Chapitre 10

Versets 4-5

Il n’est pas rare qu’une fête où règne joie et bonne humeur tourne soudainement court. En fait ça arrive souvent avec quelqu’un qui a le vin méchant et un verre dans le nez. Un rien et il voit rouge. C’est souvent ce genre d’individu qui sabote les bons moments en famille ou entre amis. C’est un peu ce qui est arrivé après qu’Aaron ait pris ses fonctions de grand-prêtre à la fin de son investiture. Tout s’était bien passé quand les deux fils aînés d’Aaron, ayant apparemment un peu trop bu, ont eu une très mauvaise idée et pris une initiative tellement fâcheuse qu’elle leur a coûté la vie. Je continue à lire dans le chapitre 10 du Lévitique.

Moïse appela (Michaël et Eltsaphân), les fils (d’Ouzziel) de l’oncle d’Aaron. Il leur dit : — Venez, emportez de devant le sanctuaire, à l’extérieur du camp, ces hommes de votre parenté. Ils s’approchèrent et les emportèrent dans leurs tuniques à l’extérieur du camp, comme Moïse le leur avait ordonné (Lévitique 10.4-5).

Ce sont les cousins des victimes qui jouent les croque-morts et sont chargés de la tâche funeste d’évacuer les corps. Les tuniques sacerdotales que portent les deux coupables ont été consacrées. Mais maintenant qu’elles sont entrées en contact avec un cadavre, elles sont rituellement impures et ne pourront donc pas être transmises à d’autres prêtres; elles seront donc brûlées. Il ne fait guère de doute que la nouvelle de ce jugement exemplaire s’est répandue dans le camp d’Israël comme une traînée de poudre et a jeté la consternation parmi le peuple. Cet événement aussi tragique soit-il, est très pédagogique. Il enseigne que la sainteté de Dieu n’est pas une plaisanterie et qu’il faut la considérer avec le plus grand sérieux. Le prophète Amos, parlant au nom de l’Éternel sur Israël, écrit :

Je vous ai choisis, et vous seuls, de toutes les familles de la terre, aussi vous châtierai-je pour toutes vos transgressions (Amos 3.2).

Versets 6-7

Je continue le texte.

Moïse dit ensuite à Aaron et à ses fils Éléazar et Itamar : — Ne vous défaites pas les cheveux, ne vous déchirez pas les vêtements, pour ne pas mourir à votre tour et attirer la colère de Dieu sur toute l’assemblée. Ce sont tous vos frères israélites qui pleureront ceux que l’Éternel a brûlés par le feu. Mais vous, vous ne devez pas quitter l’entrée de la tente de la Rencontre, sinon vous mourrez, car vous avez été oints d’huile d’onction de l’Éternel. Aaron et ses fils obéirent à Moïse (Lévitique 10.6-7).

Les manifestations habituelles du deuil consistent effectivement à défaire ses cheveux, à les rendre tout ébouriffés, ainsi qu’à découdre sur 10 à 20 cm la couture de son manteau au niveau d’une épaule. Mais ces gestes étaient strictement interdits au grand-prêtre, ce qui est clairement énoncé un peu plus loin dans le Livre. Je lis le passage :

Le prêtre qui a la prééminence sur les autres prêtres, sur la tête duquel a été répandue l’huile d’onction et qui a reçu sa charge pour porter les vêtements sacrés, ne décoiffera pas sa tête et ne déchirera pas ses vêtements. Il ne s’approchera d’aucun corps mort ; il ne se rendra même pas impur, pour son père ou sa mère. Il ne quittera pas le sanctuaire pour ne pas profaner le sanctuaire de son Dieu, car il a été consacré par l’huile d’onction de son Dieu. Je suis l’Éternel (Lévitique 21.10-12).

Si Aaron et ses fils portaient le deuil, ils seraient rituellement impurs et donc dans l’incapacité de rester dans l’enceinte du sanctuaire et d’assumer leurs fonctions. Ils doivent donc s’en abstenir afin de pouvoir continuer à exercer leur sacerdoce. De plus, une manifestation visible et bruyante de leur douleur pourrait donner l’impression qu’ils réprouvent l’action de l’Éternel. Or, en tant que représentants et médiateurs du peuple, ils auraient attiré un jugement de Dieu sur lui et sir eux-mêmes. Voilà pourquoi ce sont les Israélites qui doivent porter le deuil à la place de la famille, car alors, cette affliction n’aura rien de personnelle et ne ressemblera pas à un reproche contre Dieu; ce sera une douleur de circonstance purement nationale avec les drapeaux en berne, pour ainsi dire.

Versets 8-11

Je continue le texte.

L’Éternel s’adressa à Aaron et lui dit : — Quand tu devras entrer dans la tente de la Rencontre, tu ne boiras ni vin, ni autre boisson fermentée. Cette règle est aussi valable pour tes descendants, afin de ne pas mourir. C’est une prescription en vigueur à perpétuité pour vous et pour toutes les générations. Car il faut que vous soyez en état de distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, et ce qui est rituellement pur de ce qui est impur. Vous devez aussi être capables d’enseigner aux Israélites toutes les ordonnances que l’Éternel leur a données par Moïse (Lévitique 10.8-11).

En temps ordinaire, il n’était pas défendu aux prêtres de boire du vin, et c’est pourquoi Dieu ajoute : « Quand tu devras entrer dans la tente de la Rencontre », c’est à dire quand ils seront de service. La boisson fermentée la plus courante était la cervoise; elle était fabriquée avec du grain comme l’orge ou le millet, ou avec des pommes ou des dattes. Le point important est que le prêtre qui exerce son sacerdoce doit toujours posséder la lucidité nécessaire pour savoir comment appliquer les prescriptions légales relatives à la loi, et pour être en mesure de se prononcer sur l’état de pureté rituelle des personnes et des objets. En tout temps, il doit  pouvoir distinguer ce qui est saint et pur de ce qui est profane ou souillé.

Le paragraphe suivant, que je ne lirai pas, répète les commandements concernant l’offrande végétale et le sacrifice d’actions de grâces, en précisant à nouveau ce qui revient de droit aux prêtres et où ils peuvent le manger.

Versets 16-18

Je continue le texte plus loin.

Moïse s’informa de ce qu’était devenu le bouc offert en sacrifice pour le péché ; il découvrit qu’on l’avait brûlé. Alors il se fâcha contre Éléazar et Itamar, les fils qui restaient à Aaron, et leur demanda : — Pourquoi n’avez-vous pas mangé la viande du sacrifice pour le péché dans le lieu saint, puisque c’est une chose très sainte ? L’Éternel vous l’a donnée pour que vous vous chargiez des fautes de la communauté et que vous accomplissiez le rite d’expiation pour eux devant l’Éternel. Le sang de la victime n’a pas été porté à l’intérieur du sanctuaire, vous devez donc en manger la viande dans le lieu saint, comme je l’ai ordonné (Lévitique 10.16-18).

Voici un autre incident, mais bien moins grave que le précédent. Les deux autres fils d’Aaron se rendent coupables d’un péché d’omission, mais ce n’était pas délibéré comme celui de leurs frères aînés, ce qui fait que l’Éternel n’a rien dit. Par contre, Moïse se fâche. Cependant, il faut avouer que tous les détails des rituels sont si complexes qu’il est facile de faire une erreur surtout de la part des prêtres qui commencent tout juste leur sacerdoce.

Versets 19-20

Je finis le chapitre 10.

Aaron prit leur défense et dit à Moïse : — Voici, aujourd’hui même ils ont offert leur sacrifice pour le péché et leur holocauste devant l’Éternel et, cependant, il m’est arrivé ce que tu sais ! Si j’avais en un jour comme aujourd’hui mangé la viande du sacrifice pour le péché, l’Éternel l’aurait-il approuvé ? Moïse écouta ces raisons et les trouva bonnes (Lévitique 10.19-20).

Aaron reconnaît humblement le bien-fondé de la remontrance de Moïse, mais il fait appel aux circonstances tragiques qui ont troublé la solennité de ce jour. Moïse se rend à ces raisons si légitimes. Il y a des situations où une éthique d’un ordre supérieur intervient et prend le pas sur la lettre de la loi. Jésus lui-même a enseigné ce principe aux religieux de son temps qui s’en tenaient à une observation stricte de la loi et surtout de toutes les prescriptions qu’ils  avaient eux-mêmes rajoutées. En parlant du respect du repos hebdomadaire, Jésus leur a dit :

Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat (Marc 2.27).

En d’autres mots, l’Éternel a institué cette obligation comme toutes les autres, pour le bien de l’homme et non pas l’inverse; Dieu n’a pas créé l’homme pour qu’il respecte le sabbat ou la Loi. Cela dit, ce chapitre montre l’importance et la nécessité de se conformer strictement aux prescriptions de l’Éternel. Cela veut aussi dire que si je veux m’approcher de Dieu, je dois le faire selon ses critères, même aujourd’hui au 21e siècle, sinon je serai rejeté tout comme les fils aînés de Aaron. Or, l’homme n’a accès à Dieu que par Jésus. D’ailleurs, lui-même a dit :

Je suis le chemin, parce que je suis la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi (Jean 14.6).

Chapitre 11

Introduction

Nous arrivons au chapitre 11 du Lévitique, qui constitue un tournant radical au niveau des sujets traités car nous passons des sacrifices et du sacerdoce des prêtres à la nourriture prescrite aux Israélites. Il n’est plus question de culte et de l’adoration mais de la vie quotidienne et en particulier ce qui va être au menu du repas israélite et ce qui ne doit pas y figurer. Ce passage montre que Dieu, aussi immense soit-il, se préoccupe de tout ce qui fait ma vie, tous les détails de mon quotidien, ce qui remplit mon emploi du temps, l’heure à laquelle je me couche, etc.., tout l’intéresse.

On raconte l’histoire d’une petite dame qui vint poser une question à un fameux prédicateur du siècle passé.

Elle lui demanda : Pensez-vous, Monsieur le pasteur, que nous devrions prier concernant les petites choses de notre vie de tous les jours ?

Sur quoi, il lui répondit : Pouvez-vous me citer une seule chose dans votre vie qui ne soit pas petite au regard du Dieu de l’univers ?

Certes, moi aussi j’ai tendance à diviser mes circonstances en petits et grands problèmes, en décisions importantes ou futiles. Mais Dieu ne voit pas les choses ainsi, il veut participer à tout ce qui concerne ma vie. D’ailleurs, si Dieu a créé l’homme c’est bien pour être avec lui. Et puis dans le Nouveau Testament, je suis exhorté à tout confier à mon Père céleste, et surtout mes soucis et à ne m’inquiéter de rien.

Si à partir du chapitre 11 nous sommes à un tournant, c’est parce que l’essentiel est réglé, c’est à dire Israël possède les prêtres chargés d’offrir en sa faveur les sacrifices et les offrandes qui sont dus à l’Eternel dans le culte à lui rendre. Maintenant donc, Dieu peut entrer dans le quotidien de son peuple et partager sa vie, à condition bien sûr qu’il ait une conduite sainte.

Les ordonnances de ce chapitre portent sur certains animaux dont les Israélites ne doivent pas se nourrir, sur ce qui a rapport à la naissance et à la propagation de l’espèce humaine, et sur la lèpre, une maladie qui tout au long de l’Ancien Testament est une image frappante du péché. La gravité des souillures contractées à ces diverses occasions est considérée plus ou moins importante. Les unes s’attachent seulement aux personnes et aux vêtements, tandis que d’autres affectent même les ustensiles. Certaines impuretés durent jusqu’au soir alors que d’autres s’étendent sur une semaine, voire même bien davantage. Parfois, la seule fin de journée y met un terme sans aucun cérémonial, d’autres fois, un lavage rituel ou même un sacrifice est nécessaire. Tout comme pour la célébration du culte, ces ordonnances sont fort complexes et on peut se demander ce que Dieu veut accomplir en imposant ces règles de vie.

À première vue, la distinction faite entre les animaux purs et impurs contribue à une bonne hygiène de vie, et suivre le régime prescrit par Dieu doit permettre de conserver la santé. Il se trouve, en effet, que dans la majorité des cas, la viande qu’il était interdite de consommer est porteuse de parasites qui se transmettent à l’homme. Je voudrais citer à ce sujet les propos du Dr Noël de Mussy adressés à l’Académie de médecine de Paris en 1885. Je lis : La question des maladies infectieuses et parasitaires semble avoir occupé considérablement l’esprit de Moïse et avoir dominé toutes ses règles d’hygiène. Il excluait du régime des Hébreux tout animal particulièrement sujet aux parasites ; et comme c’est dans le sang que les microbes et les spores des maladies infectieuses circulent, il ordonna de vider ces animaux de leur sang avant de les consommer comme nourriture. On voit donc que les choix de Dieu étaient dictés, en partie du moins, par un souci de santé pour son peuple. Bien sûr, Moïse ne savait pas cela, mais c’est l’Eternel qui est à l’origine de ces règles d’hygiène. Une autre raison pour laquelle certains animaux sont dits impurs est leurs mœurs répugnantes comme par exemple, celles des oiseaux charognards ou des carnassiers qui s’abreuvent de sang. Par ailleurs, beaucoup de ces animaux étaient un objet d’idolâtrie de la part des peuples avoisinants et servaient de nourriture aux repas païens. Les choix de Dieu ont donc aussi un symbolisme religieux important. On voit donc que les raisons hygiéniques et spirituelles sont toutes deux présentes.

Du fait de leurs règles de vie, les Juifs d’Europe échappèrent presque complètement aux ravages de la peste, au point où ils suscitèrent d’abord la méfiance de leurs voisins survivants puis leur colère, car les Juifs furent accusés d’avoir empoisonné les puits et les sources. Chaque fois qu’il y a eu une épidémie, quelle qu’elle soit, le peuple d’Israël s’en est toujours mieux tiré que les autres, justement à cause de leurs lois sur l’alimentation et l’impureté. Dans les hautes sphères de l’assurance-vie, on dit même, à ce qu’il paraît, que la vie d’un Juif vaut davantage que celle des autres groupes ethniques.

Si Dieu se soucie du corps physique dans l’Ancien Testament, il est également important dans l’enseignement du Nouveau Testament à cause du contexte spirituel. C’est ainsi qu’ un croyant est considéré par Dieu comme le tabernacle de l’Esprit de Dieu, sa demeure en quelque sorte. Cela veut dire qu’il faut prendre soin de son corps autant que possible et suivre les règles hygiéniques maintenant confirmées par la médecine moderne. Pour ce qui est du respect des animaux purs et impurs, les chrétiens ne sont plus sous la Loi et peuvent donc manger ce qui bon leur semble. Je cite un petit passage écrit par l’apôtre Paul :

Ce n’est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu : si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins ; si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus (1Corinthiens 8.8).

En revanche, la gloutonnerie et l’ivrognerie sont fortement condamnées par les Ecritures.

Versets 1-2

Je commence maintenant à lire ce chapitre 11 du Lévitique.

L’Éternel s’adressa à Moïse et à Aaron, et leur dit : Parlez aux Israélites et dites-leur : — Voici, parmi tous les grands mammifères terrestres, ceux que vous pourrez manger (Lévitique 11.1-2).

À partir d’ici, Dieu s’adresse aux deux frères en même temps car Aaron a été établi dans sa fonction de grand-prêtre et souverain sacrificateur. Les prêtres ont la charge d’enseigner au peuple les règles alimentaires et à statuer sur certaines maladies. En vertu de ces ordonnances, ils pourront même être eux-mêmes suspendus de leurs fonctions et déclarés impurs. L’Eternel donne ici à son peuple une éducation de fond; il veut que l’homme apprenne à discerner le bien du mal, mais avant d’en arriver là, Il lui enseigne qu’il y a des différences entre le noir et le blanc, la nuit et le jour, la lumière et les ténèbres. Il commence donc par établir une liste très précise des animaux purs et impurs.

Aujourd’hui, et comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, la distinction entre le bien et le mal est devenue on ne peut plus floue, et nos contemporains ne savent plus trop bien comment élever leurs enfants et surtout quoi leur enseigner. Ils s’en remettent à l’école qui, elle-même, suit la pensée d’une société à la dérive. La mode est de tout voir comme amoral; c’est à dire que tout est pareil et relève simplement d’une préférence personnelle. Dire que les temps ont changé est bien en dessous de la réalité car en fait, ils ont été complètement chamboulés. Quand j’étais au Collège, on avait toutes les semaines un cours de morale, c’est comme ça qu’il s’appelait, puis il a pris le nom d’instruction civique et aujourd’hui il a disparu. Alors la question se pose : Comment prendre une décision qui relève du domaine éthique ? C’est relativement simple si on admet que c’est Dieu qui décide ce qui est bien ou mal, ce qui est vrai ou faux. Cet enseignement est contenu dans les Textes Sacrés; il n’y a qu’à les consulter. C’est là, en effet, et seulement là qu’on trouve les notions d’absolu, les points de référence et d’ancrage dans les domaine moral et spirituel. Si on choisit de suivre d’autres critères, on ne s’en sort plus car l’opinion de Pierre, qui qu’il soit, est tout aussi valable que celle de Paul.

Verset 3

Je continue maintenant à lire le chapitre 11.

Parmi les grands quadrupèdes, vous pourrez manger tous ceux qui ont le sabot fendu et qui ruminent (Lévitique 11.3).

Ce sont les animaux qui ont le sabot partagé, c’est à dire la corne fendue, qui ont le pied fourchu et qui ruminent. De ces trois caractères, les deux premiers ne paraissent pas différer, mais c’est parce que le second sert à préciser le premier; le sabot doit être partagé par une fissure complète, allant jusqu’à la base. Dans la suite du texte, ces 3 caractéristiques sont ramenés à deux. Cependant, ces deux traits sont davantage que de simples moyens de reconnaître les quadrupèdes dont il est permis ou interdit de manger ; ils ont tous deux une autre signification. Le sabot est en rapport avec la locomotion, et ruminer est un mode de digestion qui consiste à triturer la nourriture végétale afin de mieux l’assimiler. On est donc en droit de penser que les animaux qui ne sont pas carnassiers et qui ruminent, appartiennent à un ordre de vie plus élevé que les autres.

Les animaux qui réunissent les deux caractéristiques cités et qui ne sont pas nommés dan le texte ici, sont mentionnés ailleurs. Ils sont au nombre de dix : le bœuf et la chèvre apprivoisés, la brebis, le cerf et la gazelle, le daim, le bouquetin, l’antilope, le bœuf et la chèvre sauvages. La distinction ne correspond pas à la nature de l’animal qui serait vicieux ou vertueux. Ainsi, le lion est déclaré impur et pourtant c’est l’emblème de la tribu de Juda dont fut issu Jésus-Christ. D’ailleurs, Il a ce titre dans l’Apocalypse de Jean. Je lis le passage :

Et l’un des vieillards me dit : Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux (Apocalypse 5.5).

Il n’existe aucun lien mystique entre le corps et l’esprit comme l’enseignent un certain nombre de sectes païennes. Les caractéristiques de l’animal ne se communiquent pas à celui qui le mange par l’intermédiaire de la fourchette