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01 déc. 2022

Luc 4.14 – 5.3

Chapitre 4

Introduction

« La Dernière Tentation du Christ » est un film américain, réalisé par Martin Scorsese, sorti sur les écrans en 1988, et adapté d’un très vieux roman (de Nikos Kazantzakis) publié en 1955. Au moment d’expirer sur la croix, Jésus est tenté de trouver la vie dont il avait rêvé : une vie d’homme du commun. Il cède à la tentation et dans cette vie, il est marié avec Marie Madeleine et est un père de famille. Cette histoire est évidemment le fruit de l’imagination d’un homme puis d’un metteur en scène. La réalité est tout autre, heureusement. Dans les Écritures, et dans ce qui est communément appelé « la tentation du Christ », Jésus se présente comme le champion de l’homme et affronte volontairement Satan en combat singulier; c’est le combat des chefs en quelque sorte. Il remporte une victoire éclatante sur notre ennemi juré et ainsi gagne la première manche d’une longue série d’escarmouches qui culmine à la croix où Jésus est temporairement blessé à mort tandis que Satan est éternellement blessé à mort puisque vers la fin du livre de l’Apocalypse, on lit :

Alors le diable [..] fut jeté dans l’étang de feu et de soufre : il y rejoignit la bête et le faux  prophète et ils y subiront des tourments, jour et nuit, pendant l’éternité (Apocalypse 20.10).

Versets 14-15

Je continue maintenant à lire dans le chapitre 4 de l’évangile selon Luc.

Jésus, rempli de la puissance de l’Esprit, retourna en Galilée. Sa réputation se répandit dans                       toute la région. Il enseignait dans les synagogues et tous faisaient son                éloge (Luc 4.14-15).

Ce croisé de fers avec Satan a fortifié Jésus qui se lance corps et âme dans son ministère. L’épreuve, dit-on, affermit ou affaiblit, adoucit ou endurcit. Un vieux dicton dit aussi que le même soleil fait à la fois fondre la cire et durcir l’argile. Or, ces résultats opposés ne sont pas la faute du soleil car c’est la composition chimique d’un élément qui détermine l’effet que la chaleur produit sur lui. Pareillement, c’est mon caractère, ce que je suis vraiment, qui fait que je réussis ou j’échoue une épreuve; soit je m’adoucis, soit je m’endurcis.

Jésus poursuit maintenant son ministère en Galilée, dans le nord de la Palestine. La puissance de l’Esprit est la source de son autorité, et son enseignement fait tout de suite l’unanimité.

Au premier siècle, la synagogue représentait pour les Juifs ce qu’étaient pendant très longtemps les églises des villages en Europe — l’institution religieuse par excellence. Les premières synagogues apparaissent à Babylone où les Israélites sont captifs et donc loin du pays promis et du temple, qui de toute façon est détruit. Les Juifs pieux ressentent alors le besoin de se rassembler pour adorer Dieu, lire et commenter les Textes Sacrés, c’est-à-dire l’Ancien Testament. Puis, l’empire babylonien est conquis par les Mèdes et les Perses. Cyrus, le nouveau patron du Moyen-Orient autorise alors les Juifs à rentrer chez eux. De retour d’exil, l’idée de la synagogue perdure et on en construit dans toutes les villes, et donc aussi à Nazareth. Leur objectif est d’enseigner la Loi au peuple.

Versets 16-22

Je continue.

Il (Jésus) se rendit aussi à Nazareth, où il avait été élevé, et il entra dans la synagogue le jour du sabbat, comme il en avait l’habitude. Il se leva pour faire la lecture biblique, et on lui présenta le rouleau du prophète Ésaïe. En déroulant le parchemin, il trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur repose sur moi parce qu’il m’a désigné par l’onction pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la libération, aux aveugles le recouvrement de la vue, pour apporter la délivrance aux opprimés et proclamer l’année de grâce accordée par le Seigneur. Il roula le livre, le rendit au servant et s’assit. Dans la synagogue, tous les yeux étaient braqués sur lui (Luc 4.16-20).

Luc est le seul à rapporter cette anecdote.  De retour dans sa ville natale, il est normal pour Jésus de prendre la parole dans la synagogue, étant donné qu’il est un maître enseignant apprécié par le peuple. Selon la coutume de l’époque, on lit les Écritures debout puis on s’assoit pour les commenter. Dans la providence divine, le passage du jour que Jésus lit, est une prophétie de l’Ancien Testament qui concerne les deux venues sur terre du Messie. Mais Jésus s’arrête volontairement en plein milieu d’un verset. En effet, il finit sa lecture avec : Il (l’Esprit du Seigneur) m’a envoyé pour proclamer l’année de grâce accordée par le Seigneur, et il omet la suite qui est : Et un jour de vengeance de notre Dieu. Ce n’est pas un oubli, car cette deuxième partie du verset se réalisera plus tard, quand Jésus reviendra pour régner 1 000 ans sur terre. Alors, il apparaîtra en puissance, entouré d’une nuée d’anges guerriers, et c’est ainsi que s’accompliront beaucoup de prophéties. J’en lis une :

Demande-moi : Que veux-tu ? Je te donne en patrimoine tous les peuples de la terre ; et le monde, jusqu’en ses confins lointains, sera ta propriété. Avec un sceptre de fer, tu les soumettras ; comme des vases d’argile, tu les briseras (Psaumes 2.8-9).

On sera alors dans ce que les Écritures appellent : Le Grand Jour de l’Éternel. Le prophète Ésaïe le définit en disant :

Voici le jour de l Éternel qui arrive, (Jour) cruel, (jour) de courroux et d’ardente colère, Qui réduira la terre en désolation, Qui en exterminera les pécheurs (Ésaïe 13.9).

Cependant, et je le rappelle, dans la première partie du verset, Jésus a lu : Il m’a envoyé pour proclamer l’année de grâce accordée par le Seigneur. Il n’est donc pas question de vengeance, mais de grâce. Dans l’économie divine et selon notre point de vue, il y a ces deux dynamiques : la grâce et le jugement. Aujourd’hui, nous sommes dans le temps de la grâce et c’est justement ça la bonne nouvelle de l’Évangile, la nouvelle la plus importante qui soit. Si j’accepte la main tendue du Christ qui m’offre sa grâce, alors j’échappe au jugement de Dieu.

Après avoir lu le passage d’Esaïe, Jésus s’est assis puis a dit :

                        Aujourd’hui même, (commença-t-il,) pour vous qui l’entendez, cette prophétie de l’Écriture est                     devenue réalité. Aucun de ses auditeurs ne restait indifférent : le message de grâce qu’il leur                       présentait les étonnait beaucoup. Aussi disaient-ils : — N’est-il pas le fils de Joseph ? (Luc                        4.21-22).

La portée des paroles de Jésus est claire : il déclare franchement aux Juifs que « l’année de grâce du Seigneur », c’est-à-dire que le royaume de Dieu sur terre leur est offert maintenant et par lui. Il est celui sur qui repose l’Esprit du Seigneur, celui qui a été choisi et envoyé par l’Éternel, pour annoncer la bonne nouvelle, pour proclamer la libération, pour apporter la délivrance, qui est d’abord spirituelle et ensuite politique. Jésus offre le pardon des fautes, la libération de l’esclavage du péché et de la culpabilité qu’elle engendre. Il est le Messie promis. Bien que sa renommée l’ait précédé, ses auditeurs sont interloqués et même choqués; ils se disent les uns aux autres : Mais de quel droit, mais, pour qui se prend-il celui-là ? Comment le fils de Joseph le charpentier, que nous avons vu grandir dans notre ville, peut-il être le Messie ? Allons, soyons sérieux !

Versets 23-27

Je continue le texte.

Alors il (Jésus) leur dit : — Vous ne manquerez pas de m’appliquer ce dicton : “ Médecin, guéris-toi toi-même ” et vous me direz : “ On nous a parlé de ce que tu as accompli à Capernaüm. Fais-en donc autant ici, dans ta propre ville ! ” Et il ajouta : Vraiment, je vous l’assure : aucun prophète n’est bien accueilli dans sa patrie. Voici la vérité, je vous le déclare : il y avait beaucoup de veuves en Israël à l’époque d’Élie, quand, pendant trois ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et qu’une grande famine a sévi dans tout le pays. Or, Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais vers une veuve qui vivait à Sarepta, dans le pays de Sidon. Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée. Et pourtant, aucun d’eux n’a été guéri. C’est le Syrien Naaman qui l’a été (Luc 4.23-27).

Les habitants de Nazareth ne peuvent pas passer outre le fait qu’ils connaissent Jésus depuis sa tendre enfance; ils savent que c’est un gentil garçon mais aussi un pauvre jeune homme issu d’une famille insignifiante. Alors bien sûr, ils se disent que s’il est véritablement le Messie, si son pouvoir est à la hauteur de sa renommée, qu’il commence par améliorer sa condition économique. Comme Jésus sent une forte opposition à son message, il cite un proverbe bien connu depuis l’antiquité : « Médecin, guéris-toi toi-même ». Il s’attend à ce qu’on lui demande de faire à Nazareth les mêmes miracles qu’à Capernaüm, mais il n’en a pas l’intention et il explique pourquoi; il donne alors deux exemples tirés de l’histoire d’Israël où des prophètes de l’Éternel ont accompli des prodiges au profit des païens plutôt que des Israélites à cause de l’incrédulité de ces derniers. Par ces deux récits parallèles, Jésus souligne que sa mission est de venir en aide aux personnes les plus inattendues comme les femmes et les païens. Le prophète Élie avait été envoyé à une veuve non-juive et le prophète Élisée a guéri un général syrien qui avait la lèpre. Jésus enseigne ici que les Juifs n’ont pas droit à la grâce de Dieu plus qu’un autre peuple. Il va de soi que s’il avait voulu se faire des amis parmi les fidèles de la synagogue, il n’aurait jamais dû tenir ce genre de discours. Mais le Seigneur n’essayait pas de séduire des électeurs potentiels; il n’a jamais cherché à plaire à quiconque; ce qu’il voulait, c’était révéler l’Éternel à ceux qui avaient le cœur bien disposé, et tant pis pour les autres.

Versets 28-30

Je continue.

En entendant ces paroles, tous ceux qui étaient dans la synagogue se mirent en colère. Ils se levèrent, entraînèrent Jésus hors de la ville, jusqu’au sommet de la montagne sur laquelle elle était bâtie, afin de le précipiter dans le vide. Mais il passa au milieu d’eux et s’en alla (Luc 4.28-30).

Le culte de ce samedi s’est plutôt mal terminé. Les paroissiens sont tellement remplis de leur religiosité, que la suggestion du salut pour les non-Juifs leur est intolérable, et dans leur fureur ils tentent de tuer Jésus. Le texte n’indique pas comment le Seigneur s’est échappé, mais suggère quand même la protection miraculeuse de Dieu. Pour Luc, cet épisode à Nazareth résume et annonce tout ce qui se passe par la suite : Jésus est le Serviteur choisi par l’Éternel en qui s’accomplissent les promesses de l’Ancien Testament, et qui est venu apporter au peuple le salut. Cependant, le Messie, sur qui repose pourtant l’Esprit de Dieu, est rejeté par ses compatriotes qui veulent l’assassiner et ce sont les non-Juifs qui recevront sa parole.

Versets 31-32

Je continue le texte.

Il se rendit à Capernaüm, une autre ville de la Galilée. Il y enseignait les jours de sabbat. Ses auditeurs étaient profondément impressionnés par son enseignement, car il parlait avec autorité (Luc 4.31-32).

C’est à Capernaüm, une bourgade située dans la vallée où se trouve la mer de Galilée que Jésus établit son quartier général. Située au carrefour des voies de communication, cette ville se prête bien mieux à son ministère itinérant que Nazareth qui est perché sur une colline et dont les habitants de toute façon l’ont rejeté avec perte et fracas.

Versets 33-37

Je continue.

Dans la synagogue se trouvait un homme sous l’emprise d’un esprit mauvais et démoniaque. Il se mit à crier d’une voix puissante : — Ah ! Qu’est-ce que tu nous veux, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je sais qui tu es : le Saint, envoyé par Dieu. Mais, d’un ton sévère, Jésus lui ordonna : — Tais-toi, et sors de cet homme ! Le démon jeta l’homme par terre, au milieu des assistants, et sortit de lui, sans lui faire aucun mal. Il y eut un moment de stupeur ; ils se disaient tous, les uns aux autres : — Quelle est cette parole ? Il donne des ordres aux esprits mauvais, avec autorité et puissance, et ils sortent ! Et la renommée de Jésus se répandait dans toutes les localités environnantes (Luc 4.33-37).

Luc raconte cet événement pour montrer que Jésus a le droit de s’attribuer l’autorité divine.

Dans la pensée grecque, les mauvais esprits font partie des divinités qui peuvent être bonnes ou mauvaises, mais pour les Juifs, les démons sont les émissaires du diable, ce que Luc affirme aussi sans ambiguïté. Dans les Évangiles, on s’aperçoit que ceux qui sont possédés par des mauvais esprits, d’une part, ont tendance à crier d’une voix forte, et d’autre part, connaissent toujours l’identité véritable du Christ. Ici, le porte-parole de ces démons l’appelle « le Saint envoyé par Dieu ». La foule est stupéfaite par l’autorité de Jésus sur les démons.

Versets 38-39

Je continue le texte.

En sortant de la synagogue, il se rendit à la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon souffrait d’une forte fièvre, et l’on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle. Il se pencha sur elle, donna un ordre à la fièvre, et la fièvre la quitta. Alors elle se leva immédiatement et se mit à les servir (Luc 4.38-39).

Quand Jésus guérit, il ôte en même temps la cause de la maladie et la personne guérie ne porte aucune séquelle; aucune convalescence ou même de petit repos est nécessaire. Que ce soit un démon ou la fièvre, quand Jésus leur ordonne de quitter la personne qu’ils affligent, ils partent; c’est comme si l’affliction n’a jamais eu lieu.

Versets 40-44

Je continue.

Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient chez eux des malades atteints des maux les plus divers les amenèrent à Jésus. Il posa ses mains sur chacun d’eux et les guérit. Des démons sortaient aussi de beaucoup d’entre eux en criant : — Tu es le Fils de Dieu ! Mais Jésus les reprenait sévèrement pour les faire taire, car ils savaient qu’il était le Christ. Dès qu’il fit jour, Jésus sortit de la maison et se rendit dans un lieu désert. Les foules se mirent à sa recherche et, après l’avoir rejoint, voulurent le retenir pour qu’il ne les quitte pas. Mais il leur dit : — Je dois aussi annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu aux autres villes, car c’est pour cela que Dieu m’a envoyé. Et il prêchait dans les synagogues de la Galilée et de la Judée (Luc 4.40-44).

La nouvelle comme quoi Jésus a autorité sur toutes les misères de ce bas monde se répand comme une traînée de poudre. Après le coucher du soleil, une fois le sabbat terminé, les gens accourent pour se faire guérir de leurs maux. J’aurais fait pareil mais sans attendre le crépuscule. Le royaume de Dieu se manifeste par la guérison de ceux qui dans la société juive sont laissés pour compte : les parias, les malades, les femmes et les démoniaques. Jésus accomplit ainsi une prophétie de l’Ancien Testament qui dit :

C’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui. (Ésaïe 53.4).

Si Jésus ordonne aux démons de se taire c’est parce qu’il n’est pas venu dans le monde pour recevoir leur témoignage, mais afin que les Israélites le reconnaissent et l’acceptent en tant que Fils de Dieu et Messie. D’après les auteurs des évangiles, la plupart des gens ne voient pas en Jésus le Messie et viennent à lui parce qu’ils le considèrent comme un thaumaturge, un faiseur de miracles, sans trop se poser d’autres questions. Mais Jésus, par compassion et dans sa grâce, les guérit quand même. Cependant, partout où il va, le fer de lance de son ministère est son enseignement et non pas des guérisons. Certes, Jésus prend plaisir à soulager la misère de ses contemporains, mais il veut surtout prouver par là que lui et son message sont authentiques, et qu’il est le Messie venu annoncer l’année de grâce du Seigneur.

Je me suis souvent demander combien de gens délivrés par Jésus d’une possession démoniaque ou d’une maladie se sont plus tard retournés contre lui et devant Pilate ont crié : « Crucifie-le, crucifie-le » ! En attendant ce jour fatidique, Jésus est bien accepté à Capernaüm, alors qu’il a été reçu comme un chien dans un jeu de quilles à Nazareth, sa ville natale. Ici, les gens le poursuivent pour qu’il reste parmi eux, alors qu’à Nazareth c’était pour l’assassiner. Le contraste entre ces deux villes est saisissant.

Chapitre 5

Versets 1-3

Nous arrivons maintenant au chapitre 5 de l’évangile selon Luc ou Jésus va étendre la portée de son ministère en appelant des hommes qu’il va former afin qu’ils deviennent ses disciples et poursuivent son œuvre une fois qu’il sera retourné dans la gloire céleste. Je commence à lire :

Un jour, alors que Jésus se tenait sur les bords du lac de Génésareth et que la foule se pressait autour de lui pour écouter la Parole de Dieu, il aperçut deux barques au bord du lac. Les pêcheurs en étaient descendus et nettoyaient leurs filets. L’une de ces barques appartenait à Simon. Jésus y monta et lui demanda de s’éloigner un peu du rivage, puis il s’assit dans la barque et se mit à enseigner la foule (Luc 5.1-3).

Le lac de Génésareth est aussi appelé la mer de Galilée. Jésus se dirige vers deux barques dans l’intention d’en utiliser une comme podium. Contrairement à ce qui se fait de nos jours, à cette époque, c’étaient les auditeurs qui restaient debout et le prédicateur qui s’assoyait. Cette méthode a du bon, car elle évite que les gens s’endorment trop facilement. En s’installant dans une barque, Jésus n’est pas bousculé par la foule et comme il est sur l’eau, ses paroles portent plus loin. L’une de ces barques appartient aux deux frères André et Simon, et l’autre à Jacques et Jean. Les quatre hommes étaient associés.

Cet incident montre que ce n’est pas la première fois que Jésus rencontre ces hommes mais la chronologie n’est pas facile à établir. Le lendemain du baptême de Jésus, dans son évangile, Jean écrit qu’André à dit à son frère Pierre qu’il a rencontré le Messie. Je lis le passage :

Le lendemain, Jean était de nouveau là, avec deux de ses disciples. Il vit Jésus qui passait, et                       il dit : – Voici l’Agneau de Dieu ! Les deux disciples entendirent les paroles de Jean et se                          mirent à suivre Jésus. André, le frère de Simon Pierre, était l’un de ces deux hommes qui, sur                 la déclaration de Jean, s’étaient mis à suivre Jésus. Il alla tout d’abord voir son frère Simon et                      lui dit : – Nous avons trouvé le Messie – ce qui veut dire le Christ (Jean 1.35-37, 40).

Mais de toute évidence, ces hommes n’ont pas suivi Jésus. Plus tard, et d’après les évangiles selon Marc (1.16-21) et Matthieu (4.18-22), Jésus appela Simon, André, Jacques et Jean à le suivre, puis ensemble ils sont allés à Capernaüm. C’est dans la synagogue de cette ville que Jésus a guéri un homme possédé et établi ainsi son autorité (Luc 4.31-37). Suite à cet incident, Simon invite Jésus chez lui et il guérit sa belle-mère (Luc 4.38-39). Cependant, les quatre hommes qui sont associés sont retournés à la pèche et c’est là où nous en sommes. Jésus arrive et monte dans l’une de leurs barques. A partir de maintenant, Simon Pierre, André, Jacques et Jean vont suivre le Seigneur à plein temps.

A cette époque, il existait un certain nombre de rabbis, des maîtres enseignants itinérants qui regroupaient des disciples autour d’eux. Mais contrairement à la pratique de son temps, c’est Jésus qui appelle et fixe les conditions pour le suivre. Deuxièmement, il demande un engagement profond qui vienne du cœur. Troisièmement, ses disciples doivent non seulement lui obéir mais devenir comme lui. Être disciple du Seigneur n’est pas pour les lâches et les faibles.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

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