Chapitre 5

Verset 35

Le temps s’enfuit à toute vitesse pour celui qui se réjouit mais il se traîne pour celui qui souffre. Pendant que Jésus converse avec une femme qu’il a guérie d’une perte de sang, le père qui est venu implorer le Seigneur pour sa fille mourante et qui attend, trouve que chaque minute dure un siècle. Je continue à lire dans le chapitre 5 de l’évangile selon Marc.

Pendant qu’il (Jésus) parlait encore, quelques personnes arrivèrent de chez le chef de la synagogue pour lui dire : — Ta fille est morte. À quoi bon importuner encore le Maître ? (Marc 5.35).

Ces colporteurs de mauvaises nouvelles confirment les craintes du père mais ils concluent un peu vite que la mort de la petite fille met fin à tout espoir que Jésus puisse être d’une aide quelconque. Tous ces gens, comme les disciples d’ailleurs, n’ont aucune idée à Qui ils ont affaire, ni l’étendue de sa puissance.

Verset 36

Je continue.

Mais Jésus sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Cesse de craindre et continue seulement à croire ! (Marc 5.36).

Jésus fait la sourde oreille aux propos déprimants et poursuit son projet d’aller à la maison de la petite fille maintenant décédée. Il met la foi du père à rude épreuve en le sommant de croire qu’Il peut encore faire quelque chose mais d’un autre côté, il lui redonne espoir.

Versets 37-39

Je continue.

Il (Jésus) ne permit à personne de le suivre plus loin, excepté Pierre, Jacques et Jean, son frère. En arrivant à la maison du chef de la synagogue, Jésus vit une grande agitation : on pleurait et on poussait des cris. Il entra dans la maison et dit : — Pourquoi ce tumulte ? Pourquoi ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, elle est seulement endormie. Mais on se moqua de lui (Marc 5.37-39).

Ces trois disciples seront les seuls témoins de ce qui va suivre. Ce sont également eux qui plus tard, assisteront à la transfiguration de Jésus. À la maison, le rituel fastidieux du deuil a déjà commencé. Les pleureuses professionnelles sont à pied d’œuvre et s’en donnent à cœur joie, enfin, vous voyez ce que je veux dire.

Versets 40-41

Je continue.

Alors il fit sortir tout le monde, prit avec lui le père et la mère de l’enfant ainsi que les disciples qui l’accompagnaient, et il entra dans la pièce où l’enfant était couchée. Il lui prit la main en disant : — Talitha koumi (ce qui signifie : Jeune fille, lève-toi, je te l’ordonne) (Marc 5.40-41).

Jésus expulse les incrédules puis il s’exprime en araméen, une langue sémitique apparentée à l’hébreu et parlée par tous les Juifs. Les habitants de la Galilée étaient tous bilingues. Ils connaissaient également le grec qui prédominait dans le monde gréco-romain. Jésus est très tendre envers cette jeune fille; il lui dit quelque chose comme « Petit agneau, réveille-toi ! » Comme un mort, ça n’entend pas, ce n’est pas vraiment à la fillette que Jésus s’adresse, mais à au séjour des morts à qui il ordonne de relâcher sa proie. Ce miracle est en réalité un acte de création et ses paroles ne sont pas une formule magique, mais confirment une fois de plus l’autorité absolue de Jésus en tant que Dieu tout-puissant. Les évangiles rapportent que le Seigneur a ressuscité trois personnes, et toujours en leur parlant. À l’occasion de ce prodige, les Écritures lèvent un peu le voile sur un mystère en nous donnant un renseignement concernant les enfants qui meurent avant d’avoir atteint l’âge de raison, l’âge à partir duquel ils sont tenus responsables devant Dieu pour leurs actes. Jusque-là, il semble bien que Dieu les considère innocents.

Versets 42-43

Je finis le chapitre cinq :

Aussitôt, la jeune fille se mit debout et marcha. Elle avait environ douze ans. Tous furent frappés de stupeur. Jésus leur recommanda instamment de ne raconter ce miracle à personne et il leur dit de donner à manger à la jeune fille (Marc 5.42-43).

À nouveau, l’auteur utilise l’adverbe d’action « Aussitôt » qui projette l’image que la jeune fille a littéralement sauté du lit. Les disciples sont hors de sens et dans un état de choc, dit le texte originel. Jésus fait alors deux recommandations.

La première est une sévère injonction au silence. Il ne veut pas que ce miracle s’ébruite car il attirera les gens uniquement pour se faire guérir; il ne veut pas non plus que la liesse populaire cherche à le propulser au pouvoir pour des motifs politiques.

En second lieu, Jésus demande à ce qu’on donne à manger à l’enfant, montrant ainsi que son rétablissement est complet. Ne dit-on pas : « Quand l’appétit va, tout va ! » ? La petite fille est ainsi passée en un rien de temps, de l’agonie à la mort à la pleine santé. Revenue à la vie naturelle, elle est sujette aux besoins humains comme tout un chacun.

La résurrection de la fille de Jaïrus est le troisième prodige qui montre de façon spectaculaire l’autorité de Jésus sur les éléments naturels lorsqu’Il calma la tempête ; sur les esprits mauvais dans la ville de Gérasa et enfin sur la maladie et la mort. Le premier miracle conduit les disciples à poser une question essentielle : Mais qui est donc cet homme ? Le second suscite la crainte et l’admiration, tandis que le troisième mêle incrédulité et enfin la stupéfaction.

Par ces témoignages de sa puissance, Jésus révèle petit à petit sa véritable identité. Cependant, il ne le fait pas pour soigner sa réputation, mais pour susciter la foi en sa personne; il désire que les Juifs reconnaissent d’eux-mêmes qu’Il est bien davantage qu’un faiseur de miracles, mais le Messie qui devait venir.

Chapitre 6

Verset 1

Nous arrivons au chapitre 6 de Marc où nous percevons une petite accalmie dans l’intensité de son ministère de Jésus. Je commence à lire :

Jésus partit de là et retourna dans la ville dont il était originaire, accompagné de ses disciples (Marc 6.1).

Jésus se rend dans sa ville natale Nazareth, à 30 km de Capernaüm. C’est au moins son second retour au pays. La première fois, qui est racontée par Luc, c’était un voyage privé. Il y est allé seul, n’a fait aucun miracle et a dû quitter les lieux précipitamment parce qu’on a essayé de le mettre à mort. Cette fois-ci il s’agit d’une mission publique car il vient en tant que Rabbin avec ses élèves. Il prépare ainsi ses disciples pour leur propre ministère en leur donnant l’exemple.

Versets 2-3

Je continue.

Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de ses auditeurs furent très étonnés : — D’où tient-il cela ? disaient-ils. Qui lui a donné cette sagesse ? D’où lui vient le pouvoir d’accomplir tous ces miracles ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joseph, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne vivent-elles pas ici parmi nous ? Et voilà pourquoi ils trouvaient en lui un obstacle à la foi (Marc 6.2-3).

C’est la coutume de Jésus de se rendre à la synagogue et d’expliquer l’Ancien Testament. A cette époque, les Juifs étaient religieux jusqu’au bout des ongles et fréquentaient donc un lieu de culte. Les gens du coin connaissent Jésus comme le fils du charpentier, mais pas en tant que rabbin érudit; ils sont donc ébahis par son enseignement. Qu’ils se posent des questions sur sa véritable identité, c’est bien, mais leur conclusion en dit long sur leur préjudice à son égard. Malgré ses prodiges, les habitants ne veulent voir en lui qu’un simple individu comme eux-mêmes.

Toute sa famille, ses frères et sœurs y compris, sont des gens ordinaires, alors ils se montrent très méprisants en disant : Mais, pour qui se prend-Il donc celui-là ? N’est-il pas le fils de Marie ? En effet, selon l’usage juif, on ne décrivait jamais un homme comme le fils de sa mère, même si celle-ci était veuve, sauf pour l’insulter. C’est donc un affront bien calculé car il suggère qu’il y avait quelque chose de louche à propos de sa naissance. Mais par la suite, Jacques et Jude, deux de ses demi-frères, deviendront des disciples et chacun, l’auteur d’une épître du Nouveau Testament.

Versets 4-5

Je continue.

Alors Jésus leur dit : — C’est seulement dans sa patrie, dans sa parenté et dans sa famille que l’on refuse d’honorer un prophète. Il ne put accomplir là aucun miracle, sinon pour quelques malades à qui il imposa les mains et qu’il guérit. Il fut très étonné de leur incrédulité (Marc 6.4-5).

Jésus s’identifie aux prophètes de l’Ancien Testament, dont les paroles étaient la plupart du temps rejetées et qui étaient méprisés en particulier par ceux qui les connaissaient le mieux. Assez curieusement, on a tendance à considérer les gens ordinaires comme des experts s’ils viennent de loin, mais si on les connaît, on les disqualifie. En tout cas, Jésus lui-même est étonné du refus par ses familiers de croire que sa sagesse et sa puissance proviennent de Dieu.

Autant qu’on sache, Jésus ne retourna jamais à Nazareth tout en continuant son ministère itinérant dans ses environs. Le Seigneur acceptait facilement de faire des miracles lorsque la foi était présente, mais dans son village d’origine très peu d’habitants ont eu suffisamment confiance en Lui pour être guéris. Cela dit, Jésus a quand même fait bon nombre de prodiges indépendamment d’un acte de foi. Par contre, quand on lui demandait de faire un miracle par incrédulité ou par défi, alors là il refusait systématiquement car il n’est pas venu pour amuser la galerie.

Les habitants de Nazareth symbolisent l’aveuglement d’Israël. Leur refus de croire en Jésus illustre ce que les disciples vont bientôt expérimenter eux-mêmes, mais aussi l’indifférence, voire le sourire en coin moqueur de nos contemporains à l’égard du Christ. L’incrédulité est l’obstacle par excellence à l’action de Dieu. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit:

Or sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu ; car il faut que celui qui s’approche de Lui croie que Dieu existe, et qu’Il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent (Hébreux 11.6).

Versets 6-7

Maintenant commence la troisième section majeure de l’évangile selon Marc. Au cours de cette étape de son ministère, Jésus accorde une plus grande attention à ses disciples car il va leur révéler par ses paroles et actes Qui Il est vraiment. Je continue le texte :

Jésus parcourait les villages des alentours pour y donner son enseignement. Il appela les Douze et les envoya en mission deux par deux, en leur donnant autorité sur les esprits mauvais (Marc 6.6-7).

Comme la section précédente, la structure de celle-ci est en sandwich. Le récit de la mission des 12 est coupé en deux par celui de la mort de Jean-Baptiste, le précurseur du Christ et le premier martyr du Nouveau Testament. Mais la mort n’a jamais arrêté le message de Dieu. Après le départ de Jésus de cette terre, les apôtres reprirent le flambeau et après eux, d’autres disciples et ainsi de suite. De manière à étendre son ministère au cours de cette tournée en Galilée, Jésus envoie les douze, 2 à 2, une coutume courante à cette époque pour des raisons pratiques. Les apôtres étaient les représentants officiels de Jésus.

Versets 8-9

Je continue :

Il leur recommanda de ne rien emporter pour la route, sauf un bâton. Il leur dit : — Ne prenez ni provisions ni sac, ni argent dans votre ceinture. Mettez des sandales à vos pieds et n’emportez pas de tunique de rechange (Marc 6.8-9).

Les instructions inhabituelles de Jésus ne se rapportent qu’à cette mission particulière. Les apôtres sont tenus de prendre leur bâton de marche et chausser des sandales ordinaires. Mais l’urgence de leur mission exige qu’ils aient peu de bagages, aucune provision, pas d’argent ni vêtement additionnel. Ils doivent apprendre à dépendre uniquement et totalement de Dieu, qui leur donnera nourriture et gîte, grâce à l’hospitalité des familles juives.

Versets 10-11

Je continue.

Là où l’on vous accueillera dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ. Et si, dans une ville, on ne veut ni vous recevoir ni vous écouter, partez de là en secouant la poussière de vos sandales : cela constituera un témoignage contre eux (Marc 6.10-11).

Les disciples doivent conserver la même base d’opérations durant tout leur séjour dans la ville. Jésus n’a jamais changé son quartier général qui était dans la maison de Pierre à Capernaüm. Les disciples doivent aussi s’attendre à être rejetés. Secouer la poussière de ses pieds était le geste que faisaient les Juifs pieux quand ils quittaient un territoire païen afin de montrer qu’ils s’en dissociaient. Ce comportement rituel dans une ville juive est une insulte cuisante. Elle provoqua sans doute de sérieuses réflexions de la part de quelques-uns.

Versets 12-13

Je continue.

Ils partirent donc et proclamèrent qu’il fallait changer de vie. Ils chassaient aussi beaucoup de démons et guérissaient de nombreux malades en les oignant d’huile (Marc 6.12-13).

Les disciples prêchent essentiellement la repentance, appuyés par des miracles qui authentifient leur message. Ils sont toujours inscrits à l’école du Christ et apprennent sur le tas que la puissance de Jésus s’étend au-delà de sa présence. L’onction d’huile comme acte symbolique est une façon de communiquer que les disciples agissent sous l’autorité d’un autre, celle du Christ, et non par eux-mêmes.

Versets 14-16

Je continue.

Le roi Hérode entendit parler de Jésus, car sa réputation se répandait partout. On disait de Jésus : — C’est Jean-Baptiste qui est ressuscité d’entre les morts ! C’est pour cela qu’il détient le pouvoir de faire des miracles. D’autres disaient : — C’est Élie. D’autres encore : — C’est un prophète comme il y en avait autrefois. De son côté, Hérode, qui entendait tout cela, se disait : — C’est celui que j’ai fait décapiter, c’est Jean, et il est ressuscité ! (Marc 6.14-16).

Jésus devient célèbre dans la région; non seulement le peuple, mais aussi Hérode sur son trône en entend parler et donne au Seigneur une explication superstitieuse. Ce pantin ridicule que Jésus appellera « renard » (Luc 13.32) est Hérode Antipas, fils de Hérode le Grand, assassin de renom. Il était gouverneur de la Galilée et d’une autre province sous l’égide de Rome. Ce passage présente trois opinions qui essaient de rendre compte des miracles de Jésus. Élie était un fameux prophète de l’Ancien Testament qui fit plusieurs miracles qui nous sont rapportés par les Écritures. Hérode, quant à lui, troublé par une conscience coupable, est convaincu que Jésus est Jean-Baptiste, qu’il a fait exécuter et qui est revenu à la vie doté de pouvoirs miraculeux.

Maintenant, nous entrons à l’intérieur du sandwich, car Marc interrompt pour un temps la mission des 12 pour faire un retour en arrière afin d’expliquer ce qu’il vient de dire concernant Hérode.

Versets 17-18

Je continue.

En effet, Hérode lui-même avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et jeter en prison, à cause d’Hérodiade, la femme de Philippe, son demi-frère, qu’il avait épousée. Car Jean disait à Hérode : — Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère ! (Marc 6.17-18).

Jean-Baptiste était sans peur et sans reproche. Il n’avait pas froid aux yeux et courageusement se permit de dénoncer la déchéance morale du gouverneur de sa province. Nous, on est blasé, nos dirigeants peuvent bien prendre autant de femmes qu’ils veulent, tout le monde s’en moque. Ça fait les choux gras de certains journaux, mais c’est tout. Hérodiade, quant à elle, était une femme ambitieuse et qui ne tolérait aucun obstacle. Or Jean-Baptiste en était un de taille parce que son nouveau mari, ayant de lui une peur superstitieuse, le respectait.

Versets 19-20

Je continue.

Hérodiade, furieuse contre lui, cherchait à le faire mourir, mais elle n’y parvenait pas, car Hérode craignait Jean. Il savait que c’était un homme juste et saint. Il le protégeait donc. Quand il l’entendait parler, il en restait fort perplexe. Et pourtant, il aimait l’entendre (Marc 6.19-20).

Hérode était fasciné par la prédication de Jean-Baptiste et le protégeait de sa femme furieuse qui voulait lui faire la peau.

Versets 21-23

Je continue.

Un jour cependant, Hérodiade trouva une occasion favorable, lors de l’anniversaire d’Hérode. Celui-ci organisa ce jour-là une grande fête à laquelle il invita les hauts dignitaires de sa cour, les officiers supérieurs et les notables de la Galilée. Au cours du banquet, la fille d’Hérodiade entra dans la salle : elle dansa, Hérode et ses invités étaient sous son charme. Le roi dit alors à la jeune fille : — Demande-moi ce que tu voudras et je te le donnerai. Il alla même jusqu’à lui faire ce serment : — Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume (Marc 6.21-23).

Voilà une sombre histoire de vice. Hérode, en bon mégalo maniaque, organise une fête somptueuse en son propre honneur. Hérodiade, qui connait bien son mari, envoie sa fille faire une danse du ventre provocante qui séduit l’assemblée. Hérode, le grand libertin tire la langue et mord à l’hameçon. Il ne se retient plus et fait une offre imprudente et ridicule puisqu’étant sous la botte de Rome ce n’était pas à lui de décider qui allait administrer la moitié de son royaume. Avec arrogance, il promet sous serment n’importe quoi à cette jeune femme qui l’a allumé.

Versets 24-25

Je continue.

Elle sortit pour prendre conseil auprès de sa mère : — Que vais-je lui demander ? — La tête de Jean-Baptiste, lui répondit celle-ci. Aussitôt la jeune fille se hâta de retourner auprès du roi pour lui exprimer son vœu en ces termes : — Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean-Baptiste (Marc 6.24-25).

Avec une promptitude préméditée, Hérodiade, qui avait bien calculé son coup, demande la tête de Jean-Baptiste. C’est un meurtre de sang-froid avec préméditation. La jeune fille fait donc sa demande macabre et veut qu’elle lui soit accordée sur le champ, avant qu’Hérode ne se refroidisse et trouve moyen de se sortir de ce mauvais pas.

Versets 26-29

Je continue.

Le roi en fut consterné, mais à cause de son serment, et de ses invités, il ne voulut pas le lui refuser. Il envoya donc aussitôt un garde en lui ordonnant de rapporter la tête de Jean. Celui-ci s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat et la remit à la jeune fille, et celle-ci la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent ce qui s’était passé, ils vinrent prendre son corps pour l’ensevelir dans un tombeau (Marc 6.26-29).

Comme le courage et l’humilité étaient des vertus inconnues d’Hérode le pantin, pour sauver la face, il fait froidement assassiner Jean-Baptiste qui est réduit au silence, mais pas son message.

Versets 30-32

Je continue.

À leur retour, les apôtres se réunirent auprès de Jésus et lui rendirent compte de tout ce qu’ils avaient fait, et de tout ce qu’ils avaient enseigné. Alors il leur dit : — Venez avec moi, dans un endroit isolé, et vous prendrez un peu de repos. Il y avait effectivement beaucoup de monde qui allait et venait et ils ne trouvaient même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour aller à l’écart dans un endroit désert (Marc 6.30-32).

Le Sandwich se referme car Marc continue le récit des 12, qui reviennent pleins d’enthousiasme à cause de ce qu’ils ont vécu, ce que précise un texte parallèle (Luc 9.11). C’est sûr qu’ils n’avaient jamais rien vu de pareil. Néanmoins, les exigences qui pesaient sur eux étaient considérables et le temps pour se reposer manquait, d’où cette requête de Jésus de se retirer pour souffler.

Versets 33-34

Je continue.

Mais beaucoup les virent s’en aller et les reconnurent. De toutes les bourgades, on accourut à pied, et on les devança à l’endroit où ils se rendaient. Aussi, quand Jésus descendit de la barque, il vit une foule nombreuse. Il fut pris de pitié pour eux parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger ; alors il se mit à enseigner longuement (Marc 6.33-34).

Le repos fut de courte durée, tout juste le temps de la traversée en barque. Mais Jésus est plein de compassion pour ces pauvres gens étriqués, sans guide et sans protection. Il les enseigne concernant le royaume de Dieu et selon un passage parallèle, il opère également des guérisons (Matthieu 14.14). Puis il va aussi s’occuper de leurs besoins physiques. Jésus est un véritable berger.