains.

Versets 4-5

Je continue.

Ses disciples lui répondirent : — Où pourra-t-on trouver dans cet endroit désert assez de pain pour les nourrir ? — Combien avez-vous de pains ? leur demanda-t-il. — Sept, répondirent-ils (Marc 8.4-5).

Il semble bien que les disciples ont totalement oublié la première multiplication des pains. Ils ne sont pas lents à comprendre, mais bouchés à l’émeri. La question de Jésus montre clairement son intention d’utiliser les ressources dont ils disposent.

Versets 6-9

Je continue.

Alors il invita tout le monde à s’asseoir par terre. Il prit les sept pains et, après avoir remercié Dieu, il les partagea et continuait à les donner à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ce qu’ils firent. Ils avaient aussi quelques petits poissons. Jésus prononça la prière de bénédiction pour les poissons et dit à ses disciples de les distribuer également. Tout le monde mangea à satiété. On ramassa sept corbeilles des morceaux qui restaient. Il y avait là environ quatre mille hommes. Ensuite Jésus les congédia (Marc 8.6-9).

Il faut bien voir que Jésus ne crée pas un repas composé de bifteck, frites, salade, mais de pain et de poissons, ce qu’il a déjà sous la main en petite quantité. Cet incident se situe plus tard dans l’année que la première multiplication de pains, probablement en été parce que la foule s’assoit littéralement, sur la terre, ce qui signifie que l’herbe a déjà été brûlée par le soleil d’orient.

Le miracle se produit à peu près de la même façon que la première fois pour les 5 000 hommes. Par contre, les corbeilles sont différentes car en cordes ou en nattes et suffisamment grandes pour transporter un homme. Et les 7 corbeilles des morceaux qui restent représentent davantage de nourriture que les 12 paniers lors du premier miracle.

La plus grande différence entre les deux multiplications réside dans le moment où Jésus accomplit le prodige. La première fois, c’était à la fin d’un premier jour d’enseignement alors qu’il aurait très bien pu renvoyer la foule sans que les gens ne faiblissent en route. Mais comme il avait encore beaucoup à leur dire, il les a nourris avant de leur donner pour dessert le fameux discours sur le pain de vie qui nous est relaté dans l’évangile selon Jean. La seconde multiplication des pains est faite après trois jours d’enseignement. Ici, Jésus a fini son exposé, mais l’état de fatigue de la foule l’oblige en quelque sorte à faire ce miracle.

Versets 10-11

Je continue le texte.

Aussitôt après, il monta dans la barque avec ses disciples et se rendit dans la région de Dalmanoutha. Des pharisiens arrivèrent et engagèrent une discussion avec lui. Ils lui demandaient de leur faire voir un signe miraculeux qui viendrait du ciel : ils lui tendaient un piège (Marc 8.10-11).

Jusque-là, Jésus était dans la région des dix villes, un district à majorité païenne. Maintenant, il retourne sur la rive ouest du lac de Galilée, en territoire juif où l’attendent les pharisiens de pied ferme pour le contrer. Ce qu’ils disent vouloir, est la preuve incontestable que Jésus et son ministère sont sanctionnés par Dieu. En fait ils rusent car ils sont persuadés du contraire.

Verset 12

Je continue.

Jésus poussa un profond soupir et dit : — Pourquoi les gens de notre temps réclament-ils un signe miraculeux ? Vraiment, je vous l’assure : il ne leur en sera accordé aucun ! (Marc 8.12).

De guerre lasse, Jésus pose une question qui exprime sa peine devant l’incrédulité obstinée des pharisiens. Tout au long de son histoire, la nation d’Israël, représentée par les chefs religieux et politiques, a systématiquement rejeté les rapports de grâce que Dieu désirait entretenir avec son peuple. Je cite deux passages de l’Ancien Testament, l’un du psalmiste et l’autre de Moïse où tous deux se plaignent de la conduite de la nation juive vis-à-vis de leur Dieu :

Dans leur cœur, ils ont mis Dieu au défi en réclamant à manger à leur goût. Mais vous, à son égard, vous êtes corrompus, vous n’êtes plus ses fils, à cause de vos tares, gens pervers, dépravés ! Comment peut-on ainsi se conduire envers lui, nation folle, insensée ! N’est-il pas votre père et votre créateur, celui qui vous a faits, qui vous a établis ? (Psaumes 78.18 ; Deutéronome 32.5-6).

Jésus refuse catégoriquement de répondre à l’attente hypocrite des pharisiens et de les distraire. Cependant, selon Matthieu, le Seigneur leur a répondu en se comparant au prophète Jonas (Matthieu 16.4). Marc passe ce détail sous silence, car les païens, à qui son Évangile est destiné, ne connaissent pas l’histoire très mouvementée de ce prophète hébreu.

Versets 13-15

Je continue.

Il (Jésus) les quitta, remonta dans la barque et partit pour l’autre rive. Les disciples avaient oublié d’emporter du pain ; ils n’en avaient qu’un seul avec eux dans la barque. Or, Jésus leur recommanda : — Faites bien attention : gardez-vous du levain des pharisiens et de celui d’Hérode ! (Marc 8.13-15).

Par son départ abrupt, Jésus manifeste son indignation. Tout le monde s’embarque, mais les disciples n’ont pas le temps de faire des provisions pour la route.

La propriété du levain est qu’une petite quantité affecte et fait lever une grande quantité de pâte. Dans l’Écriture, le levain est une métaphore courante pour désigner une influence invisible, mais pénétrante, généralement corruptrice, comme l’enseignement et l’attitude des pharisiens.

La perversion croissante des pharisiens se trouve derrière leur demande d’un signe. Quant à Hérode, c’était un homme immonde dans tout le sens du terme, mégalo et cruel ; un sale type, un rapace superstitieux de la pire espèce qui n’avait ni foi ni loi.

Versets 16-18

Je continue.

Les disciples discutaient entre eux : — Il dit cela parce que nous n’avons pas de pain ! Jésus, sachant ce qui se passait, leur dit : — Vous discutez parce que vous n’avez pas de pain. Pourquoi ? Ne comprenez-vous pas encore et ne saisissez-vous pas ? Votre intelligence est-elle aveuglée ? Avez-vous des yeux pour ne pas voir, des oreilles pour ne pas entendre ? (Marc 8.16-18).

Les disciples ignorent complètement l’allusion de Jésus aux pharisiens et à Hérode. Ils entendent le mot « levain » et supposent qu’Il leur parle de pain. Le Seigneur leur adresse les mêmes reproches qu’aux pharisiens et aux foules. Ses questions pénétrantes montrent que ces hommes ont un discernement spirituel quasiment nul. Il est difficile de comprendre que les disciples soient aveugles à ce point; c’est comme s’ils étaient dans un état comateux profond.

Versets 19-21

Je continue le texte.

Ne vous souvenez-vous pas : quand j’ai partagé les cinq pains entre les cinq mille hommes, combien de paniers pleins de morceaux avez-vous emportés ? — Douze, répondirent-ils. — Et quand j’ai partagé les sept pains entre les quatre mille hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées ? — Sept, dirent-ils. Alors il ajouta : — Vous ne comprenez toujours pas ? (Marc 8.19-21).

Les disciples n’ont toujours pas compris qui est Jésus et quelle est sa mission. Ils ne sont guère plus affectés par la présence du Seigneur au milieu d’eux que s’ils étaient en train de regarder un film d’action à la télé. Que ce soient les pharisiens ou les disciples, ils affligent Jésus car ils sont tous incrédules à leur façon ; les premiers par malice et les seconds par une vision étroite de Dieu.

Versets 22-24

Je continue le texte.

Ils arrivèrent à Bethsaïda. On amena un aveugle à Jésus et on le supplia de le toucher. Jésus prit l’aveugle par la main et le conduisit hors du village, puis il lui mouilla les yeux avec sa salive, lui imposa les mains et lui demanda : — Est-ce que tu vois quelque chose ? L’aveugle regarda et répondit : — J’aperçois des hommes, mais je les vois comme des arbres qui marchent (Marc 8.22-24).

Jésus prend tout son temps avec cet homme. Il l’emmène hors de la ville, probablement pour établir une relation avec lui et éviter la publicité. C’est la troisième fois qu’une guérison ne se fera pas sous les yeux ébahis du public. Les deux premières furent la résurrection de la petite fille de 12 ans et le sourd qui avait du mal à parler. Ce miracle-ci est le seul qui va se faire en deux étapes. L’application de la salive suivie d’une imposition des mains ne rend à cet homme qu’une vue partielle car il distingue les gens comme une masse confuse en mouvement. Ce n’est pas que les pouvoirs de Jésus sont en baisse, mais Il utilise la cécité de cet homme pour illustrer l’état spirituel de ses disciples qu’il vient tout juste de réprimander. Ils commencent vaguement à distinguer qui est Jésus. Enfin, c’est pas trop tôt!

Versets 25-26

Je continue le texte.

Jésus posa de nouveau ses mains sur les yeux de l’aveugle. Alors celui-ci vit clair ; il était guéri et voyait tout distinctement. Jésus le renvoya chez lui en lui disant : — Ne rentre pas dans le village ! (Marc 8.25-26).

Cette vue parfaitement rétablie annonce qu’un jour les disciples verront clairement qui est Jésus et quel est le but de sa mission sur terre. Il est trop facile de leur jeter la pierre alors que dans le domaine spirituel, nous souffrons tous d’un certain degré de cécité. Même quelqu’un de la stature du grand apôtre Paul, qui a écrit près de la moitié du Nouveau Testament, reconnaissait qu’il distinguait mal les réalités divines car dit il:

Nous ne voyons que d’une manière confuse, comme dans un miroir de métal poli (1Corinthiens 13.12).

Je reconnais que je suis bien limité dans ma compréhension de la vie et de Dieu. Le sage connaît ses limites. Le philosophe Socrates, qui était connu pour son humilité affirma un jour qu’il était le plus sage des Athéniens. Surpris, ses proches lui demandèrent ce qu’il voulait dire. Il répondit: Il y a beaucoup d’Athéniens qui croient avoir la connaissance, tandis que moi je sais que je ne sais pas. Et comme je sais que je ne sais pas, je suis le plus sage des Athéniens!