Chapitre 2

Verset 10

Quand quelqu’un souffre vraiment ou qu’il est dans la détresse, il est souvent prêt à faire n’importe quoi pour trouver une solution à son problème. C’est d’ailleurs ce qui fait la fortune des dealers, des vendeurs de pilules et des pharmaciens, des charlatans, des guérisseurs et des diseurs ou diseuses de bonne aventure, des thérapeutes et des psychologues, des psychiatres, de la médecine chinoise ou indienne, des médecins et des chirurgiens. Si je donne l’impression de placer toutes ces occupations dans le même panier, c’est parce que je me mets à la place de celui qui souffre. Si sa douleur est intolérable, il n’a que faire des titres et des fonctions, son unique objectif est de trouver du répit à sa souffrance.

Adolescent, j’ai fait de la plongée sous-marine et appris les techniques qui permettent de sauver quelqu’un en train de boire la tasse. Je me souviens encore qu’on nous avait expliqué qu’il faut être très prudent sur la façon dont on vient à l’aide d’une personne en train de se noyer parce qu’elle essaiera de s’accrocher à son sauveteur, ce qui le placera lui aussi dans une situation périlleuse.

Jonas a été jeté dans une mer en furie qui curieusement se calme immédiatement, mais le prophète n’est pas tiré d’affaire pour autant car il coule à pic. C’est alors qu’il se souvient de son Dieu et le prie instamment de lui venir en aide et de le sauver. Il n’a pas fallu longtemps à Jonas pour évaluer sa situation et conclure qu’elle est désespérée. Alors, il reconnaît sa rébellion devant l’Éternel, se repent et crie afin d’être secouru. C’est alors qu’arrive un gros poisson qui l’avale non pour le dévorer mais pour le sauver de la noyade. Se trouvant en lieu sûr, Jonas exprime sa reconnaissance à Dieu et promet qu’il lui obéira et ira à Ninive. Il conclut son action de grâces en disant : « C’est de l’Éternel que vient la délivrance » (Jonas 2.10).

Chapitre 2, verset 10. D’autres versions ont : « Le Salut appartient à l’Éternel, ou vient de l’Éternel ». En fait, tout salut vient de lui, qu’il s’agisse de la délivrance d’un danger comme pour Jonas, d’une maladie ou du jugement éternel que nous méritons tous.

Un jour peut-être, les studios de Walt Disney, de Dreamworks, de Pixar ou d’un autre cinéaste feront un grand film d’animation sur l’histoire de Jonas, mais il est quasi certain qu’ils omettront l’affirmation la plus importante du livre et qui est : « Le salut vient de l’Éternel ».

Être sauvé est une forme passive car on ne peut pas se sauver soi-même, c’est Dieu et lui seul l’artisan de notre salut. Il n’est pas possible d’acquérir la vie éternelle par ses propres moyens car on l’a reçoit par grâce. Dans le meilleur des cas, tout ce qu’un être humain peut offrir de mieux à Dieu sera très imparfait. Or, Dieu n’accepte rien qui ne soit absolument parfait ; c’est aussi simple que cela.

Il y a des hommes et des femmes qui se sont donnés à fond pour les autres et qui ont accompli des œuvres humanitaires phénoménales. Mère Térésa est venue en aide à d’innombrables gens dans les bas-fonds de Calcutta et d’ailleurs. L’abbé Pierre a fondé les compagnons d’Emmaüs, et le pasteur William Booth a créé l’Armée du salut, pour n’en citer que trois. Ces personnes sont tout à fait extraordinaires, pourtant, comme elles sont entachées par le péché, comme vous et moi, ce qu’elles ont réalisé est imparfait, ce qui veut dire qu’elles ne peuvent en aucun cas faire valoir leurs accomplissements devant le Créateur. Je sais que ça semble dur et peut-être même choquant, mais c’est Dieu qui décide ce qu’il accepte et ce qu’il rejette, or seule la perfection est recevable à ses yeux.

Notre condition spirituelle est très comparable à la situation désespérée dans laquelle se trouve Jonas jeté dans une mer en furie; il ne peut strictement rien faire pour se sauver lui-même et il faut que l’Éternel ordonne à un gros animal aquatique de le repêcher. Si le prophète s’en sort, il le doit à Dieu qui l’a délivré, et si je suis sauvé de mes péchés c’est parce que le salut vient de l’Éternel. Il a envoyé son Fils Jésus sur terre afin qu’il mène une vie parfaite pour notre bénéfice, puis offre son être parfait en un sacrifice parfait sur la croix. Voilà pourquoi le Christ a été agréé par Dieu, et pourquoi quiconque invoque le nom du Seigneur est sauvé (Romains 10.13).

Le salut se conjugue à trois temps : le passé, le présent et le futur. J’ai été sauvé, je suis sauvé et je serai sauvé. Ce salut est l’œuvre de Dieu du début à la fin, et à un tel degré que le nom des élus est inscrit de toute éternité dans le livre de vie, et donc avant même la création du monde (Apocalypse 17.8).

J’ai été sauvé en plaçant ma confiance en Jésus et en son œuvre sur la croix. Jésus dit :

Oui, vraiment, je vous l’assure : celui qui écoute ce que je dis et qui place sa confiance dans le Père qui m’a envoyé, possède, dès à présent, la vie éternelle et il ne sera pas condamné ; il est déjà passé de la mort à la vie (Jean 5.24).

À l’instant où quelqu’un place sa confiance en Jésus, il reçoit la vie éternelle. Cet événement a eu lieu dans le passé pour ceux qui aujourd’hui sont des croyants authentiques. Si vous avez réellement cru en Jésus-Christ et accepté la rédemption qu’il vous offre en Jésus-Christ, c’est l’œuvre de Dieu en vous du début à la fin, de sorte que vous n’avez aucun mérite.

« Qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle », écrit l’apôtre Jean (Jean 3.36). J’ai reçu la vie éternelle en échange de rien parce que je n’ai absolument rien à offrir. La vie éternelle est un don, et Dieu l’accorde gratuitement par grâce. L’apôtre Paul écrit aux Romains et à Tite :

Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur (Romains 6.23 ; SER). Quand Dieu notre Sauveur a révélé sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés. S’il l’a fait, ce n’est pas parce que nous avons accompli des actes conformes à ce qui est juste (Tite 3.4-5).

Et encore aux Éphésiens :

C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter (Éphésiens 2.8-9).

Le salut se conjugue au passé mais aussi au temps présent. L’acquisition de la foi et de la vie éternelle n’est que le départ de l’aventure avec Dieu. Tout au long de ce périple, je dois apprendre à me libérer de mon attirance naturelle pour les attraits de ce monde qui sont malsains afin que mon esprit soit libre de se tourner vers les valeurs éternelles. Dieu délie progressivement les boulets qui me tirent vers le bas et me sauve de moi-même.

Aux membres de l’église des Philippiens, l’apôtre Paul écrit : « Faites donc fructifier votre salut, avec crainte et respect ou selon une autre version (SER) : avec crainte et tremblement, mettez votre salut en action […]. Car c’est Dieu lui-même qui agit en vous, pour produire à la fois le vouloir et le faire conformément à son projet plein d’amour » (Philippiens 2.12-13 ; rsm.).

On ne peut faire fructifier ou mettre en action le salut que si on le possède. Aux Éphésiens, Paul dit aussi :

Ce que nous sommes, nous le devons à Dieu ; car par notre union avec le Christ, Jésus, Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions (Éphésiens 2.10 ; comparez 2Timothée 3.15).

Par la puissance du Saint-Esprit qui agit dans sa vie, le croyant doit produire des fruits. Jean rapporte que Jésus a dit à ses disciples :

Si vous produisez du fruit en abondance, mon père sera glorifié et vous prouverez que vous êtes vraiment mes disciples (Jean 15.8 ; Auteur).

Enfin, dans son épître aux Galates, Paul enseigne aussi que « le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » (Galates 5.22-23).

Tout croyant est appelé à devenir mature, à croître dans sa foi et dans la connaissance intime du Seigneur Jésus. Cette progression est appelée « sanctification » et elle doit être constante. Il y aura certes des sommets et des vallées, mais la courbe moyenne doit tendre vers le haut. Le croyant n’atteindra la perfection que dans l’autre monde, quand il sera glorifié, mais ici bas, il doit toujours continuer à s’améliorer grâce à l’action du Saint-Esprit dans sa vie s’il accepte de se soumettre à lui.

En troisième lieu, le salut se conjugue au futur. Dans sa première épître, l’apôtre Jean écrit :

Mes chers amis, dès à présent nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons un jour n’a pas encore été rendu manifeste. Nous savons que lorsque le Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est (1Jean 3.2).

Un jour, je ressusciterai avec un corps nouveau créé selon la volonté de Dieu. Alors, je serai entièrement sauvé, délivré de moi-même, de la présence du mal en moi, des tentations du monde et des sournoiseries du diable. Dans sa première épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul écrit :

Lorsque le corps est porté en terre comme la graine que l’on sème, il est corruptible, et il ressuscite incorruptible ; semé infirme et faible, il ressuscite plein de force. – En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors se trouvera réalisée cette parole de l’Écriture : La victoire totale sur la mort a été remportée (1Corinthiens 15.42-43, 53-54).

En attendant et bien que la médecine a fait des progrès fulgurants, la Dame à la faux a toujours le dernier mot avec chacun de nous parce que « le salaire du péché c’est la mort », écrit Paul aux Romains (6.23). Mais un jour, je serais libéré à tout jamais du péché et de la mort et de son cortège macabre de détresses en tous genres. Dans l’attente de ce jour glorieux, je peux garder dans mon cœur les paroles du psalmiste qui écrit :

De l’Éternel vient le salut. Ô Éternel, fais reposer ta bénédiction sur les tiens (Psaumes 3.9 ; comparez 118.14, 21).

Le second chapitre du livre de Jonas relate très sobrement comment le prophète est sauvé de la noyade par l’Éternel qui utilise un grand animal aquatique, poisson ou mammifère. Cette péripétie est suivie du psaume par lequel Jonas exprime sa reconnaissance d’avoir été délivré par le poisson qui l’a avalé et dans lequel il se trouve. Il conclut cette action de grâces, fruit de sa repentance en disant :

Moi j’offrirai à l’Éternel un sacrifice en disant ma reconnaissance et je m’acquitterai des vœux que j’ai formés. Le salut appartient à l’Éternel (Jonas 2.10 ; Auteur).

Verset 11

Puis le second chapitre se termine sans tambour ni trompette par le rejet de Jonas sur la terre ferme sans doute en Israël, et donc par son retour à la case départ. Le texte dit simplement :

L’Éternel parla au poisson qui vomit Jonas sur la terre ferme (Jonas 2.11).

Même si les deux premiers chapitres de Jonas n’aboutissent à rien de concret, ils présentent beaucoup d’intérêt et il existe plusieurs parallélismes entre eux car on voit Dieu agir de la même manière envers Jonas dans le second chapitre, et les marins païens dans le premier. Tous sont mis en danger par la mer (Jonas 1.4 ; 2.4, 6) ; tous prient l’Éternel (Jonas 1.14 ; 2.3, 8) et sont délivrés (Jonas 1.15 ; 2.1). En réponse à cet exaucement, les marins puis Jonas expriment leur reconnaissance et s’engagent vis-à-vis de l’Éternel par des vœux et des sacrifices (Jonas 1.16 ; 2.10).

La punition infligée par l’Éternel à son prophète récalcitrant atteint parfaitement son objectif. Jonas est repentant et sans doute tout penaud.

J’ai lu un livre qui s’appelle « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ». Il y a aussi l’homme qui parle avec les loups, aux chiens, et puis il y avait l’homme grizzly (Timothy Treadwell) ; je parle au passé parce que ça s’est très mal terminé pour lui. Il est vrai que certaines personnes arrivent à établir une relation d’intimité avec certains animaux. Mon père aussi, d’après ce qu’il m’a raconté, pouvait faire ce qu’il voulait avec les quatre chevaux dont il avait la charge au début de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, on ne saurait comparer la relation de l’homme à une bête avec celle de l’Éternel envers les créatures qu’il a créées. Dieu ordonne et l’animal exécute sans jamais broncher ou discuter.

Dans le cas de Jonas, Dieu dit au poisson qu’il n’a plus besoin de ses services, d’aller se débarrasser de son hôte sur la berge et de reprendre ses activités habituelles. Ce n’est pas la première fois que l’Éternel parle aux animaux. Au tout début de l’ère des prophètes, il ordonne aux corbeaux de nourrir Élie (1Rois 17.4-6) et ici, il parle ou dit au poisson de rejeter Jonas sur la plage.

Même si le second chapitre se termine en decrescendo par rapport aux événements précédents, le poisson qui va recracher Jonas sur la berge au lieu de l’avaler tout cru est un vrai miracle. En fait, depuis le début de l’histoire, Dieu a déjà fait sept prodiges ; je les récapitule : la violente tempête ; le tirage au sort qui désigne Jonas ; la mer en furie qui se calme soudainement quand Jonas est jeté par-dessus bord ; l’animal aquatique qui arrive au bon moment pour avaler Jonas et préserver sa vie, qui l’emmène sur la rive et qui le dégurgite. On peut aussi y ajouter la repentance du prophète car il aurait aussi pu se rebeller quitte à y laisser sa vie.

Chapitre 3

Verset 1

Je commence maintenant de lire le chapitre trois du livre de Jonas.

L’Éternel adressa la parole une seconde fois à Jonas en ces termes (Jonas 3.1).

On a l’impression d’entendre un écho car l’histoire recommence tout comme au début du livre. On pourrait se demander si, malgré sa belle prière d’actions de grâces, le prophète ne va pas descendre une seconde fois dans le port de Jaffa et chercher un autre bateau qui doit appareiller pour un autre bout du monde. Va-t-il acheter un nouveau billet et fuir à nouveau loin de la présence de l’Éternel ?

Il en est hors de question parce que Jonas a compris que Dieu ne plaisante pas et il ne veut pas se retrouver dans une situation analogue à la première ou même pire, comme finir dans l’estomac d’un requin mais en petits morceaux. De plus, sa repentance et sa prière étaient sincères. On peut donc être certain que Jonas n’a plus l’intention de désobéir à l’Éternel. Au contraire, et bien que le texte ne le dise pas, il y a tout lieu de penser que Jonas s’est rendu à Jérusalem pour accomplir ses vœux et offrir les sacrifices dont il a parlé dans ses actions de grâces. Ensuite, il est certainement rentré chez lui dans sa ville et a repris sa vie telle qu’elle était avant tous ces événements. Mais à peine a-t-il le temps de chauffer son fauteuil que la parole de Dieu lui est adressée à nouveau.

L’Éternel a pardonné à son serviteur, l’a rétabli dans sa fonction de prophète et lui donne une deuxième chance, mais c’est le même ordre de mission que le premier. Cependant, tout n’est pas exactement pareil. En effet, bien que Jonas soit toujours d’un patriotisme à toute épreuve, il n’est plus le rebelle qu’il était ; c’est un homme changé.

L’enfant prodigue dont l’histoire nous est racontée dans l’évangile selon Luc (Luc 15.11-32), eh bien cet homme a fait une expérience similaire à celle de Jonas. Il s’est rebellé contre son père et est parti dilapider l’argent de son héritage en faisant la fête. Mais après avoir atterri dans une porcherie, il s’est repenti. Une fois rentré à la maison, il a été pardonné et rétabli dans son rang de fils, et on peut être sûr qu’il n’a jamais plus eu envie de repartir et de se retrouver une nouvelle fois à garder des cochons, ou pire. Les fils habitent dans la maison du père et les porcs dans la porcherie, et tôt ou tard, chacun retourne là où il doit être.

Jacob aussi était un individu très peu recommandable parce que tordu dans tous les sens. Frère jumeau d’Ésaü, il est cependant né en second. Qu’à cela ne tienne, il profite de la stupidité d’Ésaü porté sur la satisfaction de ses pulsions physiques immédiates, pour le piéger et lui ravir son droit d’aînesse (Genèse 25.33). Plus tard, Jacob marche à fond dans une combine imaginée par sa mère Rebecca pour tromper son père et voler la bénédiction patriarcale qui revient de droit à son frère, et il réussit (Genèse 27.6-35). Mais cette fois-ci, il a dépassé les limites et doit s’enfuir à toutes jambes chez son oncle Laban pour échapper à la furie d’Ésaü qui veut lui faire la peau (Genèse 27.41). Cet éloignement qui ne doit durer que quelque temps se prolonge 20 ans (Genèse 31.41) pendant lesquels l’oncle Laban, un vieux filou encore plus rusé que Jacob, l’exploite sans aucun scrupule. Cependant, grâce à la protection et l’intervention de l’Éternel, Jacob devient riche et puissant, ce qui est l’accomplissement des promesses que Dieu a faites à son ancêtre Abraham, à son père Isaac et à Jacob lui-même. Je lis deux passages du livre de la Genèse :

L’Éternel lui apparut dans la nuit, et dit : Je suis le Dieu de ton père Abraham ; ne crains point, car je suis avec toi ; je te bénirai, et je multiplierai ta postérité, à cause d’Abraham, mon serviteur (Genèse 26.24). Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays ; car je ne t’abandonnerai point, que je n’aie exécuté ce que je te dis (Genèse 28.15).

Les relations entre Laban et Jacob se détériorent tellement que ce dernier doit s’enfuir à nouveau en catimini comme un voleur, sans dire au-revoir (Genèse 31.20), ce qui est alors considéré comme une tromperie, une spécialité de Jacob. Il est rattrapé par son oncle qui est aussi son beau-père et ça aurait pu très mal tourner mais Dieu intervient une nouvelle fois et met en garde Laban qui doit s’abstenir de toute vengeance. Mais les ennuis de Jacob ne sont pas terminés pour autant.

Alors qu’il est en route pour retourner dans sa patrie, il sait que son frère Ésaü l’attend au virage car leur contentieux n’a jamais été réglé. Il met au point une stratégie de défense puis il attend. C’est alors que l’Ange de l’Éternel vient attaquer Jacob et lutte avec lui jusqu’au matin avant de le quitter en lui blessant la hanche (Genèse 32.24-25). Mais Jacob obtient à l’arrachée la bénédiction qu’il réclamait et Dieu lui donne un nom nouveau qui est « Israël ». A partir de ce moment là, Jacob est un homme changé. À la fin de sa vie quand il bénit les fils de Joseph, il fait une confession de foi remarquable. Dans le livre de la Genèse, on lit :

Que ces garçons soient bénis par le Dieu devant qui ont vécu mes pères Abraham et Isaac, le Dieu qui a pris soin de moi depuis que j’existe et jusqu’à ce jour, l’ange qui m’a délivré de tout mal (Genèse 48.15).

L’Éternel est le Dieu qui donne une seconde chance et une troisième et même davantage. Il l’a fait avec Jacob, Jonas et bien d’autres, moi inclus.

 

Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie : Vernon McGee (1904-1988) et traduit par le pasteur Jacques Iosti.