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23 déc. 2022

Luc 21.1 – 22.16

Chapitre 21

Introduction

Notre système capitaliste sauvage permet aux prédateurs de tondre les moutons, croquer les faibles et de s’enrichir de manière grotesque. À l’opposé du balancier, il existe des gens ayant très peu de moyens et qui donnent sans compter. Mais comment peut-on mesurer la générosité de quelqu’un ? Jésus nous donne la réponse.

Versets 1-4

Je commence à lire le chapitre 21 de l’Évangile selon Luc.

En regardant autour de lui, Jésus vit des riches qui mettaient leurs dons dans le tronc. Il aperçut aussi une pauvre veuve qui y glissait deux petites pièces. Il dit alors : — En vérité, je vous l’assure, cette pauvre veuve a donné bien plus que tous les autres, car tous ces gens ont seulement donné de leur superflu. Mais elle, elle a pris sur son nécessaire, et a donné tout ce qu’elle avait pour vivre (Luc 21.1-4).

Ces troncs qu’on appelait « trompettes » à cause de leur forme, se trouvaient dans le parvis des femmes. La scène est touchante et pourtant, ce n’est pas la contribution de cette veuve qui va payer la note d’électricité. Elle a donné trois fois rien et en même temps énormément parce que ces deux petites pièces de cuivre représentent à peu près tout ce qu’elle possède ce qui veut dire qu’il ne lui reste plus rien. Jésus ne s’intéresse pas à ce qu’il y a dans la main mais regarde les dispositions du cœur. Il contraste la richesse des gens opulents à la pauvreté de cette femme; il oppose leur superflu à son nécessaire. En se séparant de ces deux pièces, la veuve exprime son amour pour Dieu et montre qu’elle croit qu’il pourvoira à tous ses besoins.

Versets 5-7

Nous arrivons maintenant à un discours sur la fin des temps. L’homme a toujours cherché à connaître l’avenir d’où le succès des diseurs de bonne aventure ou des écrits de Nostradamus.  Mais à côté de ces procédés païens, Dieu nous a donné les prophéties qui sont le moule dans lequel il verse l’histoire. Je continue le texte.

Certains parlaient du Temple : “ Avec ses belles pierres et les beaux objets déposés en offrandes, il est magnifique ”, disaient-ils. Jésus leur dit : — Il viendra un temps où tout ce que vous regardez sera détruit ; pas une pierre ne restera sur une autre. — Maître, lui demandèrent-ils alors, quand cela se produira-t-il et à quel signe reconnaîtra-t-on que tous ces événements devront avoir lieu ? (Luc 21.5-7).

D’après l’historien Josèphe, les Juifs et les prosélytes nantis du monde entier, faisaient des dons prestigieux au temple de Jérusalem. Ils étaient exposés dans les parvis et décoraient les murs. Le plus beau était un immense cep de vigne en or offert par Hérode le Grand.

D’après Matthieu et Marc, Jésus est assis sur le Mont des oliviers en face de Jérusalem quand les disciples Pierre, Jacques, Jean et André l’interrogent sur la séquence des événements de la fin des temps. Ils croient que la destruction du Temple et la venue du Seigneur seront simultanées. Ils commencent tout doucement à accepter que le royaume n’est pas pour tout de suite, mais pensent quand même que ça ne devrait pas trop tarder. Ils n’ont pas le concept du temps de la grâce et de l’Église, époque que nous vivons actuellement.

Versets 8-11

Je continue.

Jésus leur dit : — Faites attention, ne vous laissez pas induire en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom en disant : “ C’est moi le Messie ! ” ou encore : “ Le temps est venu ! ” Ne les suivez pas ! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas. Car tout cela doit arriver d’abord ; mais la fin du monde ne viendra pas aussitôt après. Puis il ajouta : — On verra se dresser une nation contre une nation, un royaume contre un autre. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies séviront ; des phénomènes terrifiants se produiront et, dans le ciel, des signes extraordinaires apparaîtront (Luc 21.8-11).

Avant la destruction de Jérusalem, comme avant le retour de Jésus, il y aura des faux christs puis des guerres. Ce sera un temps de grands troubles. En même temps auront lieu des catastrophes naturelles et des épidémies d’une envergure jamais vue. Ces événements sont similaires à ceux rapportés dans le livre de l’Apocalypse et correspondent à la période qui précédera le retour en gloire de Jésus-Christ.

Versets 12-16

Je continue.

— Mais, auparavant, on se saisira de vous, on vous persécutera, on vous traduira devant les autorités religieuses juives et vous serez jetés en prison. À cause de moi, vous serez traînés devant des rois et des gouverneurs. Ces choses vous arriveront pour vous donner l’occasion d’apporter un témoignage. Ayez donc cette ferme conviction : vous n’aurez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi, en effet, qui vous donnerai des paroles qu’aucun de vos adversaires ne pourra réfuter, et une sagesse à laquelle personne ne pourra résister. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, vos proches et vos amis, qui feront mettre à mort plusieurs d’entre vous (Luc 21.12-16).

En quatrième lieu et avant tout ce qu’il vient de prédire, Jésus annonce que les croyants seront violemment persécutés. Jésus voit dans ses disciples, les représentants des croyants dispersés dans toutes les nations. Ce sont les Juifs chrétiens qui souffriront les premiers. Pendant les dernières années du règne de Néron, les apôtres Paul et Pierre furent mis à mort, et les premières persécutions éclatèrent contre les chrétiens, tolérés jusqu’alors, parce qu’on ne les distinguait pas des Juifs. Ces exactions sont un signe avant-coureur de la persécution ultime que connaîtront les disciples qui vivront à la fin des temps avant l’instauration du royaume de Dieu. Dans l’évangile selon Jean, Jésus avertit ses disciples en ces termes :

Si le monde a de la haine pour vous, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous faisiez partie du monde, il vous aimerait parce que vous lui appartiendriez. Mais vous n’appartenez pas au monde parce que je vous ai choisis du milieu du monde ; c’est pourquoi il vous poursuit de sa haine (Jean 15.18-19).

Pourtant, les persécutions seront une occasion favorable de rendre témoignage à la vérité ce que les apôtres ne tardèrent d’ailleurs pas à expérimenter (Actes 4:8; 5:29,41). De plus, Jésus promet solennellement à ses disciples qu’il leur donnera lui-même une sagesse devant laquelle leurs ennemis seront confus (Actes 6.10; Luc 12.11,12). Cependant, les souffrances seront encore plus douloureuses puisque les croyants seront dénoncés aux autorités par les membres de leur propre famille.

Versets 17-19

Je continue le texte.

Tout le monde vous haïra à cause de moi. Mais pas un seul cheveu de votre tête ne se perdra. En tenant bon, vous parviendrez au salut (Luc 21.17-19; comparez Matthieu 24.13; Marc 13.13).

La persévérance des croyants dans l’épreuve est le signe de la réalité de leur foi. C’est ce que Calvin appelle « la persévérance des saints ». Mais au milieu de ces persécutions, Dieu reste le maître des circonstances et il garde les siens. Cependant, son intervention ne se manifeste pas de la même manière pour tous les croyants. Dans la perspective de l’éternité, la destruction du corps importe peu, aussi, Dieu fait en sorte que certains échappent à la mort, tandis que d’autres, assistés du Saint-Esprit, l’honorent par leur témoignage en tant que martyrs. Ceux qui sont assassinés à cause de leur foi en Jésus-Christ ne meurent pas pour rien; que ce soient leurs cheveux arrachés ou leurs larmes, toutes leurs souffrances sont précieuses aux yeux de leur Père céleste et leur récompense sera grande dans le royaume des cieux.

Versets 20-24

Je continue le texte.

— Quand vous verrez des armées ennemies encercler Jérusalem, sachez que sa destruction est imminente. Alors, que les habitants de la Judée s’enfuient dans les montagnes. Que ceux qui se trouveront dans Jérusalem s’empressent d’en sortir. Que ceux qui seront dans les champs ne rentrent pas dans la ville ! Ces jours-là, en effet, seront des jours de châtiment où tout ce que disent les Écritures s’accomplira. Malheur, en ces jours-là, aux femmes enceintes et à celles qui allaitent ! Car ce pays connaîtra une terrible épreuve et le jugement s’abattra sur ce peuple. Ses habitants seront passés au fil de l’épée ou déportés dans tous les pays étrangers, et Jérusalem sera occupée par les païens jusqu’à ce que le temps de leur domination soit révolu (Luc 21.20-24).

Jésus revient à la première question des disciples : Quand sera détruit le Temple ? Dès que les croyants verront des armées ennemies s’approcher de Jérusalem, ce sera le signal de s’enfuir au plus vite. Et en effet, la première attaque romaine fut hésitante ce qui a donné aux chrétiens le temps de quitter Jérusalem tandis que les Juifs se sont bercés du vain espoir que Dieu sauverait la ville par un miracle. Les chrétiens de Judée s’enfuirent à Pella dans la Pérée, à l’est du Jourdain (Eusèbe, Histoire ecclésiastique III,5). L’historien juif Josèphe décrit l’effroyable siège de la ville. On se débarrassait des corps en les jetant par-dessus les murailles, et les mamans mangeaient leurs petits enfants tellement la famine était extrême.

Selon la perspective des Écritures, aujourd’hui encore, Jérusalem est considérée comme « occupée par les païens » parce que Israël est perpétuellement menacé et les Juifs seront à nouveau éparpillés dans le monde avant le retour définitif de Jésus et l’instauration de son royaume de 1 000 ans. De plus, la mosquée d’Omar se trouve à l’emplacement du Temple. Cependant, un jour le châtiment d’Israël prendra fin et Jérusalem sera libre.

Versets 25-27

Je continue.

— Il y aura des signes extraordinaires dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur la terre, les peuples seront paralysés de frayeur devant le fracas d’une mer démontée. Plusieurs mourront de peur dans l’appréhension des malheurs qui frapperont le monde entier, car les puissances célestes seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire (Luc 21.25-27).

Après la fin de l’occupation de Jérusalem par les païens, apparaîtront des signes à caractère cosmique qui précéderont l’avènement du fils de l’homme. Ces phénomènes redoutables rempliront de terreur les habitants de la terre; terreur d’être surpris, terreur du jugement, terreur d’une repentance tardive. La mer sera ébranlée et le monde entier dans un état chaotique. Jésus cite un fragment d’une prophétie tirée du livre de Daniel. Je la lis :

Je regardai encore dans mes visions nocturnes : Sur les nuées du ciel, je vis venir quelqu’un semblable à un fils d’homme. Il s’avança jusqu’au vieillard âgé de nombreux jours et on le fit approcher devant lui. On lui donna la souveraineté, et la gloire et la royauté, et tous les peuples, toutes les nations, les hommes de toutes les langues lui apportèrent leurs hommages. Sa souveraineté est éternelle, elle ne passera jamais, et quant à son royaume, il ne sera jamais détruit (Daniel 7.13-14).

 

Et dans le livre de l’Apocalypse, on a une description de la venue du Seigneur. Je la lis :

Voici ! Il vient au milieu des nuées, et tout le monde le verra et même ceux qui l’ont percé et toutes les familles de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui, amen ! (Apocalypse 1.7).

Jésus confirme à ses disciples que lui, le fils de l’homme, va revenir pour recevoir le royaume, celui-là même dont il parle depuis le début de son ministère. Ils vont finir par comprendre.

Versets 28-32

Je continue le texte.

Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. Il ajouta cet exemple : — Prenez le figuier, ou n’importe quel autre arbre. Il vous suffit de voir que les bourgeons commencent à pousser, et vous savez que l’été est proche. De même, quand vous verrez ces événements se produire, sachez que le royaume de Dieu est proche. Vraiment, je vous assure que cette génération-ci ne passera pas avant que tout ne commence à se réaliser (Luc 21.28-32).

L’événement qui terrorisera le monde sera pour le peuple de Dieu le sujet d’une ineffable joie. Il existe un chant chrétien qui commence par « Ô prends mon âme » et dont une strophe dit :

Voici l’aurore d’un jour nouveau, le ciel se dore de feux plus beaux, Jésus s’apprête, pourquoi gémir, levons nos têtes, il va venir.

C’est le moment de lever vers les cieux les regards bas et de relever les têtes courbées par l’affliction car voici la délivrance. Matthieu et Marc mentionnent l’envoi des anges pour rassembler les élus dispersés sur toute la terre.

Le figuier est un arbre très répandu en Palestine et dans l’Ancien Testament, il représente souvent la nation d’Israël. En avril, quand poussent ses feuilles, on sait que l’été est proche. De même, ceux, qui verront les événements qui précéderont de peu la seconde venue de Jésus, seront également témoins de l’établissement du royaume de Dieu sur terre. Jésus a décrit la terrible fin de l’État d’Israël. Après une telle destruction et la déportation des survivants jusqu’aux extrémités de la terre, tout laisse à penser que la race juive va disparaître. Les pogroms et les nazis ont eux aussi tenté de les exterminer. Mais contrairement aux probabilités, la descendance d’Abraham est toujours bien présente aujourd’hui, presque 2 000 ans après la prédiction du Seigneur, et le sera encore quand il reviendra.

Versets 33-38

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 21.

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront jamais. Prenez garde à vous-mêmes pour que vos esprits ne s’alourdissent pas à force de trop bien manger, de trop boire et de vous tracasser pour les choses de la vie, sinon ce grand jour vous surprendra tout à coup. Car il s’abattra comme un filet sur tous les habitants de la terre. Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. Jésus passait ses journées à enseigner dans la cour du Temple ; ensuite, il sortait de la ville et passait la nuit sur la colline appelée “ mont des Oliviers ”. Dès le point du jour, tout le peuple affluait vers lui, dans la cour du Temple, pour l’écouter (Luc 21.33-38).

Le discours prophétique de Jésus se termine par le sceau de l’autorité divine. Il garantit solennellement que tout ce qu’il a dit s’accomplira. La Parole qui a créé le ciel et la terre, subsistera quand ils auront disparu, et cette même Parole créera de nouveaux cieux et une nouvelle terre (Apocalypse 21:1). Puis Jésus revient à des préoccupations plus pressantes; il ramène ses disciples sur terre, pour ainsi dire, en les mettant en garde contre deux pièges : les  plaisirs charnels et les soucis inhérents à la vie (comparez Luc 8.14) qui risquent de me faire perdre de vue mes priorités. Jésus s’adresse à tous les croyants de tous les temps afin qu’ils ne se laissent pas surprendre comme un poisson par un filet, par le grand jour de son avènement. Ce jour qu’il vient d’annoncer est toujours présenté dans les Écritures comme inattendu (Matthieu 24:42; 25:13, etc.). Il veut donc que son peuple soit vigilant et prie sans cesse comme l’apôtre Paul nous y exhorte (1 Thessaloniciens 5.17). L’Église du premier siècle vivait dans l’attente expectative du prochain retour du Seigneur ce qui devrait aussi être la disposition d’esprit et de cœur de chaque croyant aujourd’hui, d’autant plus qu’aucun d’entre nous ne sait quand pour lui sonnera le glas.

Verset 1

Nous arrivons maintenant au chapitre 22 de Luc qui nous rapproche de la croix, un événement qui se prépare à la fois sur terre, dans les cieux et aux enfers. Les chefs religieux complotent contre Jésus ; Satan est entré dans Judas ; des anges vont venir soutenir le Christ dans son agonie. Je commence à lire.

On était à quelques jours de la fête “ des pains sans levain ”, appelée la Pâque (Luc 22.1).

La mort de Jésus-Christ est survenue pour la Pâque. C’était la fête la plus solennelle du peuple juif. Elle était célébrée en souvenir de la délivrance des Hébreux de la captivité égyptienne. La fête commençait le 14 du mois de Nisan après le coucher du soleil, et durait jusqu’au 21. Cela faisait environ 6 mois que Jésus avait commencé sa marche en direction de Jérusalem afin d’y mourir et de devenir ainsi l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde.

Versets 2-6

Je continue.

Les chefs des prêtres et les spécialistes de la Loi cherchaient un moyen de supprimer Jésus, mais ils avaient peur de la réaction du peuple. C’est alors que Satan entra dans le cœur de Judas surnommé l’Iscariot, l’un des Douze. Judas alla trouver les chefs des prêtres et les officiers de la garde du Temple pour s’entendre avec eux sur la manière dont il leur livrerait Jésus. Ils en furent tout réjouis et convinrent de lui donner de l’argent. Il accepta et, dès lors, il chercha une occasion favorable pour leur livrer Jésus à l’insu de la foule (Luc 22.2-6).

Les chefs religieux ont déjà décidé la mort de Jésus (Jean 11.47), mais il craignent le peuple car sa popularité parmi le grand nombre de pèlerins présents dans la ville aurait facilement pu les conduire à se retourner contre eux et créer une sorte d’émeute, mais alors les forces romaines seraient intervenues ce qui aurait fait avorter leur plan d’assassinat. Il leur fallait donc éviter de faire des remous pendant la fête. Mais Satan se mêle de la partie et l’offre de Judas va tout changer. Il propose à la meute religieuse de les informer du moment propice pour arrêter Jésus, c’est à dire quand il sera loin de la foule. Judas a décidé de trahir Jésus après que ce dernier ait loué Marie pour avoir versé un parfum de grand prix sur sa tête (Marc 14.3-10). Judas aurait pu devenir un véritable disciple, mais il a permis à son amour pour l’argent de faire de lui un voleur (Jean 12.6). Malgré les avertissements du Seigneur, Judas s’est endurcit pour finir par livrer son âme aux puissances des ténèbres. Il faut aussi ajouter qu’il ne prévoyait pas les conséquences de sa trahison; il croyait que les chefs religieux se contenteraient d’infliger à Jésus quelque peine légère ou que celui-ci utiliserait sa puissance pour échapper à ses ennemis. Quand il a vu que Jésus était livré à Pilate (Matthieu 27.3), il a eu des remords, des regrets plein d’angoisses et s’est pendu. On voit en Judas que nul ne peut calculer d’avance les suites d’un péché qu’il nourrit dans son cœur.

C’est ainsi que les desseins de Dieu se sont accomplis. Par la croix, Jésus, en tant que champion de l’humanité, va triompher du diable et de la mort qui nous asservit.

Versets 7-12

Je continue.

Le jour de la fête des pains sans levain, où l’on devait tuer l’agneau de la Pâque, arriva. Jésus envoya Pierre et Jean en leur disant : — Allez nous préparer le repas de la Pâque. — Où veux-tu que nous le préparions ? lui demandèrent-ils. — Eh bien, quand vous entrerez dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le jusqu’à la maison où il entrera. Et voici comment vous parlerez au maître de maison : “ Le Maître te fait dire : Où est la pièce où je prendrai le repas de la Pâque avec mes disciples ? ” Alors il vous montrera, à l’étage supérieur, une grande pièce aménagée ; c’est là que vous ferez les préparatifs (Luc 22.7-12).

Le mot grec pour la pièce (kataluma) où Jésus veut prendre la Pâque signifie « chambre d’hôte ». A cette époque, beaucoup de maisons avaient seulement trois pièces : l’espace de vie de la famille, l’étable d’un côté et une chambre d’hôtes de l’autre, ou bien construite sur le toit comme ici. Le repas de Pâque devait être pris à l’intérieur de la ville; les préparatifs incluent le sacrifice de l’agneau au Temple, la cuisson, et la confection des plats d’accompagnements. À cette époque, seules les femmes transportent l’eau du puits à leur habitation. Un homme portant une cruche sera donc facile à repérer. Le maître de maison est probablement un disciple qui sait que Jésus et les siens vont venir, mais son nom ne nous est pas donné autrement il serait dans le calendrier.

Versets 13-16

Je continue.

Ils partirent donc, trouvèrent tout comme Jésus le leur avait dit et préparèrent le repas de la Pâque. Quand ce fut l’heure, Jésus se mit à table, avec les apôtres. Il leur dit : — J’ai vivement désiré célébrer cette Pâque avec vous avant de souffrir. En effet, je vous le déclare, je ne la mangerai plus jusqu’au jour où tout ce qu’elle signifie sera accompli dans le royaume de Dieu (Luc 22.13-16).

Dans quelques heures, Jésus sera exécuté sur la croix. Il partage un dernier repas avec son cercle d’intimes. Il aime la compagnie de ces hommes qui croient maintenant qu’il est le Messie. Ils ont tout quitté pour se mettre à son écoute et ont dû mener un style de vie fort éloigné de celui des autres hommes.

En grec Jésus dit « J’ai désiré avec désir célébré cette Pâque avec vous ». Cet ardent désir est inspiré par l’amour de Jésus pour les siens, pour notre humanité que ses souffrances vont racheter, par son amour pour Dieu son Père que la rédemption du monde va glorifier. Jésus s’oublie entièrement pour se sacrifier. C’est la dernière fois que Jésus parle du royaume et c’est sa dernière Pâque avec ses disciples. Mais elle va revêtir une nouvelle signification qui perdurera jusqu’à l’établissement du royaume de Dieu sur terre.

Cette fête en compagnie des disciples anticipe le banquet messianique qui aura lieu lors de l’établissement du royaume, et qui mettra un terme une fois pour toutes à la mort et à son cortège de souffrances.

Chapitre 22

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

févr. 07 2023

Émission du jour | Jean 3.14-36

Dieu a tant aimé le monde

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