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11 oct. 2022

Lévitique 1.1-17 + 6.1-4

Chapitre 1

Verset 1

Si je me ballade dans la rue avec un micro ou un sondage et que je demande : Que savez-vous de Moïse ?, il y a de fortes chances que quelqu’un me réponde : Moïse, il a pas été sauvé des eaux celui-là ? Eh bien oui, moi aussi j’ai appris ça au catéchisme, et quoi encore ? Combien de personnes savent que l’Eternel lui est apparu dans un buisson ardent qui brûlait sans se consumer, pour lui ordonner de conduire le peuple Hébreu hors d’Egypte ? Tous les Juifs connaissent cette histoire mais comme peu de gens dit « chrétiens » vont au catéchisme, il est peu probable qu’on puisse me raconter, même à grands traits, la vie de cet homme pourtant illustre. Moïse a écrit les cinq livres de la loi et Dieu lui parlait comme je vous parle. Un texte dit : L’Eternel s’entretenait avec Moïse directement comme un homme parle avec son ami (Exode 33.11).  Je commence à lire le 1er chapitre du livre du Lévitique :

L’Éternel appela Moïse et lui dit depuis la tente de la Rencontre (Lévitique 1.1).

Les lois précédentes, celles qu’on trouve dans le livre de l’Exode, ont été prononcées soit aux oreilles du peuple entier soit adressées à Moïse seul, mais dans un cas comme dans l’autre, ces lois furent données au bas du mont Sinaï. Mais maintenant que le Tabernacle est dressé, c’est de là que Dieu appelle Moïse, et c’est là qu’Il lui parle, car c’est en ce lieu que se trouve sa gloire. La formule « l’Éternel appela Moïse » n’a été employée jusqu’ici que dans trois circonstances particulièrement solennelles : Premièrement dans le désert au pays de Madian quand l’Eternel donna à Moïse son ordre de mission : délivrer le peuple hébreu de l’esclavage. Deuxièmement, au Mont Sinaï, quand Dieu lui donna les dix commandements ; et troisièmement, quand Il lui donna des ordres relatifs à la construction et au fonctionnement du Tabernacle, cette tente pliante qui dans le désert servait de temple.

Verset 2

Je continue.

Parle aux Israélites en ces termes : Lorsque l’un d’entre vous offrira un animal en sacrifice à l’Éternel, il apportera un animal pris parmi le gros ou le petit bétail (Lévitique 1.2).

Les instructions données dans les trois premiers chapitres de ce livre vont réglementer les sacrifices qui étaient déjà depuis longtemps en usage et qu’Israël offrait spontanément à son Dieu. Plus tard, l’Éternel en instituera d’autres qui n’existaient pas encore et qui auront un caractère absolument obligatoire ; dans ces nouvelles réglementations, le choix de la victime ne sera pas non plus laissé à la volonté de l’Israélite.

D’après les prescriptions qui suivent, la victime doit être un animal domestique et ne peut être choisie que parmi les bêtes qui peuvent aussi servir de nourriture aux hommes, comme les bœufs, moutons et chèvres. Les cerfs, gazelles et daims sont donc exclus, car quoiqu’on puisse les manger, ils ne sont pas domestiqués ; les chameaux et les ânes non plus, parce que bien qu’ils fassent partie du cheptel domestique, on ne peut pas les manger car ils sont considérés comme étant rituellement impurs.

Pour qu’un sacrifice soit véritablement accepté par l’Eternel, la victime doit être un animal qui obéit à l’homme, qui appartienne à la classe des animaux purs selon la loi, et il doit faire partie des troupeaux de l’Israélite. La raison de ces exigences est que ces animaux qui étaient sacrifiés, préfiguraient le Christ, qui était humble. D’ailleurs il dit de lui-même, qu’il s’est humilié et s’est rendu obéissant  jusqu’à la mort de la croix. Je lis le passage :

Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes (Matthieu 11.29).

Et l’un des prophètes de l’Ancien Testament écrit de Lui :

On l’a frappé, et il s’est humilié, il n’a pas dit un mot. Semblable à un agneau mené à l’abattoir, tout comme la brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a pas dit un mot (Ésaïe 53.7).

Enfin, l’apôtre Paul écrit du Christ : Il s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix (Philippiens 2.8).

Voilà pourquoi une bête de proie qui est violente de nature et qui se nourrit en tuant, ne peut pas préfigurer Jésus-Christ.

Verset 3

Je continue le texte.

Si c’est du gros bétail qu’on offre en holocauste, on apportera un mâle sans défaut et on l’offrira de sa propre volonté à l’entrée de la tente de la Rencontre afin d’être agréé par l’Éternel (Lévitique 1.3).

Ce passage suggère qu’on devait offrir un holocauste chaque fois que l’on voulait rencontrer l’Éternel pour lui rendre un culte; c’était la seule façon pour le peuple de s’approcher de son Dieu. Les Israélites comprenaient très bien cette exigence, car en Orient on n’aborde jamais un grand sans lui offrir quelque présent. Parmi le gros bétail, le mâle sans défaut est la victime de premier choix. Par sa taille, le taureau détient la palme sur les béliers et les boucs et comme mâle, il appartient au sexe fort. Il doit en outre être sans défaut corporel visible, sinon il n’est pas digne de l’Éternel et du Christ, qui sont sans faute. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit de Jésus-Christ que :

Il est saint, pleinement innocent, indemne de tout péché (Hébreux 7.26).

Dès le commencement des temps dans le Jardin d’Eden puis dans la plus haute antiquité, même les païens offraient toujours des animaux en parfaite santé à leurs divinités, comme si c’était une règle universelle. Ainsi, chez les Égyptiens, le prêtre faisait une inspection minutieuse du taureau qui devait être immolé, et, lorsqu’il l’avait déclaré impeccable, il fixait à ses cornes, avec de la cire, un certificat qu’il scellait de son sceau personnel afin d’éviter toute substitution.

Avec tout sacrifice et donc l’holocauste, ce qui compte vraiment est bien sûr que l’Éternel l’accepte. S’il agrée l’offrande, il reçoit aussi celui qui la lui a présentée; les deux vont de pair. Même chose en ce qui concerne Jésus-Christ : Son sacrifice a été pleinement accepté par l’Éternel, car sa sainteté et sa justice ont été satisfaites par la croix. Voilà pourquoi quiconque vient au Père au nom du Seigneur Jésus, par la foi, est agréé et accepté par Dieu. C’est comme s’il s’approchait de son Créateur en offrant un sacrifice parfait, celui du Fils de Dieu lui-même, sauf qu’Il l’a déjà été une fois pour toutes il y a presque deux mille ans sur le mont Golgotha.

Il faut remarquer que ce n’est pas la vie parfaite que Jésus a menée sur terre qui sauve le pénitent, mais sa mort qui a expié sa faute. La perfection de Jésus ne peut rien faire pour moi, sinon me condamner en me comparant à lui. Sa vie exemplaire me sépare de Dieu tout comme ce voile, qui divisait le Tabernacle puis le temple en deux; d’un côté on avait le lieu saint qui était ouvert aux prêtres, et de l’autre le lieu très saint où résidait la gloire de l’Éternel et fermé à tous. Lorsque Jésus-Christ mourut, ce rideau s’est déchiré de lui-même de haut en bas montrant qu’une main céleste invisible l’avait fendu (Marc 15.37-38). Comme je l’ai déjà dit, n’importe qui pouvait offrir un holocauste à l’Eternel; il suffisait de le vouloir. Cette invitation à venir rencontrer Dieu par le biais d’un sacrifice était permanente. De même dans le Nouveau Testament, Jésus a fait un appel similaire. Je lis le passage :

Le dernier jour de la fête, le jour le plus solennel, Jésus se tint devant la foule et lança à pleine voix : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et que celui qui croit en moi boive (Jean 7.37).

Que ce soit sous l’administration de l’Ancien ou du Nouveau Testament, Dieu désire qu’on vienne à Lui, mais il y a toujours des conditions à respecter parce qu’Il est saint et moi je suis souillé par le péché. Le dernier point concernant ce sacrifice est qu’il doit être offert à l’entrée du tabernacle, sur l’autel d’airain et pas ailleurs. Ce n’est pas moi, mais l’Éternel qui pose les conditions selon lesquelles je peux m’approcher de Lui. Je peux décider que Dieu sera satisfait si je lui apporte un paquet de bonbons ou des rites ou mes bonnes actions par exemple. Le hic est que concernant les accomplissements humains, le prophète Esaîe écrit :

Nous sommes tous semblables à des êtres impurs, toute notre justice est comme des linges souillés. Nous sommes tous flétris comme un feuillage, nos fautes nous emportent comme le vent (Ésaïe 64.5).

L’expression « linges souillés » est particulièrement rude en hébreu, je ne peux pas vous faire un dessin et je vous ferais grâce d’une description. Il me semble que les bonnes gens pensent que la justice du Christ est supérieure d’un cran ou deux à la leur. Absolument pas ! En réalité, il est  impossible d’établir une comparaison entre le Dieu trois fois saint et l’homme. Dans le domaine de la sainteté, il n’y a rien de commun entre nous et le Seigneur car un abîme infranchissable sépare la créature du Créateur. Or, Il a décrété qu’Il n’accepterait auprès de lui dans le royaume des cieux, que ceux qui auront une justice égale à la sienne. Je suis donc éliminé au premier tour et sans appel. Voilà pourquoi je dois me conformer à ses règles si je veux entrer chez Lui. Or, c’est Jésus et lui seul qui est l’entrée et qui fait le pont. Dans son évangile, Jean rapporte que Jésus a dit :

Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne peut venir au Père que par Moi ! (Jean 14.6).

Verset 4

Je continue à lire dans le premier chapitre du Lévitique.

Celui qui l’offre (le sacrifice) appuiera sa main sur la tête de l’animal et celui-ci sera accepté avec satisfaction comme victime expiatoire pour lui (Lévitique 1.4).

Poser la main sur la tête de l’animal est le premier acte. L’imposition des mains symbolise le transfert des fautes de l’adorateur sur l’animal. La victime se substitue à l’homme pécheur. Par sa mort, l’animal paie les fautes de l’Israélite. C’est d’ailleurs ce que veut dire l’expression « victime expiatoire ». La cérémonie symbolique qui avait lieu le Jour des Expiations, une fois par an, illustre bien le principe de substitution. Je lis le passage.

Le grand-prêtre posera ses deux mains sur la tête du bouc et confessera sur lui toutes les désobéissances, tous les péchés et toutes les fautes des Israélites ; ainsi il les fera passer sur la tête du bouc (Lévitique 16.21).

Ainsi donc, par cet holocauste où l’animal est entièrement consumée par le feu, l’Israélite se soumet et se consacre à son Dieu. Mais avant cela, l’animal était mis à mort et prenait la place de l’adorateur qui reconnaissait ainsi que c’était lui qui méritait de mourir. Une foi personnelle en la personne du Christ qui est mort sur la croix revient à la même démarche que celle de l’Israélite ou du grand-prêtre qui pose ses mains sur la victime, s’identifiant ainsi à elle. Les holocaustes étaient des actes publiques ce qui veut dire que n’importe qui pouvait venir voir qui offrait quoi. Pareillement, le baptême tel qu’il était pratiqué dans le Nouveau Testament est un témoignage public. Le croyant qui entre dans l’eau puis en ressort, confesse devant tous son identification avec le Christ en sa mort et résurrection.

Verset 5

Je continue le texte.

Il (l’Israélite) égorgera le jeune taureau devant l’Éternel, et les descendants d’Aaron, les prêtres, offriront le sang. Ils en aspergeront tous les côtés de l’autel qui se trouve à l’entrée de la tente de la Rencontre (Lévitique 1.5).

Après l’imposition des mains, le second acte de l’holocauste est la mise à mort de l’animal par l’Israélite. Cette immolation est suivie par l’offrande du sang de l’animal. En effet, comme le dit si bien le petit poster publié par la Croix-Rouge et qu’on voit parfois sur les voitures : Sang = Vie. Le prêtre sacrificateur, qui avait auparavant constaté l’absence de défauts chez la victime, en recueille maintenant le sang dans un vase de bronze, et le répand sur l’autel. Il fallait qu’il soit étalé encore chaud contre le pied de l’autel.

La première série d’actes : l’imposition des mains et la mise à mort sont assignées à l’Israélite. Les autres — l’offrande du sang, écorcher la victime, la découper, laver les entrailles et les jambes — sont réservées aux prêtres.

Selon l’enseignement des Textes Sacrés et dans le culte hébraïque, le sang aspergé représente toujours la vie ôtée et donc la mort. Il était d’ailleurs strictement réservé à cet usage. Et si vous trouvez que c’est cruel, barbare et pas juste, je suis entièrement d’accord avec vous. Mais ce n’est pas moi qui ai établi ces règles. Par contre, c’est bien moi qui suis responsable de la mort de Jésus-Christ. Cela vous choque-t-il ?

Dans le passé, j’ai entendu des arguments qui fusaient sur la responsabilité des Juifs ou des Romains dans la crucifixion. En réalité, les uns et les autres n’étaient que des instruments, alors que les vrais criminels c’est vous et moi; nous sommes tous coupables devant Dieu. Si nos premiers parents, leurs descendants, nous-mêmes compris, n’avions pas commis toutes sortes de fautes, dont la liste est longue et épaisse, Jésus-Christ n’aurait pas eu besoin d’être cloué sur la croix.

Versets 6-9

Je continue le texte.

On enlèvera la peau de la victime et on la découpera en ses quartiers. Puis les descendants du prêtre Aaron allumeront le feu sur l’autel et empileront des bûches sur le feu. Ensuite, ils disposeront les quartiers de viande, la tête et les parties grasses sur le bois en feu qui est sur l’autel. On lavera à l’eau les entrailles et les pattes, puis le prêtre brûlera le tout sur l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu dont l’odeur apaise l’Éternel (Lévitique 1.6-9).

Tout est fait convenablement et dans un certain ordre. La victime est découpée en quartiers, c’est-à-dire d’après la division naturelle des membres, ce qui veut dire sans briser les os comme pour l’agneau pascal. Les morceaux ne doivent pas être offerts mutilés. Le cœur, le foie, les poumons n’ont pas besoin d’être lavés, mais il faut nettoyer les intestins et les autres organes de la digestion, ainsi que la partie inférieure des jambes, qui pouvait être boueuse.

L’expression « un sacrifice dont l’odeur apaise l’Éternel » sous-entend que Dieu est en colère à cause de la culpabilité des Israélites, mais elle est calmée par la mise à mort de la victime. On retrouve cette même expression à propos de beaucoup de sacrifices sanglants ou d’autres offrandes, comme celles de végétaux, qui sont consumés par le feu en totalité ou en partie. Mais brûler est un acte symbolique qui signifie la consécration de l’adorateur qui offre le sacrifice. L’homme ne peut faire parvenir ses dons à l’Éternel que sous forme de fumée qui monte au ciel. Entendons-nous bien, les offrandes et les sacrifices en général, et les holocaustes en particulier, ne répondent pas à un besoin de Dieu mais des adorateurs.

Versets 10-13

Je continue le texte.

Si c’est du petit bétail qu’on offre en holocauste, on apportera un mouton ou un chevreau mâle et sans défaut. On l’égorgera devant l’Éternel, du côté nord de l’autel, et les prêtres, descendants d’Aaron, aspergeront de son sang tous les côtés de l’autel. On découpera la victime en quartiers, et le prêtre les disposera avec la tête et les parties grasses sur le bois en feu qui est sur l’autel. On lavera à l’eau les entrailles et les pattes, et le prêtre offrira le tout et le brûlera sur l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Éternel (Lévitique 1.10-13).

C’est donc le même processus qui est répété pour le petit bétail. Les ovins sont offert par ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un taureau de premier choix. Cependant, l’agneau, c’est-à-dire le petit du bélier, est la victime pour les deux holocaustes quotidiens, pour le sabbat, pour les jours de fête, ainsi que pour d’autres occasions particulières. Le chevreau, c’est-à-dire le jeune bouc, était prescrit par exemple pour l’holocauste que le grand-prêtre offrait pour lui-même. Tout ça montre que c’était un système fort complexe et contraignant, avec des règles tatillonnes à n’en plus finir.

Versets 14-17

Je finis le premier chapitre du Lévitique.

Si quelqu’un offre des oiseaux comme holocauste à l’Éternel, il apportera des tourterelles ou des pigeonneaux. Le prêtre apportera la victime devant l’autel, lui détachera la tête qu’il brûlera sur l’autel ; il fera couler le sang contre la paroi de l’autel. Il enlèvera le jabot avec son contenu et le jettera près de l’autel, du côté est, dans le dépôt des cendres. Il ouvrira l’oiseau entre les ailes sans les détacher. Ensuite il le brûlera sur les bûches placées sur le feu de l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Éternel (Lévitique 1.14-17).

La pauvreté n’est pas une excuse pour ne rien apporter à l’Éternel. Les très démunis peuvent offrir des oiseaux. En fait, les pigeons sont les seuls qui étaient domestiqués. Quant aux tourtereaux, il y en avait une si grande quantité qu’ils constituaient la principale nourriture animale des pauvres. Ils se laissent prendre si facilement qu’ils peuvent être considérés comme des animaux domestiques. Dans les sacrifices de taureaux ou du petit bétail, et comme je l’ai déjà dit, après avoir imposé les mains sur la victime, l’adorateur l’égorgeait lui-même puis le prêtre offrait son sang sur l’autel. Ici, il n’y a pas d’imposition des mains et c’est le prêtre qui décapite l’oiseau avec l’ongle du pouce, afin que la petite quantité de sang ne se perde pas, mais coule directement contre l’autel. Il faut en effet savoir que le simple Israélite n’avait pas le droit de s’approcher de l’autel. Moi qui n’aime pas chasser, ces rites me retournent le cœur.

Bon, en résumé donc, taureaux, béliers, boucs, tourterelles et pigeonneaux, ces cinq sortes d’animaux étaient admises pour l’holocauste, et figurent déjà dans le livre de la Genèse comme des sacrifices offerts par Abraham et agréés par l’Éternel (Genèse 15.9).

Chapitre 6

Versets 1-2

Je fais maintenant un saut et passe au chapitre 6 pour commenter un petit passage qui donne d’autres règles concernant les holocaustes. Je commence à lire :

L’Éternel parla à Moïse en ces termes : — Transmets ces commandements à Aaron et à ses fils : Voici la loi concernant l’holocauste : l’holocauste restera sur le foyer de l’autel toute la nuit jusqu’au matin et le feu y restera allumé (Lévitique 6.1-2).

Ici, il s’agit de l’holocauste offert tous les jours matins et soirs pour le peuple et qu’on appelait « sacrifice perpétuel ». La présence permanente d’un animal immolé sur l’autel enseigne, d’une part, que la culpabilité du peuple est permanente, tout comme le besoin d’une expiation afin de couvrir ses offenses, et d’autre part, que l’Éternel exige une consécration totale et permanente de la part d’Israël. Dans le passage qui suit, des prescriptions supplémentaires sont adressées aux prêtres sacrificateurs. Au dire de la tradition, il y avait sur l’autel plusieurs piles ou foyers distincts, dont l’un était spécialement affecté à la conservation du feu sacré.

Versets 3-4

Je continue dans le chapitre 6.

Le matin, le prêtre mettra ses caleçons de lin et sa tunique de lin, il enlèvera les cendres grasses provenant de la combustion de l’holocauste sur l’autel et les déposera à côté de l’autel. Puis il changera de vêtements et emportera les cendres hors du camp dans un endroit rituellement pur (Lévitique 6.3-4).

Dès qu’approche l’heure de l’holocauste du matin, il faut nettoyer la place et débarrasser les cendres grasses, résidu de l’holocauste de la veille. Le sacrificateur, désigné par le sort pour cette fonction particulière, doit alors faire son travail étant revêtu de ses vêtements officiels (Exode 28.40-43).

 .

Au moment de transporter les cendres hors du camp, le prêtre devait remettre ses habits ordinaires. Les cendres étaient d’abord déposées à l’est de l’autel (Lévitique 1.16), puis quand il y en avait trop, elle était transportée hors du camp, en un lieu rituellement (Lévitique 4.12). Il faut noter une fois encore, que la loi réglementait chaque petit détail qui était lié au culte de l’Éternel, et ceci, pour nous rappeler, une fois encore, qu’on ne s’approche pas de Dieu n’importe comment. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.

janv. 30 2023

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