Les émissions

21 sept. 2022

Marc 5.1-34

Chapitre 5

Verset 1

Les lacs sont souvent encastrés entre des montagnes et c’est d’ailleurs ce qui fait en partie leur charme. Le lac de Galilée (ou Tibériade ou encore Génésareth) a la particularité d’être situé à plus de 200 m en‑dessous du niveau de la mer. En 1986, on a découvert quelque part au fond du lac un exemplaire unique de barque romaine de pêche et de transport de marchandises. Daté du premier siècle de notre ère, on lui donne parfois le surnom de « barque de Pierre » ou « barque de Jésus ». Je commence maintenant à lire le chapitre cinq de l’évangile selon Marc.

Ils (Jésus et ses disciples) arrivèrent de l’autre côté du lac, dans la région de Gérasa, où Jésus débarqua (Marc 5.1).

Gérasa (Kersa aujourd’hui) était une ville importante située à l’est du lac de Galilée. Marc utilise son nom pour désigner toute la région. À l’origine, ce territoire appartenait à la tribu d’Israël du nom de Gad. Mais au premier siècle de notre ère, c’est une région à majorité païenne, constituée de peuples que les Assyriens avaient déportés. Cependant, une importante communauté juive y est également présente. L’élevage et le commerce étaient important, y compris les porcs pourtant interdits par la loi de Moïse.

Verset 2

Je continue.

Aussitôt, sortant des tombeaux, un homme qui était sous l’emprise d’un esprit mauvais vint à sa rencontre (Marc 5.2).

Les tombeaux se trouvaient dans des grottes naturelles ou creusées. Elles constituaient une protection contre les intempéries. Aujourd’hui encore, dans le tiers monde en particulier, des bidonvilles se sont implantés dans les cimetières à cause des mausolées qui constituent pour les plus pauvres, des abris de fortune contre le mauvais temps. Les détails du passage reflètent à la fois le rapport d’un témoin oculaire et celui des gens de la ville qui connaissaient ce démoniaque depuis longtemps. L’évangile selon Matthieu en mentionne deux, l’un étant de toute évidence le porte-parole; c’est de celui-ci dont parle Marc. En tout cas, ils étaient dans un état désespéré.

Versets 3-5

Je continue.

Il habitait dans les tombeaux et, même avec une chaîne, personne ne pouvait plus le tenir attaché. Car on l’avait souvent enchaîné et on lui avait mis des fers aux pieds, mais il cassait les chaînes et brisait les fers : personne ne pouvait le maîtriser. Sans cesse, nuit et jour, il errait parmi les tombes et sur les montagnes en hurlant, se blessant contre les rochers (Marc 5.3-5).

La condition de cet homme est décrite minutieusement afin de bien montrer la vie pitoyable qu’il menait. Il habitait dans un endroit impur selon la loi, et où les morts étaient parfois exposés à l’air libre. La puanteur du lieu sous le soleil de Palestine devait être particulièrement insupportable. Comme le souligne Matthieu, il n’avait pour seule compagnie qu’un autre possédé et les démons les obligeait tous deux à s’infliger sans cesse des sévices. Comme celui dont parle Marc était d’une force herculéenne, il terrorisait la région.

Tel que cet endroit maléfique est décrit, il est digne d’un film d’horreur. La conduite de cet homme montre que la possession démoniaque n’est pas une maladie ou une aliénation mentale, mais une tentative satanique de déformer et détruire l’image de Dieu dans l’homme.

Versets 6-8

Je continue le texte.

D’aussi loin qu’il vit Jésus, il accourut, se prosterna devant lui et lui cria de toutes ses forces : — Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t’en conjure, au nom de Dieu, ne me tourmente pas ! Car Jésus lui disait : — Esprit mauvais, sors de cet homme ! (Marc 5.6-8).

Le bref énoncé de la rencontre de Jésus avec le démoniaque est maintenant raconté avec plus de détails. Marc nous donne trois renseignements qui montrent que le démon qui possédait cet homme était pleinement conscient de l’origine divine et de la puissance supérieure de Jésus : il est forcé de s’agenouiller devant Lui par hommage, car il est devant son Créateur ; il appelle Jésus, Fils du Dieu très haut ; et il Le supplie de ne pas le punir. Le démon sait que sa rencontre avec le Christ va mettre fin à sa carrière de tourmenteur. S’il avait pu, il se serait enfui, mais il est contraint d’aller au-devant de Jésus et de s’humilier.

Dans l’Ancien Testament, l’expression « Dieu très-haut » est souvent employée par les païens pour indiquer la supériorité de l’Eternel, le Dieu d’Israël, sur les fausses divinités vénérées par les hommes. L’invocation, « Je t’en conjure, au nom de Dieu », était utilisée dans les exorcismes. Le démon a peur que Jésus ne l’envoie à ce moment-là dans l’abîme, la prison pour les plus mauvais esprits. Par la phrase « Car Jésus lui disait : Esprit mauvais, sors de cet homme », Marc fait un bref commentaire expliquant pourquoi le démon le suppliait ainsi.

Versets 9-10

Je continue le texte :

Jésus lui demanda : — Quel est ton nom ? — Je m’appelle Légion, lui répondit-il, car nous sommes une multitude. Et il pria instamment Jésus de ne pas les renvoyer du pays (Marc 5.9-10).

De nombreuses puissances mauvaises contrôlent cet homme et le soumettent à une torture permanente. Une légion romaine était composée d’environ 6 000 hommes, mais c’est aussi une expression qui signifie beaucoup. À plusieurs reprises, le démon en chef supplie instamment Jésus de ne pas les envoyer hors du pays, ce qui signifie en exil désincarné, donc dans l’abîme.

Versets 11-12

Je continue.

Or, il y avait par là, sur la montagne, un grand troupeau de porcs en train de paître. Les esprits mauvais supplièrent Jésus : — Envoie-nous dans ces porcs, pour que nous entrions en eux ! (Marc 5.11-12).

Comme je l’ai dit, selon la loi de Moïse, le porc était un animal impur. Mais les fermiers juifs de la rive est de la mer de Galilée, avec sa population à prédominance païenne, justifiaient les entorses de taille qu’ils faisaient à la loi, disant déjà à cette époque : Les affaires sont les affaires et il faut bien vivre ! Appâtés par le gain, ils élevaient ces animaux pour les marchés du district de La Décapole, une ligue de dix villes grecques dont celle de Gérasa où a lieu cet incident.

Quoi qu’il en soit, les démons qui savent qu’ils devront quitter le démoniaque, veulent entrer dans les pourceaux et s’en servir comme nouveaux hôtes. Par cette requête, ils font une tentative désespérée pour éviter d’être réduits à un état désincarné enfermés dans l’abîme jusqu’au jugement final.

Verset 13

Je continue.

Jésus le leur permit. Ils sortirent donc de l’homme et entrèrent dans les porcs. Aussitôt, le troupeau, qui comptait environ deux mille bêtes, s’élança du haut de la pente et se précipita dans le lac où elles se noyèrent (Marc 5.13).

Les démons sont incapables de contrôler ces porcs comme ils le faisaient des deux démoniaques, probablement parce que l’animal n’a pas le pouvoir de raisonner de l’homme, et les mauvais esprits ne disposent pas des manettes nécessaires, en quelque sorte, qui leur permettrait de diriger leurs proies. Cependant, il faut savoir que la possession d’animaux et d’objets est une réalité. La destruction de ce cheptel de porcs est un jugement de Dieu contre les Juifs qui méprisaient la loi.

Les mauvais esprits aussi furent punis, parce que finalement ils se retrouvent en exil, et trouver un autre logis n’est pas chose facile pour un démon, parce que pour qu’un homme devienne possédé, il faut qu’il ait enfreint certaines lois divines relativement précises. La plus courante est la pratique de certaines formes d’occultisme, et surtout le spiritisme comme invoquer les morts ou les esprits en faisant danser des verres ou en utilisant la planchette à deviner.

La possession d’objets de culte animiste, des amulettes et choses semblables, peut également entraîner toutes sortes de troubles ; même, des trucs de rien du tout qu’on ramène de vacances, surtout d’Asie, sont une source potentielle de troubles sans nombre. La simple présence dans sa bibliothèque de certains livres de magie, que je ne nommerai pas, sans même les avoir ouverts, garantit de gros problèmes inexplicables. Qu’on y croit ou pas ne change strictement rien à la réalité et à la méchanceté de ces esprits du mal.

Cela dit, les démons que Jésus avait chassés sont maintenant à la recherche d’une autre demeure ce que confirme un passage de l’Évangile selon Luc que je lis :

Lorsqu’un esprit mauvais est sorti de quelqu’un, il erre çà et là dans des lieux déserts, à la recherche d’un lieu de repos, et il n’en trouve pas. Alors il se dit : « Il vaut mieux regagner la demeure que j’ai quittée ! » (Luc 11.24).

Un possédé libéré peut le redevenir s’il ne règle pas le problème initial qui a déjà été une première fois, une porte ouverte aux mauvais esprits. D’ailleurs, concernant ce retour possible, un peu plus loin dans l’évangile selon Marc, Jésus chasse un démon et lui ordonne en même temps de ne plus revenir. Je cite le verset :

Jésus, voyant la foule affluer, commanda avec sévérité à l’esprit mauvais : — Esprit qui rends sourd et muet, lui dit-il, je te l’ordonne, sors de cet enfant et ne rentre plus jamais en lui ! (Marc 9.25).

Le fait que le possédé est un enfant incapable de régler un problème qui n’est pas le sien, explique pourquoi Jésus a ordonné au démon de ne pas revenir.

Versets 14-15

Je continue le texte :

        Les gardiens s’enfuirent et allèrent raconter l’histoire dans la ville et dans les fermes.      Les gens vinrent donc voir ce qui s’était passé. Arrivés auprès de Jésus, ils virent        l’homme qui avait été sous l’emprise de cette légion de démons, assis là, habillé et   tout à fait sain d’esprit. Alors la crainte s’empara d’eux (Marc 5.14-15).

Les bergers qui s’occupaient du troupeau courent à la ville de Gérasa et dans les campagnes environnantes raconter ce qu’ils ont vécu. Leur récit est tellement incroyable que beaucoup d’habitants des environs viennent constater par eux-mêmes, d’une part la destruction du troupeau, et d’autre part, la guérison de ces deux démoniaques qu’ils connaissent bien. En effet, selon le passage parallèle de l’Évangile selon Matthieu, ces deux hommes sont redevenus sains d’esprit. La métamorphose est tellement extraordinaire et radicale que les gens de la ville sont remplis de respect et de crainte devant le Seigneur.

Versets 16-17

Je continue.

Ceux qui avaient assisté à la scène leur racontèrent ce qui était arrivé à cet homme et     aux porcs ; et les gens se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire (Marc 5.16- 17).

Les païens superstitieux et les Juifs qui enfreignent la loi de Moïse sont effrayés par l’autorité et le pouvoir de Jésus parce qu’ils ont mauvaise conscience. Il est vrai que le Seigneur a donné un grand coup de pied dans la fourmilière en détruisant un cheptel important ce qui n’est évidemment pas bon pour le commerce. Cette perte économique est le principal souci des bergers ainsi que des païens du coin. Ils ont peur que Jésus fasse le grand ménage de printemps dans leur cité et veulent poursuivre tranquillement leurs petits vices. Comme ils n’ont aucune intention de changer de conduite, ils demandent à Jésus de partir. Cette attitude est courante et généralisée à l’ensemble du genre humain. Je lis un passage d’un autre Évangile :

La lumière (c’est à dire Jésus-Christ) est venue dans le monde et les hommes ont         aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises (Jean         3.19).

Voilà ce qui explique le comportement à priori choquant de ces gens, tant Juifs que païens, qui fermement, refoulent le Christ de leur territoire. Comme Jésus n’est jamais du genre à s’imposer, il est parti et il n’est jamais retourné dans cette région.

Versets 18-20

Je continue le texte.

Au moment où Jésus remontait dans la barque, l’homme qui avait été délivré des         démons lui demanda s’il pouvait l’accompagner. Mais Jésus ne le lui permit pas. Il lui     dit : — Va, rentre chez toi, auprès des tiens, et raconte-leur ce que le Seigneur a fait    pour toi et comment il a eu pitié de toi. Alors il s’en alla et se mit à proclamer dans la      région des « Dix Villes » ce que Jésus avait fait pour lui, au grand étonnement de         ceux qui l’écoutaient (Marc 5.18-20).

En contraste avec les habitants du coin, l’homme délivré veut rester avec Jésus. Ses miracles et son enseignement en repoussent certains et en attirent d’autres. Mais le Christ qui est chassé de ce lieu, veut apparemment y laisser un témoignage de son passage. Cet homme délivré obéit et devient le missionnaire, le représentant du Seigneur dans cette région. Étant donné que son activité de prédication est dans un district à majorité païenne, Jésus n’ordonne pas à l’homme délivré de garder le silence comme il le fait habituellement, mais lui demande au contraire de crier haut et fort qu’il a été l’objet de la miséricorde divine. Jésus et ses disciples quittent Gérasa et reprennent la mer.

Versets 21-24

Le récit continue avec deux nouveaux miracles. Cette section a une structure en sandwich. Elle commence par l’histoire de l’agonie d’une petite fille, puis est entrecoupée par le récit d’une femme atteinte d’hémorragie. Ce contretemps et sa guérison semblent à priori fort fâcheux pour le père de la fillette; mettez vous à sa place! Mais en réalité, ce délai va  permettre un miracle spectaculaire. L’inopportunité de cette femme qui surgit de la foule se produit providentiellement pour éprouver et fortifier la foi du père de la jeune fille agonisante. Je lis le texte :

Jésus regagna en barque l’autre rive du lac. Là, une foule immense s’assembla autour de lui sur le rivage. Survint alors l’un des responsables de la synagogue, nommé Jaïrus. En voyant Jésus, il se jeta à ses pieds et le supplia instamment : — Ma petite fille va mourir. Viens lui imposer les mains pour qu’elle guérisse et qu’elle vive. Alors Jésus partit avec lui, suivi d’une foule nombreuse qui le serrait de tous côtés (Marc 5.21-24).

Le récit de Marc de cet incident est beaucoup plus détaillé que celui de Matthieu. Jésus et ses disciples reviennent sur la rive occidentale du lac, probablement à Capernaüm, leur quartier général. Comme d’habitude, un monde fou les attend. Mais Marc concentre son récit sur un officier laïc responsable de l’administration matérielle de la synagogue et des réunions du culte. Il est considéré comme un chef religieux et à ce titre, il est respecté dans la communauté. Ce Jaïrus vient donc humblement supplier Jésus d’aller chez lui pour guérir sa fille qui est manifestement mourante.

Cet homme croit que pour guérir sa fille, le Seigneur doit être présent, et qu’il lui impose les mains, un geste que fait souvent Jésus, et qui symbolise le transfert de vitalité du guérisseur au malade. Quelle différence de foi entre ce Juif, et l’officier romain païen dont nous parle Matthieu, qui a dit à Jésus : Je ne suis pas qualifié pour te recevoir dans ma maison, mais tu n’as qu’un mot à dire et mon serviteur sera guéri (Matthieu 8.8). Malgré tout, Jésus agit en fonction du degré de confiance qu’on lui fait et accepte de se rendre au chevet de la fillette.

Versets 25-27

Je continue.

Dans la foule se trouvait une femme atteinte d’hémorragies depuis douze ans. Elle avait été soignée par de nombreux médecins et en avait beaucoup souffert. Elle avait dépensé toute sa fortune sans trouver la moindre amélioration ; au contraire, son état avait empiré. Elle avait entendu parler de Jésus, et dans la foule, elle s’était approchée de lui par derrière et avait touché son vêtement (Marc 5.25-27).

L’état de cette femme la rend rituellement impure ce qui a des conséquences non seulement sur sa santé, mais aussi sur sa vie sociale et religieuse. Elle n’aurait donc jamais dû traverser la foule ni toucher Jésus. A cette époque, l’art de la médecine en Palestine était très rudimentaire et l’accès aux médecins quelque peu compétents était réservé à l’élite fortunée de la société. Comme aujourd’hui, beaucoup de charlatans tiraient profit de la souffrance et de la crédulité des malades.

Verset 28

Je continue le texte de Marc.

Car cette femme disait : — Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie (Marc 5.28).

Cette femme a bien la foi, mais aussi une certaine vision magique de Jésus. Elle pense pouvoir extraire une guérison du Christ incognito, sans que Celui-ci s’aperçoive de quoi que ce soit, pour s’esquiver ensuite, ni vu ni connu. Elle est empreinte de la notion populaire de cette époque qu’un guérisseur est doté d’une puissance jusque dans ses vêtements.

Verset 29

Je lis la suite :

Aussitôt Jésus eut conscience qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule et demanda : — Qui a touché mes vêtements ? Ses disciples lui dirent : — Tu vois la foule qui te presse de tous côtés et tu demandes : « Qui m’a touché ? » Mais lui continuait à parcourir la foule du regard pour voir celle qui avait fait cela (Marc 5.30-32).

La foule presse Jésus de toutes parts et le touchent sans arrêt, voilà pourquoi sa question : « Qui m’a touché », semble absurde aux disciples qui de toute façon ont toujours un train de retard sur les événements. Cette histoire souligne la capacité de Jésus de distinguer l’action voulue de quelqu’un qui espère une délivrance, du contact accidentel des gens autour de lui. Le Seigneur cherche des yeux la femme car Il veut établir une relation personnelle avec elle, affirmer sa foi et la détacher de ses croyances magiques. Il veut qu’elle confesse publiquement ce qu’elle a vécu.

Verset 33

Je continue.

Alors, saisie de crainte et toute tremblante, la femme, sachant ce qui lui était arrivé, s’avança, se jeta aux pieds de Jésus et lui dit toute la vérité (Marc 5.33).

Avec courage, mais effrayée, elle avoue, se disant sans doute que si ce grand homme a pu la guérir, Il sait aussi qui l’a touché.

Verset 34

Je continue :

Jésus lui dit : — Ma fille, parce que tu as eu foi en moi, tu es guérie ; va en paix et sois guérie de ton mal (Marc 5.34).

C’est la seule fois que Jésus utilise ce titre d’affection « Ma fille ». S’adressant à elle, il affirme que c’est sa confiance en Lui et rien d’autre qui est à l’origine de sa guérison. En elle-même, la foi est sans valeur; ce qui compte vraiment est son objet, en qui ou en quoi on la place.

La parole du Seigneur : « va en paix et sois guérie de ton mal » assure la femme que sa guérison est complète et permanente, ce qui est important, car elle peut se demander comment sera son état, demain, la semaine prochaine ou dans un an. Dans son isolement et sa détresse, elle avait été une « morte » vivante pendant 12 ans. Son rétablissement annonce d’avance ce qui va arriver à la fille de Jaïrus, qui n’a que 12 ans mais est à l’agonie, à l’article de la mort. Son père, pendant toute la durée de cet incident, a dû se dire : « Dépêchons, dépêchons-nous, on va arriver trop tard, vite, allons-y ! »  Bonjour l’angoisse ! Je le comprends tout à fait. Il a dû se ronger les ongles jusqu’au coude car selon sa vision du monde, il faut que Jésus arrive sur place avant que sa fille ne meure. En fait il a raison de se faire du mauvais sang car le pire est arrivé. Que peut faire Jésus devant la mort?

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 30 2023

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