Chapitre 18

Introduction

Quand un étudiant fait un devoir de math, il a une feuille avec des questions, mais connaît-il les réponses ? Une fois adulte et engagé dans la vie, il s’interroge sur bien d’autres sujets sans qu’il trouve forcément la réponse. Cependant, de toutes les questions qu’on peut se poser, aucune n’est aussi vitale que celle qu’un jour un notable a posé à Jésus.

Versets 18-19

Je continue à lire dans le chapitre 18 de l’évangile selon Luc.

Alors un notable lui demanda : — Bon Maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle ? — Pourquoi m’appelles-tu bon ? lui répondit Jésus. Personne n’est bon, sinon Dieu seul (Luc 18.18-19).

Cet homme riche voit en Jésus un Maître et sans doute même un envoyé de Dieu, qui est bon au sens humain du terme et qui dispense des commandements à pratiquer afin d’obtenir la vie éternelle. Pour l’amener à discerner son erreur, Jésus le conduit jusqu’au bout de sa logique. Tout d’abord, il refuse d’être appelé un « homme bon » parce qu’il n’est pas un simple homme. Ensuite, il élève la pensée du jeune homme jusqu’à l’idée absolue de toute bonté, qui est Dieu seul. Maintenant, le jeune homme doit décider si ce Jésus est le Fils de Dieu et Messie ou seulement un prophète. En troisième lieu, Jésus le renvoie à la Loi parce que c’est un propre juste. Ce n’est qu’à ceux qui sont contrits par leurs péchés que Jésus offre la grâce.

Versets 20-21

Je continue.

Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne commets pas de meurtre, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère. — Tout cela, lui répondit l’homme, je l’ai appliqué depuis ma jeunesse (Luc 18.20-21).

Jésus cite 5 commandements de la seconde table de la loi, ceux qui ont trait aux relations humaines. Il est en effet plus facile de vérifier mon obéissance à Dieu par rapport aux règles qui gèrent mes rapports avec mon prochain plutôt qu’avec Dieu. Ce brave jeune homme, sincère et vertueux, est un modèle de conduite mais il ne comprend pas la sainteté de Dieu et il est aveugle sur sa condition spirituelle. S’il avait saisi l’esprit de la Loi, il n’aurait pas demandé ce qu’il devait faire, mais, humilié en présence des commandements violés, il aurait imploré le secours de Dieu et cherché la vie éternelle dans une autre voie.

Versets 22-23

Je continue.

À ces mots, Jésus lui dit : — Il te reste encore une chose à faire : vends tout ce que tu possèdes, distribue le produit de la vente aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel. Puis viens et suis-moi ! Quand l’autre entendit cela, il fut profondément attristé, car il était très riche (Luc 18.22-23).

Jésus propose au propre-juste la seule chose nécessaire pour avoir la vie éternelle : le suivre en renonçant à tout. C’est le coup de massue ! Le notable vacille, car il est englué dans son fric. Jésus a déniché la plaie morale de ce jeune homme; il a mis à nu son idole et le met en demeure de le sacrifier sur le champ et sans condition. Cet ordre est donné au notable; ce n’est pas un principe général pour tous les croyants ni la façon d’atteindre une sorte de perfection. Jésus enseigne à ses disciples qu’ils doivent vivre dans un renoncement de cœur qui leur permette de tout sacrifier si Dieu le leur demande. L’argumentation de Jésus est brillante. Il a tout d’abord dit au notable que Dieu seul était bon, ce qui veut dire qu’aucun homme ne l’est suffisamment pour garder la loi. Puis Jésus lui a dit qu’il devait obéir aux commandements, mais comme nul n’en est capable, la seule chose que ce jeune homme peut faire pour obtenir la vie éternelle, est de se débarrasser de son boulet de fric et de suivre Jésus. Hélas, il ne l’a pas fait !

Verset 24

Je continue.

En le voyant ainsi abattu, Jésus dit : — Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu (Luc 18.24).

« Ceux qui ont des richesses » est une locution avec un article ce qui montre que Jésus considère les richesses comme une puissance que certains hommes possède.  C’est aussi ce qui leur rend si difficile l’entrée du royaume de Dieu. La comparaison humoristique que Jésus emploie est un proverbe qui décrit une situation impossible. Le chameau est en Palestine l’animal le plus grand, tandis que le trou d’une aiguille l’ouverture la plus petite qui soit. Il est difficile pour un riche de se confier en Dieu, car il a beaucoup à perdre et est enorgueilli par les avantages que lui procurent ses possessions. Ce notable avait une idole, or, dans la Loi, le premier commandement est : Tu n’auras pas d’autre dieu que moi.

Versets 26-30

Je continue.

Les auditeurs s’écrièrent : — Mais alors, qui peut être sauvé ? Jésus leur répondit : — Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. Alors Pierre lui fit remarquer : — Et nous ? Nous avons abandonné tout ce que nous avions pour te suivre. Jésus leur dit : — Vraiment, je vous l’assure, si quelqu’un quitte, à cause du royaume de Dieu, sa maison, sa femme, ses frères, ses parents ou ses enfants, il recevra beaucoup plus en retour dès à présent, et, dans le monde à venir, la vie éternelle (Luc 18.26-30).

Voyant la consternation des disciples, Jésus indique le remède qui délivre de toute servitude; c’est la puissance de Dieu à qui tout est possible (Marc 10:27). Le miracle de la grâce l’emporte sur toutes les affections et passions terrestres.

Pierre est inquiet et fait avec complaisance une évaluation de sa situation et de celle de ses condisciples. Jésus lui répond en promettant des récompenses fantastiques. Mais elles ne sont que pour ceux qui par amour pour Jésus détachent leur cœur de ce monde. C’est dans l’Eglise qui est la nouvelle famille des croyants qu’ils se soutiennent les uns les autres. La paix du cœur, la joie du salut éternel, la communion avec Jésus et par lui avec le Père céleste et avec tous ses enfants, sont d’une valeur bien plus grande que tout ce que le disciple a sacrifié.

Versets 31-34

Je continue.

Jésus prit les Douze à part et leur dit : — Voici : nous montons à Jérusalem et tout ce que les prophètes ont écrit au sujet du Fils de l’homme va s’accomplir. En effet, il sera remis entre les mains des païens, on se moquera de lui, on l’insultera, on crachera sur lui. Et après l’avoir battu à coups de fouet, on le mettra à mort. Puis, le troisième jour, il ressuscitera. Les disciples ne comprirent rien à tout cela, c’était pour eux un langage énigmatique et ils ne savaient pas ce que Jésus voulait dire (Luc 18.31-34).

C’est ici la 3e fois que Jésus dit aux disciples qu’il va être mis à mort. Il se fait de plus en plus explicite. Les disciples ne pouvaient pas de pas comprendre le sens littéral des paroles dévastatrices de Jésus, mais ils ne pouvaient pas les admettre et y croire parce qu’elles détruisaient toutes leurs idées et espérances terrestres. Ils cherchent donc une signification symbolique aux déclarations de Jésus, comme s’il s’agissait d’une parabole, mais n’en trouvant pas, ils demeurent dans le brouillard le plus opaque.

Versets 35-43

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 18.

Comme Jésus approchait de Jéricho, un aveugle était assis au bord du chemin, en train de mendier. En entendant le bruit de la foule qui passait, il demanda ce que c’était. On lui répondit que c’était Jésus de Nazareth qui passait. Alors il se mit à crier très fort : — Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! Ceux qui marchaient en tête du cortège le rabrouèrent pour le faire taire, mais lui criait de plus belle : — Fils de David, aie pitié de moi ! Jésus s’arrêta et ordonna qu’on lui amène l’aveugle. Quand il fut près de lui, Jésus lui demanda : — Que veux-tu que je fasse pour toi ? L’aveugle lui répondit : — Seigneur, fais que je puisse voir. — Tu peux voir, lui dit Jésus. Parce que tu as eu foi en moi, tu es guéri. Aussitôt, il recouvra la vue et suivit Jésus en louant Dieu. En voyant ce qui s’était passé, toute la foule se mit aussi à louer Dieu (Luc 18.35-43).

Cet aveugle s’appelle Bartimée nous dit Marc (10.46) et d’après Matthieu (20.30), ils sont deux. En appelant Jésus « Fils de David », Bartimée prouve qu’il connaît le Seigneur et croit qu’il est le Messie promis à Israël. Luc a déjà montré que ce sont ceux qui sont en dehors du Judaïsme traditionnel qui discernent la véritable identité du Christ : un officier païen, une prostituée et un Samaritain hybride. L’aveugle ne voit pas avec ses yeux, mais il distingue nettement que c’est maintenant ou jamais, alors il est hors de question pour lui de se taire. Il hurle à plein poumon jusqu’à ce que Jésus l’appelle et le guérisse.

Chapitre 19

Versets 1-4

Nous arrivons maintenant au chapitre 19 de Luc que je commence à lire.

Jésus entra dans la ville de Jéricho et la traversa. Or, il y avait là un nommé Zachée. Il était chef des collecteurs d’impôts, et riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était petit. Alors il courut en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là (Luc 19.1-4).

Jéricho qui signifie « bonne odeur » en hébreu était le centre d’une oasis couverte de palmiers (Deutéronome 34.3) et de plantes aromatiques. C’était un lieu de villégiature pour le dessus du panier. C’est là que les gens prospères vivaient ou passaient leurs vacances. Parmi eux se trouvaient bon nombre de collecteurs d’impôts qui tels des sangsues s’enrichissaient sur le dos des Juifs en percevant leurs impôts pour le compte des Romains. Au passage bien sûr ils arrondissaient les comptes à plusieurs chiffres supérieurs ce qui rendait la note salée. Alors, ils étaient méprisés du peuple. C’est ainsi qu’on rencontre Zachée qui était le chef du bureau de douanes romaines et dont le nom signifie « pur », ce qui est quelque peu ironique. De petite taille, il grimpe à un arbre comme un enfant, mais c’est ce qui montre le sérieux de son intérêt pour Jésus. Il est une illustration de la parole que Jésus a prononcée précédemment :

Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent (Luc 18.16).

Les feuilles du sycomore ressemblent à celles du mûrier et ses fruits aux figues. Il est aussi appelé faux platane auquel il ressemble.

Versets 5-7

Je continue.

Lorsque Jésus fut parvenu à cet endroit, il leva les yeux et l’interpella : — Zachée, dépêche-toi de descendre, car c’est chez toi que je dois aller loger aujourd’hui. Zachée se dépêcha de descendre et reçut Jésus avec joie. Quand les gens virent cela, il y eut un murmure d’indignation. Ils disaient : — Voilà qu’il s’en va loger chez ce pécheur ! (Luc 19.5-7).

Jésus appelle Zachée par son nom pour conforter sa foi naissante. Celui-ci n’en croit pas ses oreilles car il n’en espérait pas tant. Le Seigneur a lu dans son cœur qu’il soupire après le salut et décide donc de déjeuner chez lui plutôt que dans la maison de quelque notable religieux ou politique de la ville. Jésus entre donc sous le toit d’un paria sangsue.

Verset 8

Je continue.

Mais Zachée se présenta devant le Seigneur et lui dit : — Écoute, Maître, je donne la moitié de mes biens aux pauvres et, si j’ai pris trop d’argent à quelqu’un, je lui rends quatre fois plus (Luc 19.8).

À tous ceux qui se reconnaissent coupables devant Dieu, comme les percepteurs, Jésus offre le pardon. L’ardent désir de connaître le Sauveur et la joie qu’il éprouve de la faveur inespérée et imméritée que lui fait Jésus inspire à Zachée un sacrifice libre et spontané. Il ressort transformé, ce que confirme son initiative qui fait disparaître la moitié de sa fortune. Son action prouve qu’il a foi en Jésus et qu’il l’a accepté comme son Maître.

Versets 9-10

Je continue.

Jésus lui dit alors : — Aujourd’hui, le salut est entré dans cette maison, parce que cet homme est, lui aussi, un fils d’Abraham. Car le Fils de l’homme est venu chercher et amener au salut ce qui était perdu (Luc 19.9-10).

Le salut est la délivrance du péché et de la mort par la grâce de Dieu que Jésus annonce et apporte. Ce salut est venu pour toute la famille de Zachée. Ce péager est fils d’Abraham de naissance mais surtout spirituellement parce qu’il a la foi et l’obéissance du père des croyants.

Le ministère de Jésus va à contre-courant de la normalité. C’est probablement ce que Blaise Pascal avait à l’esprit quand il a écrit : Jésus-Christ est venu aveugler ceux qui voyaient clair, et donner la vue aux aveugles ; guérir les malades, et laisser mourir les sains de corps ; appeler à la pénitence et justifier les pécheurs, et laisser les justes dans leurs péchés ; remplir les indigents, et laisser les riches vides (772). Précédemment, Jésus a dit :

Ceux qui sont en bonne santé n’ont pas besoin de médecin, ce sont les malades qui en ont besoin. Ce ne sont pas des justes, mais des pécheurs que je suis venu appeler à changer de vie (Luc 5.31-32).

Verset 11

Je continue le texte de Luc.

Comme la foule écoutait ces paroles, Jésus continua en racontant une parabole. En effet, il se rapprochait de Jérusalem et l’on s’imaginait que le royaume de Dieu allait se manifester immédiatement (Luc 19.11).

La foule et les disciples s’attendent à ce qu’à leur arrivée à Jérusalem, Jésus soit reconnu comme le Messie et le royaume instauré. Alors le Seigneur va calmer leur exaltation.

Versets 12-14

Je continue.

Voici donc ce qu’il dit : — Un homme de famille noble était sur le point de partir pour un pays lointain afin d’y être officiellement nommé roi, avant de revenir ensuite dans ses États. Il convoqua dix de ses serviteurs et leur remit, à chacun, une pièce d’argent (de 820 grammes; Auteur). Puis il leur recommanda : “ Faites fructifier cet argent jusqu’à mon retour ! ” Mais cet homme était détesté par les habitants de son pays. Aussi, ils envoyèrent, derrière lui, une délégation chargée de dire : “ Nous ne voulons pas que cet homme-là règne sur nous ! ” (Luc 19.12-14).

Le cadre de la parabole est emprunté aux circonstances politiques de l’époque. En effet, avant de régner, chaque prince de la famille d’Hérode devait aller à Rome pour être confirmé par l’empereur. Mais les Juifs pouvaient aussi envoyer des délégués pour empêcher son élévation.

L’homme de haute naissance est Jésus. Avant qu’il n’établisse son royaume, il doit retourner auprès de son Père qui confirmera sa royauté. Cette longue période correspond au temps de l’Église, époque que nous vivons actuellement. Mais les Juifs agiront envers Jésus comme ils le feraient envers un prince dont ils ne veulent pas. Cependant, le Seigneur a des serviteurs à qui il confie de l’argent qu’ils doivent faire fructifier pendant son absence. Mais bien sûr, la délégation constituée par la racaille religieuse de la nation déteste le Seigneur.

Versets 15-19

Je continue.

Après avoir été nommé roi, il revint dans son pays et fit appeler les serviteurs auxquels il avait confié l’argent. Il voulait savoir ce qu’ils en avaient retiré. Le premier se présenta et dit : “ Seigneur, ta pièce en a rapporté dix autres. ” “ C’est bien, lui dit le maître, tu es un bon serviteur ! Tu t’es montré fidèle dans une petite affaire. Je te nomme gouverneur de dix villes. ” Le deuxième s’approcha et dit : “ Seigneur, ta pièce en a rapporté cinq autres. ” Le maître lui dit : “ Eh bien, je te confie le gouvernement de cinq villes ” (Luc 19.15-19).

Rien ni personne n’empêchera le roi de revenir pour régner. Alors, chaque serviteur doit rendre compte de la façon dont il a géré les biens qui lui ont été confiés. Ce qui importe c’est ma fidélité dans les responsabilités que le Maître me donne. Il me récompensera en fonction de ce que j’aurai fait pour lui. À ceux à qui beaucoup est confié, beaucoup sera demandé. Alors que dix pièces d’argent n’auraient même pas acheté une maison, le premier serviteur reçoit dix villes en récompense (comparez Matthieu 25.21).

Versets 20-27

Je continue.

Finalement, un autre vint et dit : “ Seigneur, voici ta pièce ; je l’ai gardée enveloppée dans un mouchoir. En effet, j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère ; tu retires de l’argent que tu n’as pas placé, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé. ” “ Vaurien ! dit le maître, tu viens de prononcer ta propre condamnation. Tu savais que je suis un homme sévère, qui retire de l’argent que je n’ai pas placé et qui moissonne ce que je n’ai pas semé. Pourquoi alors n’as-tu pas déposé mon argent à la banque ? À mon retour, je l’aurais retiré avec les intérêts. ” Puis il ordonna à ceux qui étaient là : “ Retirez-lui cette pièce et donnez-la à celui qui en a dix ! ” “ Mais, Seigneur, lui firent-ils remarquer, il a déjà dix pièces ! ” “ Eh bien, je vous le déclare, à celui qui a, on donnera encore, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a. D’autre part, amenez-moi ici mes ennemis qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, et qu’on les mette à mort devant moi ” (Luc 19.20-27).

La négligence du dernier serviteur montre qu’il ne croyait pas au retour du roi. Il agit comme ceux qui ne veulent pas que le roi règne sur eux. Quelque 40 ans après avoir prononcé cette parabole, Jérusalem fut détruite par les Romains et des centaines de milliers de Juifs furent tués ou déportés.

Verset 28

Je continue.

Après avoir dit cela, Jésus partit, suivi de ses disciples, pour monter à Jérusalem (Luc 19.28).

Les récits des Évangiles pris ensemble donnent la séquence d’événements suivante. Le samedi, Jésus va au temple puis rentre à Béthanie où il réside avec ses disciples. Le dimanche, il fait son entrée triomphale dans Jérusalem puis retourne au temple pour y faire le ménage; il chasse les vendeurs et renverse les tables des changeurs de monnaie. Là, il s’est vraiment fait remarquer. À partir du lundi, il enseigne dans le temple et les chefs religieux cherchent un moyen de le mettre à mort.

Versets 29-34

Je continue le texte.

Aux approches de Bethphagé et de Béthanie, près de la colline appelée “ mont des Oliviers ”, il envoya deux de ses disciples en disant : — Allez à ce village qui est devant vous. Dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché que personne n’a encore monté. Détachez-le et conduisez-le ici. Si quelqu’un vous demande : “ Pourquoi le détachez-vous ? ”, vous lui répondrez simplement : “ Parce que le Seigneur en a besoin. ” Ceux qu’il avait envoyés partirent et trouvèrent les choses comme Jésus l’avait dit. Au moment où ils détachaient l’ânon, ses propriétaires leur demandèrent : — Pourquoi détachez-vous cet ânon ? Ils répondirent : — Parce que le Seigneur en a besoin. Et ils le conduisirent à Jésus (Luc 19.29-35).

Jésus décide de donner à son entrée dans Jérusalem une solennité toute particulière. Alors que jusqu’à présent il s’est soustrait aux hommages populaires, une fois au moins il veut être proclamé Roi-Messie au milieu de son peuple. C’est aussi le dernier appel adressé à la population de Jérusalem. Dans une prophétie de l’Ancien Testament on lit :

Tressaille d’allégresse, ô communauté de Sion ! Pousse des cris de joie, ô communauté de Jérusalem ! Car ton roi vient vers toi, il est juste et victorieux, humilié, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse (Zacharie 9.9).

Versets 35-40

Je continue.

(Ils conduisirent l’ânon à Jésus). Après avoir posé leurs manteaux sur le dos de l’animal, ils y firent monter Jésus. Sur son passage, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin. Comme ils approchaient de Jérusalem, en descendant du mont des Oliviers, toute la multitude des disciples, dans un élan de joie, se mit à louer Dieu d’une voix forte pour tous les miracles qu’ils avaient vus : — Béni soit le roi qui vient de la part du Seigneur, disaient-ils. Paix dans le ciel, et gloire à Dieu au plus haut des cieux ! À ce moment-là, quelques pharisiens qui se trouvaient dans la foule interpellèrent Jésus : — Maître, fais taire tes disciples ! Jésus leur répondit : — Je vous le déclare, s’ils se taisent, les pierres crieront ! (Luc 19.35-40).

Cette fois-ci, Jésus accepte pleinement les acclamations de la foule car il se présente en tant que fils de Dieu. Toute l’histoire a été dirigée vers cet événement unique et spectaculaire, au cours duquel Jésus se présente à la nation comme le Fils de David et le Messie. Bien entendu, les pharisiens orgueilleux et jaloux de leur influence sur le peuple, sont irrités. Quelle note discordante au sein de ce joyeux concert ! La réponse de Jésus signifie qu’il est désormais impossible de comprimer cet élan de louanges, de reconnaissance et d’amour, qui s’élèvera de la terre au ciel.