Chapitre 38

Introduction

Je crois que certains d’entre nous ont fait l’expérience de vouloir absolument rencontrer un personnage important et de voir enfin ce souhait se réaliser ; ce moment est inoubliable, bouleversant, passionnant et dramatique à la fois. Depuis la nuit des temps, nombreux sont les êtres humains qui ont désiré un tête à tête avec leur créateur, mais très peu l’ont obtenu. Job a eu droit à ce privilège.

Alors qu’Élihou, le quatrième ami à parler est en train de finir son dernier discours, voilà qu’a l’horizon, un ouragan s’annonce. Le vent est monté en puissance et de gros nuages noirs annonciateurs d’une forte tempête se font de plus en plus menaçants. Ils sont accompagnés du tonnerre et de zébrures d’éclairs qui illuminent toute la voûte céleste ce qui fait fuir tous ceux qui assistent aux discours d’Élihou. Job reste apparemment seul à la décharge publique. Il est de mauvaise humeur. Que lui importe l’orage ou la pluie ! Il n’a que faire du spectacle son et lumière qui s’offre à lui ; il est toujours assis sur son dépôt d’ordures à se morfondre sur ses malheurs quand tout à coup une voix se fait entendre.

Il est fréquent dans les Textes Sacrés qu’une tempête accompagne la manifestation de Dieu afin de souligner sa toute-puissance. L’Éternel s’adresse à Job et son apparition est bienveillante et libératrice. Il ne vient pas pour punir Job mais pour l’instruire. En bon maître, il commence à l’enseigner à partir du point où en est son élève et le fait avancer à petits pas pour le conduire vers une meilleure disposition d’esprit. C’est aussi de cette façon que Jésus-Christ enseignait ; il observait les gens autour de lui dans leurs occupations quotidiennes, qu’ils soient affairés aux travaux des champs ou appliqués aux tâches domestiques, et en tirait une leçon qu’il donnait sous forme d’histoire. Je cite deux exemples : Jésus prit la parole et leur exposa bien des choses sous forme de paraboles. Il leur dit : — Un semeur sortit pour semer. Il leur raconta une autre parabole : — Le royaume des cieux ressemble à du levain qu’une femme prend pour le mélanger à une vingtaine de kilogrammes de farine (Matthieu 13.3, 33). Jésus introduit son enseignement avec une circonstance banale de la vie quotidienne qu’il a observée. De là, il conduit ses auditeurs vers des réalités spirituelles. Un bon conférencier agi de la même manière ; il cherche tout d’abord à connaître les préoccupations de ses auditeurs en consultant le journal local et en écoutant les informations régionales et internationales. Il choisit ensuite ses illustrations en fonction de son sujet et des actualités qui s’y rapportent ; c’est la meilleure façon d’établir un contact avec un auditoire et de susciter son intérêt.

Avant que l’Éternel ne prenne la parole et comme je l’ai dit, Élihou lui a déblayé le terrain pour ainsi dire, en sensibilisant Job sur son problème de fond qui est de vouloir se justifier à tout prix même en condamnant Dieu. Pour ce faire, Élihou a décrit les merveilles de la création, ce qui lui a permis de poser à Job des questions pertinentes afin de bousculer ses idées arrêtées. Il est ainsi parvenu à faire réfléchir Job sur son attitude pourrie, mais pas au point de s’humilier. Maintenant intervient le Créateur du ciel et de la terre qui va construire sur le fondement posé par Élihou. Désespéré, Job a frappé avec insistance à la porte céleste en suppliant le ciel de lui répondre. Il soupirait, réclamant à grands cris un arbitre, un avocat, un médiateur qui défendrait sa cause devant Dieu. Sa supplique a été reçue et l’Éternel se fait entendre, mais sa réponse ne correspond en rien à ce que Job anticipait. Lui, il voulait aller devant une cour de justice afin de prouver qu’il est intègre, innocent de grands péchés et donc que Dieu est dans ses torts et qu’il n’aurait jamais dû le frapper de tant de malheurs.

Au lieu de répondre aux charges que Job fait peser contre lui, l’Éternel lui pose environ 70 questions. Le pauvre homme est décontenancé, pris au dépourvu car soudainement il se trouve au banc des accusés. Dieu n’adresse pas le fond du problème en expliquant le pourquoi du mal et l’objectif de la souffrance car sa dignité exige qu’il ne justifie aucune de ses actions. Dans sa réponse à Job, Dieu le réprimande pour contester sa façon d’agir. Dans ce but, il l’interroge sur de nombreux aspects du règne animal et de la nature en général. Les questions fusent et vont des constellations aux bêtes sauvages en passant par les oiseaux. Job a la tête qui tourne devant ce barrage et ne sait que répondre. Pourtant, il a ce qu’il veut ; il est face au Dieu après lequel il soupirait. Job doit être au moins rassuré de constater que le Tout-Puissant ne l’a pas abandonné à son triste sort.

En révélant sa puissance et sagesse, l’Éternel montre à Job son ignorance et sa folie. Comment peut-il vouloir avoir son mot à dire concernant les voies de Dieu et débattre avec lui alors qu’il ne peut ni répondre à une seule question ni concevoir comment Dieu maintient et gouverne  l’univers ? Puisque l’Éternel gère parfaitement tout ce qui se passe dans la création, n’a-t-il pas aussi raison d’agir comme il le fait envers les hommes ? Même s’il est impossible à Job de saisir les voies de Dieu, il peut quand même lui faire confiance.

Essayer de comprendre Dieu est un exercice cérébral qui mène nulle part. Par contre, l’admirer suscite l’adoration et c’est ce qu’il désire de moi. Le Tout-Puissant n’a rien expliqué à Job parce que dans sa souveraineté il n’a pas à répondre au questionnement des êtres humains, par contre, eux doivent lui rendre des comptes. Dieu n’a donc pas rapporté à Job l’espèce de pari qu’il a conclu avec le diable et qui est la cause de ses souffrances. Ce qui s’est passé derrière le voile doit rester secret jusqu’à la fin de l’épreuve. Cependant, Dieu s’est révélé à Job et qui veut toujours être son ami.

Le réquisitoire des 4 derniers chapitres du livre de Job est le plus long de tous les discours solennels de l’Éternel que nous rapportent les Textes Sacrés. Cette exaltation des merveilles divines dans la nature est d’une telle splendeur poétique qu’il est impossible de la rendre en français. Elle surpasse en beauté tous les autres textes qui décrivent sa puissance créative. Il n’est donc pas étonnant que Job soit réduit au silence le plus complet et qu’il se repente la face contre terre en mordant la poussière de l’humiliation.

Verset 1

Je commence à lire le chapitre 38.

Alors, du sein de la tempête, l’Éternel répondit à Job (Job 38.1).

Face au défi lancé par les plaintes de Job, le silence du ciel est enfin rompu. Calvin a écrit : « Job n’était point assez mâté ; il a fallu que Dieu lui montrât une force terrible. Pour cette cause donc il a tonné et a ému ce tourbillon, afin que Job connût à quel maître il avait affaire ».

La première tempête mentionnée au début du livre a engendré un vent du diable qui a causé la mort des 10 enfants de Job. Mais celle-ci accompagne Dieu et sera donc source de révélation, de guérison et de vie.

Versets 2-3

Je continue.

Qui donc obscurcit mes desseins par des discours sans connaissance ? Mets ta ceinture, comme un brave : je vais te questionner et tu m’enseigneras (Job 38.2-3).

Les premiers mots du discours donnent le ton de l’entretien : nul n’a le droit de contester Dieu et Job se fait brusquement remettre à sa place. La mention de « desseins » signifie que tout ce qui est arrivé n’est pas la faute à « pas de chance » mais suit un plan délibéré, logique et sensé.

Le mot traduit par « brave » désigne un combattant. Plusieurs fois, Job (31.35-37 ; 13.22) a suggéré que Dieu trouverait en lui un adversaire digne de ce nom. Ironiquement, Dieu le prend au mot en l’appelant « brave ». Mais il ne faudra pas longtemps pour que la fragile créature se courbe devant le puissant Créateur et que le lutteur devienne un adorateur.

Dans l’Antiquité, avant d’entreprendre un travail astreignant, courir, partir en voyage ou au combat, on met sa ceinture et on y coince le pan de sa robe. Job a posé environ 70 questions à Dieu qui ne répondra à aucune d’entre elles, mais qui lui en posera autant afin de lui enseigner qu’un abîme infranchissable existe entre, d’une part, la toute-puissance et la sagesse du Créateur, et d’autre part, sa créature dérisoire.

Job a semé le doute dans les esprits sur le caractère de Dieu. Voilà pourquoi, par une série de questions qui relèvent de la cosmologie, l’océanographie, la météorologie et l’astronomie, l’Éternel met au défi les compétences de Job à juger sa façon de gérer le monde.

Je continue.

Qui donc obscurcit mes desseins par des discours sans connaissance ? Mets ta ceinture, comme un brave : je vais te questionner et tu m’enseigneras (Job 38.2-3).

Les premiers mots du discours donnent le ton de l’entretien : nul n’a le droit de contester Dieu et Job se fait brusquement remettre à sa place. La mention de « desseins » signifie que tout ce qui est arrivé n’est pas la faute à « pas de chance » mais suit un plan délibéré, logique et sensé.

Le mot traduit par « brave » désigne un combattant. Plusieurs fois, Job (31.35-37 ; 13.22) a suggéré que Dieu trouverait en lui un adversaire digne de ce nom. Ironiquement, Dieu le prend au mot en l’appelant « brave ». Mais il ne faudra pas longtemps pour que la fragile créature se courbe devant le puissant Créateur et que le lutteur devienne un adorateur.

Dans l’Antiquité, avant d’entreprendre un travail astreignant, courir, partir en voyage ou au combat, on met sa ceinture et on y coince le pan de sa robe. Job a posé environ 70 questions à Dieu qui ne répondra à aucune d’entre elles, mais qui lui en posera autant afin de lui enseigner qu’un abîme infranchissable existe entre, d’une part, la toute-puissance et la sagesse du Créateur, et d’autre part, sa créature dérisoire.

Job a semé le doute dans les esprits sur le caractère de Dieu. Voilà pourquoi, par une série de questions qui relèvent de la cosmologie, l’océanographie, la météorologie et l’astronomie, l’Éternel met au défi les compétences de Job à juger sa façon de gérer le monde.

Versets 4-7

Je continue.

Où étais-tu quand je posai les fondations du monde ? Déclare-le, puisque ta science est si profonde ! Qui en a fixé les mesures, le sais-tu donc ? Qui a tendu sur lui le cordeau d’arpenteur ? Dans quoi les socles de ses colonnes s’enfoncent-ils ? Qui en posa la pierre principale, la pierre d’angle, quand les étoiles du matin éclataient, unanimes, dans des chants d’allégresse, et que tous les anges de Dieu poussaient des cris de joie ? (Job 38.4-7).

Dieu se moque gentiment de Job pour souligner son ignorance et son insignifiance. Il va sans dire qu’il n’était pas présent quand Dieu a mis la terre en orbite et que les premières créatures chantaient les louanges de l’Éternel. Dans ce passage, les astres sont personnifiés, un procédé poétique fréquent dans les Écritures. Le Psalmiste écrit : Louez-le, vous tous ses anges ! Louez-le, vous toutes ses armées ! Louez-le, soleil et lune ! Oui, louez-le tous, astres lumineux ! (Psaumes 148.2-3). Dieu se révèle en premier lieu au travers de la création qui nous entoure. C’est aussi ce que dit l’apôtre Paul que je cite : Depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit (Romains 1.20). Les scientifiques qui refusent Dieu sont impardonnables parce qu’ils choisissent de rejeter l’évidence et n’ont rien de solide à offrir à sa place. On ignore pourquoi la terre continue à tourner sur elle-même et selon une trajectoire elliptique autour du soleil, et comment l’univers reste relativement stable alors que tous les astres sont en mouvement. Les théories abondent, changent au gré du temps, mais n’expliquent rien.

La question « Où étais-tu quand je posai les fondations du monde ? Déclare-le, puisque ta science est si profonde ! » devrait figurer sur la couverture de tous les livres de science. Leurs auteurs parlent du passé de notre planète en milliards d’années avec une telle assurance que c’est à croire qu’ils étaient présents au moment des événements qu’ils écrivent.

Versets 8-11

Je continue le texte.

Qui a enfermé l’océan par une porte à deux battants quand il a jailli, bondissant du sein maternel de la terre, lorsque je fis, de la nuée, son vêtement, et de l’obscurité ses langes, quand je lui imposai ma loi pour briser son élan, quand je plaçai verrous et portes en lui disant : “ C’est jusqu’ici que tu iras, et pas plus loin, ici s’arrêteront tes flots impétueux ” ? (Job 38.8-11).

Alors que la fondation de la terre a été comparée à celle d’un bâtiment, l’apparition des mers est assimilée à un accouchement et ce n’est pas Job l’obstétricien de service qui accompagna cette naissance. Dans l’Antiquité, l’océan indomptable était considéré comme une menace perpétuelle, mais Dieu montre sa puissance en lui fixant des limites, les rivages, pour contenir ce nouveau-né tumultueux. Ce domptage fait partie des lois naturelles.

Versets 12-13

Je continue.

As-tu, un seul jour de ta vie, commandé au matin et assigné sa place à l’aube pour qu’elle se saisisse des extrémités de la terre et qu’elle en secoue les méchants ? (Job 38.12-13).

L’univers n’est pas une machine livrée à elle-même ; l’Éternel en contrôle tous les aspects, dont l’alternance du jour et de la nuit. Toutes les lois naturelles révèlent sa présence. La terre est comparée au tapis de sol sur lequel les nomades dorment et au matin on la secoue hors de la tente pour en éjecter la poussière et les bestioles. Ces dernières sont assimilées aux bandits qui opèrent surtout la nuit, mais que l’apparition du jour fait fuir.

Versets 14-15

Je continue.

Alors, la terre est transformée comme l’argile sous l’empreinte, et toutes choses sont parées comme d’un vêtement. Mais les méchants se voient privés de leur lumière et le bras levé est brisé (Job 38.14-15).

Alors que la nuit toutes les formes sont confuses, la lumière du matin a le même effet sur le paysage que le sceau qui imprime l’argile et lui donne du relief. On voit alors les détails et les couleurs de la création. Par ailleurs, le lever du jour chasse les personnages louches qui ne peuvent plus œuvrer sous le couvert des ténèbres, paradoxalement appelées « la lumière des méchants ».

Versets 16-18

Je continue.

Es-tu parvenu jusqu’aux sources qui font jaillir les mers ? Ou t’es-tu promené dans les profondeurs de l’abîme ? Les portes de la mort ont-elles paru devant toi ? As-tu vu les accès du royaume des ombres ? As-tu embrassé du regard l’étendue de la terre ? Dis-le, si tu sais tout cela (Job 38.16-18).

Dieu fait tourner la tête de Job en le transportant brusquement du fond des abîmes tout en haut dans le ciel. À mon avis, il doit être très mal à l’aise dans ses sandales, car en lui posant des questions impossibles, l’Éternel le cloue au pilori, gentiment. « Que sais-tu Job des mystères de l’empire des morts et de ces distances qui n’existent pas pour Dieu ? Peux-tu d’un coup d’œil observer toute la terre ou te promener au fond des océans ? » Aujourd’hui on arrive bien à descendre dans les fosses abyssales mais il faut un bathyscaphe et on ne peut pas y rester.

Versets 19-24

Je continue.

De quel côté est le chemin vers le séjour de la lumière, et les ténèbres, où donc ont-elles leur demeure, pour que tu puisses les saisir là où elles se séparent et bien comprendre les sentiers de leur habitation ? Tu dois connaître tout cela, puisque tu étais déjà né, et que tes jours sont si nombreux ! As-tu visité les greniers qui recèlent la neige, et les dépôts de grêle, les as-tu vus ? Je les tiens en réserve pour les temps de détresse, les jours de lutte et de combat. Par quelle voie se répand la lumière ? Par où le vent d’orient envahit-il la terre ? (Job 38.19-24).

La lumière et les ténèbres sont deux forces cosmiques que Dieu a séparées au moment de la création (Genèse 1:4). Il faut savoir qu’au 21e siècle, la lumière demeure toujours un mystère pour les physiciens, car elle est à la fois une projection de particules et une succession d’ondes, ce qui est illogique. Mais le texte ne se veut pas scientifique, au contraire, le langage est simple et très imagé, ce qui met davantage en valeur le contrôle que Dieu exerce sur tous les éléments naturels. La lumière et les ténèbres sont décrites comme des personnes qui ont une résidence. La neige, la grêle et le vent font partie de l’artillerie de l’Éternel. Ils sont décrit comme s’ils étaient rangés dans un grenier du ciel en attendant que Dieu décide de les utiliser pour influencer le cours des événements sur terre. Il existe beaucoup de passages de l’Ancien Testament qui présentent l’Éternel combattant pour les siens, pour son peuple du sein d’un orage.

Il est évident qu’en faisant usage d’une ironie mordante, l’Éternel se moque de la petitesse de Job qui se croit sage, cependant le simple fait qu’il lui adresse la parole si longuement au lieu de l’écraser comme un vermisseau, prouve sa bienveillance et qu’il a de l’estime pour son serviteur récalcitrant.

Versets 25-30

Je continue.

Qui ouvre le passage pour les torrents de pluie ? Qui a frayé la voie aux éclairs de l’orage, faisant tomber la pluie sur une terre inhabitée, sur un désert inoccupé, pour arroser les solitudes et les régions arides, pour faire germer l’herbe et pousser la verdure ? La pluie a-t-elle un père ? Et qui donc a fait naître les gouttes de rosée ? De quel sein sort la glace, qui a donné naissance au blanc frimas des cieux ? Qui donc durcit les eaux et les transforme en pierre ? Qui fait que la surface des flots se fige ? (Job 38.25-30).

Comme l’homme a tendance à tout rapporter à lui, il trouve tout à fait inutile que la pluie tombe là où elle ne profite à personne, mais Dieu a des vues plus larges que nous.

À ces questions de rhétorique, la réponse est « Dieu fait tout cela », ce qui bien sûr contredit fondamentalement la théorie évolutionniste et machiniste de l’univers prônée par la majorité des scientifiques et des éducateurs. Ils croient et enseignent que tout se fait tout seul par une sorte d’enchantement automatique. Ce point de vue magique est encore plus fabuleux que le monde magique d’Harry Potter.

Verset 31

Je continue.

Peux-tu nouer les cordes des Pléïades ou desserrer les cordages d’Orion ? (Job 38.31).

Les Pléiades sont un groupe de 4 à 500 étoiles relativement rapprochées, environ une année-lumière en moyenne les unes des autres. 7 d’entre elles qui font partie de la constellation du Taureau sont bien visibles à l’œil nu. Comment se fait-il que ces étoiles ne se séparent jamais ?, demande Dieu. Quand à celles de la constellation d’Orion, elles sont de forme oblongue et paraissent éloignées les unes des autres parce qu’elles sont réparties sur une distance d’environ 15 années-lumière. Cette nébuleuse est visible à l’oeil nu à cause des trois grosses étoiles alignées du milieu ; l’une d’entre elles ayant une luminosité 25 000 fois supérieure à celle du soleil.

Versets 32-38

Je continue en compressant.

Fais-tu paraître les constellations en leur temps ? Conduis-tu la Grande Ourse et ses petits ? Sais-tu quelles lois gouvernent le ciel ? Te suffit-il d’ordonner aux nuages pour que des trombes d’eau se déversent sur toi ? Les éclairs partent-ils à ton commandement te disant : “ Nous voici ” ? Qui a implanté la sagesse aux formations nuageuses et l’intelligence aux phénomènes célestes pour agréger en glèbe la poussière, et pour souder les mottes de la terre ? (Job 38.32-38).

Je me souviens que dans les fêtes foraines il y avait un jeu où on tirait avec un fusil laser très rudimentaire sur l’une des quatre cibles dessinées sur un ours. Si on atteignait l’animal, il tournait sur lui-même afin de mettre dans la ligne de mire une autre des cibles. Les questions de l’Éternel font mouche toutes les fois, et comme l’ours, Job doit avoir la tête qui tourne.

Dans l’Antiquité, les astrologues avaient de solides connaissances astronomiques. Par exemple les Égyptiens connaissaient la distance entre la terre et le soleil.

Quatre étoiles en carré forment « la grande ourse ». Les petits de cette constellation sont trois étoiles secondaires qui constituent la queue de l’animal. On les appelle aussi « manche de la casserole ».

Versets 39-41

Je finis ce chapitre 38.

Peux-tu chasser la proie pour la lionne ? Apaises-tu la faim des lionceaux quand ils sont tous tapis au fond de leurs tanières, quand ils sont à l’affût dans les taillis épais ? Qui donc prépare au corbeau sa pâture quand ses oisillons crient vers Dieu, et sont errants, sans nourriture ? (Job 38.39-41).

Après avoir évoqué la création inanimée, le Tout-Puissant va mentionner 12 animaux qui se passent complètement de l’homme. Le lion, roi des animaux, et le corbeau peu apprécié, font tous deux l’objet de la sollicitude et du soin maternel que l’Éternel prodigue à toute sa création.

Jésus a exhorté ses disciples à faire confiance à Dieu en utilisant le corbeau comme exemple quand il a dit : Considérez les corbeaux, ils ne sèment ni ne moissonnent ; ils n’ont ni cave, ni grenier et Dieu les nourrit. Vous valez bien plus qu’eux ! (Luc 12.24).