Introduction

Jadis, en fait il n’y a pas si longtemps, les soldats étaient vêtus de beaux habits très colorés, bleu ciel ou rouge vif qui se voyaient à des kilomètres. Les armées ennemies se faisaient face en terrain découvert et se tiraient dessus l’un après l’autre puis ils chargeaient à la baïonnette. Depuis, la situation a bien évolué et il existe des moyens bien plus efficaces de tuer son prochain. Dans les livres qui  parlent des différentes tactiques militaires en vogue, il y en a une qui n’est pas enseignée; c’est la méthode Gédéon, qui pourtant s’est révélée d’une très grande efficacité. Ce personnage très coloré, agriculteur de son état, a été promu général par l’Éternel afin de libérer son peuple de ses oppresseurs. Le voilà donc à la tête de 300 hommes attaquant une coalition de nomades forte de135 000 aguerris et armés jusqu’aux dents. Avec des trompettes en guise de canons et des torches pour lance-flammes, Gédéon lance ses 300 hommes de troupes à l’assaut du camp ennemi. C’est une façon très peu orthodoxe de faire la guerre, mais elle lui a été ordonnée par Dieu. Arrivés aux abords du camp, les 300 Israélites ont cassé tous ensemble la cruche qu’ils portaient et qui cachait une torche allumée. 300 jets de lumière sont apparus d’un seul coup autour des tentes ennemies. Puis, comme un seul homme, les soldats israélites ont tous soufflé à plein poumon dans leur cor de guerre. Ce fut sans conteste un spectacle son et lumière de première qualité mais pas une façon sérieuse de faire la guerre. Je continue à lire dans le chapitre 7 du livre des Juges.

Versets 21-22

Les hommes dans le camp se mirent à courir, à crier et à se sauver. Les trois cents Israélites continuèrent à sonner du cor, et l’Éternel fit que dans tout le camp chacun tourne son épée contre son compagnon. Finalement, ils s’enfuirent tous jusqu’à Beth-Chitta, du côté de Tseréra et jusqu’aux abords de Abel-Mehola près de Tabbath (Juges 7.21-22).

Moi non plus je ne connais pas Beth-Chitta, Tseréra, Abel-Mehoha ou Tabbath et on ne peut pas localiser ces endroits avec exactitude. Néanmoins, ils sont indiqués pour nous rappeler que les récits bibliques sont ancrés dans l’espace-temps, dans l’histoire et la géographie. Ce qu’on sait par contre est que les Madianites, les yeux appesantis de sommeil, paniquent, et la plus grande confusion s’ensuit. Tous les Bédouins tirent leur épée et commencent à frapper la première silhouette qu’ils aperçoivent croyant que c’est un Israélite et ainsi ils s’autodétruisent. Les rescapés ne comprennent pas ce qui arrive mais dans leur affolement c’est le sauve-qui-peut général. Ils rassemblent ce qu’ils peuvent trouver de leurs familles et troupeaux puis sautent sur leurs chameaux pour déguerpir aussi vite que possible. Ils prennent la direction des gués du Jourdain qui se trouvent à 40 km au sud du lac de Galilée. S’ils peuvent les traverser, la route sera libre et ils pourront alors filer comme le vent et atteindre les confins du désert en un rien de temps.

Versets 23-25

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 7.

Les hommes d’Israël se rassemblèrent, ceux des tribus de Nephtali, d’Aser et de tout Manassé s’unirent et se lancèrent à la poursuite des Madianites. Gédéon envoya des messagers dans toute la région montagneuse d’Éphraïm pour faire dire aux hommes de descendre afin de couper la retraite aux Madianites en occupant tous les points d’eau jusqu’à Beth-Bara et tous les gués le long du Jourdain. Tous les hommes d’Éphraïm se rassemblèrent et occupèrent les points d’eau jusqu’à Beth-Bara et les gués du Jourdain. Ils capturèrent deux chefs madianites appelés Oreb et Zeeb. Ils tuèrent le premier au rocher d’Oreb et le second au pressoir de Zeeb. Ils poursuivirent les Madianites et rapportèrent les têtes d’Oreb et de Zeeb à Gédéon qui se trouvait alors à l’est du Jourdain (Juges 7.23-25).

Les 300 hommes ne suffisent pas pour la poursuite. Alertés par des messagers, des renforts affluent de toutes parts. Les habitants d’Éphraïm sont bien placés pour intercepter, aux gués du Jourdain, l’ennemi retardé par les femmes et les enfants, les vieillards et les troupeaux. C’est ainsi que ces deux bandits de grand chemin Oreb et Zeeb reçoivent la monnaie de leur pièce. Leurs noms de guerre signifient respectivement corbeau et loup; c’est tout dire.

Chapitre 8

Versets 1-3

Nous arrivons au chapitre 8 qui poursuit l’histoire de Gédéon mais qui commence par une altercation. Je commence à lire en compressant.

Les hommes d’Éphraïm dirent à Gédéon : Pourquoi as-tu agi de cette manière envers nous ? Pourquoi ne nous as-tu pas appelés en renfort quand tu es parti combattre les Madianites ? Gédéon leur répondit : Qu’ai-je fait en comparaison de vous ? Après tout : c’est à vous que Dieu a livré les chefs madianites Oreb et Zeeb. Ces paroles apaisèrent leur colère (Juges 8.1-3).

Les hommes de la tribu d’Éphraïm reprochent à Gédéon son initiative prise sans les consulter. Mais en fin diplomate, il ne rentre pas dans les détails de son appel par l’Éternel et les caresse dans le sens du poil. Il leur fait remarquer qu’ils sont arrivés pour l’opération finale de nettoyage, et qu’en s’emparant des deux chefs madianites, ils ont accompli plus que lui.

Versets 4-12

Je continue en compressant le texte.

– Lorsqu’il atteignit le Jourdain, Gédéon le traversa avec les trois cents hommes qui l’accompagnaient. Malgré leur fatigue, ils continuaient à poursuivre l’ennemi. [..]. Or, Zébah et Tsalmounna s’étaient retranchés à Qarqor avec leur troupe qui comprenait quinze mille hommes. C’était tout ce qui leur restait de la grande armée des Bédouins de l’Orient. En effet, cent vingt mille soldats étaient déjà tombés. Gédéon prit la route des caravanes de nomades à l’est de Nobah et de Yogbeha et attaqua le camp ennemi qui se croyait en sécurité. Les deux rois de Madian, Zébah et Tsalmounna, s’enfuirent, Gédéon les poursuivit, il les captura tous les deux et sema la panique dans toute leur armée (Juges 8.4-12).

Après avoir parcouru 200 km, 15 000 Madianites se sont réfugiés à l’est de la mer Morte, mais Gédéon est sur leurs talons. Il évite de traverser des villes et emprunte la route du désert pour les surprendre et en finir avec eux une bonne fois pour toutes. En cours de poursuite, il demande à deux villes israélites de la tribu de Gad de ravitailler ses troupes, mais celles-ci refusent ce qui signifie qu’elles se comportent en traitres. Après sa victoire, Gédéon y retourne et fait fouetter les uns et exécuter les autres.

Versets 22-23

Je continue plus loin.

Après cela, les hommes d’Israël dirent à Gédéon : Règne sur nous, puisque tu nous as délivrés des Madianites. Ton fils, puis ton petit-fils te succéderont. Gédéon leur répondit : Non, je ne régnerai pas sur vous, et mon fils ne vous gouvernera pas non plus. C’est l’Éternel qui régnera sur vous (Juges 8.22-23).

Nous apprenons ici pour la première fois que les Israélites désirent une monarchie héréditaire comme les autres peuples alentour. Gédéon refuse parce que cela implique le rejet de la royauté de l’Éternel sur Israël. Par contre, son fils Abimélec essaiera lui de devenir roi (Juges 9.1-6)

Versets 24-26

Je continue.

Puis il ajouta : J’aurais cependant une demande à vous faire : Donnez-moi chacun une boucle d’oreille en or prise sur votre butin. Les ennemis portaient, en effet, des boucles d’or, car ils étaient ismaélites. Très volontiers, lui répondirent-ils. Ils étendirent un manteau par terre, et chacun y jeta un anneau prélevé sur son butin. Les anneaux d’or que Gédéon avait demandés pesaient près de vingt kilogrammes en tout. Il reçut également les croissants d’or, les pendants d’oreilles et les manteaux de pourpre que portaient les rois madianites, ainsi que les colliers qui ornaient le cou de leurs chameaux (Juges 8.24-26).

Gédéon ne perd pas le nord; au passage, il prélève une taxe sur le butin de ses combattants et récupère ainsi 20 kg d’or plus tout le reste, une vraie fortune.

Versets 27-28

Je continue.

Avec l’or, Gédéon fabriqua une statue qu’il installa dans son village, à Ophra. Tout Israël s’y prostitua, en lui rendant un culte, de sorte que cette statue devint un piège pour Gédéon et pour sa famille. Ainsi les Madianites furent affaiblis par les Israélites et ils ne se relevèrent pas de leur défaite. Aussi longtemps que Gédéon vécut, c’est-à-dire encore pendant quarante ans, le pays jouit de la paix (Juges 8.27-28).

Mais qu’est-ce qu’il lui prend à Gédéon de retourner au syncrétisme religieux d’où l’Éternel l’a tiré ? Pourquoi cette statuette et que représente-t-elle ? On se rend compte que l’idolâtrie est profondément ancrée dans les tripes des Israélites, même de ceux qui comme Gédéon ont foi en l’Éternel. Voilà qu’il fabrique un objet qui sert à la divination. À cette époque, Israël a la même tournure d’esprit et vision spirituelle du monde que les Cananéens. Cette idolâtrie structure leur existence; elle est tellement dans leur peau et conception de la vie qu’ils ne comprennent ni leur erreur, ni combien ce qu’ils font est mal aux yeux du Dieu d’Israël. Dans sa grâce, l’Éternel tolère ces pratiques pendant un temps. Voilà pourquoi il accorde la délivrance puis la paix à son peuple qui ne le mérite pourtant pas.

Nous au 21 e siècle, nous n’adorons ni Baal  ni Astarté, mais qu’en est-il de Mammon le dieu de l’argent ? Plus un pays est riche et plus ses habitants se consacrent au matérialisme devant lequel ils s’inclinent bien bas en récitant dans leurs messes basses la prière : « Je veux, je veux ! » Quant aux autres aspects du culte cananéen comme la prostitution, l’homosexualité, le travestisme et j’en passe, je crois que notre culture est plus dévouée à ces pratiques qu’eux ne l’étaient.

Versets 29-32

Je continue.

Gédéon, fils de Joas, s’en retourna dans sa maison et y demeura. Il eut soixante-dix fils car il avait de nombreuses femmes. Une épouse de second rang habitant à Sichem lui donna aussi un fils qu’il appela Abimélek. Après une heureuse vieillesse, Gédéon, fils de Joas, mourut et fut enterré dans le tombeau de Joas son père, à Ophra de la famille d’Abiézer (Juges 8.29-32).

Bien qu’il ait refusé de devenir monarque, Gédéon vit comme un pacha avec un harem de concubines qui typiquement demeurent avec leurs parents. De temps en temps, leur maître qui les entretient, vient leur rendre visite pour la nuit. C’est ainsi qu’est né cet Abimélek de malheur don le nom signifie : « mon père est roi ». Il faut remarquer que c’est Gédéon lui-même qui lui donne ce nom, comme s’il regrettait de ne pas avoir accepté l’offre que lui ont faite les Israélites de régner sur eux. Ce Gédéon a décidément plus d’une tare à son actif car il a semé des germes néfastes sur les plan politique, religieux et moral. Il a commencé comme libérateur et quitte ce monde en laissant des pièges derrière lui : une statuette idolâtre et un fils despote. Tout est en place pour que se déclenche une nouvelle spirale infernale, un nouveau cycle typique qui commence bien sûr par l’idolâtrie. C’est toujours la même vieille histoire lamentable, sauf qu’après Gédéon, il n’y aura plus de période de paix continue pour Israël. Le déclin de la nation se poursuit inlassablement à tous les niveaux.

Versets 33-35

Je continue jusqu’à la fin du chapitre 8.

Après la mort de Gédéon, les Israélites recommencèrent à se prostituer aux Baals et adoptèrent Baal-Berith comme dieu. Ils oublièrent l’Éternel leur Dieu qui les avait délivrés de tous les ennemis qui les entouraient. Ils ne témoignèrent aucune gratitude à la famille de Yeroubbaal-Gédéon pour tout le bien que celui-ci avait fait à Israël (Juges 8.33-35).

L’impression que donne le texte est que tout Israël attend avec impatience la mort de Gédéon, cet empêcheur de tourner en rond, pour se donner à cœur joie et sans plus aucune retenue, à leur premier amour, les pratiques idolâtres cananéennes.

Chapitre 9

Versets 1-6

Nous voici arrivés au chapitre 9 qui traite de la 5e apostasie du livre des Juges avec un tyran et une guerre civile. Ces événements se situent autour de Sichem, mot qui veut dire « épaule », et qui vient de sa position sur le dos d’âne entre les monts Ébal et Garizim qui la dominent (Josué 8:30-35) et sur lesquelles furent prononcées les bénédictions et les malédictions de la loi. Sichem fut occupée dès quatre mille ans avant Jésus-Christ. C’est là qu’Abram construit son premier autel après son entrée en Canaan (Genèse 12:6,7) et elle est conquise par les fils de Jacob avant d’aller en Égypte (Genèse 34:25 ss.). Sichem ne fait pas partie des villes prises par Josué probablement parce qu’elle est occupée par des alliés d’Israël et entra dans l’alliance en tant que cité-état. Après la conquête, Sichem devient un centre religieux, une ville de refuge lévitique. C’est à Sichem que Josué réunit le peuple d’Israël avant sa mort (Josué 24:1), et qu’on enterre les os de Joseph (Josué 24:32). On a dit que Sichem est la « capitale naturelle de Canaan », « la reine sans couronne de la Palestine ». Son importance continua à être reconnue par les Samaritains qui en firent leur ville sainte. Je commence à lire le chapitre 9.

Abimélek, l’un des fils de Gédéon se rendit à Sichem auprès de ses oncles maternels, et leur dit en présence de tout le groupe familial de sa mère : Posez donc à tous les notables de Sichem la question suivante : “ Que vaut-il mieux pour vous ? Être gouvernés par les soixante-dix fils de Gédéon ou par un seul homme ? Souvenez-vous que nous sommes du même sang, vous et moi ! ” Ses oncles allèrent répéter ses paroles à tous les notables de Sichem. Ceux-ci décidèrent de suivre son parti puisqu’il était l’un des leurs. Ils lui donnèrent soixante-dix pièces d’argent prélevées dans le temple de Baal-Berith. Avec cet argent, Abimélek embaucha des vauriens et des aventuriers pour qu’ils le suivent. Puis il se rendit à Ophra où vivait la famille de son père et massacra ses soixante-dix frères, fils de Gédéon, en les tuant sur le même rocher. Seul Yotam, le plus jeune fils de Gédéon, échappa, car il s’était caché. Tous les notables de Sichem et de Beth-Millo se rassemblèrent et proclamèrent Abimélek roi, près du chêne de la stèle, aux environs de Sichem (Juges 9.1-6).

Cette fois-ci, au lieu de punir Israël avec un peuple étranger, l’Éternel suscite un despote du milieu de son sein et de la pire espèce pour déclencher une guerre civile. L’utilisation de mercenaires prêts à tous les coups de main était courante dans l’Antiquité. La tournure de ces événements illustre la parole d’un prophète concernant la souveraineté de Dieu et qui laisse songeur. Je lis le passage :

Cette sentence est un décret de ceux qui veillent ; cette résolution est un ordre des saints, afin que tous les vivants sachent que le Très-Haut domine sur toute royauté humaine, qu’il accorde la royauté à qui il veut, et qu’il établit roi le plus insignifiant des hommes (Daniel 4.14).

Un peuple obtient généralement les chefs qu’il mérite. Ce chapitre 9 continue avec la première des paraboles des Écritures; elle est donné par Yotam, le seul rescapé des fils de Gédéon. Il s’agit en fait d’une malédiction qu’il prononce sur Abimélek et la ville de Sichem.

Versets 22-24

Je continue le texte plus loin.

Abimélek gouverna Israël pendant trois ans. Après quoi Dieu envoya un esprit de discorde entre Abimélek et les notables de Sichem qui se révoltèrent contre Abimélek. Ainsi les violences commises contre les soixante-dix fils de Gédéon et leur meurtre allait retomber sur Abimélek, parce qu’il avait tué ses frères, et sur les gens de Sichem parce qu’ils l’avaient soutenu pour commettre ce meurtre (Juges 9.22-24).

Aucune situation ni aucune personne n’échappent à la souveraineté de Dieu qui veut ici que le mal manifeste ses fruits empoisonnés et appelle le jugement sur lui-même. La suite du récit devient très complexe, un peu folklorique et surtout cruelle, car il s’agit d’une guerre civile à l’intérieur des tribus d’Éphraïm et de Manassé, toutes deux issues de Joseph. Une bande de vauriens, rivale d’Abimélek, gagne la confiance des habitants de Sichem et tous décident de liquider le premier despote. Mais ce dernier a vent du complot.

Versets 44-51

Je continue plus loin avec quelques versets faisant état de la guerre civile.

Laissant deux groupes continuer le massacre dans la campagne, Abimélek et les siens vinrent prendre position à l’entrée de la ville. Il donna l’assaut et poursuivit son offensive durant toute la journée. Finalement, il s’empara de la ville et en massacra les habitants, puis il rasa la ville et répandit du sel sur son emplacement. Chacun coupa sa branche et suivit Abimélek. Ils allèrent entasser ces branches autour de la crypte du temple et l’incendièrent avec tous ceux qui s’y trouvaient. Ainsi périrent aussi tous les habitants de Migdal-Sichem : un millier d’hommes et de femmes. Après cela, Abimélek se dirigea sur Tébets. Il l’assiégea et la prit d’assaut. Au milieu de la ville se trouvait une tour fortifiée. Toute la population, hommes et femmes, courut s’y réfugier. Ils verrouillèrent les portes derrière eux et montèrent sur le toit de la tour (Juges 9.44-45, 50-51).

En réduisant Sichem en cendres, Abimélek accomplit bien malgré lui la malédiction prononcée contre la ville par Yotam, le plus jeune fils de Gédéon et le seul rescapé de la fratrie massacrée par Abimélek. Selon les découvertes archéologiques, Sichem fut rasé dans les dernières années du XIIe siècle avant Jésus-Christ. Semer du sel sur la ville symbolise sa condamnation à la stérilité. Sichem sera reconstruite par Jéroboam Ier et sera sa première capitale après le schisme de la monarchie israélite en deux royaumes (1Rois 12:25).

Ensuite, Abimélek attaque Tébets, une ville située à 15 km plus au nord, qui dépend de Sichem et qui s’est également révoltée contre lui. Il veut répéter son exploit précédent en incendiant la tour où se sont réfugiés les habitants.

Versets 52-54

Je continue le texte.

Abimélek parvint jusqu’à la tour et l’attaqua. Déjà, il s’approchait de l’entrée pour y mettre le feu, lorsqu’une femme lui lança une meule de moulin sur la tête, qui lui fractura le crâne. Aussitôt, il appela le jeune homme qui portait ses armes et lui ordonna : Tire ton épée et tue-moi pour que l’on ne puisse pas dire que c’est une femme qui m’a tué. Alors son écuyer le transperça, et il mourut (Juges 9.52-54).

Considérée trop humble pour les hommes, la tâche de moudre le grain est réservée aux femmes. L’une d’entre elles a donc chez elle la pierre circulaire de la partie supérieure de son moulin à main et qui pèse plusieurs kilos. Grâce à la providence divine, elle fait mouche et c’est la fin du tyran.

Versets 55-57

Je continue.

Quand les hommes d’Israël virent qu’Abimélek était mort, ils s’en allèrent chacun chez soi. Ainsi Dieu fit retomber sur Abimélek tout le mal qu’il avait commis à l’égard de son père en tuant ses soixante-dix frères. Il fit aussi retomber leurs crimes sur les gens de Sichem. De cette manière se réalisa la malédiction que Yotam, fils de Gédéon, avait prononcée contre eux (Juges 9.55-57).

Cette histoire met une fois encore en avant la souveraineté de Dieu dans les affaires des hommes ; c’est lui qui installe au pouvoir tous les grands de ce monde, y compris les tyrans les plus vils, et c’est lui qui les dépose au moment qu’il juge opportun. C’est dur à entendre et à comprendre car cela soulève pas mal de questions, mais tel est l’enseignement des Écritures.