Introduction

On ne peut jamais être certain de ce qu’un jour apportera. On a un emploi du temps bien ciblé et qui ronronne, ou bien on fait des projets et puis tout d’un coup un événement, un courrier, un coup de téléphone vient bouleverser tous les plans. Ainsi va la vie. Un dénommé Baraq dont on ne sait pas grand chose est tranquillement occupé à sa vigne, et voilà qu’un messager vient l’informer qu’il est sommé par la prophétesse Débora au nom de l’Éternel de constituer une armée afin de délivrer Israël de ses oppresseurs. Allons bon, voilà un fâcheux imprévu. Il faut dire quand même que Dieu n’a pas choisi Baraq au hasard puisque son nom veut dire « foudre ». Je continue à lire dans le chapitre 4 du livre des Juges.

Versets 8-9

(Un jour, Debora envoya chercher Baraq [..] et lui dit : – Voici ce que t’ordonne l’Eternel, le Dieu d’Israël : « Va recruter dix mille hommes dans les tribus de Nephtali et de Zabulon et conduis-les sur le mont Thabor »). Baraq répondit à Débora : Si tu m’accompagnes, j’irai ; mais si tu ne viens pas avec moi, je n’irai pas. Soit, lui répondit-elle, j’irai avec toi ; mais sache que ce n’est pas à toi que reviendra l’honneur de l’expédition que tu vas entreprendre, car c’est entre les mains d’une femme que l’Éternel livrera Sisera. Débora se mit donc en route pour se rendre avec Baraq à Qédech (Juges 4.8-9).

Cette histoire est un peu cocasse. Baraq, un peu poltron sur les bords, veut bien aller au casse-pipes puisque c’est l’Éternel qui le lui demande, mais à condition qu’il puisse se cacher dans les jupes d’une femme. Mais derrière les apparences se cachent d’autres réalités. Ce général malgré lui veut s’assurer du concours de l’Éternel dont Débora est le porte-parole, et aussi être en mesure de le consulter en cas de besoin. De plus, la présence de la prophétesse encouragera ses troupes à le suivre au combat. Même si Barak n’est pas très chaud pour aller se battre, il croit que Débora est une véritable prophétesse et il lui a obéi, ce qui est noté dans le Nouveau Testament puisque Baraq fait partie des héros de la foi (Hébreux 11.32).

Versets 10-16

Je continue en compressant.

Celui-ci (Baraq) y convoqua les tribus de Zabulon et de Nephtali. Dix mille hommes le suivirent et Débora partit avec lui. [..]. Sisera fut informé que Baraq, fils d’Abinoam, était monté sur le mont Thabor. Il mobilisa toutes ses troupes et rassembla les neuf cents chars bardés de fer. Il achemina toute l’armée de Harocheth-Goïm vers le torrent du Qichôn. Alors Débora dit à Baraq : En avant ! C’est aujourd’hui que l’Éternel te donnera la victoire sur Sisera. Il marche lui-même devant toi. Baraq descendit du mont Thabor à la tête de ses dix mille hommes. Alors l’Éternel mit en déroute Sisera, ses chars et toutes ses troupes, par l’épée devant Baraq. Sisera lui-même abandonna son char et s’enfuit à pied. Mais Baraq poursuivit les chars et l’armée jusqu’à Harocheth-Goïm, et toutes les troupes de Sisera furent massacrées. Pas un homme n’échappa (Juges 4.10-16).

Des informations données dans le prochain chapitre permettent de comprendre comment la bataille s’est passée (5.20-22). Un énorme orage providentiel a éclaté et la pluie torrentielle a gonflé le torrent de Qichôn qui est sorti de son lit et a inondé la plaine qui s’est transformée en marécage. Les chars de combat se sont alors embourbés et les Cananéens, pris de panique, se sont enfuis. Sisera, le général cananéen, se sachant le point de mire de Baraq, prend lui aussi la fuite incognito. Le 16 avril 1799 à la bataille du Mont Thabor, Napoléon vainquit l’armée turque dans des circonstances analogues.

Verset 17

Je continue.

Sisera s’enfuit à pied jusqu’à la tente de Yaël, la femme de Héber, le Qénien, car la paix avait été conclue entre Yabîn roi cananéen de Hatsor et la famille de Héber (Juges 4.17).

Les Qéniens étaient traditionnellement alliés aux Israélites depuis l’époque de Moïse. Ils avaient suivi les Hébreux jusqu’en Canaan et avaient planté leurs tentes dans le sud du pays. Mais ce Héber a émigré avec son clan dans le nord et s’est allié avec les Cananéens pour être tranquille. Yaël, femme de Héber, est donc tenue de venir en aide à Sisera qui se croit donc en sécurité sous les tentes des Qéniens et surtout dans le quartier réservé aux femmes. Personne ne songera à venir le chercher ici.

Versets 18-24

Je finis le chapitre 4.

Yaël sortit à la rencontre de Sisera et lui dit : Entre, mon seigneur, retire-toi chez moi. Tu n’as rien à craindre ici. Il la suivit donc dans sa tente, et elle le recouvrit d’une couverture (lit. moustiquaire). Donne-moi, s’il te plaît, un peu d’eau à boire, lui dit-il, car j’ai soif. Elle ouvrit l’outre de lait, le fit boire et le recouvrit. Il ajouta : Va te poster à l’entrée de la tente, et si l’on vient te demander s’il y a quelqu’un ici, tu répondras : “ Personne ! ” Puis il s’endormit profondément car il était épuisé. Alors Yaël saisit un piquet de la tente, prit le marteau, se glissa doucement près de lui, et lui enfonça le piquet dans la tempe, et le piquet lui transperça la tête et se planta dans le sol, si bien qu’il mourut. Sur ces entrefaites survint Baraq poursuivant Sisera. Yaël sortit au-devant de lui et lui dit : Viens, je te montrerai l’homme que tu cherches. Il la suivit et vit Sisera mort, étendu sur le sol, la tempe transpercée du piquet. C’est ainsi que ce jour-là Dieu humilia Yabîn, le roi cananéen, devant les Israélites. Leur pression contre lui devint de plus en plus forte et ils finirent par l’éliminer (Juges 4.18-24).

Cette mise à mort est décrite poétiquement par Débora dans son cantique. En tout cas, cet assassinat en bonne et dû forme est une violation flagrante de la loi d’hospitalité, mais cette femme, qui est probablement israélite, reste fidèle à l’alliance ancienne des Qéniens avec son peuple. Son action, perpétrée au péril de sa vie, prouve qu’elle est aussi attachée à l’Éternel; Dieu passe avant son mari et ses accords de paix bidon. Cette défaite cananéenne fut telle qu’elle entraîna leur déclin au point où ils ne purent jamais plus menacer Israël.

Chapitre 5

Versets 1-5

Nous arrivons au chapitre 5 qui est un hymne de triomphe. De tels cantiques datant entre le 15e et le 12e siècle avant J-C ont été retrouvés en Égypte et en Assyrie. Israël aimait commémorer ses victoires nationales par des chants. Débora l’a composé en tant que prophétesse, sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu. Je commence à lire en compressant.

En ce même jour, Débora chanta ce cantique avec Baraq, fils d’Abinoam : Bénissez l’Éternel : Voici qu’en Israël on a laissé flotter les chevelures, le peuple s’est offert pour le combat. Écoutez-moi, ô rois ! Prêtez l’oreille, ô princes ! Je veux chanter pour l’Éternel, je veux jouer de la musique en l’honneur du Dieu d’Israël. Ô Éternel, lorsque tu sortis de Séir, lorsque tu t’avanças depuis les champs d’Édom, la terre se mit à trembler et le ciel se fondit en eau : les nuées déversèrent une pluie abondante. Devant toi, Éternel, les montagnes ont vacillé, devant le Dieu du Sinaï, oui, devant l’Éternel, Dieu d’Israël (Juges 5.1-5).

Ce cantique est très ancien car écrit en hébreu archaïque, dont une partie était déjà incompréhensible aux traducteurs de la version grecque de l’Ancien Testament appelée « La Septante » et réalisée au troisième siècle avant Jésus-Christ. Les paroles sont très simples, mais contiennent beaucoup de symbolismes; par exemple, la chevelure qui flotte au vent est une marque de consécration à l’Éternel. Ce cantique a pour objectif de rendre gloire à Dieu qui a donné la victoire à son peuple sur ses ennemis. C’est au travers des paroles de ce chant qu’on glane quelques informations supplémentaires regardant la bataille qui vient d’avoir lieu. Débora est une grande figure du livre des Juges, mais aussi la confirmation du déclin d’Israël. Car assurément, et qu’à nul ne déplaise, le ministère prophétique et de juge appartient en priorité aux hommes. Mais quand ils refusent de servir l’Éternel, alors Dieu choisit une femme. On peut faire une application moderne de ce principe. Si dans une église ou sur le champ de mission, il n’y a pas d’homme disponible pour enseigner, qu’une femme le fasse.

Versets 6-8

Je continue le texte.

Au temps de Chamgar, fils d’Anath, et au temps de Yaël, les routes étaient désertes, les voyageurs suivaient des sentiers détournés. Les villes d’Israël étaient abandonnées, la vie avait cessé. Alors, moi, Débora, je suis intervenue, je suis intervenue comme une mère pour Israël. Le peuple d’Israël s’est choisi d’autres dieux, et aussitôt, la guerre venait jusqu’à ses portes. Ils sont quarante mille soldats en Israël, mais pas un bouclier, pas une seule lance ! (Juges 5.6-8).

Les champs sont à l’abandon parce que les habitants des villes et des campagnes, dépourvues de murailles se sont enfuis pour chercher refuge derrière les remparts des cités fortifiées. C’est l’idolâtrie d’Israël qui est la cause de tant de malheurs. Tous les hommes israélites ont caché leurs armes et ne cherchent pas à se défendre contre les Cananéens qui viennent les narguer jusque devant leurs portes, qui leur imposent des corvées et leur prennent leurs récoltes et leur bétail aussi bien entendu.

Versets 9-11

Je continue.

Mon cœur bat pour les chefs en Israël, ceux qui se sont offerts au sein du peuple pour le combat. Bénissez l’Éternel ! Vous tous qui chevauchez sur des ânesses blanches, vous qui êtes assis sur des tapis, et vous qui parcourez les chemins : pensez-y ! Écoutez comme ils chantent ceux qui font le partage de l’eau près des fontaines : ils chantent comment l’Éternel a fait justice, oui, comment il a fait justice par son gouvernement sur Israël, son peuple est descendu aux portes de la ville (Juges 5.9-11).

Débora rend grâce à Dieu pour les chefs et ceux parmi le peuple qui sont partis au combat. Toutes les composantes de la société, les guerriers, les riches, les artisans et les pauvres qui marchent à pied sont invités à célébrer avec Débora l’éclatante victoire que Dieu leur a accordée. Après les délivrances militaires, les jeunes filles israélites qui se rendaient aux puits, chantaient des cantiques de victoire en l’honneur de l’Éternel.

Versets 12-18

Je continue.

Debout ! Éveille-toi, Débora, interviens ! Debout, éveille-toi, entonne un chant de guerre ! Toi, Baraq, lève-toi, ramène tes captifs, ô fils d’Abinoam ! Voici qu’un faible reste a triomphé des grands, oui, le peuple de l’Éternel a maîtrisé pour moi les braves ! Ceux qui ont vaincu Amalec sont sortis d’Éphraïm. Benjamin t’a suivi, il est parmi tes troupes. De Makir sont venus ceux [de Manassé] qui ont commandé, et de Zabulon ceux qui tiennent le bâton de commandement. Les princes d’Issacar ont rejoint Débora, et toute sa tribu sur les pas de Baraq s’est précipitée dans la plaine. Dans les rangs de Ruben, on a délibéré et discuté sans fin. Pourquoi es-tu resté au milieu des enclos, écoutant bêler les troupeaux ? Dans les rangs de Ruben, on a délibéré et discuté sans fin ! Galaad est resté au-delà du Jourdain, et Dan n’a pas bougé d’auprès de ses vaisseaux. Aser est demeuré près du bord de la mer et il s’est cantonné auprès des ports paisibles. Zabulon est un peuple qui a bravé la mort, et Nephtali aussi, sur les hauteurs, dans la campagne (Juges 5.12-18).

Débora rend grâce à Dieu pour les tribus qui ont répondu à son appel en participant à l’effort de guerre; elle en énumère six. Elle s’adresse aussi aux quatre qui ont brillé par leur absence et qui auraient dû être de la partie : Ruben pour avoir tergiversé et les tribus de Gad, Dan et Aser parce qu’elles ne se sentaient pas concernées. Les unes s’occupaient de leurs troupeaux et les autres faisaient du commerce. Le port de Jaffa est dans ce qui était le territoire de Dan. Les Israélites de ces 4 tribus sont restés indifférents à l’annonce d’une campagne militaire imminente organisée par Débora contre leurs ennemis. Juda et Siméon ne sont pas mentionnées soit parce que le sud était coupé du reste du pays par les Cananéens, soit parce qu’ils avaient déjà un autre chat à fouetter, étant aux prises avec les Philistins. Ceux-ci furent vaincus par le 3e juge-chef du nom de Chamgar.

Versets 19-22

Je continue.

Des rois ennemis vinrent et ils nous combattirent ; oui, ils nous combattirent, les rois de Canaan, à Taanak, tout près des eaux de Meguiddo ; mais ils n’ont emporté ni argent ni butin. Dans le ciel, même les étoiles ont pris part au combat ; du haut de leurs orbites, elles combattaient Sisera. Le torrent de Qichôn les a tous balayés, le torrent de Qichôn, celui des temps anciens. Marchons avec hardiesse ! Comme ils ont résonné, les sabots des chevaux qui martelaient le sol ! Au galop ! au galop ! Fuyez, puissants coursiers ! (Juges 5.19-22).

Les forces cananéennes étaient composées d’une confédération de rois de cités-états qui étaient vassaux du suzerain Yabîn ; lui-même régnait sur la ville de Hatsor et son général était Sisera. Comme c’est l’Éternel qui a ordonné cette guerre, il est intervenu lui-même de manière surnaturelle. Les forces de la nature, en haut dans le ciel comme en bas sur terre, ont répondu à ses ordres, et se sont conjuguées pour balayer les Cananéens et tous leurs chars. Taanak et Meguiddo sont deux villes cananéennes qui ont été détruites (en 1125) suite à la victoire célébrée par Débora.

Versets 23-24

Je continue.

L’ange de l’Éternel dit : Maudissez Méroz ; maudissez, maudissez ses habitants : ils ne sont pas venus prêter main-forte à l’Éternel, prêter main-forte à l’Éternel au milieu de ses braves. Que Yaël soit bénie entre toutes les femmes, Yaël la femme de Héber le Qénien ! Oui, qu’elle soit bénie entre toutes les femmes qui vivent sous la tente (Juges 5.23-24).

S’exprimant au nom de l’Ange de l’Éternel, c’est-à-dire de Dieu lui-même, Débora maudit une ville par ailleurs inconnue, pour ne pas avoir voulu prêter main-forte aux combattants israélites. Dans les chapitres suivants, d’autres villes sont châtiées avec une grande sévérité pour des raisons similaires. La désertion, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, était passible de la peine capitale. Par contre, l’assassinat de Sisera par Yaël, la femme du Qénien, est loué. Son action, barbare à nos yeux, fait penser à un acte tout aussi brutal et pourtant bénéfique à la nation d’Israël au temps de Moïse, il y a donc bien longtemps. Je rappelle cet événement. Tout le peuple était massé à l’entrée de la Terre promise et commença à fraterniser avec les habitants du coin ce qui leur était strictement interdit. Les Israélites vont même jusqu’à organiser une immense partouze avec les filles moabites et madianites. L’Éternel s’est fâché et un fléau décimait le peuple. Je rappelle ce passage.

À ce moment survint un Israélite amenant vers ses compatriotes une fille madianite, sous les yeux de Moïse et devant toute la communauté des Israélites qui pleuraient à l’entrée de la tente de la Rencontre. Voyant cela, Phinéas, fils d’Éléazar et petit-fils du prêtre Aaron, se leva du milieu de la communauté, saisit une lance et suivit cet Israélite jusque dans la partie arrière de sa tente. Là, il transperça tous les deux, l’homme et la femme, d’un coup en plein ventre. Et le fléau qui sévissait parmi les Israélites cessa. Mais il avait déjà fait vingt-quatre mille victimes. Alors l’Éternel parla à Moïse en ces termes : Phinéas, fils d’Éléazar, petit-fils du prêtre Aaron, a détourné ma colère des Israélites, car il a pris vivement à cœur mes intérêts (Nombres 25.6-11).

En agissant comme elle l’a fait, cette femme Yaël a, elle aussi, pris à cœur les intérêts de Dieu, ce qui la place sous sa bénédiction. Elle s’est jointe à la guerre de l’Éternel contre les Cananéens. En effet, ceux-ci sont toujours sous l’interdit divin, même si Israël a désobéi en ne les chassant pas. En temps de trouble ou de guerre, le lustre brillant de la culture disparaît pour laisser la place au tronc noueux du barbarisme.

Versets 28-30

Je continue le texte plus loin.

Par la fenêtre, la mère du général Sisera guette au loin ; à travers le grillage, elle exhale sa plainte : pourquoi, pourquoi son char tarde-t-il à paraître ? Pourquoi n’entend-on pas le fracas de ses chars ? Sans cesse, elle répète ce qu’ont dit les plus sages des dames de sa suite : “ Sans doute ont-ils trouvé un butin abondant et ils se le partagent : une fille ou deux filles pour chaque combattant ! Sisera, lui, reçoit des habits de couleur, des habits de couleur, deux vêtements brodés d’étoffe de couleur pour le cou du vainqueur ! ” (Juges 5.28-30).

La scène décrite est émouvante et très vivante. Comme à cette époque, tous les Grands étaient polygames, c’est la mère de Sisera qui incarne l’attente angoissée de son retour. La confiance rassurante de ses filles de compagnie ne parvient pas à chasser ses pressentiments et contraste avec la réalité de la mort brutale qu’a subie Sisera. Le narrateur rappelle en passant, à quiconque serait pris de pitié pour les vaincus, que s’ils en avaient eu l’occasion, les Cananéens auraient spolié Israël, sans parler du sort qui attend les jeunes filles et que je ne décrirai pas.

Verset 31

Je finis le chapitre 5.

Ô Éternel, que tous tes ennemis périssent de la sorte ! Et que tous ceux qui t’aiment soient comme le soleil quand, tout éclatant, il se lève ! Après cela, le pays fut en paix pendant quarante ans (Juges 5.31).

Ainsi se termine l’histoire de Débora qui s’étend sur deux chapitres. Le récit en prose des événements qui ont conduit à la délivrance d’Israël est suivi d’un hymne poétique. Cette longue histoire contraste fortement avec le seul verset qui décrit les actions de Chamgar, le chef-juge du sud du pays qui a précédé ou qui était contemporain de Débora. Décidément, l’Éternel a vivement honoré cette prophétesse. Remarquez qu’il n’est pas rare que les Écritures célèbrent les louanges d’une femme. Même si elles sont rarement au devant de la scène comme Débora, quand elles manifestent leur foi et leur fidélité à l’Éternel, elles reçoivent la louange et la reconnaissance qu’elles méritent.