Chapitre 22

Versets 26-30

Quand je suis parti faire le service militaire, j’avais la vague idée que ma vie allait changer mais je ne savais pas à quel point. Dès qu’on est arrivé à la gare, des camions nous attendaient pour nous amener à la caserne. On a reçu notre paquetage et la vie civile était définitivement terminée pour les 16 mois à venir, à part les permissions bien sûr. A l’armée tout est prévu dans les moindres détails. Eh bien avec la loi de Moïse, c’est un peu pareil et pour les Israélites c’est comme s’ils étaient au régiment. Après avoir énoncé une série de règles sur la pureté rituelle et personnelle des prêtres, le chapitre 22 du Lévitique donne des directives d’ordre général. Je continue à le lire.

L’Éternel parla à Moïse en ces termes : — Quand un veau, un agneau ou un chevreau naîtra, il restera sept jours avec sa mère ; à partir du huitième jour seulement, il pourra être agréé comme sacrifice consumé offert à l’Éternel. Mais vous n’immolerez jamais une vache, une brebis ou une chèvre le même jour que son petit. Quand vous offrirez un sacrifice de reconnaissance à l’Éternel, faites-le de manière à être agréés. Il sera mangé le jour même ; vous n’en laisserez rien jusqu’au lendemain matin. Je suis l’Éternel (Lévitique 22.26-30).

Trois prescriptions nous sont données dans ce passage. La première est que l’animal nouveau-né doit avoir passé au moins huit jours avec sa mère avant de passer à la casserole ; la seconde est destinée à développer des sentiments de respect envers les animaux, ainsi que le souci de préserver leur vie; ce n’est pas simplement de la viande sur pattes. En conséquence, il est interdit d’immoler le même jour la mère et son petit, que ce soit pour la boucherie ou pour un sacrifice. La troisième prescription rappelle que les Israélites doivent faire des offrandes en obéissant strictement aux règles mises en place par la Loi afin qu’elles soient agréées. C’est plus qu’évident, mais la suite va montrer que l’Éternel est justifié d’insister si lourdement sur le respect de sa Loi.

Versets 31-33

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 22.

Vous obéirez à mes commandements et vous les accomplirez. Je suis l’Éternel. Vous ne profanerez pas ma sainteté ; ma sainteté sera respectée par les Israélites. Moi, l’Éternel, je vous rends saints, moi qui vous ai fait sortir d’Égypte pour être votre Dieu. Je suis l’Éternel (Lévitique 22.31-33).

Dans ce cour passage, Dieu se nomme trois fois « l’Eternel », une façon de taper sur la table comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire. Cette exhortation finale est adressée à la nation d’Israël qui est une théocratie, c’est à dire qu’elle est dirigée par Dieu lui-même, et le peuple hébreu représente l’Éternel sur terre; il est son ambassadeur en quelque sorte. Voilà aussi pourquoi les Israélites sont sommés de lui obéir, ce qui honore son nom en tant que Seigneur de l’univers. De son côté, l’Eternel leur communique sa sainteté. Ainsi est atteint le but pour lequel le Seigneur les a délivrés d’Égypte. Il est leur Dieu unique et ils sont le peuple de son héritage à tout jamais. En fait, même aujourd’hui, alors qu’Israël est une nation tout aussi séculière que les autres, Dieu garde un oeil vigilant sur les descendants d’Abraham. Soit dit en passant qu’il existe un pays dans le monde qui dit être une théocratie; c’est l’Iran.

Les prescriptions de ce chapitre 22 sont adressées aux prêtres d’une part, et aux Israélites d’autre part. Elles soulignent une fois encore la nécessité impérieuse de prendre conscience de ce que représente la sainteté divine et de ne pas la profaner. Ces ordonnances ont une dimension pédagogique comme je le répète assez souvent, en ce qu’elles préparent le peuple choisi pour la venue du Messie. En attendant ce jour, la Loi a pour objectif de transformer les Israélites en un peuple saint consacré à son Dieu.

Chapitre 23

Introduction

Malgré la lourdeur de la Loi avec ses maintes répétitions, nous avançons quand même dans la lecture du texte, et arrivons au chapitre 23 du Lévitique où le sujet est des plus inattendus. Après toutes les cérémonies rituelles concernant des sacrifices interminables, des maladies horribles qui défigurent les gens et les arrachent brutalement de leur milieu social et familial, après toutes les règles de pureté rituelle, oh combien contraignantes, à quoi peut-on s’attendre maintenant ? Dieu n’est-il qu’un rabat-joie qui veut absolument empêcher ses créatures d’avoir du bon temps ? Eh bien pas du tout ! Ici, le Seigneur appelle son peuple à se réjouir et être dans la joie. Absolument ! Dans ce passage, il va être question des fêtes de l’Éternel, aussi qualifiées de « saintes convocations » ; ce sont des temps mis à part pour toutes les tribus d’Israël à se rassembler afin de faire la fête et de célébrer leur Dieu. Il faut bien savoir que l’Éternel ne veut pas qu’on vienne systématiquement dans sa présence, abattu, l’air triste, le dos rond et la tête basse, à l’exception bien sûr du Yom Kippour ou Jour du Grand Pardon. En effet, et comme je l’ai bien souligné, cette célébration n’était pas vraiment une fête mais un jour consacré à se repentir, à s’humilier et à un jeûne de contrition. Mais mis à part le Jour du Grand Pardon, l’objectif de toutes les autres fêtes est pour Israël de se réjouir devant l’Eternel son Dieu de miséricorde. Les détails de ces célébrations se trouvent dans d’autres passages. Ici, elles sont simplement mentionnées. La première à retenir notre attention n’est pas vraiment une fête au sens propre du terme puisqu’il s’agit du sabbat de fin de semaine, mais ce jour est néanmoins cité parce qu’il est en quelque sorte une unité de mesure pour la durée des autres. En effet, les six jours de chaque semaine sont ponctués par un repos hebdomadaire, et c’est aussi la raison pour laquelle le chiffre 7 revient très souvent.

Il existe par ailleurs d’autres occasions ou périodes spéciales dans le calendrier juif qui ne sont pas mentionnées ici; les principales étant la fête de la nouvelle lune, qui correspond au premier jour de chaque mois, l’année sabbatique et l’année du jubilé. Nous les retrouverons plus tard. Ces fêtes étaient des temps de saintes convocations, des jours mis à part. Elles avaient en fait des raisons d’être pratiques et prophétiques. Dans le futur immédiat, ces rassemblements avaient un but à la fois religieux, politique, social et commercial. Ils unifiaient les 12 tribus dans un sentiment de communion, de partage et dans l’adoration de l’Éternel leur Dieu d’alliance.

Certaines convocations présidées par Moïse, comme celle de se rassembler le jour du sabbat par exemple, ne pouvaient avoir lieu qu’à l’époque de la marche dans le désert, quand toutes les tribus étaient ensemble groupées autour du Tabernacle. C’est donc plus tard, une fois Israël établi en Palestine, que les Hébreux hommes devront obligatoirement venir trois fois par an de tous les coins du pays pour se réjouir devant l’Eternel, pour échanger les nouvelles ainsi que leurs marchandises, produits agricoles et savoir-faire. Ces trois fêtes étaient en rapport avec la vie agraire des Israélites et en particulier avec les récoltes. Les aspects religieux et socio-économiques étaient liés; on venait louer Dieu et parler du haut rendement des champs de céréales, des beaux raisins bien juteux, et des quantités de fruits ramassées dans les vergers. Lors de ces rassemblements, les hommes étaient conviés à louer Dieu pour toutes les bénédictions dont ils avaient fait l’objet.

Parallèlement aux fêtes obligatoires qui sont la Pâque, la Pentecôte et les Cabanes, les prophètes envoyés par l’Eternel joueront également un rôle unificateur parmi les tribus et encourageront tous les hommes israélites à se rendre à Jérusalem afin de prendre part aux trois pèlerinages annuels. En attendant que le peuple d’Israël entre en Palestine, l’Eternel donne à Moïse la liste des fêtes qui doivent être célébrées en son honneur.

Versets 1-3

Je commence à lire le chapitre 23.

L’Éternel s’adressa à Moïse en ces termes : — Parle aux Israélites et dis-leur : Voici les fêtes que vous devez célébrer et qui sont mes fêtes. Pour elles, vous convoquerez le peuple pour qu’il se rassemble afin de me rendre un culte. Durant six jours on fera son travail, mais le septième jour est un sabbat, un jour de repos ; il y aura une assemblée cultuelle et vous ne ferez aucun travail ce jour-là, c’est un sabbat en l’honneur de l’Éternel dans tous les districts de la terre d’Israël (Lévitique 23.1-3).

Tout au long du Lévitique, l’Éternel s’adresse de préférence à Moïse, mais de temps en temps également à son frère Aaron. À leur tour, ces deux hommes instruisent les responsables du peuple et ainsi de suite jusqu’au ras du sol où vit Monsieur tout le monde israélite. Lorsque les Hébreux étaient esclaves en Égypte, ils devaient travailler 7 jours sur 7. L’institution du jour du sabbat est un signe d’alliance et un rappel qu’ils ne sont plus soumis aux travaux forcés. Ce jour de repos est mentionné en passant, afin qu’il soit bien incrusté dans la tête des Israélites et qu’ainsi on le célèbre fidèlement et comme un jour de convocation sainte.

Le Sabbat est aussi une image du repos que tout être humain peut trouver en Jésus-Christ. En effet, il a lui-même prononcées ces paroles réconfortantes que je lis :

Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes (Matthieu 11.28-29).

Le culte que les Israélites devaient rendre à l’Éternel les jours de sabbat, était consacré à la lecture de la loi, des chants et des prières. Une fois qu’Israël fut bien installé dans le pays promis, les saintes convocations furent à l’origine de l’institution des synagogues telles qu’elles existent encore de nos jours.

Quand l’Église fut établie, lors de la Pentecôte avec la venue du Saint-Esprit sur les disciples, les chrétiens choisirent le dimanche plutôt que le samedi comme jour de repos, parce que c’ést le jour de la résurrection de Jésus-Christ. Aujourd’hui, les croyants sont exhortés à vivre d’une manière digne de leur Seigneur, mais ne sont plus tenus d’observer les temps, et les fêtes de la loi de Moïse. C’est en tout cas ce qui est souvent dit dans le Nouveau Testament. Je lis un passage :

Ne vous laissez juger par personne au sujet de l’observance des jours de fête, des nouvelles lunes ou des sabbats. Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir : la réalité est en Christ (Colossiens 2.16-17).

Versets 4-5

Je continue le texte.

Voici les autres fêtes de l’Éternel pour lesquelles vous convoquerez le peuple pour qu’il se rassemble afin de me rendre un culte aux dates fixées. Au soir du quatorzième jour du premier mois, à la nuit tombante, c’est la Pâque de l’Éternel (Lévitique 23.4-5).

A partir d’ici, il va être question des fêtes suivantes : la Pâque, les Pains sans levain, les Prémices ou Premiers Fruits, la Pentecôte, les Trompettes, le Jour du Grand Pardon ou Yom Kippour, et les Cabanes ou Tabernacles. Chacune de ces célébrations a une signification; soit elle rappelle un événement passé, soit elle marque une circonstance présente, soit elle annonce un événement lointain dans le futur, soit plusieurs significations à la fois.

Commençons par la Pâque. Le quatorzième du mois correspond à la première pleine lune de l’année religieuse. Chez les Grecs, les Romains et les anciennes tribus germaniques considérait cette lune comme un signe porte-bonheur, au point même que les Jeux olympiques s’ouvraient toujours le lendemain de la pleine lune. La Pâque célèbre un événement passé : la délivrance des Hébreux de l’esclavage égyptien, et plus particulièrement le fait que l’ange exterminateur a passé au-dessus des Israélites et les a épargnés, alors qu’il a frappé de mort tous les premiers-nés égyptiens. À cette occasion, le peuple d’Israël a reçu comme instructions d’égorger au choix, un agneau ou un chevreau sans défaut par maisonnée et de ne briser aucun os, puis d’enduire les linteaux de la porte d’entrée de chaque maison avec le sang. D’accord, ça fait pas très propre quand on arrive chez soi, mais d’un autre côté, il faut choisir : un beau vestibule ou tout est flambant neuf, ou bien des funérailles avec pleurs et gémissements.

Les Israélites ont reçu l’ordre de Moïse de rester à l’intérieur de leur chaumière pendant cette nuit, de faire cuire l’agneau et de le manger rôti, pas bouilli, et accompagné d’herbes amères et de pain sans levain. Pendant ce temps, l’ange exterminateur a fait sa funeste besogne en détruisant tous les premiers-nés égyptiens mâles, hommes et bêtes.

Avant d’être trahi et livré aux chefs religieux juifs et aux Romains, Jésus-Christ a célébré cette fête avec ses disciples dans la chambre haute (Matthieu 14.15; LSG). Cependant, sur les braises encore fumantes de l’ancienne fête de la Pâque des Juifs, Il en a établi une nouvelle, celle que nous appelons aujourd’hui Pâques. Il existe donc une différence entre la Pâque des Juifs et celle des chrétiens. Dans la première un animal est tué tandis que dans la seconde, Jésus est lui-même l’agneau de Dieu dont le sang a coulé pour que je sois épargné par le châtiment que me réservait la colère divine. L’apôtre Paul écrit :

Nous avons un agneau pascal qui a été sacrifié pour nous, le Christ lui-même (1Corinthiens 5.7).

La célébration de la Pâque par le peuple d’Israël fut suivie de l’Exode, leur sortie d’Egypte et leur affranchissement. Cet épisode préfigure la possibilité pour vous et moi d’être délivrés de nos démons, d’un esclavage personnel, d’une condition qui nous ligote. Songez à quelqu’un qui est accroché à une substance comme l’alcool ou la drogue, ou à un autre vice, qui le tient en son pouvoir. En bien, on peut être libéré de ces fléaux sans cure de désintoxication, en se soumettant corps et âme à la personne du Christ. Là encore, l’apôtre Paul écrit :

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles (2Corinthiens 5.17).

Cela dit, nous seront délivrés de la présence même de tout mal, dans l’avenir, ce que nous décrit l’apôtre Jean dans le livre de l’Apocalypse.

Verset 6

Je continue maintenant le texte du Lévitique.

Et le quinzième jour du mois c’est la fête des pains sans levain en l’honneur de l’Éternel ; pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain (Lévitique 23.6).

Les Évangiles considèrent la fête des pains sans levain et la Pâque comme une seule célébration, parce qu’elles se suivent. Chez les Juifs, le jour ne commence pas le matin mais le soir au coucher du soleil. Le jour de la Pâque juive commençait le soir du 14 ème jour du premier mois de l’année religieuse (Abib ou Nisan; Mars-Avril). Le lendemain était la Pâque proprement dite et le premier jour de la fête des pains sans levain qui durait sept jours, du 15 au 21 donc, ces deux jours étant assimilés à des Sabbats, aucune oeuvre servile ne pouvait être faite car c’étaient des jours de saintes convocations.

La fête des pains sans levain rappelle aux Hébreux leur départ précipité d’Égypte qui les a forcés à manger sur le pouce en quelque sorte. En effet, avant de se mettre en route et par faute de temps, les femmes n’ont pas eu le loisir de faire du pain avec de la farine levée. Voilà pourquoi, pendant le repas pascal puis durant toute la semaine qui suit, les Israélites ne consomment que du pain sans levain. Il faut aussi savoir que dans les Ecritures, le levain n’a pas bonne presse puisqu’il est souvent utilisé comme illustration du péché.

A l’origine, la semaine des pains sans levain, une festivité qui suit donc le jour de Pâque, sert à marquer la rupture des Hébreux avec leur esclavage en Égypte, ainsi que de transition entre ce passé douloureux et leur entrée dans une alliance avec l’Éternel. Grâce à l’œuvre du Christ, je peux moi aussi entrer dans la Nouvelle Alliance et être uni au Seigneur Jésus dans une vie nouvelle. C’est d’ailleurs précisément l’enseignement que l’apôtre Paul tire de la fête de Pâque, et de celle des pains sans levain. Je le cite :

Faites donc disparaître tout “ vieux levain ” du milieu de vous afin que vous soyez comme “ une pâte toute nouvelle ”, puisque, en fait, vous êtes “ sans levain ”. Car nous avons un agneau pascal qui a été sacrifié pour nous, le Christ lui-même. C’est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le “ vieux levain ”, le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité (1Corinthiens 5.7).

Cette exhortation adressée aux Corinthiens ainsi qu’à tous les chrétiens de tous les temps, est un appel à une vie consacrée à Dieu et donc exempte de tous les vices habituels des hommes.

Versets 7-8

Je continue le texte.

Vous consacrerez le premier jour de cette fête à une assemblée cultuelle ; vous ne ferez aucune des tâches de votre travail habituel ce jour-là. Pendant sept jours, vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu. Le septième jour, vous convoquerez le peuple pour qu’il se rassemble afin de me rendre un culte et vous ne ferez aucune des tâches de votre travail habituel (Lévitique 23.7-8).

Comme toujours, le peuple fait des sacrifices d’animaux. Ici des holocaustes sont offert à l’Eternel quotidiennement pendant 7 jours : 2 jeunes taureaux, 1 bélier, 7 agneaux, et en sacrifice d’expiation, 1 bouc. Comme je l’ai déjà dit, les premier et dernier jours de la fête des pains sans levain étaient des jours de Sabbat et l’occasion de convocations particulières. C’est vrai que ça ne me concerne pas directement car je ne suis plus tenu de suivre de telles exigences. Par contre l’exhortation de l’apôtre Paul, à vivre de manière vertueuse et selon la vérité, que j’ai citée précédemment, s’adresse bel et bien à moi ainsi qu’à tous ceux qui se réclament de Jésus-Christ.

Versets 9-11

Je continue le texte.

L’Éternel parla encore à Moïse en ces termes : Dis aux Israélites : Quand vous serez dans le pays que je vais vous donner et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au prêtre la première gerbe de votre récolte. Le lendemain du sabbat, il fera devant moi le geste de présentation avec cette gerbe pour que vous obteniez ma faveur (Lévitique 23.9-11).

Cette fête des premiers fruits ne pouvait pas être observée avant qu’Israël ne quitte le désert et n’entre en terre promise. D’après l’historien juif Josèphe, cette première récolte était d’orge, car dans les endroits les plus chauds de la Palestine, l’orge est déjà mûr vers la fin avril, et le froment trois semaines plus tard. Une fois que les premières céréales étaient mûres et prêtes pour la moisson, on les coupait à la faucille puis elles étaient mises en gerbes. Le lendemain du sabbat du 15 ème jour du mois, c’est à dire le 16 ème jour du mois qui est le second jour de la fête des pains sans levain, le grand-prêtre balançait devant l’Éternel une gerbe d’orge, prémices de la moisson : ce geste consacrait le début des récoltes.

Je récapitule. Le 14 ème jour du mois au soir commence la Pâque juive. Le lendemain, le 15 est assimilé à un Sabbat car c’est la Pâque, et le soir commence le premier jour de la fête des pains sans levain; ça se chevauche. Le lendemain de ce Sabbat on est le 16. C’est la fête des  Premiers Fruits. En ce jour, un bouquet, une petite gerbe d’orge est présentée à l’Éternel.  La fête des Premiers Fruits annonce prophétiquement la résurrection de Jésus-Christ, ce qui correspond à la Pâque chrétienne.