Chapitre 23

Introduction

Il y a des groupes ethniques qui semblent avoir davantage de talent que d’autres pour certaines tâches, occupations ou pour certains sports. Les Allemands sont peut-être les plus doués pour tout ce qui est mécanique, les Ethiopiens et les Kéniens, suivis des Marocains sont difficiles à battre à la course de fond. Les Français ont inventé la guillotine et la langue de bois mais les nazis ont coupé davantage de têtes que la Révolution et pour ce qui est de la langue de bois, on fait encore mieux que les politiciens français. S’il est une activité où les Israélites étaient particulièrement doués, c’est faire la fête sans aucun écart de conduite, et pour cause, c’est l’Eternel qui leur a enseigné comment se réjouir. Le chapitre 23 du livre du Lévitique traite plusieurs des nombreuses fêtes qui ponctuent la vie de la nation d’Israël. Celles-ci ont pratiquement toutes une dimension prophétique. La Pâque juive et la fête des pains sans levain qui la suivait formaient un ensemble qui durait du 14ème jour au soir du premier mois de l’année religieuse (Abid ou Nisan) au 21ème jour de ce même mois. Cela fait donc 7 jours entiers étalés sur 8 jours parce que le jour juif commence au coucher du soleil et pas le matin comme pour nous. Le 15ème et 21ème jour étaient assimilés à des sabbats, donc à respecter impérativement. Le 16ème jour était la célébration des Premiers Fruits de la nouvelle récolte, une fête au milieu d’une fête. En signe de reconnaissance pour les bénédictions divines sur la moisson qui s’annonce et pour l’orge qui vient tout juste d’être engrangé, le peuple d’Israël apportait une gerbe de cette première récolte céréalière au grand-prêtre. Celui-ci faisait alors un geste rituel de présentation devant l’Éternel. La valeur prophétique de cette fête des Premiers Fruits est importante au vu de l’enseignement du Nouveau Testament car cette fête annonce la résurrection de Jésus-Christ, ce que confirme l’apôtre Paul que je cite :

Le Christ est bien revenu à la vie et, comme les premiers fruits de la moisson, il annonce la résurrection des morts. Mais cette résurrection s’effectue selon un ordre bien déterminé : le Christ est ressuscité en premier lieu, comme le premier fruit de la moisson ; ensuite, au moment où il viendra, ceux qui lui appartiennent ressusciteront à leur tour (1Corinthiens 15.20, 23).

Comme je l’ai dit, la fête des Premiers Fruits prophétise la résurrection du Christ, mais ce que je n’ai pas encore dit est qu’elle le fait de deux manières différentes. Premièrement donc, Jésus est le Premier Fruit, pour ainsi dire, et les prémices de la résurrection du peuple de Dieu, autant de l’Ancienne Alliance que de la Nouvelle, et donc de la mienne, et j’espère de la vôtre. La résurrection du Seigneur est la garantie de la vie éternelle pour tous ceux qui Lui font confiance. D’autre part et deuxièmement, Jésus a été mis à mort un vendredi qui était le 14ème jour du premier mois de l’année religieuse, quelques heures avant que ne débute la Pâque juive. Le lendemain, le samedi, était le premier jour de la fête des pains sans levain. Le surlendemain, un dimanche Jésus est ressuscité et le hasard de Dieu l’a fait tomber le jour de la fête des Premiers fruits. Ça semble compliqué mais ça ne l’est pas vraiment. Ce que j’essaie de dire est que la fête des Premiers Fruits prophétisait la résurrection du Seigneur deux fois : la première fois dans son principe, et la seconde dans l’événement lui-même car Dieu s’est arrangé pour que coïncident la fête juive des Premiers Fruits et la résurrection de son Fils.

Après que la gerbe des premiers épis d’orge, des bons grains mûrs et bien ronds, ait été offerte à l’Éternel, ont lieu les autres récoltes de céréales, froment, blé etc.. Ces moissons ont aussi une signification prophétique car elles préfigurent l’ensemble des croyants de tous les temps, qui à la fin du monde seront rassemblés, comme une immense gerbe, par les anges dans le grenier de l’Éternel, c’est à dire le royaume des cieux comme l’explique Jésus quand il parle de la fin du monde. Je lis un passage :            Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers (Matthieu 24.31).

Versets 12-14

Je continue le texte.

Le jour où vous accomplirez ce geste avec la gerbe, vous m’offrirez en holocauste un agneau sans défaut, dans sa première année. Vous y adjoindrez une offrande de six kilogrammes de farine pétrie à l’huile, qui, consumée par le feu pour l’Éternel, aura une odeur apaisante, et une libation d’un litre et demi de vin. Avant ce jour où vous apporterez l’offrande à votre Dieu, vous ne mangerez ni pain, ni épis grillés ou grains nouveaux. C’est là une ordonnance en vigueur à perpétuité pour toutes les générations partout où vous habiterez (Lévitique 23.12-14).

Les Romains ouvraient l’époque des moissons en offrant des sacrifices à leurs faux dieux. Cet hommage de reconnaissance et de dépendance avait également lieu en Israël de la part du peuple de Dieu. Le jour de la fête des Premiers Fruits quand le grand-prêtre présentait en la balançant la gerbe d’orge, celle-ci était accompagnée d’offrandes végétales et d’un holocauste, signe de consécration des Israélites à leur Dieu. Par contre, il n’y avait pas de sacrifice d’expiation, c’est à dire pour les péchés du peuple, parce que comme je le répète, cette fête des Premiers Fruits annonce la résurrection du Christ. Cela sous-entend évidemment que sa mort a déjà eu lieu et donc réglé le problème de la culpabilité de l’homme.

Le texte précise que les Israélites ne devaient pas se jeter sur leur récolte comme la misère sur le pauvre monde, avant que la première gerbe n’ait été offerte au Créateur, le Seigneur du ciel qui fait briller le soleil, qui arrose la terre et fait pousser les fruits et légumes. Cette même attitude de reconnaissance et de dépendance est exprimée dans la prière de remerciement que les croyants offrent à Dieu avant de commencer un repas.

Versets 15-16

Je continue le texte.

Vous compterez sept semaines entières à partir du lendemain du jour du repos où vous aurez apporté la gerbe destinée à m’être présentée. Vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième jour du repos et, ce jour-là, vous me présenterez une nouvelle offrande (Lévitique 23.15-16).

Les ordonnances qui vont suivre sont de trois ordres; elles comprennent trois prescriptions : d’abord la première gerbe à offrir à Dieu, deuxièmement une offrande très conséquente à faire sept semaines plus tard, c’est-à-dire pour la fête de la Pentecôte qui clôt les moissons, troisièmement l’ordre de laisser des épis sur place pour les pauvres. Le texte nous donne une séquence chronologique bien ordonnée : d’abord la Pâque qui préfigure le sacrifice du Christ, puis la fête des premiers fruits qui symbolise sa résurrection et qui se trouve à l’intérieur de la fête des pains sans levain, celle-ci symbolisant l’absence de péchés chez Jésus Christ. Ensuite vient la Pentecôte, mot qui veut dire 50, car elle a lieu cinquante jours après la Pâque. Le nom Pentecôte se trouve dans les livres apocryphes et dans le Nouveau Testament. Dans l’Ancien Testament, cette fête est appelée la fête des Semaines (Exode 34.22), la fête de la moisson (Exode 23.16), ou encore le jour des prémices (Nombres 28.26). Dans l’esprit des Israélites, il y avait un rapport si étroit entre la Pentecôte qui clôturait les récoltes et la fête des Premiers Fruits qui marquait leur commencement, qu’elles se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. Pour la Pentecôte, le grand-prêtre devait également faire au nom du peuple, une présentation, le balancement d’une gerbe de céréales devant l’Éternel.

Dans nos pays de culture judéo-chrétienne, on célèbre la Pâque, la Pentecôte et autres fêtes religieuses par un jour férié sans trop se soucier de leur signification religieuse. Au temps où les enfants allaient au catéchisme, ils savaient tous que la Pentecôte avait lieu 50 jours après Pâque, mais ce qu’on sait moins est qu’historiquement, la Pentecôte est le jour où l’Église de Jésus-Christ a commencé; plusieurs passages du Nouveau Testament l’attestent. Après sa résurrection, Jésus a dit à ses disciples :

Vous donc, restez ici dans cette ville, jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut. Le Saint-Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde (Luc 24.49 ; Actes 1.8).

Ces paroles ont littéralement été accomplies le jour de la Pentecôte. Je lis le passage :

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les disciples étaient tous rassemblés au même endroit. Tout à coup, un grand bruit survint du ciel : c’était comme si un violent coup de vent s’abattait sur eux et remplissait toute la maison où ils se trouvaient assis. Au même moment, ils virent apparaître des sortes de langues qui ressemblaient à des flammèches. Elles se séparèrent et allèrent se poser sur la tête de chacun d’eux. Aussitôt, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et commencèrent à parler dans différentes langues, chacun s’exprimant comme le Saint-Esprit lui donnait de le faire (Actes 2.1-4).

Le Saint-Esprit a rempli les disciples de sa présence 50 jours après la Pâque. Au final, la Pentecôte juive qui marque la fin de la moisson annonçait prophétiquement en même temps, d’une part, la fin de l’Ancienne Alliance et donc du régime de la Loi, et d’autre part, le début de l’Église et donc de la Nouvelle Alliance. À la veille de sa mort, quand Jésus a célébré la Pâque juive avec ses disciples, le texte dit :

Il prit la coupe, après le repas, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang, qui est répandu pour vous (Luc 22.20).

Verset 17

Je continue le texte du Lévitique.

Vous apporterez, des lieux où vous habiterez, deux pains pour faire le geste de présentation avec eux, chacun d’eux sera fait de six kilogrammes de fleur de farine et sera cuit en pâte avec du levain ; ils représenteront les premiers fruits de votre récolte (Lévitique 23.17).

Ce jour de la fête de la Pentecôte, les Israélites doivent apporter une offrande qui consiste non en céréales, mais en pains, ce qui est logique puisque la moisson est maintenant engrangée. On peut alors mouler les grains qui ont été battus puis les écraser et faire de la farine, la pétrir et l’utiliser pour confectionner toutes sortes de pains cuits à la maison. Ensuite, le grand-prêtre les présentait formellement et rituellement devant l’Éternel au nom du peuple d’Israël, tout comme il l’a fait avec la gerbe d’orge lors de la fête des Premiers Fruits. Il se peut que ces pains ordinaires et levés que mangeaient les simples Israélites, représentent le commun des mortels à qui la Bonne Nouvelle de Jésus sera proclamée par les apôtres. En effet, lorsque l’Église est née, les disciples du Christ ont commencé par annoncer la personne de Jésus à tous les Juifs qui se trouvaient de passage à Jérusalem à l’occasion de la fête de Pâque et des pains sans levain. Ces gens venaient vraiment de tous les coins de l’empire. Je lis le passage :

Or, à ce moment-là, des Juifs pieux, venus de toutes les nations du monde, séjournaient à Jérusalem. En entendant ce bruit, ils accoururent en foule et furent saisis de stupeur. En effet, chacun d’eux les entendait parler dans sa propre langue. Dans leur étonnement, ils n’en croyaient pas leurs oreilles et disaient : Voyons ! Ces gens qui parlent, ne viennent-ils pas tous de Galilée ? Comment se fait-il donc que nous les entendions s’exprimer chacun dans notre langue maternelle… des choses merveilleuses que Dieu a accomplies ! (Actes 2.5-11).

Verset 18

Je continue le texte.

Avec le pain vous offrirez aussi sept agneaux sans défaut, dans leur première année, un jeune taureau et deux béliers, qui me seront offerts en holocauste, accompagnés de leur offrande et de leur libation. Ce sera un sacrifice consumé par le feu, à l’odeur apaisante pour l’Éternel (Lévitique 23.18).

L’offrande des pains est un acte reconnaissance, mais à ceux-ci doit s’ajouter, comme dans le cas de la gerbe des Premiers Fruits, un holocauste en signe de consécration de tout le peuple. Les victimes sont alors particulièrement nombreuses, ce qui est la moindre des choses de la part d’un peuple qui vient de remplir ses greniers avec les produits de la terre que l’Eternel leur a donnés.

Verset 19

Je continue.

Vous offrirez aussi un bouc en sacrifice pour le péché et deux agneaux d’un an en sacrifice de communion. Le prêtre fera avec le pain des premières récoltes le geste de présentation devant l’Éternel. Ils me seront consacrés avec les deux agneaux et reviendront au prêtre (Lévitique 23.19).

Selon la Loi, la Pentecôte est le seul moment de l’année religieuse où toute la communauté doit offrir un sacrifice de communion. En effet, habituellement, la victime immolée en actions de grâces est offerte par un Israélite et mangée par sa famille. Mais comme ici, c’est le peuple qui la donne, il ne peut évidemment pas se la partager, et donc, elle revient aux prêtres.

Le sacrifice d’expiation est un rappel au peuple élu qu’il commet fréquemment des fautes, et donc, qu’il est coupable devant Dieu. Ce qui est vrai pour l’Israélite l’est tout autant pour moi aujourd’hui.

Par cet ensemble de rites imposés par la Loi, toute la moisson, depuis les premiers épis d’orge jusqu’aux derniers de froment, se trouve placée sous la bénédiction de l’Éternel, et ainsi, chaque famille israélite reconnaît que son pain quotidien est un don que son Dieu lui donne et qu’elle partage avec Lui.

Pour les Israélites, la Pentecôte était une occasion de se réjouir des bienfaits du Seigneur qui pourvoit à tous leurs besoins. Cette fête comprenait beaucoup d’offrandes et surtout de nombreuses immolations d’animaux, qui comme toujours, préfigurent le sacrifice unique du Christ. C’est grâce à la croix et à la résurrection, que l’Église a pu voir le jour. Aujourd’hui, les croyants sont exhorté à faire confiance à Dieu pour tous leurs besoins. Non seulement, celui qui vient au Seigneur obtient la vie éternelle, mais il bénéficie également de son soutien, de son aide, de sa miséricorde, de son amitié, du réconfort et de réponses à ses prières dans les moments difficiles de l’existence.

Versets 21-22

Je continue le texte.

En ce même jour, vous convoquerez le peuple pour qu’il se rassemble afin de me rendre un culte. Vous ne ferez aucune tâche de votre travail habituel ; c’est une ordonnance en vigueur à perpétuité et pour toutes les générations dans tous les lieux où vous habiterez. Quand vous ferez la moisson dans votre pays, vous ne moissonnerez pas vos champs jusqu’au bord, et vous ne glanerez pas ce qui pourra rester de votre moisson ; vous laisserez tout cela au pauvre et à l’immigré. Je suis l’Éternel votre Dieu (Lévitique 23.21-22).

Ces ordonnances ont déjà été énoncées. La moisson doit être sanctifiée, non seulement par des offrandes de céréales et d’animaux, mais aussi par la bonté et la générosité à l’égard des indigents du pays qu’ils soient Israélites ou étrangers. L’Éternel, le Seigneur du ciel et de tout ce qui existe, est un Dieu très pratique. Même s’il a créé un univers démesuré, il est très terre-à-terre. Le peuple d’Israël doit prendre en charge les défavorisés, les pauvres, les veuves et les orphelins en particulier. C’est aussi le devoir des chrétiens comme l’attestent de nombreux textes du Nouveau Testament; je lis un passage :

Mes frères, à quoi servirait-il à un homme de dire qu’il a la foi s’il ne le démontre pas par ses actes ? Une telle foi peut-elle le sauver ? Supposez qu’un frère ou une sœur manquent de vêtements et n’aient pas tous les jours assez à manger. Et voilà que l’un de vous leur dit : “ Au revoir, mes amis, portez-vous bien, restez au chaud et bon appétit ”, sans leur donner de quoi pourvoir aux besoins de leur corps, à quoi cela sert-il ? Il en est ainsi de la foi : si elle reste seule, sans se traduire en actes, elle est morte (Jacques 2.14-17).

Bien sûr, il n’y a pas que la pauvreté matérielle qui est à prendre en compte. Nous savons tous qu’il existe des détresses plus douloureuses que le manque d’argent, et il n’est pas utile d’en faire la liste accablante. Le croyant a donc une double responsabilité envers ceux que Dieu place sur son chemin; il doit, d’une part, leur annoncer la personne de Jésus et expliquer la signification de la croix, et d’autre part, leur venir en aide d’une façon concrète et dans la mesure de ses moyens, s’ils sont affligés de quelque manière que ce soit. A ce sujet, le Nouveau Testament donne  la définition de ce qu’est la vraie religion. Je la lis :

Si quelqu’un croit être religieux, alors qu’il ne sait pas tenir sa langue en bride, il s’illusionne lui-même : sa religion ne vaut rien. La religion authentique et pure aux yeux de Dieu, le Père, consiste à aider les orphelins et les veuves dans leurs détresses et à ne pas se laisser corrompre par ce monde (Jacques 1.26-27).

Versets 23-25

Je continue le texte du Lévitique.

L’Éternel s’adressa à Moïse en ces termes : — Parle aux Israélites, et dis-leur : Le premier jour du septième mois sera pour vous un grand jour de repos et, pour vous rappeler à mon souvenir, de sonnerie de trompettes avec un rassemblement cultuel. Vous ne ferez aucune tâche de votre travail habituel ce jour-là, et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu (Lévitique 23.23-25).

On retrouve ici le chiffre 7, si courant dans les Écritures ; et la mention du 7e mois est très importante, car avec 3 fêtes, il est un peu considéré comme un mois de sabbat. D’ailleurs, le calendrier juif comporte aussi une année sabbatique. Tout comme la Pâque marquait le début de l’année religieuse, le 7e mois marque le commencement de l’année civile. Le premier jour de ce septième mois est en fait une nouvelle lune qui est aussi considérée comme une fête (Nombres 10.10; 28.11-15). Mais pour ce premier jour-ci des ordonnances spécifiques sont prescrites parce que le septième mois est très spécial. En effet, il comprend trois grandes fêtes dont le jour très solennel des Expiations, aussi appelé « Yom Kippour » ou « Grand pardon ». Voilà pourquoi le 7e mois est si important, et le premier jour si cérémonial. Un peu avant la fin du 6e siècle av. J-C, depuis que les Juifs sont revenus de l’exil babylonien, ils célèbrent le premier jour du septième mois comme leur nouvel an, mais ici rien de tel n’est suggéré.

Dans le texte, il est question de trompettes; l’Éternel dit : « pour vous rappeler à mon souvenir ce sera un grand jour de repos et de sonnerie de trompettes ». Tout au long des Textes Sacrés, depuis les écrits de Moïse, jusqu’à l’Apocalypse de Jean, on a souvent la mention de trompettes qui retentissent. Elles sont utilisées pour diverses circonstances, comme pour rassembler les troupes avant de partir en guerre. Le livre de l’Apocalypse mentionne sept trompettes qui sonnent à intervalles réguliers tout au long de cette période terrible de châtiment de la fin des temps qui s’appelle la Tribulation et qui fait partie du Jour de l’Eternel. Cependant, et comme je le rappelle de temps en temps, ceux qui ont placé leur confiance en Jésus seront épargnés par tous les jugements. Jésus lui-même a dit :

            Oui, vraiment, je vous l’assure : celui qui écoute ce que je dis et qui place sa confiance dans le Père qui m’a envoyé, possède, dès à présent, la vie éternelle et il ne sera pas condamné.