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04 nov. 2026

Malachie 1.7-14

Chapitre 1

Verset 7

Il est précieux d’avoir dans son cercle d’amis des personnes qui tiennent parole, sur qui on peut vraiment compter. Mais comme chez beaucoup de gens, dire et faire ne vont pas toujours de pair et selon la sagesse populaire, les actions sont plus parlantes que les mots. Le prophète Malachie accuse les prêtres d’Israël de dire que « la table de l’Éternel n’a guère d’importance ». Il n’est pas concevable qu’un prêtre israélite fasse une telle déclaration en public car il court le risque d’être lapidé pour blasphème. Par contre, à voix basse et par leur comportement les prêtres expriment bien cette pensée.

Je continue de lire dans le premier chapitre du livre de Malachie.

(Le Seigneur des armées célestes s’adresse à vous les prêtres. Et puis vous demandez : “ En quoi t’avons-nous méprisé ? ”) Vous apportez sur mon autel des aliments impurs et puis vous demandez : “ En quoi t’avons-nous profané ? ” C’est en disant : “ La table de l’Éternel n’a guère d’importance ” (Malachie 1.7).

« Les aliments impurs » sont littéralement « du pain souillé ». Mais « le pain » est pris au sens figuré car il s’agit en fait de la chair des animaux sacrifiés. Selon la Loi, toutes les offrandes qui sont faites à l’Éternel sont appelées « les aliments de Dieu » (Lévitique 21.6) et les offrandes qui ne correspondent pas aux règles cérémonielles de la loi de Moïse sont considérées rituellement impures, un met souillé qui déshonore Dieu (Lévitique 22.17-30 ; Deutéronome 15.21).

D’après ce que le prêtre Esdras écrit (chapitre 6), les frais d’entretien du temple sont d’abord assumés par le trésor du roi de Perse, mais après un certain temps les Israélites doivent prendre la relève (Néhémie 10). Mais apparemment, trouvant cette charge trop lourde, ils essaient de limiter les frais au maximum. Alors, les prêtres estimant que la pauvreté des colons justifie leur conduite, acceptent de célébrer le culte à l’Éternel avec des offrandes indignes qui enfreignent la Loi. Comme plus loin, il est également dit que le peuple ne contribue pas au trésor du temple comme il devrait le faire, les prêtres sont très mal rémunérés ce qui les encourage à négliger leurs fonctions.

Les prêtres ne contestent pas l’accusation que leur porte Malachie de profaner l’Éternel, mais à force de prendre des raccourcis, ils se sont endurcis au point où ils ne voient pas exactement où et comment ils offensent Dieu.

Dans sa réponse, le prophète parle de « la table de l’Éternel », une expression qu’il emploie une fois encore un peu plus loin (Malachie 1.12). À première vue, on pourrait penser qu’il s’agit de la table en bois d’acacia qui se trouve à l’intérieur du Lieu saint et sur laquelle sont posés les pains de proposition (Ézéchiel 41.22 ; 44.16). Mais en fait, « la table » est une métaphore pour cet ensemble constitué par les offrandes de céréales et d’animaux qui sont rituellement présentées à l’Éternel (Ézéchiel 44.15-16), ainsi que l’autel des Holocaustes sur lequel ces offrandes sont faites. L’autel des holocaustes est en bronze et se trouve dans la cour du Temple, devant l’entrée du sanctuaire proprement dit, qui est constitué des Lieux saint et très saint.

Non seulement la piètre qualité des sacrifices offerts à l’Éternel par les prêtres justifie amplement les reproches qui leur sont adressés, mais leurs actions sont suffisamment graves pour leur valoir la peine capitale. En effet, dans le livre du Lévitique, il est stipulé que « tous les prêtres devront observer mes prescriptions pour ne pas se charger d’une faute et mourir pour avoir commis en cela une profanation » (Lévitique 22.9 ; « profane » signifie « contre le temple »).

Verset 8

Je continue le texte.

Quand, pour le sacrifice, vous venez présenter un animal aveugle (et dites) : il n’y a rien de mal ! Et quand vous présentez une bête éclopée ou un agneau malade (et dites) : il n’y a rien de mal ! Offrez-le donc à votre gouverneur ! Sera-t-il content de vous et vous fera-t-il bon accueil ? dit l’Éternel, le Seigneur des armées célestes (Malachie 1.8 ; auteur).

La question « vous fera-t-il bon accueil ? » est littéralement : « Relèvera-t-il ta face », ce qui est une allusion au geste du souverain envers un sujet prosterné devant lui : si le roi lui accorde sa grâce, il l’invite à relever la tête.

Le mot pour « gouverneur » (Pécha) est un titre perse que porte Zorobabel (Aggée 1.1) et probablement aussi Néhémie quand il est à Jérusalem.

Selon la loi de Moïse, les animaux offerts en sacrifice doivent être en parfaite santé. Dans les livres du Lévitique et du Deutéronome, on lit :

Vous n’offrirez pas à l’Éternel une bête aveugle, estropiée, mutilée ou affectée d’un ulcère, de la gale ou d’une dartre, vous ne la ferez pas brûler sur l’autel comme sacrifice consumé pour l’Éternel (Lévitique 22.22). Si l’un de ces animaux a quelque tare, s’il est boiteux ou aveugle, ou s’il a n’importe quel autre défaut grave, tu ne l’offriras pas en sacrifice à l’Éternel ton Dieu (Deutéronome 15.21).

Ce qui se passe à l’époque de Malachie ressemble à quelque chose comme ça : imaginez Ruben, un fermier installé dans les hauteurs du territoire d’Éphraïm. Il dispose d’une belle vallée mais ce n’est pas la joie parce que Dieu retient la pluie. Cependant, il pleut quand même de temps en temps et alors la vallée devient rapidement un immense tapis verdoyant avec de l’herbe bien grasse. Ruben en profite alors pour faire paître ses quelques bovins et surtout Jéroboam, son taureau préféré. Au concours annuel des exploitants agricoles du canton, c’est toujours Jéroboam qui remporte le premier prix. Mais un jour ce brave animal tombe malade. Alors, en toute hâte Ruben fait venir le vétérinaire de la vallée. Mais après examen, le diagnostic tombe : le taureau est gravement atteint et ne va pas s’en sortir. Que faire ? Je sais, dit Ruben, mais il faut aller très vite. Tant bien que mal, il fait monter Jéroboam dans sa charrette, et les voilà partis pour Jérusalem. Arrivé sur place il se rend au Temple afin d’offrir le taureau malade en sacrifice à l’Éternel. Tant qu’à faire, perdu pour perdu, autant donner la bête à Dieu. Les prêtres se rendent bien compte que Jéroboam est très mal en point, mais peu importe et puis Ruben est un homme influent. Alors, les prêtres le hissent sur l’autel et l’égorgent. Le bruit court parmi les badauds qui se trouvent aux alentours du temple, que c’est le fameux Jéroboam qu’on a sacrifié à l’Éternel. Ne sachant pas que ce brave taureau était à l’article de la mort, ces braves gens sont impressionnés par la générosité de Ruben et se disent les uns les autres : « Ça alors, vous avez vu ce qu’il vient d’offrir à Dieu ! Ruben est un type bien quand même ». Bon d’accord, ça ne se passait pas exactement comme ça mais un peu tout de même. Il faut comprendre Ruben ; les temps sont durs et il faut faire avec ; faut bien vivre n’est-ce pas ? Sans doute, mais Dieu n’apprécie pas du tout ce genre de magouille. La raison principale tient au fait que sous le régime de l’Ancienne Alliance, tous les animaux qui sont offerts en sacrifice sont une image qui représente Jésus-Christ qui doit venir et devenir l’Agneau de Dieu qui s’offrira lui-même en un sacrifice parfait afin d’expier le péché du monde. En d’autres mots, amener une bête chétive, malade ou présentant un défaut corporel évident, est une insulte à Dieu et à Jésus-Christ.

Aujourd’hui en Occident, peu de gens vont sacrifier un animal dans un temple ; je dis ça, alors qu’il se passe des phénomènes étranges dans des endroits insolites. Et puis dans nos contrées de tradition chrétienne, il existe encore un bon nombre de personnes, souvent d’un certain âge, qui ayant été élevées dans la religion et surtout si elles sentent la mort rôder de près, espèrent beaucoup en l’efficacité des rites et surtout des sacrements. Alors, elles fréquentent une église avec assiduité et prennent la communion parce que c’est nécessaire, et se soumettent aux enseignements de leur église parce qu’autrement elles pensent se trouver en situation de péché mortel. Mais ce genre de dévotion religieuse n’est qu’une coquille vide, une pratique dénuée de réalité. Le plus triste est que ce genre de personne est généralement imperméable à tout dialogue car toute idée différente de sa façon de concevoir Dieu et le salut est une menace qu’il faut neutraliser au plus vite.

Sur un ton ironique et mordant, Malachie suggère aux Israélites d’apporter à leur gouverneur le même genre de présent que celui qu’ils offrent à l’Éternel. En Orient, il va de soi qu’on ne se présente pas devant son supérieur les mains vides, et si le don n’est pas à la hauteur du dignitaire en question, il est vu comme une insulte. On peut trouver à redire à cette coutume mais elle a au moins le mérite de placer le pot de vin au-dessus de la table.

Verset 9

Je continue le texte.

Ensuite, après avoir agi ainsi, venez donc supplier la face de Dieu d’avoir pitié de vous ! Vous fera-t-il bon accueil ? demande le Seigneur des armées célestes (Malachie 1.9 ; auteur).

L’une des fonctions des prêtres israélites est d’intercéder pour le peuple. Mais comme ils offrent des animaux qui ne sont pas conformes à la loi de Moïse, l’Éternel ne peut pas les agréer car il violerait sa nature sainte. Sachant tout cela, les prêtres devraient refuser de se moquer de Dieu en sacrifiant des animaux infirmes, malades ou présentant quelque défaut.

Verset 10

Je continue.

Qui enfin, parmi vous, se décidera à fermer les portes de mon Temple, pour que vous n’allumiez plus inutilement le feu sur mon autel ? Je n’ai aucun plaisir en vous, dit l’Éternel, le Seigneur des armées célestes. Je n’accepterai pas non plus l’offrande de céréales de vos mains (Malachie 1.10 ; auteur).

Malachie continue d’adresser de sévères reproches aux prêtres. L’Éternel préfère qu’on arrête ce cirque « en fermant les portes du temple »; il s’agit des portes qui donnent accès aux complexe du temple et à la cour intérieure où se trouve l’autel des holocaustes. Dieu ne veut plus qu’on « allume le feu » pour brûler les animaux malades, blessés, infirmes ou difformes qui lui sont offerts en sacrifices. Il vaut mieux ne pas prétendre adorer l’Éternel plutôt que de l’insulter en profanant son culte. Dieu est tellement offensé qu’il ne veut pas non plus « l’offrande de céréales » (minchah) qui est pourtant toujours pure, car c’est de la fleur de farine arrosée d’huile et pétrie avec de l’encens (Lévitique 2.1).

Verset 11

Je continue.

Car, du soleil levant jusqu’au soleil couchant, ma renommée sera très grande au milieu des nations, et partout, en provenance de tout lieu, on viendra m’offrir de l’encens et des offrandes pures. Car, parmi les nations, ma renommée sera très grande, dit l’Éternel, le Seigneur des armées célestes (Malachie 1.11 ; auteur).

En hébreu, ce passage est au présent, mais il s’agit d’un présent prophétique. Malachie parle ici de la situation qui prévaudra pendant les mille ans de règne de Jésus le Messie. Dans sa vision, il est transporté dans un avenir qu’il voit devant lui, bien présent, où, d’une extrémité de la terre à l’autre, le nom de Dieu est connu et vénéré par tous les habitants de la terre. Il exprime l’adoration universelle du Dieu unique et vrai en un langage et une pratique qui correspondent aux rites habituels du judaïsme.

Dans les Écritures, « l’encens » est aussi un symbole de la prière (Apocalypse 5.8 ; 8.3), et « les offrandes pures » représentent la louange et l’adoration. Pendant le millénium, ces marques de dévotion seront présentes en esprit et en vérité (Jean 4.23) d’une extrémité du ciel à l’autre. Une telle perception du règne de Dieu est fréquemment pressentie par les prophètes et les psalmistes de l’Ancien Testament qui soulignent eux aussi qu’un jour, la souveraineté absolue de l’Éternel s’étendra sur toutes les nations du monde. Par exemple, Ésaïe écrit :

On révérera l’Éternel et sa gloire de l’occident jusqu’au levant (Ésaïe 59.19 ; comparez 45.22-25 ; 49.6-7 ; Daniel 7.14, 27 ; Sophonie 2.11 ; 3.9-11 ; Zacharie 14.9, 16).

À l’époque de Malachie, le nom de l’Éternel est déshonoré par les Israélites qui sont pourtant son peuple. Cependant, Dieu peut fort bien se passer de leur culte hypocrite parce que de toute façon, un jour il sera révéré par toutes les nations de la terre. C’est peut-être Malachie qui est le plus grandiose dans la façon dont il exprime l’adoration de Dieu pendant le millénium. Cette déclaration du prophète a pour but de faire honte aux Israélites de leur conduite, et de les stimuler à changer de mentalité et de comportement dans la manière dont ils adorent leur Dieu.

Verset 12

Je continue le texte.

Mais vous, vous m’outragez lorsque vous dites : “ La table du Seigneur est méprisable, et ce qu’elle nous rapporte en aliments est vraiment dérisoire ” (Malachie 1.12).

Après avoir mentionné qu’une très grande piété régnera dans le royaume de Dieu, et que toutes les nations feront des « offrandes pures » à l’Éternel, Malachie revient à la situation présente et en particulier aux prêtres qui profanent le nom de Dieu (comparez Malachie 1.6). Le prophète a d’abord condamné leurs actions (Malachie 1.7-8), maintenant il s’en prend à leur attitude insolente à l’égard de Dieu, ainsi qu’à leur état d’esprit mercantile déplorable.

À l’époque de Malachie, la plupart des Israélites sont pauvres et donc n’offrent que très rarement du beau bétail sain et bien gras. Selon la Loi, les démunis peuvent offrir des oiseaux à la place de bovins et c’est ce que les parents de Jésus on fait, seulement dans un pigeon, il n’y a pas grand-chose à manger. Or, une partie du salaire des prêtres provient justement de la viande des animaux sacrifiés à l’Éternel. Alors bien sûr, ils sont mécontents de leur sort. En fait, ils se rendent doublement coupables devant Dieu. D’une part, ils méprisent l’autel de l’Éternel puisqu’ils acceptent d’y sacrifier n’importe quoi, et d’autre part, ils se plaignent de leur fonction parce qu’elle ne leur rapporte pas grand-chose.

Verset 13

Je continue.

Et vous dites : Ah ! quel ennui ! Et vous la traitez (la table du Seigneur) avec dédain, dit l’Éternel des armées. Et vous amenez des victimes endommagées, des bêtes boiteuses et malades, et vous présentez cette offrande ! L’agréerai-je de votre part ? dit l’Éternel (Malachie 1.13 ; auteur).

Ce passage répète la culpabilité des prêtres qui acceptent de sacrifier des animaux défectueux (Malachie 1.8 ; Lévitique 22.19-25), ainsi que le refus de l’Éternel de les accepter. Mais Malachie ajoute cette exclamation : « Ah ! quel ennui ! », qui dit bien ce qu’elle veut dire. Les prêtres méprisent leur fonction parce qu’en fin de compte, elle ne nourrit pas son homme.

Ça me fait penser à ces jeunes adultes qui entrent dans les ordres, dans un ministère pastoral ou sacerdotal. Si, si ! Ça existe encore, même si leur nombre est réduit à une peau de chagrin. Ils sont motivés par les meilleures intentions du monde et ils ont la ferme intention de laisser une marque de leur passage sur terre. Mais quand on a le vent de la jeunesse en poupe, on ne prend pas en compte les difficultés que l’on devra surmonter, comme l’usure du temps, la pression financière et les désillusions propres à toute œuvre à dimension sociale ou spirituelle. Il s’ensuit qu’après de longues années d’un travail souvent ingrat, les yeux qui au début étaient pleins d’étoiles sont maintenant chargés de sable. C’est un peu ce qui est arrivé aux prêtres israélites.

Verset 14 a, b

Je continue.

Maudit soit le trompeur qui a dans son troupeau un beau mâle. Et celui qui accomplit un vœu en offrant une bête tarée (Malachie 1.14 a, b ; auteur).

L’Éternel prononce une malédiction contre tous ceux qui sacrifient un animal qui n’est pas conforme à la Loi et il donne deux exemples parmi d’autres. Dans le premier cas, il s’agit d’un Israélite qui a en sa possession une bête qui serait agréée par l’Éternel, mais au lieu de la lui offrir, il amène au temple un animal chétif ou moins honorable. En agissant ainsi, il donne une fausse impression en faisant croire qu’il n’a rien de mieux à donner au Seigneur. Il trompe aussi les prêtres, encore que ceux-ci sont indifférents à la qualité de la marchandise. Ce genre de magouille rappelle un événement tragique qui s’est déroulé au tout début de l’Église.

Dans le livre des Actes, Luc raconte que « un certain Ananias, avec sa femme Saphira, vendit une propriété, et, en accord avec elle, mit de côté une partie de l’argent de la vente, apporta le reste aux apôtres et le leur remit » (Actes 5.1-2). Jusque-là, aucun mal n’est fait. Mais la suite du texte montre que ce couple a menti en faisant croire qu’il donne la totalité de la vente de leur propriété aux apôtres. Ce mensonge leur vaut à tous deux de tomber raide mort. C’est bien connu, il ne faut pas se moquer de Dieu car « on récolte ce que l’on a semé » écrit l’apôtre Paul aux Galates (6.7).

Dans le second cas envisagé par Malachie, il s’agit d’un Israélite qui suite à un vœu offre une bête chétive au lieu de payer le prix fort pour un animal de qualité. Selon la Loi, nul n’est tenu de promettre quoi que ce soit à l’Éternel. Par contre, une fois faite, toute promesse doit être tenue et tout vœu accompli (Deutéronome 23.22-24).

Verset 14 c

Je finis maintenant de lire le premier chapitre du livre de Malachie.

Car je suis un grand Roi, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes, et les nations me craignent (Malachie 1.14 c).

Depuis la plus lointaine éternité, l’Éternel est un grand roi, mais Malachie annonce qu’un jour, il sera reconnu comme tel sur la terre entière.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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