Chapitre 3

Verset 13

Certains fardeaux sont trop lourds à porter tout seul. Quand je me trouve dans une telle situation, il est précieux d’avoir un ami, un confident avec qui je me sente libre de partager ce qui me pèse. Dans le livre de l’Ecclésiaste, on lit :

Mieux vaut être à deux que tout seul. […] Et si l’un tombe, l’autre le relève, mais malheur à celui qui est seul et qui vient à tomber sans avoir personne pour l’aider à se relever (Ecclésiaste 4.9-10).

Oui mais encore faut-il trouver la bonne personne à qui se confier. Je me souviens que quand j’ai commencé à faire confiance à Jésus-Christ, il y avait des sujets et j’avais des questions qui me tracassaient mais dont je n’osais pas parler à Dieu de peur de l’offenser. Maintenant, je sais combien j’étais ridicule puisque de toute façon Dieu sait tout d’avance. Dans le psaume 139, le roi David écrit :

Éternel, tu me sondes et tu me connais. Quand je suis assis et quand je me lève, tu le sais. De loin, tu discernes tout ce que je pense. Tu sais quand je marche et quand je me couche, et tous mes chemins te sont familiers. Bien avant qu’un mot vienne sur mes lèvres, Éternel, tu sais déjà tout ce que je vais dire (Psaumes 139.1-4).

Dieu a les épaules larges ; il ne considère pas que de venir se plaindre à lui c’est commettre une faute. Au contraire, il l’accepte très bien parce que ce qu’il veut avant tout c’est entrer en contact avec ses créatures même si cette relation est parfois houleuse. On constate d’ailleurs que l’Éternel ne fait aucun reproche à Moïse ou à Job qui pourtant se sont parfois comportés comme des saules pleureurs. Job commence sa longue complainte en maudissant le jour de sa naissance (Job 3) puis il va très loin; il tape très fort dans ses propos et dans la façon dont il s’exprime. Non seulement Dieu écoute sans broncher, mais après avoir gentiment repris son fidèle serviteur, il dit aux trois faux amis de Job :

Je suis très en colère […], car contrairement à mon serviteur Job, vous n’avez pas parlé de moi avec droiture (Job 42.7).

À l’époque de Malachie, les Israélites mécontents de l’Éternel ne jouent pas cartes sur table ; ils ne vont pas se plaindre devant lui avec sincérité de cœur, mais ils sont animés d’un mauvais esprit, un esprit de rébellion. Ils murmurent entre eux et complotent contre Dieu en quelque sorte.

Dans sa petite épître, Jude parle aussi de sinistres individus qui sont de la même trempe que les impies de l’époque de Malachie. Jude écrit :

Voici, le Seigneur va venir avec ses milliers d’anges pour exercer son jugement sur tous, et pour faire rendre compte, à tous ceux qui ne le respectent pas, de tous les actes qu’ils ont commis dans leur révolte et de toutes les insultes que ces pécheurs sacrilèges ont proférées contre lui. Ces hommes-là sont d’éternels mécontents, toujours à se plaindre de leur sort, et entraînés par leurs mauvais désirs. Ils tiennent de grands discours et flattent les gens pour en tirer profit. […] Ils causent des divisions, ils sont livrés à eux-mêmes et n’ont pas l’Esprit de Dieu (Jude 14-16, 19).

Sous le ministère du prophète Ésaïe, certains Israélites sont déjà comme ceux de l’époque de Malachie car ils disent :

Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas ? Pourquoi nous humilier, si tu n’y prends pas garde ? (Ésaïe 58.3).

Mais l’Éternel rétorque :

Au jour où vous jeûnez, vous traitez vos affaires et vous exploitez tous vos ouvriers, vous passez votre jeûne en procès et querelles et en frappant du poing avec méchanceté. Ce n’est pas par des jeûnes, comme ceux d’aujourd’hui, que vous ferez entendre vos prières là-haut ! Est-ce cela le jeûne auquel je prends plaisir ? Est-ce cela un jour où l’homme s’humilie ? S’agit-il de courber la tête comme un jonc et de vous étaler sur le sac et la cendre ? Pouvez-vous appeler cela un jour de jeûne que l’Éternel agrée ? (Ésaïe 58.3-4).

Ensuite, Dieu explique comment l’honorer par un jeûne qu’il agrée. Il dit :

Le jeûne qui me plaît est celui qui consiste à détacher les liens de la méchanceté, à délier les courroies de toute servitude, à mettre en liberté tous ceux que l’on opprime et à briser toute espèce de joug. C’est partager ton pain avec ceux qui ont faim, et offrir l’hospitalité aux pauvres sans abri, c’est donner des habits à celui qu’on voit nu, ne pas te détourner de ton prochain. Alors, comme l’aurore, jaillira ta lumière, ton rétablissement s’opérera bien vite. Oui, alors la justice marchera devant toi, et la gloire de l’Éternel sera l’arrière-garde (Ésaïe 58.6-8).

Celui qui vénère véritablement Dieu dans son cœur l’adore en esprit et en vérité ; il aime sa parole, désire le servir, lui obéir et le louer. Il le révère dans sa personne, reconnaît sa grandeur, son immensité et sa toute puissance, « car écrit l’apôtre Paul dans son épître aux Romains (1.20) depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres » (Romains 1.20). Mais ce n’est pas du tout ainsi que les rebelles d’antan et d’aujourd’hui considèrent Dieu.

Je continue maintenant de lire dans le chapitre 3 du livre de Malachie.

Vos propos contre moi sont durs, dit l’Éternel, et vous, vous demandez : “ Quels propos avons-nous proférés contre toi ? ” (Malachie 3.13).

Comme je l’ai déjà dit, ici commence le sixième et dernier oracle de Malachie (Malachie 3.13-21).

Les mauvais éléments du peuple persistent à lasser l’Éternel par leurs discours et apposent leur cachet sur ce qu’ils ont déjà dit, en l’occurrence :

Quiconque fait le mal est bien vu de l’Éternel. Il a plaisir à ces gens-là. Ou bien encore : – Où est le Dieu de la justice ? (Malachie 2.17).

Ils prétendent toujours qu’en tant qu’agent moral, Dieu dirige très mal le cours de ce monde. Et comme précédemment, ces impies sont totalement insensibles à leurs péchés ou feignent de l’être, et ils refusent de reconnaître qu’ils tiennent des propos méprisants à l’égard de l’Éternel. Alors, ils jouent la comédie, ils font la sainte-n’y-touche et demandent : « qui ça, nous, mais qu’est-ce qu’on a dit de mal » ?

Verset 14

Je continue le texte.

Eh bien, vous avez dit : “ Il est bien inutile de servir Dieu, et qu’avons-nous gagné en lui obéissant et en menant le deuil devant le Seigneur des armées célestes ? (Malachie 3.14).

Comme je l’ai déjà dit, ces mauvais bougres observent certaines ordonnances de la Loi et « mènent le deuil », littéralement « marchent en noir », à cause des péchés que Malachie leur reproche. Mais ils ne font que tremper dans le légalisme, s’imaginant qu’en suivant quelques rites, ils se mettent en règle avec Dieu. Contents d’eux-mêmes, ils s’attendaient donc à recevoir des bénédictions, mais comme il ne s’est rien passé, ils accusent l’Éternel d’être injuste, de ne pas tenir ses promesses et vont jusqu’à dire que lui obéir est futile.

C’est sûr qu’il ne sert à rien d’accomplir certains actes pieux si on est animé d’un esprit rebelle. L’autosatisfaction des Israélites impies va de pair avec leur idée du mérite par les œuvres. Cet esprit pharisaïque consiste à suivre certaines règles à la lettre près, et à ne pas s’adonner à certaines autres activités dans le but d’être et de paraître juste devant Dieu.

Les pharisiens du premier siècle de notre ère manifestent une très grande rigueur dans leur façon de vivre mais c’est avant tout dans le but de pavaner, de s’élever à leurs propres yeux et aux yeux des autres ; leur démarche pieuse est de l’orgueil à l’état pur. Il est évident qu’un tel comportement est aux antipodes de la justice intérieure que Dieu demande. D’ailleurs dans le sermon sur la Montagne que nous rapporte Matthieu, Jésus prononce des paroles cinglantes au peuple juif quand il leur dit :

Si vous n’obéissez pas à la Loi mieux que les spécialistes de la Loi et les pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux (Matthieu 5.20 ; comparez Matthieu 5.21-48 ; 23.1-36).

Dieu veut que je me conforme à sa volonté mais mon obéissance doit venir d’un élan du cœur et je n’obéis pas pour paraître juste, mais pour manifester la justice de Dieu par ma conduite.

Sous la nouvelle alliance, le croyant a l’avantage de posséder le Saint-Esprit qui lui permet de marcher en nouveauté de vie. Dans son épître aux Philippiens, l’apôtre Paul écrit :

Mes chers amis, vous avez toujours été obéissants : faites donc fructifier votre salut, avec crainte et respect, non seulement quand je suis présent, mais bien plus maintenant que je suis absent. Car c’est Dieu lui-même qui agit en vous, pour produire à la fois le vouloir et le faire conformément à son projet plein d’amour (Philippiens 2.12-13 ; comparez Romains 8.1-17 ; Galates 5.16-26).

Verset 15

Je continue le texte du chapitre 3 de Malachie.

C’est pourquoi, maintenant, nous estimons heureux les arrogants, car ceux qui font le mal prospèrent : tout en mettant Dieu au défi ils s’en sortent indemnes (Malachie 3.15).

Le pronom « nous » est emphatique : « NOUS estimons heureux les arrogants ».

Au lieu de « ceux qui font le mal prospèrent », l’ancienne version grecque dit : « Ils résistent Dieu et pourtant ils sont en sécurité », ce qui revient au même.

« Les arrogants » sont les païens qui vivent en Palestine. Ils sont ennemis du peuple de Dieu mais prospèrent. Non seulement ils font le mal mais ils ont du succès dans ce qu’ils entreprennent, et quand ils provoquent Dieu ils échappent à toute rétribution. Jaloux des païens, les Israélites impies murmurent contre l’Éternel. Ils se plaignent et se répètent car ils ont déjà dit :

Quiconque fait le mal est bien vu de l’Éternel. Il a plaisir à ces gens-là. Ou bien encore : – Où est le Dieu de la justice ? (Malachie 2.17).

En d’autres mot, ces Israélites rebelles osent déclarer que seuls les païens, les libertins, sont heureux en ce bas monde. Il est bien vrai que souvent les impies possèdent des richesses, une belle famille et un nom honorable. Dans le psaume 17 qui est une prière du roi David, il dit :

Délivre-moi de ces hommes par ta puissance, Éternel ! Que des hommes de ce monde je sois délivré ! Que leur seule part soit en cette vie ! Oui, qu’ils soient gavés, eux et leurs enfants, de ce que tu leur réserves. Qu’ils en soient tout rassasiés et en laissent à leurs descendants ! (Psaumes 17.14).

En jalousant le bonheur des païens, les Juifs mécontents que Malachie condamne, deviennent eux-mêmes arrogants. Or, et comme le prophète le souligne plus loin, les impies, qu’ils soient païens ou juifs, seront jugés. Il écrit :

Car voici : le jour vient, ardent comme un brasier, où tous les arrogants et ceux qui font le mal seront comme du chaume. Ce jour-là, ils seront consumés par le feu, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes. Et il n’en restera ni rameaux ni racines (Malachie 3.19).

Verset 16 a

Je continue le texte de Malachie.

Mais ceux qui sont fidèles (littéralement qui sont animés d’une crainte respectueuse) à l’Éternel se sont entretenus les uns avec les autres, et l’Éternel a prêté attention à ce qu’ils se sont dit. Il les a entendus (Malachie 3.16 a).

Face au complot des Israélites infidèles, Malachie établit un contraste entre eux et un autre groupe sur lequel il veut attirer notre attention. Il s’agit des Israélites fidèles qui ont créé un mouvement pour la défense de l’Éternel. Eux aussi se consultent sur la situation présente mais dans un tout autre esprit. Ils constituent ce petit reste composé d’hommes pieux du peuple qui éprouvent une crainte respectueuse envers l’Éternel. Ils se détachent consciemment de la masse incrédule dont ils ne veulent pas faire partie et ils se rencontrent pour se soutenir et se fortifier mutuellement dans leur confiance en Dieu.

Ce qu’ils se disent ne nous est pas révélé, cependant leur conversation est agréable à Dieu et on peut être sûr que ces hommes pieux partagent la même foi en l’Éternel, le Dieu de l’alliance, qui demeure fidèle aux promesses qu’il a faites à son peuple.

Il est possible que les Israélites pieux s’opposent ouvertement à ceux qui murmurent et qu’ils aient averti les autres de ne pas se joindre aux mécontents. Ce n’est pas que ces braves et fidèles Israélites ont des œillères et ne voient pas le bonheur des méchants, mais ils ont la même attitude humble que le prophète Jérémie qui dit :

Tu es juste ! Éternel, comment donc oserais-je contester avec toi ? Cependant, je voudrais discuter avec toi de la justice. Pourquoi les méchants réussissent-ils ? Pourquoi les infidèles vivent-ils si tranquilles ? (Jérémie 12.1).

Les hommes pieux ne mettent pas en doute la justice de l’Éternel. Pour eux, tout ce que Dieu fait est bien. Une telle perspective doit être difficile à embrasser parce que les Juifs vivent alors sous un système composé de récompenses et de punitions temporelles selon qu’ils respectent ou pas les clauses de la Loi.

Ce qui est vraiment d’un grand intérêt pour nous est que l’Éternel est attentif aux propos des hommes pieux. Tout comme il entend les méchantes accusations que les Juifs impies portent contre lui, il recueille avec soin les paroles pieuses de ses fidèles et les écoute chacun en particulier.

Verset 16 b

Je continue le texte.

Alors on a écrit un livre devant lui pour que soit conservé le souvenir de ceux qui sont fidèles (littéralement crainte respectueuse) à l’Éternel et qui le révèrent (Malachie 3.16 b).

L’Éternel n’a pas la mémoire courte, il est évident qu’il n’a pas besoin de tout mettre par écrit comme nous quand on atteint un certain âge. Les Israélites qui restent fidèles à Dieu contre vents et marées ont leur nom écrit dans un livre, pour qu’il soit préservé à tout jamais pour leur propre bénéfice, pour qu’ils sachent qu’ils ne sont pas oubliés. Cette image vise donc à les rassurer et à les encourager à persévérer dans la bonne voie.

Le « livre » dont il est question ici, est littéralement : « un livre de souvenir ». Il rappelle les livres des mémoires des rois de Perse où sont consignés les noms de tous ceux qui ont rendu un service signalé aux rois et à l’État (Esther 6.1 ; Esdras 6.1).

Cette image du « livre » rappelle également les chroniques des rois d’Israël qui conservent le souvenir de leurs actions en les consignant par écrit. Dans le premier livre des Rois, on lit :

Les autres faits et gestes de Salomon, toutes ses réalisations et sa sagesse sont cités dans le livre des Annales de Salomon (1Rois 11.41).

Tout au long des Écritures, on voit que Dieu tient des comptes, et il est plusieurs fois question de livres qui ont un rapport avec notre vie ici-bas, nos œuvres bonnes et mauvaises. C’est un peu comme le livret scolaire qui accompagne chaque écolier. Pour chaque matière, à côté de la note, on peut lire l’appréciation du professeur qui se situe entre « très bien » et « très mal » en passant par bien, passable, médiocre et mal, et de mon temps, je devais faire signer ce carnet de notes tous les trimestres.

Dans le livre de l’Apocalypse, l’apôtre Jean rapporte que parlant à l’ange de l’une des sept Églises, Jésus dit :

Le vainqueur portera ainsi des vêtements blancs, je n’effacerai jamais son nom du livre de vie, je le reconnaîtrai comme mien en présence de mon Père et de ses anges (Apocalypse 3.5).

Il semble bien que tous les croyants ont leur nom écrit dans le « livre de vie ». Mais ce n’est pas tout car les bonnes œuvres qu’ils ont faites pour Dieu sont également consignées quelque part, soit dans le « livre de vie » à côté de leur nom, soit dans d’autres livres, on ne sait pas trop.

Les mauvaises actions des hommes figurent elles aussi dans des livres mais uniquement pour ceux qui n’ont pas placé leur confiance en Jésus-Christ. Les croyants ne sont pas concernés par ces livres là parce que toutes leurs fautes ont déjà été purgées à la croix. Cependant, ils devront quand même comparaître devant le Seigneur pour un règlement de comptes de la dernière heure, une mise au point en quelque sorte, avant d’entrer dans le royaume des cieux. Dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Nous aurons tous à comparaître devant le tribunal du Christ, et chacun recevra ce qui lui revient selon les actes, bons ou mauvais, qu’il aura accomplis par son corps (2Corinthiens 5.10).

Et dans le psaume 56, le roi David écrit :

Toi, tu tiens le compte de chacun des pas de ma vie errante, et mes larmes même tu les gardes dans ton outre. Leur compte est inscrit dans ton livre (Psaumes 56.9).

Dieu sait tout ; il connaît nos circonstances, nos soupirs, nos joies et nos peines, et il va s’en servir pour faire son évaluation finale. Il est en effet réconfortant de savoir et de se rappeler que Dieu tient compte de la façon dont je mène ma vie, et des sacrifices que je peux faire pour sa gloire surtout si je souffre pour lui. Une partie de ma vie se déroulera devant mes yeux comme dans un film. Je verrai alors toutes les bonnes œuvres que j’ai faites ainsi que les fautes que je n’ai pas voulu admettre devant Dieu. Par contre, les péchés que je lui ai avoués n’apparaîtront pas (Psaumes 103.12).

Quand le prophète Daniel assiste en vision au jugement des morts, il voit aussi que des livres sont ouverts. Il écrit :

Je regardai encore pendant qu’on installait des trônes, un vieillard âgé de très nombreux jours prit place sur l’un d’eux. Son vêtement était blanc comme de la neige et ses cheveux étaient comme la laine nettoyée. Son trône, embrasé de flammes de feu, avait des roues de feu ardent. Un fleuve de feu jaillissait et coulait devant lui, des millions d’êtres le servaient, et des centaines de millions se tenaient debout devant lui. La cour de justice prit place et l’on ouvrit des livres (Daniel 7.9-10).

Plus tard, Daniel reçoit la visite de Jésus-Christ sous la forme de l’Ange de l’Éternel qui lui dit :

En ce temps-là se lèvera Michel, le grand chef qui a pour mission d’aider ton peuple. Ce sera un temps de détresse tel qu’il n’y en a jamais eu depuis que des nations existent jusqu’à ce moment-là. En ce temps-là seront sauvés ceux de ton peuple dont le nom est inscrit dans le livre (Daniel 12.1).

Il s’agit très probablement de ce livre appelé « livre de vie ». dans le livre de l’Apocalypse, l’apôtre Jean a lui aussi une vision similaire à celle de Daniel. Il écrit :

Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres (Apocalypse 20.12).

Qu’on y croie ou pas, le jugement est à la porte, et qu’on soit croyant ou pas, Dieu va régler ses comptes avec chacun d’entre nous.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.