Chapitre 6

Versets 35-38

Quand on s’implique vraiment dans une tâche, on ne voit pas le temps passer. Jésus vivait au jour le jour et pleinement chaque instant ce qui veut dire aussi qu’il n’était jamais prisonnier d’un horaire. Alors qu’il enseigne la foule, les heures s’égrainent. Je continue à lire dans le chapitre six de l’évangile selon Marc.

 

Il se faisait déjà tard. Ses disciples s’approchèrent de lui et lui dirent : — Cet endroit est désert, et il est déjà tard. Renvoie donc ces gens pour qu’ils aillent dans les hameaux et les villages des environs s’acheter de quoi manger. Mais Jésus leur répondit : — Donnez-leur vous-mêmes à manger. Ils lui demandèrent : — Faut-il que nous allions acheter pour deux cents pièces d’argent de pain, et que nous le leur donnions à manger ? Jésus reprit : — Combien avez-vous de pains ? Allez voir ! Ils allèrent se renseigner et revinrent lui dire : — Il y en a cinq, et deux poissons (Marc 6.35-38).

L’heure tourne et les disciples s’inquiètent. Jésus les met alors au pied du mur, car ils doivent apprendre à s’occuper des autres en comptant sur Dieu.

Versets 39-44

Je continue.

Alors il leur ordonna de faire asseoir la foule par groupes sur l’herbe verte. Les gens s’installèrent par terre, par rangées de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, leva les yeux vers le ciel, prononça la prière de bénédiction et partagea les pains ; puis il donna les morceaux aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. Tout le monde mangea à satiété. On ramassa les morceaux de pain qui restaient. Il y en eut douze paniers pleins. Il restait aussi des poissons. Or, ceux qui avaient mangé ces pains étaient au nombre de cinq mille hommes (Marc 6.39-44).

La description détaillée de la scène laisse entendre qu’elle provient d’un témoin oculaire, sans doute l’apôtre Pierre. Nous sommes au printemps car l’herbe est verte. L’organisation de ces gens en groupes bien rangés de cent et de cinquante contraste avec la foule sans berger mentionnée précédemment. Jésus agit comme l’hôte du repas, celui qui invite, et il prononce la bénédiction juive habituelle sur les 5 pains et les 2 poissons. Il regarde au ciel, considéré comme la demeure de Dieu, en dépendant du Père pour fournir miraculeusement la nourriture.

Le temps des verbes indique que le pain se multiplie sous les mains de Jésus et que les paniers vides se remplissent tout seul. Selon la coutume juive, les femmes et les enfants sont groupés à part et ne sont pas dénombrés. Cinq mille hommes plus les femmes et les enfants, ça fait du monde.

Versets 45-4

Je continue.

Aussitôt après, Jésus pressa ses disciples de remonter dans la barque pour qu’ils le précèdent de l’autre côté du lac, vers Bethsaïda, pendant que lui-même renverrait la foule. Après l’avoir congédiée, il se rendit sur une colline pour prier (Marc 6.45-46).

Suite à ce miracle, Jésus est pressé de partir. L’urgence est rendue par les mots « Aussitôt après, et  « pressa ». Dans son Évangile, Jean explique que la foule excitée voulait faire de Jésus leur roi par la force si nécessaire. Sentant le danger potentiel de cette fièvre messianique, il veut la refroidir en partant au plus vite. Le Seigneur est très humain; fatigué et stressé, il a besoin de se retirer afin de communier avec son Père.

Versets 47-48

Je continue.

À la tombée de la nuit, la barque se trouvait au milieu du lac et Jésus était resté seul à terre. Il vit que ses disciples avaient beaucoup de mal à ramer, car le vent leur était contraire. Vers la fin de la nuit, il se dirigea vers eux en marchant sur les eaux du lac. Il voulait les dépasser (Marc 6.47-48).

Jésus continue à prier longtemps après minuit. Il semble que chaque fois qu’il est absent, les disciples se retrouvent dans de sales draps. Entre 3 et 6 heures du matin, Jésus les rejoint.

Versets 49-50

Je continue.

Mais quand ils (les disciples) le virent marcher ainsi sur l’eau, ils crurent que c’était un fantôme et se mirent à pousser des cris. En effet, tous l’avaient aperçu et étaient pris de panique. Aussitôt, il se mit à leur parler : — Rassurez-vous, leur dit-il, c’est moi ; n’ayez pas peur ! (Marc 6.49-50).

« Rassurez-vous » est une expression familière et réconfortante tirée de l’Ancien Testament. « C’est moi » peut aussi être traduit « Je suis celui qui suis », faisant écho à la formule par laquelle Dieu se révéla à Moïse dans le livre de l’Exode de l’Ancien Testament (Ex 3.14).

Versets 51-52

Je continue.

Puis il monta auprès d’eux dans la barque. Le vent tomba. Ils en furent frappés de stupeur. Car ils n’avaient pas compris ce qui s’était passé au sujet des pains. Leur intelligence était aveuglée (Marc 6.51-52).

Dès que Jésus monte dans la barque, tout se calme. C’est une nouvelle démonstration de sa maîtrise sur la nature. Les disciples sont à nouveau en état de choc et Marc explique honnêtement qu’ils n’ont rien compris au miracle de la multiplication des pains et qu’ici, c’est pareil. Ils n’arrivent pas à saisir l’identité du Christ, c’est comme s’ils avaient de la peau de saucisson devant les yeux. L’incrédulité des disciples est quand même difficile à comprendre, car ils vivent avec Jésus jour et nuit et le voient continuellement à l’œuvre.

Versets 53-56

Je finis le chapitre six.

La traversée achevée, ils touchèrent terre à Génésareth où ils amarrèrent leur barque. Comme ils en descendaient, les gens reconnurent aussitôt Jésus et parcoururent toute la région pour annoncer sa venue. Ils lui amenaient les malades sur des brancards, dès qu’ils apprenaient son arrivée quelque part. Partout où il se rendait, dans les villages, les villes, les campagnes, ils apportaient les malades sur les places publiques et le suppliaient de leur permettre de toucher ne serait-ce que la frange de son vêtement. Et tous ceux qui la touchaient étaient guéris (Marc 6.53-56).

À cause de la tempête, ils n’abordent pas où ils veulent aller, mais à Génésareth, une plaine fertile et populeuse qu’on surnommait le jardin de Dieu. Cette région était connue pour ses sources minérales médicinales, ce qui fait qu’on y côtoyait beaucoup de malades. Les guérisons mentionnées ne sont évidemment pas dues au toucher du vêtement, mais à l’action de Jésus, qui dans sa grâce, honore ce moyen quelque peu superstitieux au moyen duquel les gens expriment leur foi en Lui.

Chapitre 7

Verset 1

Nous voici arrivés au chapitre 7 de l’Évangile selon Marc qui commence par un conflit entre Jésus et les chefs religieux qui viennent enquêter sur le Seigneur car ils sentent que leur pouvoir est menacé par son immense popularité. Ce récit sert de prélude au futur ministère de Jésus auprès des païens. Je commence à lire.

Des pharisiens et des spécialistes de la Loi venus de Jérusalem se rassemblèrent autour de Jésus (Marc 7.1).

Voilà donc à nouveau les pharisiens et les scribes. Mais qui sont-ils donc? La période de l’exil et inter-testamentaire, c’est-à-dire les 400 ans, qui séparent la fin de l’Ancien Testament du début du Nouveau, fut particulièrement riche en événements historiques affectant la nation d’Israël. De nouveaux partis et groupes firent leur apparition au gré des circonstances. Ainsi surgirent les pharisiens ; les scribes, nom un peu désuet, qui veut dire « spécialistes de la loi » ; les sadducéens et les Hérodiens. A l’origine, les scribes avaient une bonne raison d’exister, néanmoins, ils avaient dégénéré, et au 1er siècle de notre ère ils aiment surtout couper les cheveux en quatre, étant particulièrement fascinés par les petits détails qu’ils croient voir dans la loi de Moïse, plutôt que d’essayer de discerner l’esprit des commandements.

Les pharisiens connaissent eux aussi un bon début. Ils apparaissent pour défendre le mode de vie juif contre toutes les influences païennes qui les environnent. Ils disent croire en la totalité de l’Ancien Testament, mais ils étaient devenus extrêmement légalistes. On les rencontrait en majorité à Jérusalem et dans les grandes villes, cependant leur influence est relayée dans les provinces par les scribes.

Les sadducéens quant à eux, sont des gens riches imbus d’eux-mêmes et intéressés par le domaine social. Très proches des épicuriens grecs, ils n’ont aucune profondeur spirituelle. Très libéraux dans leurs croyances, ils désirent se débarrasser à la fois de la tradition et du surnaturel. Ils sont opposés aux pharisiens.

Les Hérodiens forment un parti politique constitué d’opportunistes dont l’objectif consiste essentiellement à maintenir la dynastie des Hérode au pouvoir, ce qui leur remplit les poches. Voilà en gros tous ces groupes auxquels Jésus, ses disciples et plus tard l’Église seront confrontés.

Verset 2

Je continue le texte.

Ils (les pharisiens) remarquèrent que certains de ses disciples prenaient leur repas avec des mains « impures », c’est-à-dire qu’ils ne s’étaient pas lavé les mains (Marc 7.2).

Jésus-Christ ignore volontairement les pratiques légalistes de son époque ce qui fait que tôt ou tard, il sait qu’il va être confronté par les pharisiens, des religieux véreux qui cherchent constamment des poux à Jésus et à ses disciples. Avant de nous raconter la bataille qui va suivre, Marc décrit à ses lecteurs païens ce que cette histoire d’impureté signifie.

Versets 3-4

Je continue avec l’explication de Marc.

(En effet, les pharisiens, et les Juifs en général, ne se mettent jamais à table sans les avoir soigneusement lavées ; ils observent ainsi la tradition de leurs ancêtres. De même, en revenant du marché, ils ne mangent pas sans avoir fait leurs ablutions. Ils ont reçu beaucoup d’autres traditions qu’ils observent, comme celles de laver rituellement les coupes, les pots et les vases de bronze) (Marc 7.3-4).

Le lavement de mains est effectivement mentionné dans l’Ancien Testament comme rite de purification dans certains cas bien précis ainsi que pour les prêtres qui prennent leur service. Mais les pharisiens, à cause de leur idéal de pureté, ont étendu ces exigences rituelles à beaucoup d’autres situations de la vie quotidienne comme les repas. Pour eux, il est particulièrement important de faire les gestes convenables en revenant de la place publique, car un Juif avait de fortes chances d’entrer en contact avec un païen ou quelque chose d’impur comme l’argent.

Ce lavement de mains rituel, à l’origine une simple coutume, était devenu une règle aussi rigide qu’un bloc de béton. Ce précepte était si rigoureusement observé, qu’un des plus fameux Rabbins du nom d’Akiba en mourra. En effet, quand il est emprisonné et qu’il n’a que l’eau nécessaire pour le maintenir en vie, il choisit de mourir de soif plutôt que de manger sans se laver les mains.

Toutes ces nouvelles règles font partie de la tradition des anciens que les Pharisiens suivent scrupuleusement. Ces prescriptions à n’en plus finir dictent chaque aspect de la vie juive et sont considérées aussi importantes que la loi de Moïse elle-même ce que Jésus ne manquera pas de dénoncer à leur grand dam.

Le commentaire de Marc, comme quoi les Juifs avaient beaucoup d’autres traditions qu’ils observent, indique que le problème discuté ici n’est qu’un fragment d’un gigantesque iceberg.

Au 3e siècle apr. J-C, cette montagne de rajouts qui était jusqu’alors transmis oralement, est rassemblée et codifiée dans ce que les Juifs appellent aujourd’hui « la Mishna », qui à son tour servit de base au Talmud, qui est le recueil des enseignements des grands rabbins au travers les siècles.

L’Église catholique, qu’elle soit romaine ou grecque, possède également l’équivalent avec son catéchisme, ses dogmes et tout le reste ; c’est pareil pour un certain nombre de familles d’Églises protestantes, pour l’Islam et toutes les religions. Par contre, les chrétiens évangéliques affirment ne pas suivre de traditions, mais seulement les préceptes des Textes Sacrés. C’est plus ou moins vrai car comme un serpent tortueux, le légalisme arrive à s’insinuer partout.

Verset 5

Je continue le texte.

Les pharisiens et les spécialistes de la Loi demandèrent donc à Jésus : — Pourquoi tes disciples ne se conforment-ils pas à la tradition de nos ancêtres ? Pourquoi prennent-ils leur repas avec des mains impures ? (Marc 7.5).

Les chefs religieux adressent leur interrogation critique à Jésus qui, en tant que Maître des disciples, est responsable de leur conduite. Les chefs juifs pensent que leur manquement concernant le lavage rituel est le symptôme d’un problème plus grave. Officiellement, ce qui les inquiète, c’est que Jésus et les disciples ne suivent pas la tradition des anciens dont ils sont les dépositaires. Ça, c’est l’écran de fumée. Dans la réalité pure et dure, le vrai problème est leur autorité bafouée et leur pouvoir érodé. C’est ça qui a véritablement mis le feu aux poudres.

Verset 6

Jésus les apostrophe :

Hypocrites, leur répondit-il (Marc 7.6).

Le duel est engagé. Le Seigneur ne cherche pas à calmer le jeu, au contraire, c’est volontairement qu’il jette de l’huile sur le feu. Le mot pour hypocrite signifie littéralement comédien, à savoir quelqu’un qui joue un rôle sur scène. Tout comme un pantin assis sur les genoux d’un ventriloque, le cœur et les lèvres des pharisiens sont déconnectés. Ils suivent un rite qui fait d’eux des personnages importants ce qui leur procure des revenus confortables et le respect du peuple. En réalité, ils n’ont que faire de la loi et de Dieu. La situation que rencontre Jésus correspond à celle qui a été dénoncée par le prophète Ésaïe que Jésus cite presque mot pour mot. Il applique le reproche du prophète aux pharisiens.

Versets 6-8

Je lis la suite :

Ésaïe vous a fort bien dépeints dans sa prophétie où il est écrit : Ce peuple m’honore du bout des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi ! Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes. Vous mettez de côté le commandement de Dieu, pour observer la tradition des hommes ! (Marc 7.6-8; cp Esaïe 29.13).

Selon Matthieu (15:3), Jésus répond d’abord à la question des pharisiens par une autre question propre à les confondre. Comme les Juifs de l’époque d’Ésaïe, les pharisiens enseignent des commandements d’hommes comme s’il s’agissait de préceptes divins. Jésus les accuse d’abandonner la loi de Dieu au profit de la tradition des anciens. Il redéfinit leurs règles de vie en soulignant leur origine humaine et les rejette en bloc parce qu’elles ne font pas autorité. Une tradition peut être bonne en soi et être établie pour une bonne raison. Mais si elle se substitue à la Parole de Dieu, alors elle devient franchement mauvaise, voire mortelle, dans la mesure où les gens confient leur sort éternel à une erreur. C’est exactement la situation dans laquelle se trouve le Judaïsme de l’époque du Christ.

Cela me conduit à m’interroger sur ce que je crois vraiment. En fait, toute personne qui suit des préceptes religieux devrait se poser quelques questions et faire un tri entre ce qui vient vraiment de Dieu et ce qui est une invention de certains hommes, grands peut-être, mais faillibles.

Verset 9

Je continue le texte.

Puis il ajouta : — Ah ! vous réussissez parfaitement à mettre de côté le commandement de Dieu pour établir votre propre tradition ! (Marc 7.9).

Jésus enfonce le clou en énonçant à nouveau son accusation selon laquelle les chefs religieux étaient habiles à esquiver la loi de Dieu pour garder leur tradition. Puis il appuie son verdict par une illustration qui met leur hypocrisie au grand jour.

Versets 10-12

Je poursuis.

En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère et que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort. Mais vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : « La part de mes biens avec laquelle j’aurais pu t’assister est corban (c’est-à-dire offrande à Dieu) », alors vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou sa mère (Marc 7.10-12).

Ce commandement, le cinquième, était considéré comme l’un des plus importants de la Loi. Il s’adresse surtout aux enfants adultes et les somme de pourvoir aux besoins physiques de parents âgés, ce qui inclut évidemment le soutien financier. Selon la Loi de Moïse, celui qui méprise ses parents est passible de la peine de mort. Jésus fait ici référence à une entourloupette grâce à laquelle, les religieux esquivaient le commandement divin. Il suffit de faire le vœu inviolable que ses biens sont une offrande à Dieu et le tour est joué. Ce don se faisait sous forme de la promesse qu’après sa mort, l’argent restant irait au temple. Oui, mais en attendant, la personne qui a prononcé la formule de consécration peut en toute liberté disposer de sa fortune tout en étant exemptée du 5e commandement qui est d’honorer ses parents en leur venant en aide. Ces derniers sont alors légalement privés de tout recours et il ne leur reste plus que les yeux pour pleurer. Voici donc l’une des aberrations où peut conduire la tradition. Les reproches, que Jésus adresse aux religieux : Mais vous, vous dites, sont particulièrement énergiques car ils soulignent le contraste entre la tradition et les paroles de la Loi.

Verset 13

Je continue.

Voilà comment vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition, celle que vous vous transmettez. Et vous faites bien d’autres choses du même genre (Marc 7.13).

Par leurs entourloupettes, les religieux annulent la validité du commandement divin; la tradition dénature et éclipse la Parole de Dieu.

Maintenant, Jésus va donner une réponse plus directe à la question de l’impureté. Il s’adresse d’abord à la foule en énonçant un principe général applicable à tout le monde, puis il expliquera le principe en privé à ses disciples.

Versets 14-16

Je continue le texte.

Puis Jésus appela de nouveau la foule et lui dit : — Écoutez-moi tous, et comprenez-moi bien. Rien de ce qui vient du dehors et qui pénètre dans l’homme ne peut le rendre impur. C’est, au contraire, ce qui sort de l’homme qui le rend impur ! Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! (Marc 7.14-16).

Après un appel solennel à tous de bien l’écouter, Jésus révèle à la foule la véritable source de l’impureté morale. Or, elle ne vient ni de ce qu’on mange ni de mains sales. C’est la désobéissance aux commandements de Dieu qui souille et rend coupable. On se rend impur par ses pensées et ses actes, même si on observe scrupuleusement des rites alimentaires. La pratique religieuse et les rites peuvent facilement devenir une façade hypocrite, une pommade qu’on étale en surface, mais qui n’a aucune influence sur le mal qui est à l’intérieur, dans son cœur.