Chapitre 14

Introduction

Une fois mort, on est mangé par les vers ou les bactéries, mais déjà de leur vivant, les êtres humains sont la proie de tas de choses. Je ne parle pas des loups ou des requins encore que, mais des hommes véreux qu’on trouve dans tous les domaines, et bien sûr des maladies. En fait, même nos biens sont rongés par des souris ou des moisissures. C’est d’ailleurs pour cette raison que les règles de pureté de la loi de Moïse s’intéressent de près à ces problèmes ainsi qu’à leur solution tant du point de vue religieux que pratique. Le chapitre 14 du Lévitique donne la liste des rites à suivre pour la purification d’un lépreux guéri ainsi que la conduite à tenir quand des vêtements ou une maison sont attaqués par des moisissures ou des lichens. La vie horrible que mène un lépreux, les affections de tous ordres et les catastrophes naturelles sont la conséquence de la malédiction de Dieu qui pèse sur la création. Chacun d’entre nous vit dans un corps périssable et dans un monde contaminé par le mal sous multiples formes. Mais le jour vient où le Créateur donnera à tous ses enfants un corps de résurrection, et créera de nouveaux cieux et une nouvelle terre peuplés par des êtres parfaits. En attendant, les pourritures qu’elles soient sur des vêtements, des objets ou des maisons montrent que le péché de l’homme a des répercussions directes sur son environnement, et c’est aussi ce qu’affirme souvent l’Ancien Testament.

Les guérisons opérées par le Seigneur Jésus authentifiaient sa personne et son message; elles étaient la preuve qu’il est venu délivrer l’humanité de ses fautes en même temps que de la maladie, qui au fond n’est jamais que le symptôme du péché. En effet, bien que les chapitres 13 et 14 traitent des affections terribles et souvent incurables, le pire n’est pas la maladie physique, mais la capacité quasi illimitée de l’homme à faire le mal. Il possède un coeur aussi  dépravé qu’un égout infecte. Je n’exagère pas. Dans le livre de la Genèse, on lit :

L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal (Genèse 6.5).

Et l’apôtre Paul, probablement le plus grand des chrétiens qui n’a jamais existé, écrit :

            Je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ce que je suis par nature.            Vouloir le bien est à ma portée, mais non l’accomplir. Je ne fais pas le bien que je      veux, mais le mal que je ne veux pas, je le commets. Lorsque je veux faire le bien, je découvre cette loi : c’est le mal qui est à ma portée (Romains 7.18, 19, 21).

Alors que la lèpre est surtout contagieuse par contact, les impuretés de mon coeur se transmettent bien plus facilement. En effet, chacun d’entre nous influence constamment ceux avec qui il est en relation, qu’il le veuille ou non, parce qu’il est impossible de ne pas communiquer et influencer. D’une certaine manière, je vis ma vie chez toi et tu vis la tienne chez moi. Il s’en suit que l’homme a le potentiel de corrompre et détruire tout ce qu’il touche ou qui est autour de lui. Beaucoup d’hommes qui ont marqué leur temps le confirment. Le poète allemand Goethe a écrit : « Il n’y a aucune faute que je ne pourrais moi-même commettre ». Le comte de Maistre, homme politique, écrivain et philosophe français, grand défenseur de la Providence divine, a déclaré : « Je ne sais pas ce qui se trouve dans le cœur d’un pervers, seulement ce qu’il y a dans un cœur vertueux et c’est effrayant » !

Chapitre 15

Introduction

Nous arrivons maintenant au seuil du chapitre 15 du livre du Lévitique qui traite de l’état d’impureté de l’homme et de la femme, causé par certaines secrétions naturelles ou par des maladies des organes génitaux. Les prescriptions données ont certes une portée hygiénique mais ils entrent avant tout dans le système rituel de purification. Ici encore, dans la législation mosaïque, c’est l’aspect religieux qui domine; l’Israélite étant ainsi rendu attentif à l’état de souillure dans lequel il se trouve, avant même d’avoir commis le moindre délit. L’espèce humaine étant polluée à sa source, je ne peux produire qu’une progéniture telle que moi, c’est-à-dire dégénérée. Dans un Psaume de l’Ancien Testament, le grand roi David affirme :

Je suis, depuis ma naissance, marqué du péché ; depuis qu’en ma mère j’ai été conçu, le péché est attaché à moi (Psaumes 51.7).

Le mal sort du coeur de l’homme comme le pus d’une plaie infectée; c’est d’ailleurs un peu ce que Jésus a dit; je le cite :

Ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est cela qui rend l’homme impur. Car, c’est du cœur que proviennent les mauvaises pensées qui mènent au meurtre, à l’adultère, à l’immoralité, au vol, aux faux témoignages, aux blasphèmes (Matthieu 15.18-19).

L’homme étant perverti de nature, tout ce qui concerne l’organe de reproduction est à la fois le résultat et la cause d’impuretés rituelles qui, comme la lèpre, nécessitent tout un cérémonial de purification.

Versets 1-3

Je commence à lire le chapitre 15 :

L’Éternel s’adressa à Moïse et à Aaron en ces termes : — Parlez aux Israélites et dites-leur : Si un homme est atteint d’une gonorrhée, l’écoulement de semence qu’elle provoque le rend impur. — Qu’il y ait écoulement ou obstruction des organes il y a impureté — (Lévitique 15.1-3).

La gonorrhée est une maladie sexuellement transmissible due à une infection et qui se traite aux antibiotiques. Mais ici, il est très peu probable qu’il s’agisse d’une MST à cause du mode de vie strict des Hébreux. D’ailleurs le texte hébreu dit littéralement : « Si un homme dont la chair coule ».Quoiqu’il en soit, tout écoulement de semence due à une infection rend impur.

Versets 4-12

Le texte continue avec la liste de tout ce qui sera souillé au contact du malade. Je la lis :

Tout lit sur lequel cet homme couchera et tout meuble sur lequel il s’assiéra seront impurs. Celui qui touchera son lit lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau et sera impur jusqu’au soir. Celui qui s’assiéra sur le siège utilisé par cet homme lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau et sera impur jusqu’au soir. Celui qui touchera le malade lavera ses vêtements, se baignera et sera impur jusqu’au soir. Si le malade crache sur quelqu’un qui est pur, ce dernier lavera ses vêtements, se baignera et sera impur jusqu’au soir. Toute selle sur laquelle aura voyagé le malade sera impure. Quiconque touchera à un objet quelconque placé sous lui sera impur jusqu’au soir ; et quiconque prendra un tel objet lavera ses vêtements, se baignera et sera impur jusqu’au soir. Celui que le malade aura touché, sans s’être rincé les mains à l’eau, lavera ses vêtements, se baignera et restera impur jusqu’au soir. Tout récipient de terre cuite que le malade aura touché sera brisé et tout objet en bois sera lavé à l’eau (Lévitique 15.4-12).

Outre toutes ces notions d’impureté qui sont là encore un tantinet longuet, ce qui saute aux yeux est cet ordre draconien de se laver après contact avec une personne qui est peut être infectée. Comme je l’ai déjà dit, ces notions d’hygiène peuvent nous sembler très élémentaires, et pourtant, à l’heure actuelle, elles ne sont toujours pas systématiquement appliquées dans un bon nombre de pays. Si ces règles de la loi de Moïse étaient observées, en particulier dans les pays tropicaux, la contagion ne représenterait plus un fléau tel qu’on le connaît encore de nos jours. Dans les pays occidentaux aussi, il a fallu du temps pour que les professionnels de la santé puis la population prennent la propreté au sérieux. Jusqu’au 18ème siècle, l’hygiène était déplorable et l’usage de l’eau très réduit. Depuis le Moyen-Âge, le progrès était allé à reculons, et « malpropreté générale » semblait être la devise du royaume de France. Si je me souviens bien de mes leçons d’école, le roi Louis XIV ne se lavait pour ainsi dire jamais mais se parfumait beaucoup pour couvrir l’odeur. À la fin du 18e siècle, tous les malades de l’hôtel-Dieu à Paris, étaient pêle-mêle dans la même salle : lépreux, sujets contagieux ou pas; 5 à 6 personnes étaient entassées dans le même lit, alors évidemment, la mortalité était énorme.

Au début du 19e siècle, les maîtres du bistouri, quelles que soient leur nationalité et leur réputation, opéraient en jaquette ou en habit de ville. Le chirurgien, les manches retroussées et le col dur, plongeait dans la plaie opératoire ses mains qu’il venait bien souvent de souiller en vérifiant un pansement sale ou lors d’une autopsie. Il y avait même un certain Desprès, chirurgien de l’hôpital Cochin, qui était en campagne contre la moindre propreté et qui gardait son bistouri dans la poche de son gilet. Outre les infections et septicémies, jusqu’à la fin du 19e siècle le tétanos était la suite opératoire quasi normale et faisait des ravages monstres.

C’est un certain Semmelweis (1818-1865), un obstétricien hongrois, qui travaillait à Vienne en Autriche, qui fut l’un des premiers médecins à utiliser un produit antiseptique pour se laver les mains. Il inaugura cette pratique dans une cuvette, après les autopsies, à cause du décès de son camarade à la suite d’une piqûre au cours d’une dissection de cadavre. Il conclut que le contact avec les corps morts était dangereux. Dans son service de gynécologie, le taux de mortalité tomba de 1 sur 6 à 1 sur 84. Il ordonna alors le lavage des mains dans une solution de chaux après chaque examen, ainsi que de tous les instruments, des vêtements et du linge des patientes. La mortalité tomba à moins de 1 %. On le surnomma « le sauveur de mères ». Mais comme il ne pouvait pas expliquer la baisse considérable de la mortalité dans son service, l’orgueil et les préjugés du monde de la médecine prévalurent et il mourut méprisé, dans un asile d’aliénés à l’âge de 47 ans.

Cette notion d’infection fut remise en valeur au 20e siècle par le professeur Vincent, du collège de France et du Val de Grâce. Bactériologiste éminent; il découvrit que dès que la mort survient, le corps devient infecté et contagieux car il se couvre entièrement de colibacilles très virulents. Tout cela nous renvoie aux notions de lavage à l’eau courante ou vive telles qu’elles nous sont rapportées par Moïse 1500 ans av. J-C. Ces prescriptions de la Loi mosaïque gardent aujourd’hui encore toute leur valeur et importance. Selon les statistiques de l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, les pays, qui ne les appliquent pas encore, mais qui commenceraient à le faire, doubleraient l’espérance de vie à la naissance.

Versets 13-15

Je continue maintenant le texte.

Quand le malade sera guéri de sa gonorrhée (c’est à dire de « la chair qui coule »), il comptera sept jours comme temps de purification, puis il lavera ses vêtements, se baignera dans de l’eau de source, et il sera pur. Le huitième jour, il prendra deux tourterelles ou deux pigeonneaux, il se présentera devant l’Éternel, à l’entrée de la tente de la Rencontre, et donnera les oiseaux au prêtre. Celui-ci les offrira, l’un comme sacrifice pour le péché, l’autre comme holocauste. Il accomplira ainsi pour lui le rite d’expiation de son écoulement devant l’Éternel (Lévitique 15.13-15).

La guérison seule ne rend pas le malade pur; il faut encore attendre une semaine pour s’assurer qu’effectivement le mal a disparu, puis vient une cérémonie avec sacrifices. Cette affection était considérée comme étant tout aussi grave que la lèpre. Tout ce rituel a donc pour but de rétablir le malade dans sa position sociale et religieuse.

Versets 16-17

Je continue le texte.

Lorsqu’il arrivera à un homme d’avoir un épanchement séminal, il baignera tout son corps dans l’eau et sera impur jusqu’au soir. Tout vêtement ou cuir qui en aura été atteint sera lavé dans l’eau et restera impur jusqu’au soir (Lévitique 15.16-17).

Plusieurs peuples avaient et ont encore des usages analogues. C’est ainsi que les Hindous doivent se baigner et adresser une prière au soleil ; d’autres, prient et purifient leurs habits et leurs draps avec de la soude diluée dans de l’eau. Selon le Coran, les Musulmans, qui sont dans cette situation, doivent se laver avant de prier. Dans le livre du Deutéronome, on lit que si un Israélite a un épanchement séminal alors qu’il est en guerre, il doit rester hors du camp toute la journée, se laver le soir, et alors il peut réintégrer le camp (Deutéronome 23.11,12).

Verset 18

Je continue.

Quand un homme et une femme ont eu des relations sexuelles, ils se baigneront tous deux dans l’eau et seront impurs jusqu’au soir (Lévitique 15.18).

Cette souillure impliquait la défense de s’approcher de Dieu et de manger des choses saintes. Des prescriptions analogues se trouvent chez de nombreux peuples y compris les Grecs et les Romains.

Verset 19

Je continue.

Quand une femme perd du sang parce qu’elle a ses règles, elle sera considérée pendant sept jours comme étant indisposée, quiconque la touchera sera impur jusqu’au soir (Lévitique 15.19).

Le texte continue avec une longue liste de tout ce qui sera souillé au contact de cette femme. Cette liste imposante est similaire à la précédente, c’est à dire à celle de l’homme qui a une gonorrhée ou plutôt une infection (Lévitique 15.4-12).

Verset 25

Je continue le texte un peu plus loin.

Si une femme a des pertes de sang pendant plusieurs jours en dehors de la période de ses règles ou au-delà du temps normal de son indisposition, elle sera impure tout le temps que durent ses pertes, comme au temps de ses règles (Lévitique 15.25).

La Loi aborde des sujets qui ne font pas partie de la conversation des gens distingués au souper. Ici, il s’agit de pertes hors du cycle menstruel, c’est à dire, soit en dehors, soit au-delà de l’indisposition habituelle. Cela fait penser à une histoire du Nouveau Testament où justement il est question d’une femme souffrant de pertes vaginales graves et constantes depuis fort longtemps et qui empiraient. Elle vint voir Jésus et la réglementation du système lévitique permet de comprendre combien la situation de cette femme est dramatique. Elle était coupée de la société et du culte; toute participation à l’adoration publique de l’Éternel au temple lui était interdite. Je cite ce passage tout à fait extraordinaire :

Dans la foule se trouvait une femme atteinte d’hémorragies depuis douze ans. Elle avait été soignée par de nombreux médecins et en avait beaucoup souffert. Elle avait dépensé toute sa fortune sans trouver la moindre amélioration ; au contraire, son état avait empiré. Elle avait entendu parler de Jésus, et dans la foule, elle s’était approchée de lui par derrière et avait touché son vêtement, en se disant : Si j’arrive à toucher ses vêtements, je serai guérie. À l’instant même, son hémorragie s’arrêta et elle se sentit délivrée de son mal. Aussitôt Jésus eut conscience qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule et demanda : — Qui a touché mes vêtements ? Ses disciples lui dirent : — Tu vois la foule qui te presse de tous côtés et tu demandes : “ Qui m’a touché ? ” Mais lui continuait à parcourir la foule du regard pour voir celle qui avait fait cela. Alors, saisie de crainte et toute tremblante, la femme, sachant ce qui lui était arrivé, s’avança, se jeta aux pieds de Jésus et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit : — Ma fille, parce que tu as eu foi en moi, tu es guérie ; va en paix et sois guérie de ton mal (Marc 5.25-34).

Ce texte magnifique met bien en valeur le ministère de compassion de Jésus ainsi que son rôle de porteur de la misère et de l’impureté humaines, quand il était sur terre; le Seigneur s’est littéralement chargé de nos maladies et de nos fautes comme le dit le prophète Ésaïe qui écrit :    Pourtant, en vérité, c’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos     souffrances qu’il a prises sur lui, alors que nous pensions que Dieu l’avait puni,             frappé et humilié. Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos       fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et     c’est par ses blessures que nous sommes guéris (Esaïe 53.4,5).

Le texte du Lévitique continue en nous donnant une fois encore une liste semblable aux deux précédentes et dont je vous ferai grâce à nouveau. Quand l’hémorragie cessait et donc que la la femme était guérie, elle devait, comme l’homme atteint de pertes séminales, attendre une semaine puis offrir deux pigeonneaux ou tourterelles en sacrifice pour, et je cite le verset, faire devant l’Éternel l’expiation des pertes qui la rendaient impure (Lévitique 15.30).

Versets 31-33

Je continue un peu plus loin et finis le chapitre 15.

C’est ainsi que vous tiendrez les Israélites à l’écart de ce qui pourrait les rendre rituellement impurs et les exposerait à être frappés de mort s’ils venaient à rendre impur mon tabernacle qui est au milieu d’eux. Telle est la loi concernant celui qui a une gonorrhée ou des pertes séminales et qui est ainsi rendu impur, concernant la femme durant ses règles, toute personne, homme ou femme, atteinte d’un écoulement, et l’homme qui partage la couche d’une femme en état d’impureté (Lévitique 15.31-33).

Les Israélites sont exhortés à se purifier rituellement des souillures religieuses encourues suite, d’une part, à un écoulement génital anormal dû à une infection quelconque, et d’autre part, à certains fonctionnements normaux du corps humain dans le domaine sexuel. Celui ou celle qui ne tiendrait pas compte de ces règles, en participant au culte de l’Eternel ou en entrant en état d’impureté rituelle dans le parvis du tabernacle qui est la demeure du Dieu saint, sa colère s’enflammerait contre cette personne et il la frapperait. Ce chapitre choque, car ce n’est pas seulement les maladies qui rendent rituellement impurs, mais aussi les fonctions sexuelles normales. La Loi écarte la femme de son environnement social et religieux tous les mois pendant l’indisposition liée à son cycle. Et quiconque touche une personne en état d’impureté, ou un objet qu’elle a touché, devient lui-même souillé. Une femme est donc en état d’impureté rituelle une bonne partie de sa vie et son mari est menacé d’impureté pendant tout ce temps. Ce risque est accru s’il a des filles, ou des belles-filles sous son toit. Lui et son épouse sont impurs lorsqu’ils ont eu un rapport sexuel. Tous les Israélites se trouvaient donc en état d’impureté rituelle une bonne partie de leur vie et ne pouvaient alors pas rendre un culte à l’Éternel, ce qui en plus les rendait coupables à son égard. Ils devaient donc ressentir vivement la distance qui les séparait de Dieu. Il n’est donc pas surprenant que dans ses épîtres, l’apôtre Paul présente la loi comme un esclavage, et l’apôtre Pierre comme un joug pesant. D’ailleurs au concile de Jérusalem, Pierre a dit :

Pourquoi donc maintenant imposer à ces disciples un joug que ni nos ancêtres ni nous n’avons jamais eu la force de porter ? (Actes 15.10).

Aujourd’hui, par contre, les croyants en Jésus-Christ sont libérés de tous les fardeaux de la Loi.