Chapitre 1

Introduction

La guerre de Troie est un conflit légendaire suscité par l’enlèvement de la belle Hélène, reine de Sparte par le prince troyen Pâris. En rétorsion, Ménélas, l’époux bafoué, et son frère (Agamemnon) organisent une expédition rassemblant la plupart des rois des cités-états grecs. Ils assiègent Troie pendant dix ans mais ne parviennent pas à la prendre parce que de formidables murailles protègent la ville. Ce temps long est rempli par des pillages, des disputes auxquelles se mêlent les dieux, et qui portent sur diverses femmes; je vous passe les détails. Puis Achille tue Hector le commandant des forces de Troie mais contrairement aux usages des Grecs, il maltraite son corps. Les dieux sont mécontents du comportement d’Achille et Apollon tue Achille en lui décochant une flèche dans le talon, seule partie du corps où le héros est vulnérable. Oui! C’est bien de là que vient l’expression « son talon d’Achille ».

Le siège de Troie n’en finissant pas, Ulysse, oui, vous le connaissez! « Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage [..] et puis est retourné, plein d’usage et de raison » (Du Bellay 1522-1560). Bref son voyage lui réussit puisque « le cheval de Troie » est son idée. En fait c’est une offrande au dieu Poséidon sous la forme d’un immense cheval en bois, creux, dans lequel des soldats se cachent. Ils abandonnent le cheval sur la plage, et attendent la tombée de la nuit tout en étant cachés assez loin en mer. Joyeux du départ des Grecs, les Troyens font entrer le cheval de bois dans leur ville et fêtent leur victoire. Vous connaissez la suite. Pendant la nuit, les soldats cachés sortent du cheval et ouvrent les portes de la ville. Les Grecs revenus entrent dans la ville qui est pillée et brûlée, et la belle Hélène regagne la tente de son mari Ménélas. Ce qui ressort de cette histoire est que la fourberie est une arme extrêmement dangereuse car très efficace.

Au 17e et 18e siècle, aux Etats Unis, plusieurs écoles, aujourd’hui élitistes, sont fondées pour former des pasteurs et rien d’autre. L’enseignement prodigué y est de grande qualité et tous les professeurs sont très érudits et de bonne réputation. Mais au fil du temps, certains d’entre eux commencent à s’éloigner des Écritures et à enseigner d’une façon imperceptible, une demi-vérité par ci et une demi-vérité par là. Mais un petit feu peut brûler une grande forêt et ces petits demi-faussetés prennent de l’ampleur pour se comporter comme le chameau proverbial qui met sa tête sous la tente pour avoir un peu d’ombre. S’il n’est pas immédiatement chassé, il finit par s’avancer jusqu’à occuper toute la tente. C’est ce qui arrive à ces écoles. Il a fallu beaucoup de temps, mais aujourd’hui leur position théologique est à l’opposée de la confession de foi originelle car les professeurs rejettent la véracité des Écritures, remettent en question l’existence de Dieu, et ont épousé corps et âme les thèses de Darwin et du transformisme évolutionniste. De toute façon ces écoles enseignent surtout des matières scientifiques et littéraires et leurs objectifs n’ont plus rien à voir avec leur vocation première. Ces écoles sont tombées victimes de la fourberie. C’est exactement ce que Jude craint pour les églises auxquelles il adresse sa lettre; il a peur que les responsables d’assemblées ne soient pas suffisamment vigilants et tolèrent la présence des apostats religieux en leur sein, au milieu de leur tente, pour ainsi dire.

Il est évident qu’un enseignant de mensonges ne porte pas une banderole proclamant en grosses lettres: « Attention je suis un hérétique ». Dans l’évangile selon Matthieu, Jésus dit que « ils se donnent l’apparence d’agneaux mais, en réalité, ce sont des loups féroces » (Matthieu 7.15) et dans sa seconde épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit: « Ces hommes–là sont de faux apôtres, des ouvriers malhonnêtes déguisés en apôtres du Christ ». (2Corinthiens 11:13). Les apostats sont difficiles à identifier parce qu’ils se font passer pour de vénérables croyants et souvent, ils ne sont pas conscients de leur véritable état ni du fait qu’ils sont des pions sur l’échiquier de Satan. Il est cependant de la plus haute importance de les démasquer et de les combattre parce qu’ils représentent un danger mortel pour ceux qui n’ont pas accepté Jésus comme leur Sauveur.

Après avoir mentionné le jugement des anges déchus puis de Sodome et Gomorrhe, Jude dit :

Eh bien, malgré cela, ces individus font de même_: leurs rêveries les entraînent à souiller                      leur propre corps, à rejeter l’autorité du Seigneur et à insulter les êtres glorieux du ciel.

Verset 8

Jude est étonné qu’en dépit de la connaissance des châtiments infligés par Dieu aux mécréants du passé, des hommes osent encore suivre leur exemple impie. Non seulement ces apostats baignent dans des rêveries mais ils ont aussi un comportement exécrable. Jude note trois caractéristiques. Premièrement, « ils souillent leur propre corps ». Le verbe traduit par « souiller » (inf: miainô) signifie « teindre, tacher, contaminer, polluer, salir, corrompre ». Ici, il s’agit d’une souillure morale et plus particulièrement d’un péché d’ordre sexuel. Les hérétiques sont immanquablement des personnes immorales même s’ils le cachent.

Dans les religions orientales, certains gourous sont de vrais ascètes, des purs et des durs, mais presque toutes les dérives du christianisme ont pour chefs, des hommes qui cherchent à satisfaire leurs appétits sexuels sous le couvert de la religion. Plusieurs se sont ainsi rendus tristement célèbres parce qu’ils ont conduit leurs fidèles au suicide. Certains télé-évangélistes américains sont également tombés de haut, mais la cerise sur le gâteau revient à Moïse David, le fondateur du mouvement « les enfants de Dieu ». Comme l’écrit l’apôtre Paul aux Thessaloniciens, tous ces faux jetons se laissent « dominer par des passions déréglées, comme le font les païens qui ne connaissent pas Dieu » (1Thessaloniciens 4.5) ce qui est tout à fait compréhensible puisque comme le dit Jude un peu plus loin, « ils n’ont pas l’Esprit de Dieu » (v 19). Dans sa seconde épître, l’apôtre Pierre écrit: « Avec leurs discours grandiloquents mais creux, ils cherchent, pour satisfaire leurs désirs tout humains, à appâter par l’attrait de la sensualité ceux qui viennent à peine d’échapper du milieu des hommes vivant dans l’erreur. Ils leur promettent la liberté –_alors qu’ils sont eux–mêmes esclaves des passions qui les mènent à la ruine_; car tout homme est esclave de ce qui a triomphé de lui » (2Pierre 2.18-19). Et encore: « Le Seigneur punira tout particulièrement ceux qui, à la manière de l’homme livré à lui–même, s’abandonnent à leurs instincts corrompus et méprisent l’autorité du Seigneur. Imbus d’eux–mêmes et arrogants, ces enseignants de mensonge n’hésitent pas à insulter les êtres glorieux » (2Pierre 2.10). Jude reprend les trois caractéristiques des apostats que mentionne Pierre et qui sont : leur conduite immorale, ils « méprisent l’autorité du Seigneur et ils n’hésitent pas à insulter les êtres glorieux ».

Non seulement les hérétiques sont débauchés, mais ils « rejettent l’autorité du Seigneur ». En réalité, ce deuxième trait va main dans la main avec le premier. Comme ces gens s’adonnent au vice, il va de soi qu’ils n’obéissent pas au Seigneur ce qui veut aussi dire qu’ils le « méprisent ». Ce verbe (inf: atheteô) signifie « détruire ce qui est établi » comme l’autorité du Seigneur.

Troisièmement, les apostats « insultent les êtres glorieux du ciel ». Cette expression est tout à fait inhabituelle. Le verbe grec pour « insultent » a donné « blasphème » en français. Littéralement, il veut dire « parler contre quelqu’un, calomnier, dire du mal ». Ces « êtres glorieux » auxquels l’apôtre Pierre fait également référence sont évidemment des anges ce qui montre que ces apostats sont particulièrement arrogants. Je continue de lire la lettre de Jude.

 

            Pourtant, l’archange Michel lui–même, lorsqu’il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, se garda bien de proférer contre lui un jugement insultant. Il se contenta de dire_: Que le Seigneur te punisse_!

Verset 9

Moïse est mort dans des conditions mystérieuses. Je lis le passage du livre du Deutéronome: « Des plaines de Moab, Moïse monta sur le mont Nébo, au sommet du Pisga, qui se trouve en face de Jéricho. L’Éternel lui fit contempler tout le pays [..]. Alors l’Éternel lui dit_: –_Voilà le pays que j’ai promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob, lorsque je leur ai dit_: “_Je donnerai ce pays à vos descendants._” Je te l’ai fait voir de tes propres yeux, mais tu n’y entreras pas. Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, comme l’Éternel l’avait déclaré. Dieu lui–même l’enterra [..], et jusqu’à ce jour personne n’a jamais su où était son tombeau » (Deutéronome 34.1, 4-6). Cette brusque disparition de Moïse donna lieu à bien des spéculations. Selon le livre apocryphe « l’assomption de Moïse » qui fait partie de la tradition juive, le diable conteste avec l’archange Michel à propos du corps de ce grand homme, réclamant le droit d’en disposer à son gré. Apparemment, Dieu avait demandé à Michel d’enterrer le corps de Moïse de manière à ce qu’on ne puisse pas le trouver pour le vénérer comme ça se fait couramment pour ceux que les Églises catholique ou orthodoxe ont canonisés. Mais alors que Michel est en train de creuser une tombe, façon de parler bien sûr, voilà que le diable rapplique et demande le corps de Moïse. Mais Michel, qui semble-t-il est le plus élevé des anges fidèles à Dieu et le protecteur du peuple de Dieu (comparez Daniel 10:13-21; 12:1) garde la tête froide; il ne manque pas de respect à Satan parce que même si ce dernier est déchu de sa dignité première, il reste la créature la plus puissante et la plus élevée de toutes, et donc il mérite le respect.

Jude mentionne cette histoire qui fait partie de la tradition juive pour établir un contraste. Alors que dans leur orgueil démesuré, les faux enseignants sont injurieux à l’égard des créatures célestes, l’archange Michel fait au contraire preuve d’une grande maîtrise de soi et de déférence à l’égard du diable.

Cela me fait penser que si je dois le respect à Satan, à combien plus forte raison dois-je honorer l’Éternel. Alors de quel droit puis-je contester ce qu’il fait ? C’est lui le Créateur et le rédempteur; il est glorieux au-dessus des cieux et trois fois saint. Il ne commet jamais d’erreur et toutes ses actions sont droites et justes. Mais est-ce que je respecte vraiment qui il est, et accepte son autorité sur ma vie? Il m’est tellement plus naturel de faire ce que bon me semble. La dernière phrase du livre des Juges est une bonne description du cœur humain. Il est écrit: « Chacun faisait ce qu’il jugeait bon » (Juges 21.25).

La réponse de Michel au diable: « Que le Seigneur te punisse », fait penser à un incident semblable sauf que c’est l’Ange de l’Éternel qui parle à Satan. Le prophète Zacharie rapporte que dans une vision il a vu « Josué, le grand–prêtre, qui se tenait debout devant l’ange de l’Éternel. Et l’Accusateur se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Éternel dit à l’Accusateur_: –_Que l’Éternel te réduise au silence, Accusateur_! Oui, que l’Éternel te réduise au silence, lui qui a choisi Jérusalem_! [..] » (Zacharie 3.1-2). Josué est le grand-prêtre qui avec Zorobabel a dirigé le premier groupe de colons juifs hors de Babylone et vers la Terre promise. Zacharie voit Josué debout dans le ciel devant l’Ange de l’Éternel. Satan est à la droite de Josué et l’accuse lui, et Israël qu’il représente. Il faut dire qu’à ce moment-là et depuis fort longtemps déjà, les Israélites sont dans un piteux état moral et spirituel, ce que la suite du texte de Zacharie confirme. En toute probabilité, le diable est venu devant l’Éternel avec de solides arguments pour demander qu’il rompe l’alliance qu’il a conclue avec le peuple hébreu. En guise de réponse, l’Ange de l’Éternel, c’est-à-dire Jésus-Christ avant son incarnation, prend la défense d’Israël (comparez 1Jean 2:1) et demande à son Père de réprimer Satan. Le Père honore alors le Fils en réaffirmant l’engagement qu’il a pris de transformer Israël en un peuple juste et saint en lui pardonnant ses péchés et en le revêtant de justice; c’est en tout cas ce que Zacharie nous dit (Zacharie 3:3-5).

Lorsque Michel est confronté par le diable, il prononce les mêmes paroles que l’Ange de l’Éternel. C’est en faisant appel à la souveraineté du Seigneur de la terre et du ciel qu’il met fin à la dispute avec Satan. Cet incident autour de la mort de Moïse n’apparaît qu’ici dans les Écritures. Je continue la lettre de Jude.

 

            Mais ces gens–là insultent ce que leur raison ne peut pas comprendre. Quant à ce qu’ils connaissent par leurs sens et par instinct, comme les bêtes privées de raison, cela ne sert qu’à leur perte (Auteur.).

Verset 10

L’une des difficultés de ce verset provient de l’emploi par l’auteur de deux verbes différents qui en français peuvent être traduits par connaître ou comprendre. Les apostats n’ont aucune connaissance des réalités célestes et pourtant, dans leur arrogance, ils parlent d’une manière injurieuse de ce qu’ils ignorent, de ce qu’ils ne peuvent comprendre parce qu’il s’agit d’une compréhension spirituelle, et donc qui ne provient pas de l’observation ou de tests empiriques.

Tout le monde sait qu’il existe un champ de connaissances qui échappe à toute investigation scientifique parce que ces connaissances ne peuvent pas être analysées en les mettant dans un tube à essai ou sous un microscope. Il est vrai qu’on peut dessiner noir sur blanc sur du papier à musique les notes de la septième symphonie de Beethoven, et il est aussi possible de la traduire en une courbe sinusoïdale, mais entre vous et moi, ces modes d’expression visuels présentent un intérêt réduit car ni l’un ni l’autre ne fait justice à ce que le grand compositeur a voulu exprimer. Pour cela, il faut écouter la musique avec ses oreilles, alors, et alors seulement, on découvre ce qu’est cette célèbre symphonie. De la même manière, les savants essaient de visualiser les endroits du cerveau qui enregistrent les émotions ou l’amour, mais ce n’est pas de cette manière qu’on peut connaître la joie, la peine ou le sentiment d’aimer. Pareillement, ce n’est pas en suivant les règles de la logique cause-effet qu’on peut savoir que les Écritures constituent la Parole de Dieu ou que Jésus est le seul Sauveur.

« Connaître par les sens et par l’instinct » est la traduction d’un verbe (inf: epistamai) qui exprime le savoir-faire d’un artisan comme dans l’expression « connaître son métier ». Il s’agit de la familiarité qu’on peut avoir avec ce qu’on peut capter grâce aux cinq sens que Dieu nous a donnés et qui nous permettent de percevoir le monde physique qui nous entoure. Ceux qui disent: « je crois que ce que je vois » prétendent que la seule réalité qui soit est celle qu’ils peuvent expérimenter.

Jude accuse donc les apostats de penser et d’agir « comme des bêtes privées de raison », c’est-à-dire selon leur instinct animal en acceptant comme réel et vrai uniquement ce qu’ils peuvent connaître avec leurs sens. Le mot traduit par « privés de raison » (inf: alogos) signifie « sans un mot, incapables de converser ». Jude veut donc dire que les hérétiques sont comme des animaux stupides qui ne savent pas raisonner.

En automne les hirondelles se rassemblent, puis d’un coup d’aile, toutes partent pour l’Afrique du Nord afin d’y passer l’hiver au chaud. Se sont-elles consultées, savent-elles lire dans les astres que le froid approche? Pas du tout; elles sont au contraire stupides car elles ne possèdent pas la faculté de raisonner. C’est l’instinct que Dieu leur a donné et qu’il a programmé qui leur dicte à quel moment partir afin de préserver l’espèce.

Au lieu de se comporter comme des hommes que Dieu a dotés de raison et d’une dimension morale et spirituelle, les apostats sont comme les bêtes qui suivent leurs pulsions naturelles. Bien qu’ils prétendent posséder une connaissance supérieure et secrète, en réalité, ils se fient aux errements de leur intuition et agissent selon les convoitises de leur cœur mauvais. Comme le reste de l’humanité réprouvée, « ils se prétendent intelligents, mais ils sont devenus fous » écrit l’apôtre Paul aux Romains (1:22). Je continue de lire la lettre de Jude.

 

            Malheur à eux_! Ils ont marché sur les traces de Caïn_; par amour du gain, ils sont tombés dans la même erreur que Balaam_; ils ont couru à leur perte en se révoltant comme Qoré.

Verset 11

Jude a déjà donné trois exemples d’apostasie représentés par des groupes: Les Hébreux sortis d’Égypte, les anges qui se sont révoltés contre l’Éternel, et les villes de Sodome et Gomorrhe. Ici, il introduit une autre triade, d’individus cette fois, mais toujours dans le but d’illustrer la rébellion contre Dieu.

« Malheur à eux! » est une interjection qui signifie autant « Hélas » que « Soyez maudit ». Il rappelle d’une part, les prophètes qui critiquaient vertement tous les hommes iniques, israélites ou païens, et d’autre part, Jésus qui maudit les chefs religieux juifs de son temps (comparez Matthieu 23).

Le premier de la triade est Caïn, l’exemple type de celui qui rejette la vérité divine. Dans le livre de la Genèse, on lit que « au bout d’un certain temps, Caïn présenta des produits de la terre en offrande à l’Éternel. Abel, de son côté, présenta les premiers–nés de son troupeau et en offrit les meilleurs morceaux. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande_; mais pas sur Caïn et son offrande. Caïn se mit dans une grande colère, et son visage s’assombrit. [..] Caïn dit à son frère Abel_: –_Allons aux champs. Et lorsqu’ils furent dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua » (Genèse 4.3-8). Caïn sait ce que l’Éternel désire comme offrande mais il choisit la forme d’adoration qui lui convient, et du même coup il crée son propre système religieux. Son arrogance à l’égard de Dieu le conduit à être rejeté ce qui le rend furieux et jaloux de son frère, ce qui le conduit au meurtre. On croirait entendre un fait divers au journal de 20 heures.