Chapitre 1

Introduction

« Mouche ton nez et dis bonjour à la dame! » Même si ce trait d’humour fait sourire, c’est un peu comme ça qu’on éduque un enfant. Or, parmi les bonnes manières que les parents doivent lui inculquer, il y a la façon correcte de se présenter, une compétence qui lui servira toute sa vie. L’enfant doit pouvoir dire qui il est en peu de mots afin que celui qui veut savoir puisse avoir un point de repère qui lui permette de le placer mentalement dans son réseau de connaissances. Ce qui est vrai pour un enfant l’est aussi pour les adultes et c’est ce que fait Jude au tout début de sa lettre. Il se présente sous trois aspects; il donne son nom, puis il se dit serviteur ou esclave de Jésus–Christ, et troisièmement, il précise qu’il est le frère de Jacques, un personnage bien connu dans l’Église primitive. Maintenant vient la salutation. Je lis le texte:

Jude, serviteur de Jésus–Christ et frère de Jacques salue ceux qui sont appelés, que Dieu le Père aime et que Jésus Christ garde.

Verset 1

Certaines versions française, anglaise et allemande, traduisent par « sanctifiés par Dieu le Père », au lieu de « que Dieu le Père aime ». Tout dépend du manuscrit de base qui est utilisé pour la traduction. Mais les plus dignes de foi (Westcott et Hort) ainsi que l’opinion d’Origène (185-283) qui au 3e siècle est un expert de la langue grecque, font pencher la balance en faveur des versions qui ont « que Dieu le Père aime ».

La salutation de Jude montre qu’il écrit à des croyants authentiques, et elle se veut rassurante en mettant en avant une vérité importante: même quand le croyant est engagé dans une lutte contre l’hérésie, il peut prendre courage car Dieu l’aime et le garde en sécurité.

Au siècle précédent, un spécialiste de la langue grecque (Kenneth S. Wuest; Word studies from the Greek New Testament; Eerdmans; vol II pge 233) a rédigé une paraphrase de ce premier verset en tenant compte du temps des verbes; je la lis: « Jude, un esclave de Jésus Christ et le frère de Jacques, à ceux qui ont été aimés par Dieu le Père et qui sont en ce moment même, l’objet permanent de son amour, et qui ont été gardés par Jésus Christ et sont constamment gardés par lui, à ceux qui sont appelés ». C’est un peu long mais cette traduction exprime bien ce que Jude veut dire.

La triple description des croyants qui sont « aimés, gardés, appelés », fait partie des nombreuses triades que l’on trouve dans cette lettre. Certains commentateurs écrivent que c’est le Saint Esprit qui appelle, le Père qui aime et le Fils qui garde. Cependant, on ne peut pas ranger l’action des trois personnes de la Trinité comme des paires de chaussures parce que leurs ministères se recoupent en tout ; ce que fait l’un implique les deux autres. De plus, Dieu n’apprécie pas qu’on le mette en équation, sur une étagère ou dans un petit casier, car un tel cloisonnement ne lui fait pas justice.

En grec, « Ceux qui sont appelés » est un adjectif (klétois) qui décrit la position des croyants à qui Jude s’adresse par rapport à Dieu. Cet adjectif qui se trouve à la fin du verset est le mot le plus important de la phrase. Jude fait ici allusion à l’élection de la grâce. Dans sa souveraineté, Dieu appelle une personne au salut (Romains 1.6; 8.30; 1Corinthiens 1.24; Éphésiens 4.4; 2Pierre 1.3), lui donne la capacité de placer sa confiance en Jésus-Christ, met cette personne à part pour être son enfant d’adoption et lui insuffle la vie. Cette action est entièrement divine et ne fait pas intervenir la volonté humaine. C’est ce que Jésus veut dire quand il déclare: « Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6.44). L’apôtre Paul exprime la même vérité dans sa seconde lettre à Timothée quand il écrit: « C’est lui (Dieu) qui nous a sauvés et nous a appelés à mener une vie sainte. Et s’il l’a fait, ce n’est pas à cause de ce que nous avons fait, mais bien parce qu’il en avait librement décidé ainsi, à cause de sa grâce. Cette grâce, il nous l’a donnée de toute éternité en Jésus–Christ (2Timothée 1.9; comparez Romains 8.30). Déjà dans le livre de l’Exode, on lit que l’Éternel dit à Moïse: « Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, j’aurai pitié de qui je veux avoir pitié » (Exode 33.19). Il existe beaucoup de passages des Écritures qui enseignent que Dieu adresse un appel irrésistible aux pécheurs qu’il a prédestinés d’avance. Comme ceux qui reçoivent la grâce divine n’y sont pour rien et n’ont aucun mérite, ils ne peuvent pas non plus la perdre. Dieu choisit en fonction de sa gloire et de son bon vouloir ce qui, je l’avoue, ne nous renseigne pas du tout sur ses raisons. Cependant, si cette face cachée du salut nous échappe, il en est une autre qui est bien visible car clairement enseignée dans les Écritures: Dieu étend ses mains et offre le salut à quiconque car sa volonté n’est pas que « un seul périsse » (Jean 3.16; 2Pierre 3.9).

L’adjectif « ceux qui sont appelés » est accompagné de deux participes (passifs parfaits) qui décrivent les croyants. Il sont « aimés et gardés ». « Ceux [..] que Dieu le Père aime » est une forme verbale qui fait remonter l’amour de Dieu dans le passé (Éphésiens 1.4-5) et qui le fait durer jusque dans l’avenir. En fait, l’amour de Dieu pour les élus n’a ni commencement ni fin; il date de l’éternité et continue dans l’éternité. Cependant, il faut bien le dire, ce concept nous échappe complètement parce que vous et moi sommes emprisonnés dans l’espace-temps comme le poisson rouge dans son bocal, et donc nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez. On peut cependant dire que avant que quelqu’un ne devienne croyant, et alors qu’il est encore rebelle, Dieu l’aime parce qu’il l’a choisi pour en faire son enfant en le mettant au bénéfice du sacrifice du Christ (Romains 5.8). Cet amour que Dieu porte aux hommes lui a coûté très cher puisqu’il a fallu que Jésus meure sur la croix à la place des pécheurs, afin d’expier leur fautes.

Non seulement Dieu aime « ceux qui sont appelés » mais « Jésus-Christ les garde ». Ce verbe (tetérémenois) signifie « observer, prêter attention, veiller sur, maintenir ». Jude fait écho aux paroles de Jésus quand il dit à ses disciples: « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle_: jamais elles ne périront et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père qui me les a données est plus grand que tous, et personne ne peut arracher qui que ce soit de la main de mon Père » (Jean 10.11, 27-29).

La brebis est un animal stupide et inoffensif qui est une proie facile pour un loup ou un ours. Non seulement elle n’a pas conscience du danger mais elle n’a ni griffes ni crocs acérés pour se défendre contre un prédateur. Une brebis ne peut être en sécurité que si quelqu’un la protège; elle doit sa vie à son berger. Si elle s’échappe de l’enclos ou se perd dans la montagne, c’est la faute de son maître qui n’a pas pris les précautions nécessaires. Pareillement, Jésus promet de garder ses brebis, c’est-à-dire les croyants, jusqu’à ce qu’ils entrent dans leur enclos céleste dans le royaume des cieux. Or, il n’existe rien ni personne dans l’univers et dans l’éternité qui soit plus puissant que Dieu. Oui, mais on pourrait quand même se demander dans quelle mesure le croyant est responsable de se cramponner aux doigts de la main de Dieu? En fait cette question ne se pose pas parce que c’est le Seigneur qui le tient dans le creux de sa main et qui assume la responsabilité de sa sécurité. Parce que « Jésus-Christ me garde » et veille sur moi comme sur tous ceux qui se sont confiés en lui (1Thessaloniciens 5.23; 2Timothée 1.12; 1Pierre 1.5; Jude 24), je possède une assurance pour l’avenir, je peux lui faire confiance et dormir tranquille sur mes deux oreilles. Quand un croyant passe par une épreuve, s’il prend conscience que Dieu l’a « appelé, l’aime et le garde », il peut se reposer sur lui et trouver la paix. Les promesses de Dieu sont l’oreiller douillet de l’âme fatiguée (Romains 8.28). Je continue le texte de Jude.

                        « Que la miséricorde et la paix et l’amour vous soient multipliés !

Verset 2

Jude a choisi des mots qui témoignent de sa préoccupation affectueuse pour ses lecteurs. La salutation qui consiste à souhaiter « la miséricorde et la paix », est alors courante chez les Juifs, mais Jude y ajoute « l’amour » afin de rappeler aux croyants qu’ils sont aimés de Dieu, et cela bien qu’ils se trouvent dans le creuset de l’épreuve. Cette triade « miséricorde, paix, amour » n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament. Dans cette prière, Jude demande aussi que ces bénédictions soient « multipliées » (v 2), c’est-à-dire que les croyants en soient remplis à raz bord.

Dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit: « Dieu est amour » (1Jean 4.8,16) et c’est bien là l’un de ses principaux attributs. Il aime chaque être humain et il a un cœur miséricordieux qui fait qu’il est toujours prêt à pardonner le pécheur qui reconnaît ses fautes. Certes, mais si je ne peux pas empêcher Dieu de m’aimer, j’ai toujours le choix de rejeter son amour. C’est un peu comme pour le soleil, s’il m’est tout à fait impossible de l’empêcher de briller, je peux par contre m’abriter sous un parasol afin que ses rayons ne m’atteignent pas.

Bien que Dieu aime les hommes, son amour ne suffit pas pour les sauver car il possède d’autres attributs qui sont tout aussi importants que l’amour. En particulier, Dieu est trois fois saint et il est parfaitement juste ce qui fait qu’il ne peut pas baisser la barre de ses exigences, et comme je le dis quelques fois, faire entrer tout le monde dans les cieux, discrètement de nuit par la petite porte de derrière.

Un juge digne de ce nom a le devoir de faire respecter la loi et n’acceptera pas de libérer un criminel en échange d’un pot de vin. Si on attend une telle honnêteté de la part d’un magistrat humain, à combien plus forte raison devons nous comprendre que Dieu est obligé d’agir à l’intérieur des limites imposées par son caractère. Bien qu’il possède des ressources infinies, il ne peut pas aller à l’encontre de ce qu’il est.

Cependant, l’amour de Dieu pour les hommes l’a motivé à offrir son propre Fils comme sacrifice pour nous tous. Je me suis quelques fois demandé s’il n’y aurait pas eu un autre moyen de nous sauver. Il faut croire que non. Afin de demeurer fidèle à lui-même et donc parfaitement juste, Dieu ne peut faire grâce au pécheur que sur la base de la mort expiatoire de Jésus sur la croix. Dans l’épître aux Hébreux, l’auteur affirme que « sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9.22). Là encore, je me suis demandé s’il n’y aurait pas eu un autre moyen d’effacer les péchés. Apparemment pas. Il est donc évident qu’un petit rite par ici et une petite offrande par là, une bougie ou une prière, rien de tout cela ne peut effacer la moindre faute. Vous pouvez bien faire le pèlerinage de Compostelle à plat ventre et aller à Lourdes en rampant, ça ne vous apportera rien d’autre que des vêtements déchirés et des écorchures, car vous n’obtiendrez rien de Dieu.

A cause du péché, les hommes sont à la fois coupables et misérables. Mais Dieu les aime tellement qu’il a pitié d’eux et voulant exercer sa miséricorde à leur égard, il a sacrifié son propre Fils à leur place afin de leur faire grâce. Cependant, dans l’ordre divin des choses, il faut premièrement que la culpabilité des hommes soit effacée, ensuite seulement, Dieu peut les secourir de leur misère; le Seigneur doit pardonner avant de guérir et accorder sa paix. Aux Romains, l’apôtre Paul écrit: « Étant [..] justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus–Christ » (Romains 5.1). Tous ceux qui reconnaissent leur péché devant Dieu et qui acceptent son offre de salut en Jésus-Christ sont graciés et en paix avec lui parce qu’il n’a plus rien à leur reprocher. Jean (14.27) rapporte que Jésus dit à ses disciples: « Je pars, mais je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. [..] ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur. »

Bien que Dieu nous aime, il avait les mains liés tant que Jésus n’était pas mort. Si dans l’Ancien Testament l’Éternel a maintes et maintes fois fait preuve de miséricorde, c’est parce qu’il pouvait voir d’avance le sacrifice de son Fils. Oui, mais tant que Jésus n’avait pas véritablement subi le calvaire de la croix, les péchés des hommes n’étaient pas ôtés mais seulement couverts. Je continue le texte de Jude.

 

                        Mes bien-aimés, j’avais le vif désir de vous écrire au sujet du salut qui nous est commun. Je                   me suis senti obligé de le faire maintenant afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a                été transmise une fois pour toutes à ceux qui appartiennent à Dieu

Verset 3

L’expression « mes bien-aimés », révèle la tendresse pastorale que Jude éprouve envers ses lecteurs. Ce n’est pas du sentimentalisme de bas étage mais l’expression d’une affection sincère pour ceux qui appartiennent à Dieu. La façon de s’exprimer de Jude montre aussi qu’il éprouve un besoin impérieux d’écrire à ces croyants juifs concernant le salut qu’il partage avec eux. Mais il a dû se passer quelque chose; une nouvelle alarmante à bouleversé son plan. Il a probablement eu vent que des loups se sont introduits dans la bergerie du Seigneur, ce qui lui fait changer radicalement de cap. Au lieu de parler des bénédictions que Dieu accorde à ses enfants, il se sent pousser par le Saint Esprit à mettre ses lecteurs en garde avec la plus grande fermeté contre les apostats de tout poil et leur style de vie débauché. Comme le salut est la cible privilégiée des enseignants de mensonge, Jude leur déclare la guerre et va livrer contre eux un combat sans merci.

Jude précise bien que sa lettre est une sonnette d’alarme pour ainsi dire. Littéralement, il dit: « j’ai été compressé ou comprimé d’écrire ». Sachant que son devoir est de veiller sur le troupeau de Dieu, Jude ne peut pas fermer les yeux et ne rien dire alors qu’il vient d’apprendre que des loups déguisés en brebis se sont glissés dans les assemblées. Parce qu’il se soucie véritablement du bien-être de ses lecteurs, Jude est déterminé à réagir. Il a le même cœur pastoral que l’apôtre Paul qui a dit aux Éphésiens: « Soyez donc vigilants_! Rappelez–vous que, pendant trois années, la nuit comme le jour, je n’ai cessé de vous conseiller un à un, et parfois même avec larmes » (Actes 20.31).

Dans sa lettre, Jude ne parle pas de gens ordinaires qui, comme la plupart des hommes sont dans l’erreur, car alors, il ne cracherait pas le feu et ne les traiterait pas en ennemis dangereux; il essaierait plutôt de les raisonner avec amour (Éphésiens 4.15) comme le fait l’apôtre Paul qui dans sa seconde lettre à Timothée écrit: « un serviteur du Seigneur) doit instruire avec douceur les contradicteurs. Qui sait si Dieu ne les amènera pas ainsi à changer d’attitude pour connaître la vérité_? Alors, ils retrouveront leur bon sens et se dégageront des pièges du diable qui les tient encore captifs et assujettis à sa volonté » (2Timothée 2.25-26).

Non! Jude dit qu’il écrit dans le but de « exhorter » (parakalôn), d’encourager ses lecteurs à « combattre » pour la foi. Ce verbe (epagônizomai) qui signifie « se battre de toutes ses forces et jusqu’au bout » a donné « agoniser » en français. Jude est violent dans ses propos, parce que dans le domaine spirituel ces apostats sont des ouvriers du diable, des bandits de grands chemins qu’il faut absolument faire cesser de nuire.

L’exhortation de Jude consiste à défendre « la foi (Galates 3.25; 1Timothée 4.1) qui a été transmise une fois pour toutes ». « La foi » est l’ensemble des vérités qui composent le christianisme et qui dans le livre des Actes, s’appelle « la doctrine ou l’enseignement des apôtres ». Je lis ce passage: « Les disciples s’attachaient à écouter assidûment l’enseignement des apôtres, à vivre en communion les uns avec les autres, à rompre le pain et à prier ensemble » (Actes 2.42; comparez 1Corinthiens 15:1-4; 2Thessaloniciens 3:6). Il faut remarquer que dans cette liste, « l’enseignement des apôtres » est en tête du hit-parade des activités qui constituent une vie d’église. Peu de temps avant son exécution, dans sa deuxième lettre à son disciple Timothée, l’apôtre Paul écrit : « Garde intact, par l’Esprit Saint qui habite en nous, le bien précieux qui t’a été confié » (2Timothée 1.14; comparez 1Timothée 6.20). Ce « bien précieux », aussi traduit par « dépôt » est « la foi transmise une fois pour toutes ».

Parmi les valeurs de cette vie, la vérité de Dieu est loin en tête de liste. Manipuler ou déformer sa Parole ou y mêler du faux, c’est s’attirer la colère de Dieu. Dans son épître aux Galates, l’apôtre Paul écrit: « Je l’ai déjà dit et je le répète maintenant_: si quelqu’un vous prêche un autre message que celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! » (Galates 1:9). Et dans sa seconde épître, l’apôtre Jean dit à ses lecteurs: « Celui qui ne reste pas attaché à l’enseignement qui concerne le Christ, mais s’en écarte, n’a pas de communion avec Dieu. Celui qui reste attaché à cet enseignement est uni au Père comme au Fils. Si quelqu’un vient vous trouver et ne vous apporte pas cet enseignement, ne l’accueillez pas dans votre maison, et ne lui adressez pas la salutation fraternelle. Celui qui lui souhaiterait la bienvenue se rendrait complice de ses œuvres mauvaises » (2Jean 1.9-11)

Par le Saint-Esprit, Dieu a révélé le contenu de la foi chrétienne à des hommes qu’il a inspirés. Tous ces écrits constituent la vérité de Dieu et la Parole de Dieu. Si Paul l’appelle aussi « l’épée de l’Esprit », c’est parce qu’elle sert à combattre les apostats et à défendre « la foi transmise une fois pour toutes ».